La vision de la 6G par SK Telecom

Vers la 6G : quelles évolutions pour l’architecture des réseaux mobiles ?

Même si les déploiements de 5G-Advanced se poursuivent, les experts 3GPP travaillent maintenant sur les études de la 6G (Rel 20) dont la commercialisation est généralement projetée après 2032.

En France, le hub collaboratif France6G a pour objectif de cartographier les acteurs de la 6G et de définir les orientations scientifiques et les verrous techniques à lever.

Les grands équipementiers et opérateurs publient régulièrement des feuilles de route qui, sans constituer des normes, dessinent un consensus assez net sur la direction que devrait prendre l’architecture des réseaux mobiles dans la prochaine décennie.

Cet article propose une synthèse pédagogique de ces grandes tendances, en s’appuyant notamment sur l’une des feuilles de route les plus complètes publiées récemment, « ATHENA », le troisième livre blanc 6G de l’opérateur sud-coréen SK Telecom, publié le 23 février 2026, disponible en ligne.

Il faut garder à l’esprit que ce type de document relève de la vision industrielle, pas du standard : il ne s’agit ni d’une spécification 3GPP, ni d’une architecture normalisée par l’O-RAN Alliance, mais d’une prospective qui dialogue avec les travaux de standardisation en cours sans s’y substituer. C’est néanmoins une lecture précieuse pour comprendre vers quoi convergent les opérateurs, et pour anticiper les sujets qui structureront vraisemblablement les prochaines releases 3GPP et les futurs travaux de l’O-RAN Alliance.

1. Quatre ruptures attendues à l’horizon 2030

Les feuilles de route 6G s’accordent généralement sur quatre évolutions majeures de l’environnement réseau de la décennie à venir.

La première est la convergence entre intelligence artificielle et réseaux, souvent résumée par le slogan « AI Everywhere ». Elle se décompose en deux axes complémentaires : AI for Network, c’est-à-dire l’IA mise au service de l’amélioration des performances réseau, et Network for AI, c’est-à-dire le réseau repensé pour porter et accélérer la diffusion des services d’IA eux-mêmes.

La deuxième rupture est l’essor massif de nouveaux usages : généralisation des véhicules autonomes et de la réalité augmentée/virtuelle multimodale héritées de la 5G, mais aussi émergence de l’« IA physique », incarnée notamment par les robots humanoïdes, identifiée comme un relais de croissance majeur du trafic mobile de la 6G.

La troisième rupture concerne l’architecture système elle-même : diversification des services, virtualisation et ouverture des réseaux, et renforcement des exigences de protection des données personnelles imposent une refonte structurelle plutôt qu’un simple empilement de nouvelles fonctions.

La quatrième, enfin, est davantage organisationnelle : les évolutions démographiques et sociétales (pénurie de compétences techniques, vieillissement des effectifs d’exploitation réseau) imposent de revoir les paradigmes d’exploitation, d’où l’insistance des opérateurs sur l’automatisation poussée et l’autonomie des réseaux.

2. Les objectifs qui guident cette évolution

Les feuilles de route 6G articulent généralement trois objectifs : l’efficacité opérationnelle (réduction du coût total de possession, gains de productivité), l’expérience client (amélioration perçue de la qualité de service, stabilité opérationnelle) et la monétisation (nouveaux modèles d’affaires liés à l’IA, augmentation du revenu moyen par utilisateur). L’enjeu pour les opérateurs est de trouver la zone d’intersection où une même brique technologique sert simultanément ces trois objectifs, plutôt que de les traiter séparément.

3. Les briques technologiques structurantes de la 6G

En croisant les feuilles de route publiées par plusieurs grands acteurs du secteur, six familles de technologies reviennent systématiquement comme structurantes pour la 6G.

L’IA d’abord : intelligence cognitive, AI-RAN, IA native au réseau, autonomie complète, efficacité énergétique pilotée par apprentissage automatique.

Le cloud ensuite : virtualisation poussée, RAN entièrement « cloudifié », infrastructure extensible à la demande, sobriété énergétique.

L’ouverture : interfaces ouvertes type Open RAN, exposition d’API réseau, plateformisation des actifs de l’opérateur.

La connectivité : intégration satellite-terrestre, continuité de service, hyperconnectivité, réseaux sensibles au temps (time-sensitive networking).

La sécurité : architecture Zero Trust, résilience, détection cognitive des menaces.

Et enfin la convergence des générations et des services : cohabitation 4G/5G/6G sur une même infrastructure, diversité croissante des terminaux, multiplication des services immersifs.

4. Six grandes visions pour le réseau 6G

Ces six familles de technologies se projettent à leur tour sur six visions d’architecture qui reviennent, sous des formulations proches, dans la plupart des feuilles de route 6G actuelles.

