Master thesis defense at CEPE : confronting new issues in the animation industry II

 

 

Each academic year ends with the theses defense by the students of Master 2 Brands and Youth Products of the CEPE – IAE of the University of Poitiers. This year 2019-20 yet again, the students have chosen rich and fascinating thesis subjects, and the jury honored some excellent academic works. The topics addressed in the research papers were quite varied and audacious. As one would naturally expect, they were inspired by sectors related to children’s consumption: Cartoons, toy shops, video games, babycare products, amusement parks, social networks, and luxury fashion brands for children, to name the few.

In this article, we will focus on one of the theses around the theme of animated movies or cartoons. The comics’ capital city of Angouleme, where CEPE is located, undoubtedly influences its students’ choice of the research subject. Thanks to an entire ecosystem dedicated to the image (higher education schools, industries, the residence of more than 250 cartoonists), fostered by the organization of the « Festival International de la Bande dessinée » each January and the multiple exhibitions offered by the « Cité de la Bande dessinée et de l’image, » Angouleme has established itself as the world capital of the 9th art.

In our series of master thesis defense around the theme of animated movies, another research paper that needs a mention is that of Babis PAPAGEORGIOU titled « How to improve and develop the Greek cartoon industry in the context of globalization ». In French : « Comment améliorer et développer le secteur des dessins animés grecs dans le cadre de la globalization »).

This research focuses on the reasons for the underdevelopment of the Greek animation sector and the areas for improvement of this problem. The approach examines the structure of a strong sector in a highly competitive global industry. In addition, the research identifies the causes of the lack of advancement during the evolution of the history of Greek cartoons to the present day. It also delves into cultural elements as differentiating dispositions, in a globalized environment of mass production. Next, the study discusses the untapped opportunities looking at the cases of other countries and at the same time the importance of following the trends and developments in the global animation market. Finally, it consists of an effort to encompass the instruments of actors around the public (parents, children), indicating the opportunities and advantages that the universes of diversity offer.

Master thesis defense at CEPE : confronting new issues in the animation industry

 

 

Each academic year ends with the theses defense by the students of Master 2 Brands and Youth Products of the CEPE – IAE of the University of Poitiers. This year 2019-20 yet again, the students have chosen rich and fascinating thesis subjects, and the jury honored some excellent academic works. The topics addressed in the research papers were quite varied and audacious. As one would naturally expect, they were inspired by sectors related to children’s consumption: Cartoons, toy shops, video games, babycare products, amusement parks, social networks, and luxury fashion brands for children, to name the few.

In this article, we will focus on one of the theses around the theme of animated movies or cartoons. The comics’ capital city of Angouleme, where CEPE is located, undoubtedly influences its students’ choice of the research subject. Thanks to an entire ecosystem dedicated to the image (higher education schools, industries, the residence of more than 250 cartoonists), fostered by the organization of the « Festival International de la Bande dessinée » each January and the multiple exhibitions offered by the « Cité de la Bande dessinée et de l’image, » Angouleme has established itself as the world capital of the 9th art.

The thesis that we will explore here is titled « Queer representations in western media: The perception of LGBTQ+ characters in animated Television series » – by Emeline GIFFARD.

Emeline’s research paper aimed to understand how people perceived LGBTQ+ characters in animated TV series and, more precisely, if their presence would impact the show’s overall appreciation. For this purpose, she chose a comprehensive approach by leading individual interviews with young adults and observations conducted on social media Reddit. This research highlighted the positive reception of this kind of character in animated TV series and media in general. However, because of pinkwashing and queerbaiting issues, a certain doubt persists regarding intentions behind such inclusions. The author summed up by recommending that queer characters need to be thought as characters before tools for communicating strategies, and as such, should be carefully crafted to provide meaningful plotlines to the audience

 

Les Etudiants du Master 2 MPJ animent le FIBD

Dans le cadre de la convention qui lie le Master 2 Marques et Produits Jeunesse (CEPE-IAE de l’Université de Poitiers) au FIBD, les étudiants du CEPE-IAE de Poitiers

