Les inégalités, produit des politiques?

La lettrevolée fait état du débat en cours aux Etats-Unis entre Krugman (et d’autres) vs. Mankiw (et d’autres) sur le pourquoi de l’accroissement des inégalités de revenu. La thèse de Krugman : la couleur du parti à la Maison Blanche y est pour beaucoup. Celle de Mankiw : non, non, mon capitaine, l’accroissement des inégalités s’explique par l’évolution technologique, biaisée en faveur du capital humain. Le débat tel qu’il s’est développé par blogs interposés est synthétisé ici, par Brad DeLong.

Première remarque : ca discute et ca débat entre économistes aux Etats-Unis, plus qu’en France me semble-t-il.

Notons que débat a commencé avec cet éditorial de Krugman dans le NY Times, éditorial qui commençait ainsi :

Recently, Henry Paulson, the Treasury secretary, acknowledged that economic inequality is rising in America … he also conceded that this might be cause for concern.
But he quickly reverted to form, falsely implying that rising inequality is mainly a story about rising wages for the highly educated. And he argued that nothing can be done about this trend… History suggests otherwise. …

Deuxième remarque : encore un politique qui se désarme tout seul…

Troisième remarque :  je suis pas peu fier d’avoir  précédé Krugman  il y a quelque temps déjà, en reprenant un graphique montrant l’explosion des inégalités sous Tatcher au Royaume-Uni. Je le reprends ici :


Quatrième remarque : Krugman s’appuie pour argumenter sur l’étude de Bartel, dans laquelle on trouve le graphique saisissant suivant :

Pas beaucoup d’ambiguité semble-t-il…

L’explication avancé par Krugman est la suivante :

Unions are probably top of the list; I believe that there’s a qualitative difference between wage bargaining in an economy with 11 percent of workers unionized, which is what we had in the early 30s, and one with 35 percent unionization, which is what emerged from World War II. That’s discontinuous change, partly driven by a change in political regime. And the process went in reverse under Reagan.

Selon lui, l’explication première tient donc au poids des syndicats (poids qui dépend lui même de la couleur politique du gouvernement en place). Des syndicats faibles ne peuvent faire pression à la hausse sur les salaires des plus pauvres, des syndicats forts le peuvent. En gros, son analyse est sous-tendue par une approche plutôt marxiste – keynésienne – régulationniste de la formation des salaires (c’est moi qui le dit. Pas sûr que Krugman apprécie la filiation, si quelqu’un voit une autre façon de théoriser ce qu’il affirme, je suis preneur!), qui dépend des rapports de force entre les collectifs d’acteurs. Mankiw and Co s’appuient de leur côté sur une analyse néoclassique, dans laquelle les facteurs de production sont rémunérés à leur productivité marginale : si les personnes qualifiées disposent de salaires plus importants, et si l’écart se creuse entre eux et les personnes moins qualifiées, c’est que leur productivité est plus forte, et croît de manière plus rapide (étant entendu que l’on peut faire des variations sur la sur-rémunération en introduisant des analyses genre salaire d’efficience dont Mankiw est friand). 

Bon, de mon point de vue, c’est plutôt une position intermédiaire qu’il faut défendre: l’évolution économique récente favorise clairement les personnes les plus qualifiées, qui bénéficient d’un accès privilégié à l’emploi et des rémunérations plus attractives. Cependant, les écarts de rémunération dépendent aussi des rapports de force entre les collectifs d’acteurs, d’où la dépendance au poids des syndicats et à l’idéologie dominante au pouvoir. Pour le dire autrement, disons que l’évolution économique produit un potentiel d’inégalités de revenu, qui sera pleinement réalisé, ou seulement partiellement, en fonction des rapports de force entre acteurs (Cf. aussi l’analyse de Mark Toma et le papier en lien sur le cas australien).

