Conférence délocalisations – relocalisations

J’anime/participe à une conférence sur la question des délocalisations/relocalisations, dans le cadre de la semaine de
l’emploi et de l’économie organisée par le Conseil Régional Poitou-Charentes.



Il s’agira de discuter autour des cas des entreprises Atol et Samas (j’en avais parlé ici), qui ont procédé à des
délocalisations (pour des raisons différentes) avant de faire demi-tour, et de l’entreprise Saintronic,  qui a procédé à une implantation à l’étranger.

Pour avoir discuté longuement avec les PDG des deux premières entreprises, il y a vraiment des choses intéressantes à tirer de l’étude de leur trajectoire respective. De sortir ce faisant des
discours ambiants sur le sujet, et de souligner de vrais enjeux en termes d’action publique.

Pour pouvoir assister à la conférence, il est prudent de s’y inscrire en
cliquant ici
.

Délocalisons de la Chine vers les Etats-Unis…

Via Econoclaste, je découvre cette étude intéressante de
McKinsey
, montrant que délocaliser la production (en l’occurrence des Etats-Unis vers l’Asie) pour des produits de technologie moyenne n’est plus rentable aujourd’hui, alors que ça l’était
encore il y a quelques années. En cause, l’augmentation des salaires, la baisse du dollar et l’augmentation des coûts de transport, en lien avec l’accroissement du prix du pétrole.

Sur l’accroissement des salaires, on trouve ce graphique dans le doc :



Vous noterez notamment que la Chine est maintenant très proche du Mexique… Vu des Etats-Unis, on comprend que le choix entre Offshore
(Chine) et Nearshore (Mexique) puisse être à réviser.

On a cet autre graphique, qui se focalise sur l’avantage de produire un serveur milieu de gamme en Asie plutôt qu’aux Etats-Unis, quand on
raisonne en coût complet (j’avais parlé des coûts complets ici par exemple) :



En 2003 (partie gauche du graphique), on voit que produire en Asie permet d’économiser 100 en termes de coût du travail, mais on perd 7
sur le fret, ou encore 5 sur ce qu’ils appellent les coûts cachés, etc…, si bien qu’au total, on gagnait 64. Aujourd’hui, McKinsey estime qu’on perd 16…

Délocalisations en Rhône-Alpes

Lors du Workshop « Trajectoires de délocalisation » de Bordeaux, Jean-Pierre Chanteau a présenté un papier intitulé « Quantification et analyse stratégique des délocalisations : une étude
empirique sur données d’entreprises ». Pour son étude, il s’est appuyé sur les données 1993, 1997 et 2003 de l’agence d’informations professionnelles Bref Rhône-Alpes, ce qui lui permet
d’aller plus loin dans l’analyse qu’avec les données Insee.

Ces données lui permettent d’abord d’évaluer la mobilité des activités productives en Rhône-Alpes : sur les trois années (c’est moi qui agrège), ce sont 908 agrandissements, créations ou déplacements qui sont recensés, dont 484 ont lieu en région Rhône-Alpes, 142 en France hors région, et 282 avec
l’étranger. Sur ces 282 évènements, 64 correspondent à des délocalisations. En pourcentage, on a donc 53,3% d’évènements infra-régionaux, 15,6% d’évènements infra-nationaux (hors région
d’origine) et 31,1% d’évènements internationaux, dont 7% de délocalisations.

On peut préciser sur les aspects délocalisations : i) sur les trois années étudiées, on dénombre 64 délocalisations pour 14000 établissements, soit une moyenne annuelle de 0,15%, ii) sur ces 64
délocalisations, on observe 46 déplacements France vers Etranger et 18 déplacements Etranger vers France, iii) sur les 46 déplacements France vers Etranger, on a 40 délocalisations d’entreprises
françaises et 6 relocalisations d’entreprises étrangères, iii) sur les 18 déplacements Etranger vers France, on a 8 délocalisations (en France) d’entreprises étrangères et 10 relocalisations
d’entreprises françaises.