– Tiennent un stand au « Pavillon Jeunes Talents » pour vous faire découvrir les métiers de la communication, du marketing et du Licensing dans les industries culturelles jeunesse et le parcours de Master « Marques et Produits Jeunesse » ;

– Animent le vendredi 31 janvier de 11 h à 12 h, la conférence « Les ‘BD jeunesses’ patrimoniales : découvrez les clés du succès des héros intemporels… » avec la participation confirmée de

o Stanislas GAUDRY, Responsable marketing des Editions CASTERMAN qui parlera   de Tintin,
o Julien PAPELIER, DG Editions DUPUIS / DG Pôle Audio-Visuel Media Participations / Président Parc SPIROU Provence, qui évoquera plusieurs héros intemporels du catalogue DUPUIS.
o Aurélie TRINQUART, Groupe Bayard qui évoquera la propriété Tom Tom et Nana

47ème édition du Festival International de la Bande dessinée d’Angoulême (FIBD)

Le Festival International de la Bande Dessinée d’Angoulême est reconnu comme l’un des rendez-vous incontournables du calendrier culturel mondial. C’est le deuxième plus important d’Europe en termes de notoriété et de taux de participation (200 000 visiteurs) après le Salon international des bandes dessinées de Lucques, en Italie.

Cette 47ème édition du FIBD aura lieu du 30 janvier au 2 février 2020 sera exceptionnelle ! D’abord parce que l’année 2020 est l’année officielle de la BD en France. Ensuite, parce que pour la toute première fois, le Festival se déroulera dans une ville désormais auréolée du titre de ville créative par L’UNESCO. Pendant le festival, la ville tout entière vivra au rythme du 9ème art, avec des évènements un peu partout. Les étudiants du CEPE-IAE de Poitiers animent chaque année un stand et une conférence au « Pavillon des Jeunes Talents ».

Nous vous signalons quelques points forts lors de cette édition :

Rencontres des Master class avec Robert KIRKMAN, Pierre CHRISTIN, Jean-Claude MEZIERES, Enki BILAL, Yukito KISHIRO, Inio ASANO et de nombreuses rencontres avec Christophe Blain, Charles BURNS, Johan SFAR, Catherine MEURISSE…

12 Expositions à découvrir : 12 expositions dont celle de Lewis Trondheim « TRONDHEIM FAIT DES HISTOIRES » à la cité de la Bande Dessinée et de l’Image. Grand prix de la ville d’Angoulême en 2006 et créateur du Fauve, la mascotte du Festival, Lewis Trondheim sera à l’honneur à travers la présentation de plus de cent cinquante planches originales. D’autres expositions qui seront à découvrir, notamment l’une consacrée au phénomène « The Walking Dead », à Yoshiharu Tsuge, à Catherine Meurisse, ou encore aux héros pour la jeunesse comme Naruto, l’attachant Petit Vampire de Joann Sfar, ou encore la pétulante et perspicace Hilda de Luke Pearson.

Manga City : Cette année encore, le Festival met le Manga à l’honneur avec un pavillon dédié de près de 3 000 m2, Manga City. Installé près de la Médiathèque du Grand Angoulême. S’y tiendront les stands éditeurs et de très nombreuses rencontres, master class et expositions.
Des spectacles pour toute la famille : Avec les carnets de Cerise au théâtre d’Angoulême, mais aussi un dimanche en famille dans l’espace jeunesse, avec le Petit Vampire, Les sardines de l’espace, l’élève Ducobu et bien d’autres encore…

Angoulême met en place des navettes Möbius gratuites qui permettent à tous de profiter à plein du FIBD :

Jeudi 30 et vendredi 31 janvier : Toutes les 8 minutes de 9h45 à 19h45.
Samedi 1 et Dimanche 2 Février : Toutes les 6 minutes de 9h45 à 20h00.