Le réseau AI-native est un réseau qui intègre nativement l’intelligence artificielle dans ses principes de fonctionnement, selon les deux axes déjà cités AI for network et Network for AI. Côté AI for network, l’objectif est un réseau pleinement intelligent, capable d’auto-optimisation en temps réel et d’automatisation de bout en bout (exploitation, optimisation de performance, prédiction et résolution d’incidents), avec une intervention humaine réduite au minimum. Côté Network for AI, il s’agit de concevoir une infrastructure télécom à faible latence et haute performance capable d’héberger elle-même des charges de travail d’IA, le même matériel pouvant servir à la fois la communication et le calcul IA. L’infrastructure IA (XPU : GPU, DPU, NPU) n’est pas discutée dans cet article.

Le réseau cloud-native correspond à l’extension de la virtualisation à l’ensemble du réseau télécom, afin de pouvoir étendre, réduire et redistribuer dynamiquement les ressources selon les profils de trafic, avec un pilotage de bout en bout sur tous les domaines (accès radio, cœur, transport, couche service).

Le réseau ubiquitaire vise une infrastructure « agnostique à la génération », c’est-à-dire non figée sur la 5G ou la 6G, capable de faire coexister organiquement les générations technologiques et d’offrir une couverture continue, y compris via les réseaux non terrestres (NTN).

Le réseau ouvert est un écosystème non captif d’un fournisseur unique, fondé sur du matériel COTS (Commercial Off-The-Shelf) et des interfaces ouvertes, qui doit aussi permettre d’exposer les données et actifs du réseau à des tiers, dans une logique de Network as a Platform.

Le réseau Zero Trust ne fait confiance par défaut à aucune entité et vérifie en continu chaque connexion, selon le principe « trust nothing, verify everything ». Cette vision se décline en réalité de façon transversale dans chacune des autres : détection automatique d’anomalies et ajustement dynamique des politiques dans le réseau AI-native, contrôle d’accès fin par micro-service et conteneur dans le réseau cloud-native, authentification et surveillance temps réel des API dans le réseau ouvert.

Le réseau orienté client enfin est pensé prioritairement autour de l’expérience utilisateur plutôt que de la commodité opérationnelle de l’exploitant, avec un objectif de taux de panne proche de zéro et une attention particulière portée aux nouveaux types de terminaux attendus en 6G (robots humanoïdes, véhicules autonomes, lunettes AR).

5. Le RAN devient un nœud de calcul intelligent

Au niveau de l’accès radio, la 6G est généralement envisagée selon deux axes complémentaires : l’IA au service de l’optimisation radio (AI for RAN) et le RAN comme infrastructure de calcul IA (RAN for AI). Cinq exigences de conception en découlent.

L’intégration de l’IA suppose un matériel générique doté de processeurs spécialisés (GPU, NPU…) capable de traiter en parallèle, sur les mêmes ressources virtualisées, le trafic de communication et des charges de calcul IA. Cette capacité de calcul sert à la fois à optimiser intelligemment le traitement du signal aux couches hautes et à la couche physique (adaptation de lien, interface air native-IA, économie d’énergie pilotée par prédiction de trafic), et à héberger des services d’IA tiers directement en périphérie, à faible latence, ce qui ouvre la voie à de nouveaux modèles économiques.

L’automatisation et l’optimisation reposent sur un contrôleur intelligent du RAN (un RIC, au sens où l’entend l’O-RAN Alliance), qui collecte et analyse en temps réel les données réseau pour réaliser, via des agents IA, une auto-optimisation fondée sur l’intention : équilibrage de charge, optimisation de couverture, réglage de paramètres, économies d’énergie, sans intervention directe de l’exploitant. Chaque solution exécutée dans ce contrôleur prend la forme d’une application fondée sur des interfaces ouvertes — on retrouve ici le concept de rApp et de xApp tel que défini par l’O-RAN Alliance. Deux cas d’usage illustrent bien cette logique : l’optimisation de paramètres assistée par IA, où un modèle entraîné sur les données réseau propose le meilleur jeu de paramètres par cellule sous contrainte de taux de coupure, et la mise en veille MIMO assistée par IA, où le modèle décide cellule par cellule des fenêtres de sommeil/réveil sans dégrader la qualité perçue.

La virtualisation vise à découpler complètement matériel et logiciel pour permettre un redéploiement flexible des composants RAN, avec des techniques de mutualisation de ressources (resource pooling) telles que le scale-in en cas de faible charge ou le scale-up/cell pooling en cas de pic de trafic, et la capacité à faire cohabiter 4G, 5G et 6G sur une même plateforme matérielle.

L’ouverture des interfaces s’appuie sur les standards de l’O-RAN Alliance, créée en 2018, pour permettre l’interopérabilité d’équipements multi-fournisseurs aussi bien entre équipements (interfaces externes) qu’au sein même d’un équipement (interfaces internes). L’objectif est de sécuriser des données réseau et terminal de haute qualité, granulaires et normalisées, exposées ensuite vers le NWDAF, l’OSS de l’opérateur, ou des tiers pour de l’analyse ou de l’entraînement de modèles IA.