On notera le ratio « délocalisations d’entreprises françaises/relocalisations d’entreprises françaises », ici égal à 10/40, soit 25% (cf. sur ce point un billet précédent).

Des relocalisations qui pèsent ?

J’ai évoqué à plusieurs reprises (ici et notamment) le sujet des relocalisations d’entreprises (entreprises ayant délocalisé et décidant ensuite de se réinstaller dans leur pays
d’origine). Ces exemples de relocalisation sont intéressants, car ils montrent que certaines entreprises ont du mal à prendre en compte l’ensemble des coûts de production et de coordination
(et/ou la dynamique de ces coûts) pour déterminer une localisation « optimale ». J’ai expliqué aussi qu’il convenait de ne pas exagérer le nombre de relocalisations, de la même façon
qu’il convient de ne pas exagérer le poids des délocalisations dans les destructions d’emplois.

 

Quelques compléments, suite d’abord à des échanges lors d’une table ronde du Colloque de
Metz
avec Steffen Kinkel, du Fraunhofer Institute for
Systems and Innovation Research
, qui étudie les phénomènes de délocalisations et de relocalisations en Allemagne dans certains secteurs de l’industrie manufacturière : depuis 2000, ce
sont 3500 entreprises de l’industrie des métaux et de l’industrie chimique qui ont relocalisé en Allemagne. Pourquoi ? En raison de surcoûts mal anticipés : surcoûts liés à une mauvaise
anticipation des délais d’installation (en moyenne la durée d’installation effective est le double de la durée planifiée), à la supervision des nouvelles installations, aux frais de personnels
dépêchés sur place pour mettre en place les installations, à la difficulté de trouver des fournisseurs performants sur place (d’où la nécessité d’importer d’Allemagne des éléments non trouvés sur
place), à des problèmes de fiabilité ou de qualité, etc. (pour des compléments, voir aussi cet article du BusinessWeek)

 

Les conclusions d’une étude sur l’industrie européenne, publiée en mai 2006, vont dans le
même sens : entre 25% et 50% (selon les pays) des entreprises enquêtées ont investi dans une unité de production à l’étranger en 2002 ou en 2003 avec comme motivation première la réduction
des coûts de production, mais aussi l’accès à de nouveaux marchés, ou l’installation auprès de clients clés. Mais, dans le même temps, entre un sixième (Allemagne ou Italie) et la moitié des
entreprises (Royaume-Uni) s’étant engagées à l’étranger ont fait demi-tour. Pour la France, 46% des entreprises enquêtées ont fait de l’offshoring, 15% ont fait demi-tour, soit un ratio
relocalisation/offshoring de 3 pour 1.

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Les raisons invoquées pour les relocalisations sont les suivantes : problèmes de qualité, de flexibilité/réactivité, de coûts de production, de coûts de
coordination et de communication, enfin de disponibilité de personnes qualifiées.

En résumé : les délocalisations et les relocalisations pèsent globalement peu, mais les relocalisations semblent représenter une part non négligeable des
délocalisations…

L’évolution de la localisation des activités de R&D en Europe

Retour de Bordeaux, après un workshop vraiment intéressant sur les délocalisations.
Avec comme point commun de la plupart des papiers l’idée qu’il faut dépasser la question des délocalisations, pour s’intéresser aux formes actuelles de la division du travail, notamment à
l’échelle du continent européen : comment penser l’évolution de la spécialisation des entreprises? Quels problèmes de coordination en découlent? En quoi les choix de spécialisation et les
problèmes de coordination influent sur la localisation des activités économiques? J’y reviendrai avec des comptes rendus des papiers, certains consacrés à l’automobile, d’autres aux centres
d’appels, d’autres encore aux logiciels, etc.

Premier compte rendu sur l’intervention de Fabrice Hatem qui nous a présenté les résultats de différentes analyses menées sur la base
AFII. Elles ont donné lieu à la publication
d’un des derniers numéros de la revue
Economie et Société
, avec notamment deux articles intéressants et très complémentaires sur les investissements internationaux dans les centres de R&D
en Europe. Petit résumé personnel de chacun d’eux.