D’un point de vue de politique économique, deux perspectives:
* faire en sorte de rééquilibrer les rapports de force entre les collectifs d’acteurs, étant entendu qu’en France les syndicats de salariés ne pèsent plus grand chose… (je ne suis donc pas tout à fait d’accord (euphémisme) avec Enzo d’Aviolo qui tire à boulet rouge sur Ségolène et sa volonté d’accroître le taux de syndicalisation). Ceci devrait conduire à la mise en oeuvre de nouveaux compromis institutionnalisés pour reprendre des termes régulationnistes, définissant de nouveaux modes de distribution (et de redistribution) des revenus.
* Mais aussi élever le niveau de qualification de la population pour prendre acte du caractère biaisé du changement technologique. Ce qui veut dire une politique ambitieuse de formation initiale et continue. En développant ce type de politique, on agit en amont de la distribution/redistribution des revenus. Autrement dit, on n’attend pas que les inégalités surviennent pour les corriger, mais on agit sur les déterminants des inégalités (différences de qualification).

remarque conclusive : à quand des débats de ce type en France?

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29 commentaires sur “Les inégalités, produit des politiques?

  1. Pour qu’il y ait un débat de ce type en France, il faudrait déjà que la notion d’inégalités liées au progrès technique soit une idée connue. Il ne me semble pas que ce soit le cas, les inégalités comme le chômage étant plus volontiers attribuées à la mondialisation (avec le faux coupable des délocalisations), à la libéralisation des marchés financiers ou encore à la xénophobie (si, si, j’ai eu des élèves persuadés que c’était une source essentielle des inégalités de revenus). De même, la plupart de mes élèves voyaient l’économie comme une boîte noire, prenant en entrée les politiques publiques, et en sortie un niveau de revenu pour les individus. Avec une telle vision, il n’y a pas de place pour un choc technologique exogène, et encore moins pour des adaptations endogènes à ce choc. Au tant dire que si ce débat serait effectivement utile, il devra pour avoir lieu être précédé d’une longue période de pédagogie de la part des économistes.