La vie culturelle à Angoulême : une programmation mensuelle riche et variée

Etudier à Angoulême, c’est l’assurance de vivre intensément la vie culturelle qui est particulièrement riche et diversifiée. La ville propose de nombreuses occasions de se cultiver tout au long de l’année que ce soit à travers des expositions artistiques, des concerts, des avant-premières cinématographiques, des projections de court-métrages, des découvertes du patrimoine ou des festivals.
Voici la liste des quelques festivals et évènements auxquels les étudiants ont accès à des tarifs privilégiés :
Fin janvier : Festival International de la Bande Dessinée
Mars : Emoi Photographique, festival photographique d’Angoulême
Avril : festival international du film court
Fin mai : Musiques métisses
Fin août : Festival du film francophone
Fin septembre : Circuit des Remparts
Octobre : Festival Courant 3D
Fin octobre : Piano en Valois
Fin novembre : Gastronomades

Etudier à Angoulême, une ville créative reconnue par l’UNESCO !

Située à moins de 2 heures de Paris et à 35 minutes de Bordeaux par train, Angoulême présente les qualités d’une ancienne cité médiévale, à taille humaine, où le coût de la vie reste raisonnable… Voici trois arguments qui font d’Angoulême une ville qui offre un environnement paisible où il fait bon vivre et étudier !
Angoulême propose tous les avantages d’une ville culturelle et artistique. En octobre 2019, elle a fait son entrée dans le réseau des Villes créatives de l’UNESCO au titre de la littérature. Cette reconnaissance lui permet non seulement de mettre en lumière la longue tradition industrielle de fabrication de papier, d’imprimerie et d’édition qui s’est développée depuis le XIX° siècle. La Ville d’Angoulême est aujourd’hui mondialement connue pour son Festival International de la Bande Dessinée, créé en 1974 par un groupe de passionnés et qui accueille chaque année plus de 200 000 visiteurs fin Janvier. La Ville d’Angoulême apportera dorénavant son expérience en matière de Bande Dessinée aux autres villes créatives du réseau de l’UNESCO !

Nicolas LABARRE nous dévoile d’où certains films américains tirent leur inspiration depuis les années 30 …

Lors de la rencontre nationale de la bande dessinée à la cité de la bande dessinée et de l’image, le 04 octobre dernier, nous avons pu assister à la prise de parole de Nicolas Labarre, maître de conférences en civilisation américaines à l’université de Bordeaux Montaigne.

Ce dernier nous dévoila d’où certains films américains ont tiré leur inspiration depuis les années 30… Des comic strips !

Les comic strips ont été adaptés au fil des années, donnant naissance à des séries repères lors des années 30, tels que « Tailspin Tommy », « Tarzan » ou encore « Black Roger ».

De longs métrages sont apparus également à cette époque, où la focalisation se faisait principalement sur le personnage, tel que dans Skippy by Percy Crosby, premier long métrage familial à être lancé en 1931.

Nicolas Labarre a souligné l’importance des « serials », publiés dans les comics presse, ayant été adaptés pour une consommation enfantine, à l’opposé des années 10, où il était question de sensations médiatisées, telles que « Histoire de Gangster » apparu en 1931 et les adaptations des livres illustrés « Dick Tracy » en 1932.

Vinrent alors les années 40 avec des adaptations plus longues, tirées des comics books ciblant les jeunes enfants.

A cette même époque, et jusqu’aux années 50, les séries B succédèrent aux serials, avec des tournages à la chaîne, à l’image de Red Ryder, où 27 films ont été consacrés aux personnages.

Cette évolution se poursuit avec l’avènement des Block Buster, où l’adaptation des bandes dessinées avec de gros budgets a enfin eu lieu. Des adaptations qui, d’ailleurs ne se limitaient pas aux supers héros, à l’image de Popeye, Flash Gorden (1980) et Dick Tracy (1990).

Par Narimane AYAD, étudiante en M2 MPJ

Tintin et Astérix au cinéma

Le jeudi 4 et vendredi 5 octobre ont eu lieu les 3ème rencontres nationales de la bande dessinée à Angoulême. Cette année, le thème était « Bande dessinée et cinéma : du dessin à l’écran ».