L’architecture Zero Trust, enfin, devient un principe transversal au RAN : authentification mutuelle continue et chiffrement du trafic entre fonctions internes et entre équipements, surveillance continue des attaques avec automatisation des politiques de sécurité, isolement des ressources et des charges de travail pour limiter la propagation d’une intrusion en environnement virtualisé, et arbitrage explicite entre sécurité et performance pour les services sensibles à la latence (XR, contrôle industriel temps réel, V2X) déployés en périphérie.

6. Le cœur de réseau vers l’autonomie complète

Le cœur de réseau de la 6G est généralement envisagé au-delà de la simple connectivité (« Beyond Connectivity ») : il intégrerait nativement IA, capacité de calcul et sécurité Zero Trust, avec une structure de protocoles simplifiée entre terminaux et réseau et une communication inter-fonctions nettement plus efficace que dans le cœur 5G actuel.

Cinq leviers reviennent fréquemment dans les feuilles de route pour atteindre ce but : un pilotage fondé sur l’intention (intend based), où l’opérateur ne fixe que des objectifs (latence, disponibilité, coûts) et les agents IA traduisent ensuite en plans d’action par domaine ; une coopération entre agents spécialisés (supervision, diagnostic, qualité, sécurité) capable d’orchestrer des scénarios complexes ; une boucle fermée fiable s’appuyant sur un jumeau numérique réseau pour pré-valider les modifications avant déploiement, combinée à des stratégies de déploiement progressif (Canary Update, Rolling Upgrade) ; une analyse de cause racine systématisée croisant journaux, métriques et politiques ; et l’exposition de capacités réseau (QoS, sécurité, localisation, événements) sous forme d’API ouvertes monétisables, dans une logique de Network as a Platform.

Sur le plan de la transformation cloud-native, l’objectif est un environnement de fonctions réseau entièrement cloud-native, fondé sur une architecture en microservices portable entre clouds multiples ou hybrides. L’IA y joue un rôle de résilience marquant : détection des signes avant-coureurs de panne, isolement et récupération automatique de la fonction défaillante sans intervention humaine ni interruption perçue par le client — l’idée d’un cœur de réseau « qui ne meurt pas, même quand il meurt » —, l’horizon visé étant celui des réseaux dits « de niveau 4 » d’autonomie.

Côté ouverture de services, on distingue généralement trois niveaux de maturité pour l’exposition réseau : l’appel API simple, l’exposition contextuelle (qui tient compte de la situation de l’utilisateur) et l’exposition fondée sur l’intention (où le réseau traduit lui-même l’intention de service en politiques). S’y ajoutent des services d’itinérance en périphérie (Roaming Edge), avec des fonctions de plan utilisateur déployées dans le cloud à l’étranger mais pilotables depuis le réseau d’origine, pour rapprocher le traitement des données des clients en itinérance.

L’architecture Zero Trust appliquée au cœur insiste particulièrement sur la fonction d’exposition réseau et la passerelle API, identifiées comme points de vulnérabilité majeurs où se croisent menaces externes et internes : vérification continue de chaque appel API (origine, validité du certificat, intégrité du message, expiration du jeton), principe de moindre privilège granularisé jusqu’au niveau de l’endpoint, chiffrement systématique des échanges (IPSec, TLS récents), et gouvernance de sécurité intégrant sécurité de la chaîne logicielle d’approvisionnement et micro-segmentation.

7. Le réseau de transport, moteur discret de la performance 6G

Le réseau de transport est hors-scope de la 3GPP, alors qu’il conditionne directement la latence et la capacité de bout en bout. Plusieurs évolutions s’y dessinent.

Le pilotage de bout en bout assisté par IA repose sur un orchestrateur combinant un module de collecte de données, un cadre d’inférence IA (gestion des modèles, exécution de l’inférence, optimisation de performance) et un cadre d’automatisation qui agit en temps réel sur le réseau à partir des résultats d’analyse — avec, à la clé, un temps de détection et de résolution d’incident pouvant être ramené à l’ordre de la seconde sur des réseaux comptant plusieurs milliers de routeurs.

L’évolution vers des réseaux tout-optiques convergés vise à s’affranchir de la dépendance aux équipementiers en migrant vers des équipements convergés couches 1 à 3, une architecture de fronthaul nouvelle génération combinant fibre optique transparente et PON, et des architectures « White Box » à bas coût pour le matériel d’accès optique. Le pilotage de cet ensemble multi-fournisseurs s’appuie sur un modèle de données de gestion commun et des API ouvertes, notamment pour piloter les multiplexeurs optiques reconfigurables nouvelle génération (NG-ROADM), capables de débits supérieurs à 200 Gbit/s par longueur d’onde. La capacité par lien de fronthaul, actuellement de l’ordre de 25 Gbit/s, est en cours de migration vers 50 Gbit/s et au-delà, ce qui impose le recours à des modulations plus complexes (PAM4) et à l’optique cohérente numérique pour compenser la pénalité de dispersion liée à la montée en débit.