  2. L’article est plutôt intéressant, et aborde plusieurs sujets sur lesquels je ne vois pas grand’ chose à dire… sauf peut-être sur celui-ci : "remarque conclusive : à quand des débats de ce type en France?" Plusieurs explications sont possibles… je vais tenter de donner celles qui me semblent pertinentes. Y’a des chances néanmoins que ça soit fortement foireux et entièrement fondés sur des préjugés bas-de-gamme. :oD * Tout d’abord, la première chose qui me vient à l’esprit, c’est le principe de la "tour d’ivoire" des chercheurs et experts en science sociale. C’est Bourdieu qui disait que les économistes devaient un peu sortir de celle-ci s’ils désiraient rectifier les erreurs commises par les hommes politiques et médias utilisant n’importe comment leur science. C’est ce que vous faites par l’intermédiaire de ce blog et -entre autres- de votre catégorie sur les idées reçues. D’autres se lancent aussi dans leurs propres sites, mais ces derniers peuvent être avant tout réservés à une certaine classe d’initiés. Les débats concernent alors des économistes entre eux, mais cela reste très cordial, ils se renvoient la balle sans trop chipoter, et tout cela reste très peu… intéressant ? Pour le citoyen moyen. Et là, la question bête à se poser peut être : quel interêt, donc, en France de lancer de tels débats, si cela ne touche que les économistes et s’ils pourraient le faire via des fora privés, des mailing-lists, etc ? (…si les citoyens ordinaires ne lisent pas ces éventuels débats.) Alors que comme on peut le voir là, le débat entre économistes Etats-Uniens touche à la politique générale du pays, par exemple. J’imagine que cela est suivi par des citoyens qui ne touchent pas nécessairement à l’économie. Cette tour d’ivoire n’est pas nécessairement fabriquée par les économistes eux-mêmes, mais également par les médias, hommes politiques et par l’imaginaire collectif qui présentent les économistes comme relativement ennuyeux, déconnectés de la réalité et à laisser bosser comme conseillers. Je vais peut-être choquer des lecteurs, ici, mais personnellement ce sont des auteurs comme Marris ou Galbraith qui m’ont réellement donné envie de me lancer dans l’économie. L’un comme l’autre sont sortis de leurs champs respectifs, ont investi celui des médias, et ont tenté -par la vulgarisation, l’humour, un style bien à eux- d’intéresser des citoyens. Des ouvrages comme "Tout savoir sur l’économie… ou presque" ou "L’anti-manuel de l’économie" sont compréhensibles par toutes et tous. Pour le livre de Galbraith je ne sais pas, mais celui de Marris fut suffisamment médiatisé, en plus de ses débats avec Sylvestre à la radio. * La formation de la jeunesse peut compter également, ainsi que la vision des connaissances utiles dans nos deux pays… Si j’avais bien compris l’interêt des gros manuels généralistes Etats-Uniens, c’est apparemment parce que de nombreux étudiants prenaient là-bas des options en économie ou s’y intéressaient. En France, beaucoup ne voient pas du tout l’utilité de se lancer dans une telle "mini-formation" à côté de leurs études. Quant à la vision des connaissances, elle est particulière également… Aux Etats-Unis, un brave type du genre Michael Moore, ancien chômeur et non-diplômé, peut tenter de devenir écrivain, médiatisé, activiste majeur et représentant d’une couche de la population. En France, un écrivain médiatisé a généralement passé des études assez conséquentes, et les "stars" sont des diplômés en littérature ou science-po. En gros, le "self made man" intellectuel et culturel est tout de même privilégié aux Etats-Unis par rapport à la France… (Que cela soit réaliste ou non, cela fait parti de l’imaginaire collectif.) et cela peut inciter des citoyens Etats-Uniens à se lancer eux-mêmes dans la compréhension de choses qui, en France, sont réservés à des initiés, à une élite. Idem pour la production culturelle ou intellectuelle. Et cela connaît bien entendu une répercussion quant aux audiences des blogs ou interventions des économistes et spécialistes Etats-Uniens, alors qu’en France… ben… la connaissance des "stars" de l’économie nationale ne touche pas énormément de monde. Ces audiences sont autant d’incitations pour ces bloggueurs à s’investir dans la politique générale de leurs pays, en donnant leurs avis, s’exposant et tentant de faire comprendre des choses à leurs lecteurs. * La position des universitaires et experts par rapport à la politique de leur pays peut également amener ou non des débats… C’est Stiglitz qui citait rapidement Bourdieu au début de sa Grande Désillusion, un "best-seller économique". (Que l’on peut critiquer ou non : au final, il a touché pas mal de monde avec son discours.) La place du spécialiste, de l’expert, de l’universitaire, tant en science "dure" qu’en économie, n’a pas la même place selon les pays. Un économiste-star en France n’aura pas nécessairement la même influence sur la politique au sens large (Comprendre ici : l’interaction qu’il aura avec la Cité.) qu’un économiste-star aux Etats-Unis qui d’ailleurs aurait pu être conseiller de… investi dans tel parti… etc. * Tout cela pour finir sur un truc un peu foireux, mais qui me semble peut-être intéressant… L’intensité et le nombre de débats entre économistes (Ou autres spécialistes.) peut dépendre d’une sorte de calcul inconscient ou non des interêts de les mener, et éventuellement des "coûts" associés à des "pertes" de débats. Car il ne faut pas oublier qu’un débat, c’est une confrontation d’opinions, d’idées : il peut y avoir un perdant, et un gagnant. Grosso-merdo, des exemples pour bien me faire comprendre dans ce raisonnement… Et que cela peut être risqué, voire très risqué, de se lancer dans un débat si on sait qu’un gros mur nous attends en face. Les pertes et gains sont variables : augmentation ou non du crédit symbolique, relationnel, de l’influence désirée sur la Cité, de sa crédibilité… etc. Quelques exemples, étant donné que
