Londres à la fin du 19e siècle

Real and imaginary topography in News from Nowhere
Susan Trouvé-Finding, Université de Poitiers

Forget six counties overhung with smoke,
Forget the snorting steam and piston stroke,
Forget the spreading of the hideous town ;
Think rather of London, small, and white, and clean,
The clear Thames bordered by its gardens green

Stanza from the Prologue, The Earthly Paradise, William Morris, 1865

News from Nowhere, written after seven years of intense and pre-eminent political activity (some say overly so (EPT, 572)) in the funding and organising of various permutations of
the nascent socialist movement, can be read as an account of his own personal journey of discovery, a parable of his own life rooted in Morris’s personal and political lieux de mémoire. In the novel, Morris maps out the future, laying an imaginary mappa mundi Morrisi over the topography of the Thames Valley upriver from sea to source, tidal reaches to little; stream. Taking the form of a voyage of discovery in the best utopian tradition, the novel recounts a trip into Terra Cognita, the capital city adventuring into the hinterland beyond. Morris turns certain conventions upside-down, topsy-turvy, reversing the methods of contemporary social investigators such as Andrew Mearns and General Booth, whose footsteps he followed. The reader is translated not into the reality of Outcast London (Mearns 1883), or Darkest England (Booth, 1890) unknown to the well-off middle classes, but into a transformed but known world, where major landmarks serve as signposts and symbols. Despite the fictional pretence of foreignness (p.49), ‘a place very unlike England’ (p.49), everything is done to enable the reader to recognise the setting, from the opening pages where Hammersmith is identifiable from the street names (The Broadway, The Creek, King’s Street), the river (Chiswick Eyot, Putney, Barn Elms, Surrey Banks), the peregrination through London, and upstream past towns and landmarks to the upper reaches of the Thames. This transparent transposition is anchored on the real loci of Morris’s own world from Kelmscott House, Hammersmith to Kelmscott Manor, Oxfordshire.

To read on:

Paper given at Day Conference organized by François Poirier at the Univeristy of Paris I3 in January 2005 published on line  : http://www.univ-paris13.fr/ANGLICISTES/POIRIER/Morris/STrTopography2.pdf and by the William Morris Society in the United States.

11 septembre : témoignages américains sur le campus

La Nouvelle République, 9 septembre 2011.

Joël Maybury, consul des États-Unis à Bordeaux, et Ted Widmer, historien et ancien conseiller de Bill Clinton, se sont exprimés sur les attentats.

Ted Widmer et Joël Maybury entourés de Susan Finding, Christelle le Billan et Saïd Ouaked, maîtres de conférence. (Légende photo parue avec l’article non reproduite ici).

Ils font face à des étudiants, des chercheurs. Ils racontent le 11 septembre 2001, les conséquences des attentats terroristes qui plongèrent le pays dans le deuil. Hier, l’université de Poitiers a reçu Joël Maybury, consul des États-Unis à Bordeaux, et Ted Widmer, historien de la Brown University et ancien conseiller de Bill Clinton, dans le cadre d’un colloque sur le thème « Le 11 septembre 2001 dans le monde : politiques, cultures, identités. » Un colloque organisé par une fédération de laboratoires de recherche et d’enseignement universitaires en Limousin, Poitou-Charentes. « Cette manifestation fait partie d’un projet de recherche en civilisations contemporaines, explique Susan Finding, directrice du laboratoire de Poitiers. Le 11 Septembre est un cas d’étude intéressant dans la gestion de la crise et l’après conflit. »

Dans la salle de conférence, la voix de Joël Maybury s’élève. Ce 11 septembre, il suivait une formation à quelques centaines de mètres du Pentagone, à Washington, quand les sirènes, les bruits d’explosion, ont envahi l’espace. « Et puis il y a eu un grand silence. Nous entendions les oiseaux chanter. » Les États-Unis ont subi de lourdes pertes. « Mais
le peuple américain est fort. Il a su se relever »,
souligne le consul.

« Il est important de se souvenir, affirme Ted Widmer. Mais c’est aussi très difficile car ces attentats font encore partie de notre présent. » Même si cet événement s’apprête à entrer dans l’Histoire. Ted Widmer en est bien conscient. « Les Américains ont puni ces attentats par l’élimination de Ben Laden, reprend l’historien. Un criminel a été condamné et nous en éprouvons du soulagement. » La commémoration du dixième anniversaire des attentats devrait permettre de tourner une dernière page. « Le président Obama va honorer ce jour, commente Ted Widmer. C’est un homme porté par de bonnes intentions. Il devrait permettre au peuple américain d’écrire un nouveau chapitre. »

Magalie Lépinoux