F. Hatem, 2007, « Les investissements internationaux dans les centres de R&D en Europe : une
analyse à partir des bases de données projets de l’AFII », Economie et Société, 41 (5), p. 699-722.

Entre 2002 et 2005, l’AFII a recensé 135 projets d’IIRD (Investissements Internationaux en R&D) par an créateurs de 6000 emplois par an. Ceci correspond à
5,4% du nombre de projets et 3,9% des emplois. Les régions d’origine sont l’Amérique du Nord (54,6%) et l’Europe de l’Ouest (36,7%), principalement les firmes allemandes, françaises et
britanniques. Les secteurs les plus représentés sont les médicaments, les équipements électroniques, l’automobile et les logiciels. L’Europe de l’Ouest accueille l’essentiel des projets (84,8%)
et des emplois (66,3%). La Tchéquie et la Pologne progressent fortement en 2005.

La France accueille 9,6% des emplois et 11,2% des projets, ce qui la place au 3ème rang, derrière le Royaume-Uni et l’Allemagne. Elle attire notamment des projets relevant des secteurs
de l’équipement électrique et des composants électroniques. Parallèlement, elle est la région d’origine pour 8,7% des emplois et 7,2% des projets sur la même période.
 

F. Sachwald & E. Chassagneux, 2007, « Les facteurs de localisation des centres de R&D à l’étranger : le cas de l’Europe »,
Economie et Société, 41 (5), p. 723-750.


Les auteurs proposent une caractérisation fine des activités de R&D à l’étranger pour se prononcer sur les stratégies de localisation des firmes, et donc
l’attractivité des territoires. Elles distinguent les Centres de développement local (CDL), qui « s’appuient sur les ressources technologiques de la maison mère pour soutenir la production à
l’étranger et permettre l’adaptation de l’offre au marché local » ; les Laboratoires de recherche global (LRG), qui « contribuent au processus d’innovation de l’entreprise à
l’échelle mondiale (…) et [ont vocation] à accroître les capacités d’innovation de la maison mère (…) en [tirant] parti des ressources scientifiques et technologiques de leur pays
d’implantation » et enfin les Centres de développement global (CDG), qui sont « en charge de tâches qui peuvent être séparées puis réinjectées dans le processus d’innovation de
l’entreprise ». Leur développement répond « à la pression croissante sur les coûts des activités de R&D ».

Pour les CDL, le principal facteur d’attractivité est la taille du marché local, pour les LRG, c’est la qualité des ressources scientifiques et technologiques
qui importe, pour les CDG, enfin, le facteur décisif serait la disponibilité d’une main d’œuvre de qualité et relativement bon marché par rapport au pays d’origine.

 

Zone d’implantation en Europe

CDL
200 projets

LRG
77 projets

CDG
62 projets

Total centres de R&D

UE15 + Suisse
92,0%
98,7%
51,6%
86,1%
Autres pays UE27 sauf Malte et Chypre
8,0%
1,3%
48,4%
13,9%
Total
100,0%
100,0%
100,0%
100,0%
 
La partie occidentale de l’Europe attire la quasi-totalité des Laboratoires de Recherche Global et une très grande part des Centres de Développement Local. Les
CDG se localisent en revanche pour moitié dans les autres pays de l’Union, attirés par une main d’œuvre qualifiée et bon marché.

Suivent des
analyses détaillées par secteur « qui ne diffèrent pas du constat général » ci-dessus, ainsi que des tests économétriques, qui confirment globalement les hypothèses de choix de
localisation des différents types de centre.