    mon propos doit être confus : – Lors du référendum, DSK et Généreux, tous deux au PS et économistes, ont pris des positions inverses, et menés des débats, parus des bouquins, etc. Le public visé était très large, et les gains ou pertes associés à ces manoeuvres étaient énormes. La crédibilité de l’un ou de l’autre, l’influence sur la Cité par l’intermédiaire de l’influence sur ses citoyens, etc. Donc ils se sont lancés. – Autre exemple, "local" celui-ci : j’interviens parfois sur votre blog, voire souvent. J’ai pas grand’ chose à perdre. (Enfin, j’espère.:oD) Je n’ai pas de crédibilité à défendre, pas de crédit symbolique qui pourrait fondre comme glace au soleil en cas de démontage intégral de mes arguments, etc. Dans l’un de vos articles, où vous parliez de l’éducation et du "niveau qui baisse", je n’étais pas d’accord et ai rédigé des contre-arguments, que vous avez réfuté sans problème. Aucune perte pour moi de notable, me semble t’il, et pour vous non plus. Il s’agissait juste d’un mini-débat entre un économiste ayant déjà paru des bouquins, possédant un fort crédit symbolique, etc. et un étudiant inconnu, s’estimant lui-même "de comptoir" dans ses interventions. Maintenant… imaginons que je sois un chercheur reconnu au sein du champ des sciences économiques, et non un simple étudiant lambda. Pas nécessairement reconnu du grand public, mais déjà, au sein du champ des sciences écos. Donc je participe à quelques radios, j’écris de temps à autres des articles pour des revues, et j’ai un blog. (Le petit "plus", qui me permettrait de mener des débats avec un lectorat "grand public".) Je me vois alors totalement opposé à l’un de vos articles. Me lancerais-je néanmoins dans un contre-argumentaire sans réfléchir ? Non : je devrais passer un peu plus de temps à effectuer des recherches, aiguiser mon argumentation, préparer un éventuel article. Je ne serai pas un simple étudiant qui s’oppose sans prétention à un économiste, mais un économiste qui risque de jouer une partie -même infime, cela peut être important- de son crédit symbolique. Ben là, je crois que j’hésiterai déjà plus. Parce que non seulement nous ferions parti du même champ, mais nous aurions des statuts qui pourraient être comparables. Et les risques seraient encore plus grand si nous étions tous les deux médiatisés à mort, si nos interventions pouvaient être suivis par des journaux nationaux comme le Canard Enchaîné par exemple, friand de ce type d’infos sur les relations entre spécialistes. Si l’on ajoute à cela une dimension "politicienne" (Vous soutenez ou être plutôt porté sur un parti, et moi un autre.) nos avis pourraient être perçus par notre lectorat comme représentatifs de la manière de penser de tel ou tel parti ou groupe politique. Et là, ça devient carrément plus important encore ! Et ma motivation risquerait vite de retomber, ou je devrais vraiment prendre des pincettes avant de vous faire une remarque. * Une dernière chose : les économistes étant chacun "dans leur domaine" à eux, il se peut aussi qu’au sein des bloggueurs, peu seraient capables de débattre efficacement entre eux. Vous êtes reconnu au niveau de l’économie industrielle, du territoire, etc par exemple, si je simplifie. Et vous êtes un spécialiste là-dedans. Si vous avez un avis à donner, un discours normatif "fort", vous ne le ferez pas nécessairement sur… heu… j’sais pas moi… hummmm… ben tiens : la narcoéconomie. (Je dis ça presque au pif.) Si on reprend l’exemple précédent, et que je deviens un grand économiste, mais que je m’occupe avant tout de narcoéconomie… et même si je m’y connaîtrais en économie industrielle et territoriale, l’une des choses que je me dirai avant un éventuel débat c’est : "Hum. Me semble que je n’ai pas nécessairement les connaissances ou une vision suffisamment approfondie afin de mener correctement tout ça". Et cela ne m’incitera pas à me lancer dans un débat avec vous. * Pour "plus de débats", il faudrait : – un plus grand nombre d’économistes bloggueurs, (Déjà pour qu’un nombre suffisant puissent trouver des points importants sur lesquels débattre efficacement.) – peut-être des enjeux plus importants, des "gains" ou "pertes" qui en vaillent la peine, – une médiatisation accrue des économistes ? (Lectorat plus important, donc plus d’interêt à mener des débats qui pourraient en intéresser le plus grand nombre.) Blogguer, c’est quand même s’exposer à la critique, aux questions qui peuvent être gênantes, à la remise en cause constante… Il s’agit de quelque chose, surtout lorsque l’on utilise pas de pseudonyme pour se représenter, de quelque chose que l’on peut prendre à la légère lorsqu’il existe un enjeu derrière. AJC