La sécurisation post-quantique du transport constitue l’un des chantiers les plus structurants pour la décennie à venir. Face à la menace que la maturation de l’informatique quantique fait peser sur les schémas de chiffrement classiques, les opérateurs envisagent une architecture de sécurité double : la distribution quantique de clés (QKD), qui repose sur l’installation d’équipements dédiés aux points névralgiques du réseau (centres de données, sites B2B, centraux), combinée à des algorithmes de cryptographie post-quantique (PQC) sur les liaisons de transmission. Ces services sont d’abord ciblés sur la synchronisation de données massives entre centres de données et sur des liaisons dédiées B2B dans des secteurs sensibles (finance, santé, secteur public, industrie).

Le dimensionnement du transport pour les services xPU anticipe l’arrivée massive de l’IA en répartissant les rôles entre des centres de données IA dédiés à l’entraînement de grands modèles (concentration de GPU, TPU, FPGA) et des clusters répartis en périphérie du réseau, dédiés à l’inférence en temps réel et faible latence, au plus près des usages (analyse vidéo, reconnaissance vocale, traitement de données IoT). Des essais pilotes de clustering GPU longue distance entre sites, combinant routeurs ouverts, modules optiques 400G et cartes réseau RDMA, sont déjà en cours pour évaluer les performances de transmission et d’entraînement sur des réseaux RoCE.

Enfin, le jumeau numérique du réseau de transport (Network Digital Twin) ambitionne de répliquer fidèlement, dans l’espace numérique, l’ensemble des éléments du réseau réel — structure, ressources, trafic, historique de pannes, politiques d’exploitation — afin de permettre simulation, automatisation, optimisation, prédiction et vérification avant tout changement sur le réseau de production.

8. La donnée réseau, nouvelle brique d’architecture à part entière

Un trait marquant des feuilles de route 6G les plus récentes est l’émergence d’un domaine d’architecture entièrement consacré à la valorisation de la donnée réseau, au même rang que l’accès radio, le cœur et le transport. Le constat de départ est connu des opérateurs : la donnée générée par le réseau (localisation, trafic, qualité radio…) est déjà exploitée commercialement — analyse de fréquentation en temps réel, services de positionnement, analyse de zones commerciales — mais la multiplication des cas d’usage en 6G rend intenable la construction d’un pipeline de données indépendant pour chaque service, en raison de la redondance des coûts de développement, de la complexité opérationnelle croissante et de la difficulté à maintenir des politiques de sécurité cohérentes.

Une plateforme de ce type s’organise généralement autour de quatre principes. Une architecture hybride edge-cloud combine un moteur d’exécution en périphérie, capable de fonctionner de manière autonome y compris en cas de coupure temporaire avec le cloud — un point critique pour des environnements industriels (automatisation d’usine, télémédecine) — et capable d’appliquer de l’apprentissage fédéré pour entraîner des modèles sans faire transiter de données sensibles hors du site, avec un moteur d’exécution centralisé dans le cloud responsable de la supervision globale, de la gestion des politiques (souvent via une approche Infrastructure as Code fondée sur Git) et de la conformité réglementaire (RGPD notamment).

Le développement de services pilotés par l’IA s’appuie sur le traitement automatique du langage naturel pour traduire une expression de besoin métier en attributs de données nécessaires, sur des pipelines de feature engineering automatisés, et sur la génération et le réglage automatiques de modèles candidats, orchestrés ensuite avec des mécanismes de résilience désormais classiques en architecture distribuée (circuit breaker, tentatives de relance, délais d’expiration).

L’exploitation autonome assistée par IA se matérialise par des copilotes d’exploitation combinant grand modèle de langage (LLM) et génération augmentée par récupération (RAG), s’appuyant sur une collecte d’observabilité standardisée (métriques, journaux, traces, selon le standard OpenTelemetry), des moteurs de détection d’anomalies et d’analyse de cause racine, et des bases de connaissances indexées des incidents passés pour proposer, après validation humaine, des actions correctives automatisées — avec, à terme, des mécanismes d’auto-réparation pour les pannes mineures.

Enfin, un modèle de gouvernance à deux plans distingue généralement un plan de gouvernance centralisé, qui gère les politiques de manière déclarative avec validation et déploiement automatisés via CI/CD, d’un plan de livraison en périphérie, qui packages et déploie rapidement les services conteneurisés avec des capacités de retour arrière rapide et de déploiement progressif — le tout sous une architecture Zero Trust cohérente entre edge et cloud.