On peut bien sûr lire ces résultats avec angoisse : les activités de R&D, préalablement concentrées dans les pays développés, commencent à s’internationaliser, au profit notamment des PECO,
preuve du déclin économique du premier groupe de pays. On peut y voir aussi, et c’est la thèse que je défendrai, les signes de l’approfondissement de la division du travail à l’échelle
européenne, avec effectivement un développement de l’activité de R&D dans les PECO, mais aussi dans les pays d’Europe Occidentale, sur des segments plutôt complémentaires. Ces nouvelles
implantations devraient permettre aux PECO d’accélerer leur développement, ce que je considère plutôt comme un objectif louable, sans nécessairement entraver la croissance des pays d’Europe
occidentale, si ces derniers parviennent à s’insérer efficacement dans la division du travail. Cette deuxième thèse m’apparaît comme plus pertinente, compte-tenu des résultats obtenus dans les
autres papiers présentés au workshop. A suivre, donc…

 

EADS délocalise en zone dollar

 Louis Gallois a annoncé devoir délocaliser en zone dollar, compte tenu de l’évolution du taux de change euro/dollar. Les Echos du 4 décembre titrent
précisément : « L’Euro fort oblige Airbus à produire hors d’Europe ». Quelques remarques à ce sujet.

Première remarque : EADS dit souffrir de la hausse de l’euro, car l’essentiel des coûts sont libellés en euros, pendant que l’essentiel des ventes est libellé
en dollar.
L’appréciation de l’euro par rapport au dollar réduit donc mécaniquement les recettes du groupe, ce qui pèse sur les profits de
l’entreprise. On oberve effectivement un décalage important entre la géographie de la production de l’Airbus (76% des achats en Europe, 21% en Amérique du Nord et 3% dans le reste du
monde) et la géographie de la demande (39% du carnet de commande en Europe, 28% en Asie, 19% en Amérique du Nord et 14% dans le reste du monde). Décalage qui résulte, soit dit en
passant, des choix passés du groupe, pas de l’évolution des devises.

Deuxième remarque : les dirigeants du groupe ont conscience depuis quelques temps déjà de ce décalage, et certains affirment que « Dassault comme Airbus imposent à leurs fournisseurs, y compris français, d’être payés
en dollars. Si bien qu’aujourd’hui, au moins 65 % des pièces d’un Airbus sont payées en dollars. » Qui croire sur le sujet? Sans plus d’information, difficile de se prononcer… On ne peut que
souhaiter un peu plus de transparence de la part du groupe, afin de savoir précisément ce qui est payé en euros et en dollars.
Un représentant de la CFDT
Airbus, qui a adressé cette demande à la direction, indique que jusqu’à présent elle « nous l’a toujours refusé ».

Troisième remarque : ce problème de parité euro/dollar touche certains secteurs d’activité, mais pas tous les secteurs : l’essentiel des échanges extérieurs de
la France se fait avec des pays européens, ce problème de change ne se pose pas. Une autre partie se fait aussi avec des pays tiers, où le dollar n’intervient pas.  Wyplosz explique ainsi que « en moyenne vis-à-vis d’un large de panier de devises, l’euro ne
s’est apprécié que de 28% depuis son point bas en octobre 2000, et de moins de 10% depuis le début de l’année ». Attention donc à ne pas généraliser trop rapidement le problème à tous les secteurs
d’activité, comme l’a fait encore récemment Jean Arthuis, en
expliquant que
« c’est la goutte d’eau qui fait déborder le vase », que d’autres secteurs d’activité vont suivre, et que, au final, « c’est la politique économique européenne qui est en
cause ».

Quatrième remarque : le dollar est faible actuellement, on sait qu’il remontera, le problème est que l’on ne sait pas quand. Autrement dit, la seule certitude qu’on
puisse avoir, c’est qu’il y a de l’incertitude. Délocaliser en zone dollar, autrement dit s’engager dans des investissements de long terme (on ne va pas s’amuser à déplacer les établissements
tous les 6 mois), en accusant le niveau actuel du taux de change dont l’évolution à moyen terme est non anticipable est donc plutôt étrange (voir les propos de Pascal Lamy sur ce point, ainsi que ceux de Gilles Le Blanc).

