Logiciel de Simulation LTE-SIM

Panorama des logiciels

Dans le cadre de mes travaux de recherche, je souhaite m’appuyer sur des simulateurs permettant de prendre en compte à la fois la couche physique, mais aussi les couches supérieures (notamment la cross-layer MAC-RLC) et la couche applicative (QoS en fonction des services).

Il existe différents logiciels, certains payants (4G-Lab), d’autres non commerciaux (GPL). Un travail réalisé par des étudiants en Master 2 -M2 – IMMT parcours TMR à l’Université de Poitiers (SFA) ont travaillé sur le logiciel LTE-SIM (Politecnico) pour définir :

Au final, mes thématiques de recherche concernant la couche ordonnancement et gestion de puissance nécessite une modification de codes sources du programme. De plus, des limitations en terme d’interconnexion avec d’autres programmes sous Matlab me contraind d’abandonner ce logiciel.

Mais, nous souhaitions diffuser le travail réalisé, et je remercie les étudiants qui ont mené cette étude. Il est à noter que le logiciel est dorénavant en version 5 mais l’étude reste d’actualité.

Une formation est proposée pour comprendre le fonctionnement de ce logiciel vis-à-vis de la norme. Si vous êtes intéressés, contactez moi.

Evolution du réseau pour préparer l’IMS (Partie 5)

Dans le cas de la téléphonie 2G, le réseau mobile était connecté au réseau fixe via une passerelle nommée GMSC

Auparavant Le VLR était connecté au HLR via le réseau en mode paquet X.25, un réseau privé. Le réseau X.25 devrait être définitivement arrêté le 30 juin 2012.

Initialement, le réseau mobile était construit autour des équipements suivants :

La téléphonie mobile de 3ème Génération (UMTS) a évolué en parallèle en suivant dans un premier temps le principe de séparation de la signalisation et du transport des informations. Il s’agit de la Release 4 de la 3GPP (UMTS R4) défini en mars 2001. Le MSC (et le GMSC) sont découpés en 2 entités distinctes : Un serveur traitant de la signalisation et d’un commutateur. On passe ainsi :

  • Au niveau signalisation :
    • D’un MSC en un MSC server
    • D’un GMSC en un GMSC server et un CS-MGW
    • Au niveau transport
      • D’un MSC et d’un GMSC en un CS-MGW (Circuit Switched Media Gateway)

Les Releases 5 et 6 de l’UMTS permettent l’établissement de sessions multimédias. Il s’agit de l’IMS,  un nouveau réseau qui se superpose au CS et au PS.

Dans le réseau mobile :  Le MSC-Server  s’occupe des fonctions de contrôle d’appel. Il commande ainsi le CS-MGW permettant l’établissement, le maintien et la libération de sessions afin d’assurer le trafic (la bande passante) des informations à transmettre et le choix des protocoles sur le CS-MGW : Il est possible de passer une communication en mode circuit sur une interface A vers une communication en IP sur du SCTP. Le MSC-Server contrôle également la mobilité du MSC et de ce fait, il est connecté au VLR.

A l’interface du réseau fixe, afin de permettre l’interconnexion entre le réseau mobile et le réseau fixe, l’équipement MSC-Server se nomme GMSC-Server, indiquant ainsi son rôle de passerelle (G = Gateway ou passerelle). Son rôle est donc identique au MSC-Server, c’est-à-dire il s’occupe des fonctions de contrôle d’appel. Il commande ainsi le CS-MGW permettant l’établissement, le maintien et la libération de sessions. Par contre, il est connecté au HLR pour savoir dans quelle région géographique est situé le mobile (autrement dit dans quel VLR est sauvegardé le profil de l’abonné)

Le CS-MGW est un commutateur et une passerelle de média, il permet de router les communications (Information : Média ou Données) du réseau téléphonique (2G/3G) vers le réseau IP (IP/Ethernet, IP/ATM/SDH, IP/SDH). Il est contrôle par le MSC-Server ou MGSC-Server selon le protocole MEGACO/H.248

Avantage en terme de débit : L’évolution de l’architecture a permis d’optimiser les débits entre les équipements (TRAU : Transcodeur). Initialement, la station mobile encode la voix selon le protocole AMR (Adaptative Multi Rate Codec), avec un débit de 5 à 12 kbit/s. Le MSC utilisait la technologie : TDM, la voix était décodée et re-codée à un débit de 64 kbps (G.711). En utilisant le réseau IP (RTP/UDP/IP), la voix peut être transportée de bout en bout avec le codec AMR sur le backbone IP/ATM.