9. Une vision industrielle à mettre en perspective avec la standardisation

Trois précautions de lecture s’imposent lorsqu’on exploite ce type de feuille de route à des fins pédagogiques ou de veille.

D’abord, il s’agit toujours d’une vision d’opérateur ou d’équipementier, pas d’un standard : chaque acteur y développe sa propre nomenclature de fonctions et d’architectures, qui ne préjuge en rien de ce qui sera effectivement retenu par le 3GPP ou l’O-RAN Alliance. Ces feuilles de route sont d’ailleurs souvent accompagnées d’une clause de réserve explicite rappelant qu’elles sont fournies à titre d’information et ne constituent aucun engagement sur une technologie ou un service réellement livré.

Ensuite, ces documents mêlent délibérément des registres différents : une part de prospective pure (« devrait évoluer », « est attendu ») et une part de R&D réelle, mais à des stades de maturité très variables — certains éléments déjà déployés en commercial, d’autres encore au stade de la preuve de concept ou du pilote en laboratoire. Une lecture rigoureuse impose de toujours vérifier à quel stade de maturité se situe l’élément cité avant de le présenter comme une réalité opérationnelle.

Enfin, ces visions s’inscrivent explicitement dans un dialogue avec les instances de standardisation en cours — 3GPP (notamment les travaux des Releases 19 et 20), O-RAN Alliance (SMO, RIC, interfaces O1/O2/R1), ETSI NFV, AI-RAN Alliance, GSMA — sans pour autant s’y substituer. Elles constituent à ce titre un bon point d’entrée pour suivre, dans les prochaines releases, lesquelles de ces propositions seront effectivement retenues, et lesquelles resteront propres à l’écosystème d’un opérateur donné.

10. Conclusion

Au-delà des appellations propres à chaque opérateur, un panorama assez cohérent se dégage des feuilles de route 6G publiées ces dernières années : un réseau pensé nativement pour l’IA — à la fois optimisé par elle et conçu pour l’héberger —, entièrement virtualisé et orchestré de bout en bout, ouvert à l’interopérabilité multi-fournisseurs, sécurisé selon les principes Zero Trust à chaque couche, et dont la donnée elle-même devient un domaine d’architecture à part entière. Pour qui enseigne ou pratique la veille sur les réseaux 5G-Advanced et 6G, ces documents constituent une référence utile à croiser avec les travaux de standardisation du 3GPP et de l’O-RAN Alliance qui, seuls, détermineront in fine ce qui sera réellement déployé.


Glossaire des principaux sigles

Sigle Signification
AI-RAN Artificial Intelligence – Radio Access Network
COTS Commercial Off-The-Shelf
DCO Digital Coherent Optics
LCM Life Cycle Management
NG-ROADM Next-Generation Reconfigurable Optical Add-Drop Multiplexer
NTN Non-Terrestrial Network
NWDAF Network Data Analytics Function
O-RAN Open Radio Access Network
PAM4 Pulse Amplitude Modulation 4-level
PQC Post-Quantum Cryptography
QKD Quantum Key Distribution
RIC RAN Intelligent Controller
RoCE RDMA over Converged Ethernet
SBA Service Based Architecture
vRAN Virtualized Radio Access Network
xPU terme générique pour GPU/NPU/TPU/FPGA
ZTA Zero Trust Architecture

Pour aller plus loin

SK Telecom, 2026 SK Telecom 6G White Paper – Vision on Future Network Architecture, ATHENA, 23 février 2026 : news-static.sktelecom.com/…/2026-SKT-6G-White-Paper-ATHENA_Eng.pdf

6G Progress Report, GSMA, May 2026, https://www.gsma.com/solutions-and-impact/technologies/networks/wp-content/uploads/2012/10/GSMA-6G-Progress-Report-May-2026.pdf

 

5G-Advanced R.19 : AIoT – Partie 4

Nous allons nous intéresser maintenant aux cas d’usages présentés dans le TR 22.840

Cas d’usage de 21 à 30

5.21 Use case sur l’IoT Ambiant pour le guide de musée

Objectif :  Ces dispositifs IoT Ambiant permettent, dans les musées, de fournir des informations sur les expositions. Les dispositifs sont attachés aux vitrines d’exposition ou placés à proximité, et les visiteurs peuvent obtenir des informations en utilisant leur téléphone portable qui communique avec les dispositifs.

5.22 Use case sur l’élevage laitier en pâturage intelligent rendu possible par l’IoT Ambiant

Objectif : attaché aux vaches laitières, l’IoT Ambient peut surveiller la température corporelle et détecter précocement les signes de maladie. Les données sont collectées périodiquement et analysées par une application de gestion de la santé du bétail.

5.23 Use case sur l’élevage porcin intelligent rendu possible par l’IoT Ambiant

Objectif : Idem que le cas d’usage précédent mais pour l’élevage porcin

5.24 Use case sur la surveillance de la sécurité des bouches d’égout utilisant l’IoT Ambiant

Objectif : surveiller les bouches d’égout et prévenir les accidents. Les dispositifs sont équipés de capteurs (niveau d’eau, inclinaison, vibration) qui détectent les anomalies et alertent les autorités en cas de problème.