Lors de la conférence « Tintin et Astérix au cinéma », Gilles Colas a abordé les tenants et les aboutissants des adaptations de ces deux personnages cultes de la bande dessinée au cinéma.

En ce qui concerne Tintin, Hergé, son créateur s’est dès le début inspiré du cinéma comme par exemple dans « Tintin au Congo » où le jeune homme essaye de filmer des animaux avec sa caméra, savant mélange de documentaire et d’humour. De nombreux clins d’œil au 7ème art sont présents dans les albums de Tintin comme le singe dans l’Ile Noire (qui fait référence à King Kong) ou des allusions à Alfred Hitchcock.

Beaucoup d’adaptations de l’œuvre d’Hergé ont vu le jour que ce soit au cinéma (Philippe Lambard avec « Tintin au cinéma »), au théâtre avec des marionnettes et même des adaptations télévisées. Le film de Spielberg et Peter Jackson « Les aventures de Tintin : le secret de la licorne » développe l’esthétique inhabituelle avec un mélange de prise de vue réelle et de réalité augmentée. Cependant, le point le plus discutable reste la vulgarité présente dans le film, vulgarité quasi inexistante dans l’œuvre originale de Hergé qui peut s’expliquer par la volonté des scénaristes de toucher un public large.

Astérix est l’œuvre majeure de Goscinny, scénariste qui a également écrit Lucky Luke, Iznogoud ou le Petit Nicolas. Goscinny aimait faire des caricatures de personnes célèbres comme Alfred Hitchcock ou Wallace Beery. Le cinéma est également omniprésent dans ses œuvres comme par exemple dans « Le Petit Nicolas » où celui-ci adore aller voir des films de chevaliers, de mousquetaires ou même des westerns.

L’adaptation d’Astérix au cinéma révèle une certaine frénésie : un tous les deux ans depuis près de quatre décennies. Pourtant, tout n’a pas toujours été simple … Après avoir sorti « Astérix le Gaulois », Goscinny et Uderzo apprennent par hasard qu’un film est en préparation et allait quasiment sortir dans les cinémas sans leur accord. Malgré un succès considérable en salle, les auteurs ont interdit à la production de sortir les 2 autres films prévus. Goscinny a ainsi pu créer un peu plus tard les « Studios Idéfix » avec lesquels il a pu produire de nombreux films consacrés au héros gaulois.

L’introduction des effets spéciaux a permis aux réalisateurs de produire des films en prise de vue réelle. Avant cette technique, il était assez compliqué d’avoir un acteur difforme qui correspondait au graphisme de bande dessinée. De ce moment-là sont nés d’immenses succès comme Astérix et Mission Cléopâtre, quatrième film français de l’histoire.

De nos jours, les nouvelles générations découvrent les personnages en regardant les films au cinéma et ils liront ensuite les albums, comme ce fut le cas pour Astérix. Notons également le fait que ces personnages sont intergénérationnels et plaisent aux petits comme aux grands.

Une citation d’Alain Chabat témoigne du talent de Goscinny : « Adapter un Astérix ou un album de Goscinny, c’est vraiment un boulot de fainéant parce que tout est fait. »

Nous remercions Gilles Colas pour son intervention fort enrichissante sur cet univers foisonnant dont la dernière adaptation a été en 2018 Astérix et le secret de la potion magique !

Par Jérémy MASSONDE, Andrea AROSTEGUY & Maëlys FOUCHE, étudiants en M2 MPJ

Bande-dessinée / Cinéma : adaptation ou trahison ?

Dans le cadre des 3e rencontres nationales de la bande dessinée, nous avons assisté à de nombreuses conférences qui se déroulaient pendant deux jours autour du thème de l’adaptation de la bande dessinée au cinéma., né en 1951. Son intervention était dans le cadre d’une journée consacrée pour éliminer la confusion qui est toujours autour la bande dessinée et le dessin animé.