Evolution du réseau pour préparer l’IMS (Partie 4)

Cet article est la suite de 3 précédents articles. Se référer respectivement aux articles suivant avant la lecture de ce dernier :

D’après le dernier article, on s’aperçoit donc la possibilité d’interconnecter le réseau fixe et le réseau mobile via un STP Passerelle.  On verra néanmoins l’évolution du réseau mobile dans un autre article.

 

NGN_mobile_Protoc.jpg

 

Si le MGC doit contrôler un MGW qui dépend d’un autre MGC, dans ce cas, les deux MGC échangent eux aussi de la signalisation, qui est soit le SIP-T (SIP for Telephone) soit le BICC (Bearer Independant Call Control), le premier est proposé par l’IETF (Internet Ingineering Task Force), le second est proposé par l’ITU-T (International Telecommunication Network), c’est-à-dire pour simplifier le SIP-T est proposé par le monde des réseaux et le BICC est proposé par le monde de la téléphonie.

 

NGN_mobile_Protoc1.jpg

Evolution du réseau pour préparer l’IMS (Partie 3)

NGN : Architecture à 3 niveaux

Comme décrit précédemment, le  NGN se définit par une architecture réseau en 3 couches : Transport (Réseau), Contrôle et Services avec des interfaces ouvertes et normalisées entre chaque couche.

L’architecture très simplifiée est décrite par le schéma suivant :

Les Gateways sont aussi nommées passerelles, elles permettent l’interconnexion avec les réseaux externes et l’acheminement du trafic.

Les MGW ou MG (Media Gateway) sont situées au niveau du transport des flux média entre le réseau RTC et les réseaux en mode paquets.  Elles ont pour rôle :

  • Le codage et la mise en paquet des flux médias
  • La transmission de ces flux selon le MGC

Les MGW permettent donc de relier les équipements existants (CAS, BTS/BSC) à une couche de transport IP ou ATM. Différentes solutions peuvent être envisagées et gérées : IP/ATM/SDH ou IP/Ethernet ou IP/SDH (Pour aller plus loin, dans le cas de la gestion de flux multimédia, l’ajout de nouveaux mécanismes de QoS avec MPLS, DiffServ ou RSVP ont été nécessaires, mais nous y reviendront dans un autre article).

Bien souvent, la fonction SG Signaling Gateway est aussi implémentée dans la Média Gateway. La SG a pour rôle de convertir la signalisation échangée entre le réseau NGN sans l’interprétée. On parle d’adaptation de la signalisation vers le protocole utilisé (TDM/IP) : Il s’agit du protocole SIGTRAN.

Le MGW est aussi nommée Couche Adaptation et il est sous la responsabilité du SoftSwitch, c’est-à-dire du MGC dans la couche contrôle. Il échange ainsi de la signalisation via le protocole MGCP (ou MEGACO).  Le MGC est l’entité intelligente du réseau.

Le MGC gère :

  • L’échange des messages de signalisation
  • Le traitement des appels (avec les terminaux H.323, SIP, MGCP)
  •  Le choix du MGW, la prise en charge de l’appel, la réservation des ressources

 

NGN 2ème partie – Première évolution du réseau pour préparer l’IMS

Evolution graduelle du réseau téléphonique : Les services RTC réalisés par le NGN

Dans le réseau téléphonique classique (RTC), les commutateurs assurent :

  • La commutation de la voix (Média) nommé SSP (Service Switching Point)
  • Le contrôle de l’appel (Etablissement/Maintien/Libération) nommé STP (Signal Transfert Point)

Le fonctionnement du réseau s’appuie sur le protocole SS7, nommé réseau sémaphore, lequel apporte la souplesse pour la gestion des services à valeur ajoutés comme les numéros  0800. Le réseau intelligent (RI) est apporté par des entités nommées SCP (Service Control Point).