  3. @ AJC : long commentaire, en effet!  juste un lien vers éconoclaste qui se désespérait de l\\\’insuffisance d\\\’économistes bloggeurs : http://econoclaste.org.free.fr/dotclear/index.php/?2006/05/01/524-les-economistes-francais-bloguent-toujours-tres-peuD\\\’autres billets utile au débat :http://econoclaste.org.free.fr/dotclear/index.php/?2006/04/09/457-la-france-pays-de-l-ignorance-economiquehttp://econoclaste.org.free.fr/dotclear/index.php/?2005/12/07/248-la-dure-condition-de-l-economie-en-france+ le numéro de la revue sociétal sur le rôle des économistes, téléchargeable ici :http://ses.ens-lsh.fr/index.php?arc=ac14s\\\’agissant de nos échanges sur ce blog : quand un étudiant se trompe, il dit une connerie ; quand un universitaire se trompe, on dit qu\\\’il a émis une hypothèse scientifique… Comme quoi, ce sont les universitaires qui ont le moins à perdre à débattre ! :-))

  4. Je ne suis pas économiste, je n’entre donc pas dans le fond du débat initié par OBO par ce billet ;-)Je précise simplement à propos de Ségolène (Enzo répondra sur la nécessaire (ou pas) représentation forte des syndicats) que l’idée de rendre obligatoire l’inscription des salariés à un syndicat est d’une profonde débilité, déconnectée de l’histoire de notre pays. Si les pays scandinaves le font, grand bien leur fasse (c’est vous même OBO qui écriviez il y a quelques mois que toutes les recettes étrangères  ne pouvaient être importées)…@ AJC : Je ne sais si les économistes sont coupés de la réalité. Je n’en suis pas sûr. Pas tous en tout cas. Mais une chose est sûr : l’économie "pure", c’est à dire sans fondement politique, n’a strictement aucun intérêt autre qu’intellectuel. Ce serait comme faire des maths sans envoyer de fusées dans la lune : quel intérêt ? L’économie est une science (?) par définition non fondamentale, mais qui doit être appliquée. L’économie doit être au service de la politique, exclusivement et sans réserve. Faute de quoi 1°) elle n’intéresse personne (embryon de réponse à la conclusion du billet de OBO) 2°) elle ne sert à rien, sauf ‘à alimenter les congrès de spécialistes du genre.

  5. OBO :Concernant Econoclaste, j’en ai déjà parlé sur mon blog, au sujet de leur comportement plutôt… paradoxal. Je n’ai pas trop approfondit mais cela se trouve dans la catégorie des "sites à voir". (C’est le seul article dans cette partie du blog.)Ils misent sur une forme de vulgarisation, mais il suffit de lire plusieurs de leurs avis ou réponses à des commentaires, et on peut en partie saisir pourquoi certains "citoyens ordinaires" pourraient être dégoûtés de l’économie en constatant un tel discours tant dans la forme que dans le fond.Ils sont quand même sacrément rudes lors de certaines interventions, et malheureusement, c’est une attitude que je trouve triste. (Malgré le fait que leur site est extra, dans l’ensemble.)Sans compter certains articles où aucun commentaire ne peut être posté, par exemple. (Après, cela doit trouver des explications claires.)Pour la revue Sociétal, j’irai voir ça ce soir ou prochainement. :o)(Je viens de tomber sur un gros paquet d’études de Kopp, et je suis tout fou : "rhaaaaa, ce que je cherchais était là !".)Etienne :Hum.Pour les économistes, je ne les classe pas ici comme déconnectés de la réalité. Par contre je présente un fossé entre eux et les non-initiés à leur domaine…Quant à l’économie pure, je pense que tu parles de sous-domaines comme la microéconomie, par exemple, ou les choses non-applicables au réel ? (Heu, je dis pas que la micro c’est pas applicable au réel, hein !)On peut dire que cela a un interêt cognitif : dans le sens où certains principes, certains mécanismes, ne se retrouvent jamais appliqués à la réalité… mais néanmoins permettent de "modeler" l’esprit de l’économiste ou de l’étudiant afin de lui apprendre une certaine logique qui, elle, sera applicable au réel.Personnellement, avant je ne voyais pas l’interêt de la microéconomie "de base", par exemple.Mais c’est en remarquant que lors de mes raisonnements je la reprenais inconsciemment, afin de mieux comprendre ou saisir certaines situations à analyser, que je me suis finalement dit "ha merde, en fait ça sert".Et comme dans toutes sciences, il y a certains sous-domaines ou terrains d’expérimentations qui ne pourraient être appliqués "à la réalité" ou la politique qu’après de nombreuses évolutions.C’est comme ça : c’est la "science". :o)AJC