5.25 Use case sur la surveillance de la santé des ponts utilisant l’IoT Ambiant

Objectif : surveiller l’état des ponts et prévenir les accidents. Les dispositifs sont équipés de capteurs (inclinaison, vibration) qui détectent les anomalies structurelles et alertent les autorités locales en cas de problème.

5.26 Use case sur les soins de santé pour personnes âgées

Utilisation de dispositifs IoT Ambiant pour aider les personnes âgées à localiser rapidement leurs médicaments, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur. Les dispositifs sont attachés aux boîtes de médicaments et peuvent être activés à distance pour allumer une LED, facilitant leur localisation.

5.27 Use case sur la logistique de bout en bout

Objectif : suivre des produits spécifiques (par exemple, des téléviseurs) depuis l’usine de fabrication jusqu’à la livraison au client final. Les dispositifs peuvent fonctionner dans différents réseaux (NPN, PLMN) et pays, s’adaptant aux différentes réglementations et licences de fréquence.

5.28 Use case sur l’optimisation de la signalisation 5G

Objectif : Réduire la signalisation entre le dispositif IoT et le cœur de réseau 5G

Les interrupteurs existants, non 3GPP, peuvent se connecter sans fil sur de courtes distances (environ 25 m en intérieur et 150 m en extérieur). Intégrer ce type d’interrupteur au réseau 3GPP nécessite suffisamment d’énergie pour s’attacher et émettre des données pour ne pas être en échec. Mais l’énergie nécessaire peut être supérieure à l’énergie disponible (l’énergie cinétique lorsqu’on appuie dessus).

5.29 Use case sur la désactivation permanente des dispositifs

Objectif : désactivation permanente d’un dispositif IoT Ambiant lorsque celui-ci n’a plus d’utilité de surveillance. Le scénario décrit un responsable de production qui supervise la fabrication de plaquettes de circuits intégrés et utilise des dispositifs IoT Ambiant pour enregistrer les conditions environnementales. LAIoT sont désactivées lorsque la chaîne de fabrication est au repos.

5.30 Use case sur le dispositif IoT Ambiant agissant comme contrôleur dans l’agriculture intelligente

Objectif : Utiliser comme contrôleurs dans l’agriculture intelligente pour gérer les équipements (système d’irrigation, pulvérisation de pesticides). Les dispositifs sont activés périodiquement pour recevoir des informations d’opération et contrôler les équipements en conséquence, économisant l’énergie pendant les périodes d’inactivité.

 

5G-Advanced R.19 : AIoT – Partie 3

Nous allons nous intéresser maintenant aux cas d’usages présentés dans le TR 22.840

Cas d’usage de 11 à 20

5.11 Use case sur la modification en ligne du statut des instruments médicaux

Objectif : Un gestionnaire d’inventaire peut à distance lire, modifier et écrire des informations sur les instruments médicaux via la plateforme de gestion et le réseau 5G, facilitant la maintenance et le suivi de l’état des instruments.

5.12 Use case sur le service IoT Ambiant pour retrouver des objets personnels

Objectif : Localiser des objets personnels perdus, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur. L’utilisateur peut utiliser son téléphone portable pour rechercher les dispositifs IoT Ambiant attachés à ses objets, et obtenir leur position précise grâce au système 5G.

5.13 Use case sur l’IoT Ambiant pour la supervision environnementale des salles de machines des stations de base

Objectif : surveiller les paramètres environnementaux (température, humidité, infiltration d’eau) dans les salles de machines des stations de base. Ces dispositifs aident à prévenir les pannes réseau et les problèmes électriques en détectant les anomalies.

5.14 Use case sur le positionnement intérieur dans un centre commercial utilisant l’IoT Ambiant

Objectif : guider les clients dans un centre commercial, Les utilisateurs peuvent trouver facilement les magasins ou objets cibles grâce à leur téléphone portable qui communique avec les dispositifs IoT Ambiant.

5.15 Use case sur l’IoT Ambiant pour la lessive intelligente

Objectif : pour surveiller les conditions de lavage (température, humidité) et stocker des informations sur le vêtement (couleur, tissu, matériau, forme), le dispositif Ambiant IoT est placé sur les vêtements. Ces informations sont utilisées pour recommander un mode de lavage approprié et optimiser le processus de lavage.

5.16 Use case sur le service IoT Ambiant pour la distribution automatisée de la chaîne d’approvisionnement

Objectif : suivre les produits depuis la fabrication jusqu’à la livraison dans la chaîne d’approvisionnement d’appareils électroménagers pour. Le système permet de surveiller et de localiser les produits pendant le transport, garantissant qu’ils sont livrés au bon client via l’itinéraire correct.