Dans le réseau NGN, la commutation de la voix autrement dit le SSP est remplacé par le réseau de transport ATM (commutateur) ou le réseau de transport IP (routeur). Evidemment, au cours de la migration, le réseau NGN et RTC coexiste. Le passage du transport du média d’un réseau à un autre est réalisé par le MGW. Son rôle est de convertir la parole d’un format à un autre (paquet numérique à un paquet IP).

Le contrôle de l’appel réalisé par le STP dans le réseau numérique SS7 est pris en charge par le MGC  (Media Gateway Controler, aussi nommé SoftSwitch) dans le réseau NGN.

Quant aux services à valeurs ajoutés définis par le SCP dans le réseau SS7, il est pris en charge par un serveur d’application SIP dans le NGN et par un serveur de média (MRF – Multimedia Ressource Function).

Le réseau SS7 est un réseau de signalisation définit via 4 couches protocolaires. Le niveau 4 concerne les services de signalisation :

  • ISUP : ISDN User Part permet l’établissement et la fin de session d’un appel avec des services complémentaires comme l’identification de l’appelant, renvoi d’appel sur occupation. ..
  • TCAP : Transaction Capability Application Part permet par exemple la traduction d’un numéro en 0800 vers un numéro fixe ou mobile (numéro physique correspondant)
  • INAP : Intelligence Network Application Part, permet les services à valeurs ajoutés comme les services prépayés
  • MAP : Mobility Application Part offre les services de mobilités.

 

 

Apple recrute des ingénieurs

Depuis quelques jours, différentes sources mettent en avant la politique de recrutement d’Apple qui est à la recherche d’ingénieurs en logiciels de téléphonie pour travailler sur les nouveaux produits iOS.

Apple qui pourtant favorise souvent ses propres solutions (cf NFC) devrait néanmoins suivre les options et choix des opérateurs de téléphonie mobile en adoptant la spécification de la voix sur LTE (VoLTE).

Dans son annonce Apple recherche des ingénieurs avec «expérience en SIP, protocole de transport (RTP) en temps réel , et les protocoles VoIP connexes», ainsi que « la familiarité avec les architectures de réseaux de télécommunications: GSM / UMTS, CDMA, VoIP, IMS.  »

Évidemment, ce service voix devra fonctionner sur tous leurs produits et non seulement les produits GSM…(cf. les applications de partage d’image).

Décodons un peu cette offre d’emploi (pour les plus motivés, je fais des formations dans cette thématique) :

Nous savons qu’actuellement la 4G est un réseau tout IP ne permettant pas à l’heure actuel le passage de la voix. Il existe plusieurs technologies qui permettront l’utilisation de la voix via un smartphone 4G :

  • VOLTE : Voice Over LTE
  • VOLGA : Voice over LTE via Generic ACCES
  • CSFB :Circuit Switch FallBack

 

VOLTE

La solution vers laquelle le réseau devrait migrer s’appuyerait sur le VolTE. Cette solution utilise le réseau IMS, plateforme universelle pour les applications multimédias. IMS est une (la) solution pour gérer les sessions IP d’applications multimédias en se basant sur le protocole SIP. L’MS peut coeexister avec la solution CSFB si une zone géographique n’est pas couverte par le LTE.

 

IMS_volte.jpg

VOLGA

Solution de migration alternative qui consiste à ajouter des passerelles dans le coeur de réseau pour transférer les appels et SMS du réseau 4G vers le réseau 2G/3G. La passerelle est donc située pour permettre la communication entre l’EPC  et les MSC. Cette Gateway se nomme VoLGA Access Network Controller (VANC) et agirait comme une BSC qui transite des paquets IP.