Cinquième remarque : EADS a connu ces derniers temps des problèmes importants, de différentes natures, qui sont analysés de manière détaillée dans ce document de travail
de 
Damien Talbot (2007) : i) des problèmes de gouvernance, d’abord : présidence bicéphale, reporting croisé (le dirigeant français d’une filiale dépend d’un dirigeant allemand de la maison mère et
réciproquement), succession de dirigeants à la tête du groupe, soupçon de délits d’initié, … ii) des problèmes de division spatiale du travail, ensuite, pilotée initialement par des Etats
soucieux d’accueillir en leur sein une partie de l’activité du groupe européen, et d’assurer au travers de l’implantation précise des sites leur politique d’aménagement du territoire. D’où des
complications et des coûts logistiques importants, et un éparpillement peu rationnel de certaines fonctions (l’assemblage notamment). iii) des problèmes de coordination productive enfin
: « La complexité de l’A380 l’a fait éclater, avec les problèmes de câblage qui ont été révélateur de l’incohérence du processus industriel Airbus : incompatibilité des systèmes de CFAO entre
Toulouse et les usines allemandes, refus d’utiliser le standard universel Catia (…) et absence de maquette numérique » (Air & Cosmos, 22 décembre 2006 cité par Talbot (2007, p. 11). Ces
problèmes, qui n’ont pas empêchés EADS de produire des avions de qualité et de conquérir des parts de marché conséquentes (comme le disent les ingénieurs toulousains : « Et pourtant, il
vole »!), obligent le groupe à se lancer dans un vaste plan de réorganisation de l’activité productive et de transformation des modes de gouvernance, dont l’engagement en zone dollar est une
des faces.

Conclusion : invoquer l’évolution d’un déterminant exogène (le taux de change euro/dollar) pour justifier les choix de réorganisation du groupe est abusif : la
réorganisation se justifie avant tout par les choix passés, parfois peu rationnels, du groupe lui-même. Bien sûr, l’externalisation de la faute permet de mieux faire passer la pilule auprès
des parties prenantes du groupe. Ces déclarations permettent sans doute aussi de relayer le lobbying de certains de nos politiques pour faire pression sur la politique de la
BCE.

Relocalisation picto-charentaise

J’apprends dans Le
Nouvel Obs
qu’un sellier charentais (Forestier, 27 personnes employées) implanté à Segonzac projette de relocaliser dans une prison charentaise une activité préalablement
délocalisée en Inde (activité délocalisée employant 8 personnes). La prison est située à Bédenac, à une soixantaine de kilomètres des usines du sellier.
 

Raison invoquée par les responsables : « En Inde, nous avions des problèmes de copie, de surconsommation de cuir, de confiance en général ». Les prisonniers français
ont été formés, et « produisent un travail à la tâche de qualité, pour des coûts proches de ceux enregistrés en Inde ». « Tout se passe dans la plus grande confiance car nos ouvriers de la prison
ont accès à tous les outils de sellier, dont certains sont tranchants comme des rasoirs ».

Petite histoire intéressante, qui n’est pas sans rappeler celle de Nathan, qui avait
relocalisé en 1993, après avoir découvert que son sous-traitant chinois plagiait ses produits pour les redistribuer en France.

On peut conceptualiser facilement, via la théorie de l’agence (voir ici, chapitre 1 pour la théorie, bien sûr!) :
le recours à un sous-traitant lointain pose un problème d’asymétrie d’information (le sous-traitant en sait plus que moi sur ce qu’il fait), il en profite pour adopter un comportement
opportuniste. La théorie recommande alors de mettre en place des systèmes d’incitation/contrôle pour éviter ces problèmes, mais, en l’occurrence, on peut considérer qu’ils seraient soit
innefficaces, soit trop coûteux. D’où la relocalisation, l’activité de surveillance/contrôle étant plus facile et moins coûteuse à proximité… d’autant plus quand l’activité est relocalisée dans
une prison (sachant que, aux dernières nouvelles, Michael Scofield n’est pas à Bédenac).

 

Sur le sujet des relocalisations, voir ici (quelques histoires de
relocalisation),  (le cas de l’entreprise Samas) et (poids statistique des relocalisations).