5.17 Use case sur l’activation et la désactivation des dispositifs

Objectif : Activer ou désactiver un dispositif. Le scénario décrit un utilisateur d’entreprise qui utilise des dispositifs IoT Ambiant avec des capteurs environnementaux pour surveiller les conditions de croissance des plantes d’orchidées. Lorsque l’orchidée est sous serre, le dispositif est activé. A partir du moment ou la croissance est terminée, on désactive l’IoT

5.18 Use case sur la chaîne d’approvisionnement des aliments frais

Objectif : surveiller la chaîne d’approvisionnement des aliments frais. Les dispositifs sont attachés aux RTI (Reusable Transport Items) utilisés pour stocker et transporter les aliments, permettant un suivi de la température et des conditions environnementales pour garantir la sécurité alimentaire et réduire le gaspillage.

5.19 Use case sur la surveillance des incendies de forêt utilisant des dispositifs IoT Ambiant

Objectif : le dispositifs IoT Ambiant est équipé de détecteurs de fumée pour surveiller les incendies de forêt. Le système permet une détection précoce des incendies et une communication fiable avec le système 5G, même dans des conditions difficiles (mauvaise couverture de signal, alimentation intermittente).

5.20 Use case sur l’agriculture intelligente

Objectif : surveiller l’environnement et contrôler les installations (système d’irrigation, contrôle de la température) dans l’agriculture intelligente. Les dispositifs récupèrent l’énergie de l’environnement et communiquent avec le réseau 5G pour fournir des données environnementales et recevoir des commandes de contrôle.

5G-Advanced R.19 : AIoT – Partie 2

Nous allons nous intéresser maintenant aux cas d’usages présentés dans le TR 22.840

Cas d’usage de 1 à 10

5.1 Use case sur l’IoT Ambiant pour l’entreposage automatisé

Objectif : suivre et inventorier automatiquement les marchandises dans un entrepôt. Les dispositifs sont attachés aux articles, palettes ou conteneurs et communiquent avec le réseau 5G pour permettre un inventaire précis et rapide lors des différentes étapes (entrée, stockage, sortie). Le système peut opérer en mode déclenché manuellement ou automatiquement, et transmettre les données à la plateforme de gestion d’entrepôt.

5.2 Use case sur la gestion d’inventaire et le positionnement des instruments médicaux

Objectif : Faciliter l’inventaire et la localisation des instruments médicaux dans un hôpital. Ces dispositifs fonctionnent sans batterie ou avec un stockage d’énergie limité, et peuvent résister à des conditions difficiles (température élevée, pression, humidité) afin de vérifier que l’instrument médical est bien stérilisé. Le système permet au personnel hospitalier de localiser rapidement des instruments spécifiques et d’obtenir des informations sur leur statut.

5.3 Use case sur les dispositifs IoT Ambiant dans les stations de réseaux électriques intelligents (smart-grid)

Objectif : Déploiement de capteurs dans les sous-stations électriques extérieures pour surveiller différents paramètres (température, humidité, pression, vibrations) afin de détecter les dysfonctionnements. Ces capteurs aident à la maintenance prédictive et permettent d’éviter les pannes. Les données sont collectées périodiquement et analysées pour identifier les anomalies potentielles et faire de l’analyse prédictive.

5.4 Use case sur la prise en charge de l’IoT Ambiant dans un réseau non public pour la logistique

Objectif : Les dispositifs IoT sont attachés aux marchandises et communiquent avec le réseau privé NPN pour permettre un inventaire efficace et un suivi du fret lors de son transport.

5.5 Use case sur l’intralogistique dans la fabrication automobile

Objectif :  les dispositifs sont attachés aux conteneurs de charge et communiquent avec le réseau 5G pour faciliter l’inventaire automatisé, le positionnement et le suivi des matériaux dans l’usine, depuis leur réception jusqu’à leur utilisation sur les lignes de production. Ce cas d’usage permet d’améliorer l’efficacité de la gestion des matériaux et des pièces.

5.6 Use case sur les capteurs IoT Ambiant dans les maisons intelligentes

Objectif : surveillance de l’environnement domestique (température, humidité) et détection de situations d’urgence (gaz, fumée). Ces capteurs fonctionnent à partir d’énergie ambiante récupérée et peuvent alerter les résidents via leurs téléphones portables en cas de dépassement de seuils critiques.

5.7 Use case sur l’IoT Ambiant pour les terminaux d’aéroport/ports maritimes

Objectif : suivi et gestion des actifs dans les aéroports ou ports maritimes (chariots élévateurs, chariots, fauteuils roulants, etc.). Le système permet une gestion en temps réel et un déploiement efficace des ressources en fonction de la demande variable, améliorant la sécurité et l’expérience des voyageurs.