 

VANC_volga2.jpg

 

Pour entrer un peu plus en détail, le VANC est connecté au PDN-GateWay du réseau 4G. Cette passerelle fonctionne pour la Data et pour la signalisation (couche contrôle et transport)

 

VANC_Volga.jpg

CSFB

CSFB est la solution de voix normalisée par la spécification 3GPP 23.272. C’est une étape intermédiaire vers l’architecture IMS. Le CSFB utilisera le réseau 2G/3G pour toutes applications voix et SMS et le réseau 4G pour la Data. Le mobile doit donc changer de réseau (RAT) suivant l’application et le coût de gestion de l’infrastructure de l’opérateur est plus important par cette solution.

CSFB.jpg

 

 

 

MDM9600 – New Ipad

La polémique fait rage, on trouve actuellement des informations controversées. Il y a pour l’instant 2 versions :

  • MDM 9600 est un Modulateur/Démodulateur et il intègre la RF et par conséquent il peut s’adapter à toutes les normes sous conditions d’avoir un accord entre les opérateurs et Apple.
  • MDM 9600 ne fonctionne qu’en bande de base et doit être appairé avec un bloc RF (cf. article précédent)

Qui croire?

Déjà, deux versions donc une erreur possible. Je vous conseille donc de lire mes articles avec la plus grande prudence, car je n’ai pas réussi à avoir le datasheet du MDM9600 (Technical Specification Device).

Par manque d’informations concrêtes, je ne m’engage dans aucune des deux versions (j’ai ma préférence 70% – 30%, j’opte pour 70% sur la thèse n°2 et 30% sur la thèse n°1). Cependant, après avoir écris dans plusieurs forum je tiens à rétablir une autre version, et malheureusement aujourd’hui je n’ai pas la réponse. Quoi qu’il en soit, on peut confirmer les dire de Qualcomm : e MDM 9600 est compatible pour toutes les normes et donc toutes les fréquences, le reste est affaire d’interprétation.

Hypothèse 1 : MDM 9600 est compatible pour toutes les normes

Cette version tient la route, le MDM est un Mobile Data MoDem, le Modem (au sens électronique) est un Modulateur/Démodulateur donc il réalise la démodulation d’une porteuse en bande de base et traite le signal et réalise également la modulation.

Prenons maitenant le document technique du MDM6600, on s’apercoit que le bloc RF et le bloc en bande de base sont dans la même puce.

A gauche sur un fond jaune on trouve l’antenne, le duplexeur et les filtres. Ensuite, sur un fond gris, on trouve dans un encard violet la partie RF avec 9 pattes pour descendre les fréquences en bande de base (900, 1800; 1900; 2100 …) et en encard bleu la partie en bande de base.

MDM6600

Il suffit donc d’avoir cette possibilité pour le MDM9600, a priori il devrait avoir les mêmes fonctionnalités donc un bloc RF et la thèse que la puce permet de fonctionner sur toutes les gammes de fréquences se tient.

Hypothèse 2 : MDM 9600 est compatible pour toutes les normes à condition d’ajouter l’OL

OL ou Oscillateur local est un composant qui génère la fréquence porteuse (la référence pour l’émission et la réception). L’oscillateur local fournit une fréquence porteuse, 700 MHZ, 800 MHz, … pour peu que celle-ci soit appliquée au MDM 9600 la démodulation peut se faire. Donc le MDM 9600 est compatible pour toutes les normes, Qualcomm Cdit vrai, mais il n’est pas dit qu’il faille rajouter un composant supplémentaire. Alors pourquoi j’en parle alors que je n’ai pas la documentation technique du MDM9600.

J’avoue, je peux me tromper, cependant, si on recoupe avec d’autres documents :

 

MDM9600.JPG

 

On s’aperçoit qu el eMDM 9600 doit fonctionner avec le RTR8600 (Qualcomm RTR8600 Multiband/mode RF transceiver for LTE bands).