Le 9e art s’est nourri du 7e tout au long de l’histoire :

Pour prouver que le débat, qui se situe autour du fait de passer de la fixité (la bande dessinée) au cinétique (les dessins animés), est très vieux et existe depuis toujours, Pascal Vimenet (un réalisateur, écrivain, enseignant et critique de cinéma, spécialiste du cinéma d’animation) a commencé sa conférence par diffuser des extraits de  Little Nemo (1911) par Winsor McCay et Fantasmagorie (1908) d’Emile Cohl.

Winsor McCay a trahi sa propre bande dessinée en osant défaire par l’animation ce qu’il avait construit dans le cadre des cases fixes de la BD. Il a compris qu’il était face à un autre medium qui fonctionne différemment du support papier auquel il était habitué auparavant. Il abandonne le principe des cases et des phylactères. Dans l’extrait animé qu’il a produit, les personnages de Little Nemo s’engendrent les uns les autres. Ce qui montre que Winsor McCay avait une compréhension intuitive et instantanée de ce qu’est la dynamique cinématographique.

Une accélération des échanges entre les mediums :

Pascal Vimenet a évoqué la personnalité de René Laloux parce qu’il est un bon exemple pour illustrer l’enjeux de son intervention. Ce dernier – dans l’entretien réalisé par Vimenet – a dit qu’il a beaucoup aimé la danse de Gene Kelly avec Jerry Mouse. René Laloux, en citant cet exemple, nous fait penser à l’importance de l’hybridité au cinéma. Selon Pascal Vimenet, on ne doit pas se contenter d’un regard sur le rapport BD adaptée au cinéma d’animation mais il faut envisager la question un peu différemment : plutôt sous l’angle de la dissémination de l’animation dans la totalité du cinéma. Parce que beaucoup de réalisateurs contemporains font appel dans leurs films à l’animation et inversement : beaucoup de films contemporains ne font pas du tout appel à la BD, par ex : La Tortue Rouge. En revanche, ce dernier est un univers graphique fort qui peut très bien faire l’objet d’une adaptation en BD. Du coup, l’échange entre les mediums s’est accéléré.

Il a conclu son intervention par une citation de Blutch[1] : « Nous sommes là à l’opposé du dessin immobile, qui ne se livre pas, qui reste toujours à décrypter, qui se dérobe. Et ce fut bien là ma principale difficulté : comment préserver le silencieux mystère du dessin statique sur le géant-écran. »

Cette citation renvoie à une discussion aujourd’hui entre professionnels sur la place du son dans le dessin animé. En effet, comment dans les adaptations des bandes dessinées, retrouver le son intérieur qui a accompagné la lecture silencieuse de la qu’on a en la lisant.

[1] Blutch, de son vrai nom Christian Hincker, est considéré comme l’un des principaux auteurs de la bande dessinée française depuis le début des années 1990.

Par Hagar SOUSA, étudiante en M2 MPJ

De Buck Rogers à Barbarella : la science-fiction de la case à l’écran

En ce jeudi 4 et vendredi 5 octobre 2018, s’est tenu à la Cité la troisième édition des Rencontres nationales de la bande dessinée. Sous le titre bande dessinée et cinéma : du dessin à l’écran, l’édition 2018 est consacrée au phénomène des transpositions de bandes dessinées à l’écran.

Au cours de cette rencontre nous avons eu la chance d’assister à une intervention d’Harry Morgan, théoricien de la bande-dessinée, romancier et auteur de bande-dessinée français. Sous le thème « De Buck Rogers à Barbarella : la science-fiction de la case à l’écran », Harry Morgan nous explique les raisons pour laquelle il a choisi comme adaptation cinématographique les bandes dessinées de science-fiction Buck Rogers et Barbarella.

Tout d’abord, à l’instar de Buck Roger, Barbarella est une adaptation fidèle d’une bande dessinée. Mais, elles ont un point commun, c’est d’avoir reçu un accueil mitigé de la part des critiques. De plus, Harry Morgan souligne l’avantage de l’univers de science-fiction qui est un univers de pure imagination, il n’y a donc aucun risque de ressemblance accidentelle. Ainsi, par sa présentation Harry Morgan soulève plusieurs questions.