5.8 Use case sur la recherche d’objets perdus à distance

Objectif : Les dispositifs IoT Ambiant sont attachés aux objets personnels, permettant ainsi de les localiser en cas de perte, même à grande distance. Le système permet à l’utilisateur de localiser ses objets perdus grâce à l’aide d’appareils UE/entités RAN environnants qui peuvent communiquer avec le dispositif IoT Ambiant et transmettre les informations de localisation.

5.9 Use case sur les services de localisation (LCS) pour l’IoT Ambiant

Objectif : Le système permet à l’utilisateur de demander la position du dispositif via son téléphone portable, et le réseau localise le dispositif lorsqu’il dispose de suffisamment d’énergie. Exemple : dispositif attaché au collier d’un animal de compagnie

5.10 Use case sur le positionnement relatif pour l’IoT Ambiant

Objectif : Localiser de dispositifs IoT par rapport à d’autres éléments du réseau ou à d’autres UE. L’exemple illustre la recherche d’une clé équipée d’un dispositif IoT Ambiant dans une maison, où l’UE de l’utilisateur communique avec le dispositif pour déterminer sa position relative.

 

5G-Advanced R.19 : AIoT – Partie 1

La Release 19 (5G advanced) introduit un nouveau dispositif IoT nommé IoT Ambiant (Ambient IoT). À la différence des autres dispositifs IoT comme le LTE-M, NB-IoT ou le RedCap, il s’agit de dispositifs IoT qui fonctionnent sans batterie conventionnelle ou avec un stockage d’énergie très limité (comme un condensateur), et qui tirent leur énergie de l’environnement via diverses techniques de récupération d’énergie.

Pourquoi l’IoT Ambiant est-il important ?

L’IoT Ambiant répond à plusieurs défis critiques des réseaux IoT actuels :

  1. Réduction de l’impact environnemental : en éliminant les batteries traditionnelles, on réduit les déchets électroniques et la nécessité de remplacer et recycler les batteries.
  2. Diminution des coûts de maintenance : les dispositifs sans batterie ou avec des capacités de stockage très limitées peuvent fonctionner pendant de longues périodes (plus de 10 ans) sans nécessiter d’intervention humaine.
  3. Miniaturisation : sans batterie conventionnelle, les dispositifs peuvent être beaucoup plus petits, légers et moins complexes.
  4. Déploiement dans des environnements difficiles : ces dispositifs peuvent être déployés dans des endroits où le remplacement de batterie serait impossible ou très coûteux.

Comment fonctionne la récupération d’énergie dans l’IoT Ambiant ?

Les dispositifs IoT Ambiant utilisent différentes sources d’énergie ambiante :

1. Énergie RF (Radio-Fréquence)

  • Les dispositifs récupèrent l’énergie des ondes radio présentes dans l’environnement (3 kHz à 300 GHz)
  • L’énergie récupérée est généralement de l’ordre de quelques microwatts à des dizaines de microwatts
  • Un circuit redresseur convertit les signaux RF en courant continu utilisable
  • L’efficacité de conversion varie de 1,2% à 49% selon les technologies

2. Énergie solaire/lumière

  • Utilisation de cellules photovoltaïques pour convertir la lumière en électricité
  • En extérieur, l’énergie solaire peut fournir jusqu’à 100 mW/cm²
  • En intérieur, l’éclairage peut fournir environ 100 μW/cm²
  • L’efficacité de conversion est typiquement de 10-40%

3. Énergie thermique

  • Exploitation des différences de température via l’effet Seebeck
  • L’efficacité est relativement faible (environ 5-6%)
  • La densité de puissance varie de 25 à 1000 μW/cm² selon les conditions environnementales.

4. Vibration mécanique

  • Utilisation de l’effet piézoélectrique pour générer de l’électricité à partir des déformations mécaniques
  • Typiquement, ces générateurs peuvent produire environ 250 μW/cm³
  • Sources : vibrations, mouvements humains, vent, ondes acoustiques

Architecture et communication

L’IoT Ambiant s’intègre dans les réseaux 5G de différentes façons :

Modes de communication

  1. Communication directe avec le réseau : Le dispositif IoT Ambiant communique directement avec le réseau 5G.
  2. Communication indirecte via un UE : Le dispositif communique d’abord avec un équipement utilisateur (UE) qui relaie ensuite l’information au réseau 5G.
  3. Communication device-to-device : communication directe entre un dispositif IoT Ambiant et un UE sans passer par le réseau.

Scénarios de disponibilité

  1. Fonctionnement normal : Le dispositif a de l’énergie disponible en continu ou pendant des périodes significatives.
  2. Fonctionnement déclenché par le dispositif : Le dispositif n’a de l’énergie que par intermittence et décide lui-même quand communiquer.
  3. Fonctionnement à la demande : Le réseau 5G réveille et déclenche le dispositif pour qu’il communique, le dispositif ne pouvant pas déterminer lui-même quand communiquer.