Pour terminer, je rajoute ce schémaou il apparait le MDM 9200 (et non 9600 mais ils sont dans la gamme des MDM 9X00).

 

 

RTR8600.JPG

Cependant, je n’ai pas non plus le datasheet de ce composant donc prudence ….

 

Projet européen en cours

Bonjour,

Je me suis absenté plusieurs semaines, délaissant ce blog et je m’excuse auprès des quelques fidèles lecteurs (inscrits aux notifications automatiques ou non) de cette absence. Quelques raisons à cela dont la plus importante est la recherche de partenaires pour monter un projet européen. Si des contacts se sont noués avec des chercheurs et des entreprises, je n’ai toujours pas réussi à impliquer des opérateurs et équipementiers.Je suis toujours dans cette phase de recherche, sur le sujet suivant.

 Ce projet européen concerne le LTE SON, dont voici le résumé en anglais :

Target : Optimization of LTE in a Heterogeneous Cellular System: LTE/LTE-A SON (Self Organizing Network)

Abstract :
In this proposal we seek to design, and, through a demonstrator validate a framework whereby the LTE network uses a Self‐Organizing Network (SON) which to optimize its: Self‐Configuration and Self‐Healing capabilities for LTE-A.
New technologies of LTE-A include enhancements in uplink and downlink multi-antenna technologies (MIMO), coordinated multi-cell transmission and reception (CoMP), bandwidth extension with carrier aggregation (CA), relay nodes (RN) and heterogeneous network deployments (Hetnet).
To ensure that acceptable QoE can be assured, measureable KPIs must be specified, and evaluated over time, at varying load rates and in the context of a managed mix of applications. The consortium is mainly concerned about Self‐Optimization and Self‐Healing LTE and LTE-A network in a hetnet (2G/3G/4G) in order to maximize the capacity of each cell with the best QoE and with the constraint of reducing power consumption of transmitters.

 Point 1 : Identification of QoS and QoE performance monitoring counters.

Point 2 :Minimize interference by self-optimization in heterogeneous networks.

Point 3 : SON for Relays & Carrier Aggregation

Point 4 : Minimisation of Drive Test

Ces points là seront un jour abordé dans ce blog, il s’agit notamment de la release 11 du LTE-A

IMS – Le réseau de l’opérateur (Technique partie 2)

L’IMS a été défini comme un sous-système pouvant gérer de multiples services multimédias. Ce sous-système est composé des éléments du coeur réseau (CN), éléments nécessaires pour mettre en oeuvre des services multimédias IP (audio, vidéo, texte, chat, image)  délivrés sur le réseau à commutation de paquets.

Pour reprendre l’article précédent, l’IMS a rapidement pris son essor lorsque ce dernier est devenu une couche de signalisation du transport de différents réseaux d’accès hétérogènes, combinantainsi les services Internet avec la téléphonie mobile et téléphonie fixe comme le montre la figure ci-dessous.

 http://laii.univ-poitiers.fr/launay/Blog_LTE/IMS.jpg

L’IMS fournit ainsi les services d’Ubiquité pour les utilisateurs nomades ou en itinérances de réseaux étrangers.

L’ubiquité est la posibilité d’avoir accès au réseau n’importe ou et sur n’importe quel terminal.

Initialement, l’IMS a été concu comme une session de contrôle de la téléphonie mobile basée sur le protocole IP. L’IMS était considéré comme un sous-système de la 3G mobile. Ainsi, l’IMS a été conçu pour améliorer les services offerts par les serveurs GPRS. Sur le schéma suivant, nous retrouvons le modèle (simplifié) du réseau GPRS et l’évolution prenant en compte l’IMS

http://laii.univ-poitiers.fr/launay/Blog_LTE/GPRS_IMS.jpg

  Dans le cas du GPRS, les services Données et de voix sont deux réseaux séparés. L’évolution vers l’IMS, la voix et la Data sont tous les deux délivrés par le réseau de commutation de paquet.