Quelles peuvent être les raisons de se détacher d’une bande-dessinée pour en faire une adaptation cinématographique ?

Buck Rogers in the 25th Century : un film produit par Glen A. Larson en 1979

Publié pour la première fois dans un journal le 7 janvier 1929 sous le nom de « Buck Rogers in the Year 2419 A.D », Buck Rogers est plongé dans un sommeil latent en 1929 après avoir inhalé des vapeurs d’une mine abandonnée.  Quand il se réveille 500 ans après, soit en 2419, il fait la connaissance de Wilma Deering qui lui apprend que l’Amérique est envahie par les Mongols. L’Amérique des années 20 qu’il a connu est devenue une Amérique vieillie de 500 ans mais qui bénéficie de 500 ans de progrès technologique avant notamment les premiers pistolet à rayon laser désintégrateur.

Pour son adaptation cinématographique, l’enjeu était de coller parfaitement au genre de science-fiction qui connaissait un succès retentissant depuis 1977 avec la sortie du film « Star Wars : La Guerre des Etoiles ». Buck Rogers ne se réveille pas 500 ans après en Amérique mais au milieu de l’espace où après un phénomène inattendu il se fait cryogéniser. Attendre 1979 est également une date clé puisqu’il s’agit de l’anniversaire des 50 ans de la première publication du comic strip. La production de cette adaptation cinématographique a privilégié des enjeux commerciaux, au détriment même de la nature de la bande dessinée originale.

Pourquoi la retranscription fidèle de la bande-dessinée Barbarella n’est pas synonyme de bonne adaptation cinématographique ?

Barbarella : un film produit par Roger Vadim en 1968

Créée en 1962 par Jean-Claude Forest et parue dans les pages du V Magasine, Barabarella raconte les aventures d’une terrienne en exil qui explore les planètes de la galaxie.

Le film ne pouvait pas être plus fidèle à la bande-dessinée. La ressemblance frappante entre les acteurs et les personnages, l’intrigue, les décors, le scénario, tous les éléments y sont.

Mais, est-ce que cela suffit pour que cela fonctionne ?

A sa sortie, le film a reçu un avis mitigé le qualifiant par la presse anglaise de camp. Associé souvent au terme kitch, camp est défini comme quelque chose de tellement mauvais, que la seule réponse que l’on puisse faire c’est d’en rire. Une des principales raisons de cette qualification est dû à la maladresse de la retranscription de la narration qui, chez Forest, est le détachement ironique. Ainsi, dans le film, le second degré mal maîtrisé et volontairement exagéré qui ne fait qu’accentuer l’effet d’auto-parodie et fait donc cette adaptation cinématographique un échec.

Harry Morgan nous montre la difficulté de créer avec les moyens du cinéma une narration qui produise le même effet que la bande-dessinée. Ainsi, adapter une œuvre fidèlement avec l’exemple de Barbarella ou s’en détacher avec Buck Roger ne garantit en rien une adaptation réussie.

On pourrait alors se demander s’il existe une méthode parfaite pour faire d’une bande-dessinée une bonne adaptation cinématographique ? Malheureusement, il n’en existe pas !

Cependant, Sin City, Largo Winch, The Avengers, Snowpiercer… Il existe des adaptations cinématographies de bande-dessinées qui ont reçu un avis très favorable et qui sont devenus LES références en matière d’adaptation cinématographique. Alors quelle meilleure idée que de demander à John Whedon -réalisateur de deux films qui font partie des dix plus gros succès commerciaux de l’histoire du cinéma : Avengers et Avengers : l’Ere d’Ultron- de dévoiler son secret !

“It’s capturing the essence of the comic and being true to what’s wonderful about it, while remembering that it’s a movie and not a comic.” Sa réponse, bien qu’apparente évidente, devrait être entendue par tous ceux qui se sont déjà confrontés à l’adaptation cinématographique de bandes dessinées.

Par Yvanilde PANONT, étudiante en M2 MPJ