L’IMS joue un rôle crucial pour le LTE (SAE). Le HSS (Home Subscriber Server) est une base de données unifiée pour le GPRS, l’UMTS et le LTE.

IMS – Le réseau de l’opérateur (Technique)

Mise en garde

Cet article traite du réseau de l’opérateur. Il s’agit d’un article Technique qui permet de comprendre l’arrivé de l’IMS.

Pour faciliter la compréhension du réseau de l’opérateur, vous trouverez des explications ou des exemples mettant en parallèle le réseau de transport téléphonique avec le réseau de transport par voie ferrée.

Je traiterais dans un autre article l’importance de l’IMS, pour une culture générale (savoir à quoi sert l’IMS)

Le Réseau de Téléphonie Commuté Publique (RTCP ou RTP)

 Le réseau de l’opérateur différencie le niveau de transport des données, et le niveau de contrôle (cf.réseau Sémaphore CCITT n°7). Cet article est technique, je vais essayer de le simplifier en faisant une description parallèle avec la voie ferrée.

Le train est un réseau de transport terrestre qui s’appuie sur une infrastructure composée de rails, d’un train, des postes d’aiguillages, d’un aiguilleur et de la signalisation. Le train, les rails et les postes d’aiguillages forment le plan de transport, l’aiguilleur et les
feux de signalisation forment le réseau de signalisation.

Cas pratique : Un TGV étant prioritaire devant un TER, à la gare le TGV est commuté vers la voie rapide. La commutation se fait grâce au poste d’aiguillage au niveau du réseau de transport (commutation) mais cette commutation est contrôlée par l’aiguilleur situé sur le réseau de signalisation. Si deux trains se suivent sur le même rail, le deuxième train devra attendre (feu rouge, feu de signalisation) s’il suit un autre train à moins de 3 mn. C’est la signalisation qui a pour effet de stopper le train. 

Le réseau de l’opérateur est défini, à l’image du réseau ferré, par :  

  • un réseau de transport comprenant : Un commutateur (Switch) qui est le train qui accueille les passagers reliant la ville A vers la ville B. Il s’agit du CAA, commutateur à autonomie d’acheminement. Entre les deux villes à relier, le train sera aiguillé d’une voie vers une autre, grâce au poste d’aiguillage. Il s’agit  du TSw commutateur de transit, nommé Commutateur de Transit sur le réseau de l’opérateur. Il peut s’agir du CTS, Commutateur de Tansit Secondaire, CTP Commutateur Transit Principal ou CTI Commutateur de Transit International.
  • Un réseau de signalisation qui contrôle l’acheminement du train de la ville A vers la ville B. Cela comprend la signalisation : Demande de départ du train, Feu, mise en attente d’un train dans une gare ou sur la voie, et d’un aiguilleur qui contrôle l’aiguillage du train (ordre sur le poste d’aiguillage permettant de choisir une voie en fonction du trafic complet de la voie ferrée). Les ordres de commutation sont gérés par un STP Points de Signalisation Sémaphore dans le
    cœur du réseau et d’un SSP.

http://laii.univ-poitiers.fr/launay/Blog_LTE/Reseau_SS7.jpg

L’IMS est le plan de contrôle, c’est-à-dire le réseau de signalisation du réseau UMTS. Il a
été standardisé par le 3GPP pour permettre aux opérateurs de fournir des services en temps reels, comme la commutation de paquets,
 et de suivre à la fois les éléments en commutation de circuit (CS) et en commutation de paquets (PS) (revoir l’évolution du réseau 2G).

L’IMS fourni donc un cadre pour le déploiement à la fois pour les appels téléphoniques
(commutation de circuit) et les commutations de paquets
incluant :

ØMessages Multimédia (MMS) 

ØIntégration Web 

ØServices de présence 

Øpush-to-talk.

 Les opérateurs réseaux espèrent aussi réduire le CAPEX et l’OPEX grâce à l’utilisation d’un backbone unique en IP et une architecture IMS ouverte afin d’offrir des services multimédia tout en contrôlant la qualité des transmissions.