  6. c’est pas humain ce genre de lecture au retour du chemin de croix chez carrouf …bon j’ai tout lu, deux fois, j’ai pas tout compris , chuis pas zexpert, …mais y a un truc qui me chagrine , sur le rapport capital-travail …limiter la question du rapport de force au classique "la cgt combien de divisions ?" c’est occulter la question centrale de l\\\’idéologie dominante , et cette question, difficile à mettre en équation, explique à elle seule , je le pense, bien des inversions de courbes ( cf tatcher ) .Pitan, je me rends compte que j’ai du mal à formuler mes idées, pourtant relativement claires ….En gros et à la louche, l’idéologie dominante n’est qu’une variable en économie, pas une invariable , comme le laissent penser bien des zexperts et des "vulgarisateurs" …ouf, … mais le débat va être dur a démocratiser ….l’éconofumiste de comptoir ….

  7. OBO :Oups, pour finir…Au sujet de Sociétal, je connaissais aussi ce lien. Mais je ne vois pas où j’aurai pu le dénicher ?Peut-être de Rezo…On parle souvent avec une amie étudiante en sociologie des rôles respectifs des chercheurs et spécialistes au sein de la société.Nos raisonnements sont la plupart du temps bourdieusiens, avec des notions de champ, de dominants et dominés, mais au final on en arrive à certains constats qui nous semblent coller assez bien au réel. J’en parlerai peut-être sur mon blog, après une longue discussion avec elle.AJC

  8. ACJ, je vous trouve très sévère avec Econoclaste. J’admets que ce site ne cadre pas avec l’idée de l’économie comme une discipline "ouverte au débat, à la discussion et aux non-initiés". Elle ne l’est malheureusement guère plus que la physique. La vulgarisation en économie peut au mieux donner envie au gens d’en savoir plus, de payer le coût d’entrée dans la discipline. Je précise d’ailleurs qu’à mon sens, ce coût existe dans toute discipline quelle qu’elle soit. Il est simplement plus ou moins évident. En ce qui concerne les commentaires, il faut bien reconnaître que l’étudiant en question n’avait manifestement pas fait l’effort de comprendre l’article. Celui-ci disait que pour quelques gagnants, en majorités aisés, il y avait une vaste masse de perdants. Dire donc "oui, mais il y a des gagnants qui ne sont pas riches" n’avance en rien le smilblick. La réaction d’Econoclaste a été certes un peu vive, mais c’est aussi très lassant de lire des kilomètres de commentaires par des gens en mode "je n’ai pas lu l’article, mais vous avez tort".

  9. @ AJC : le lien est dans un des billets d’éconoclaste. Il est aussi sur la page d’accueil de la fac de sciences éco de poitiers (http://sceco.univ-poitiers.fr), partie "Osez sciences Eco!)@ les marques du plaisir : quand je parle de rapports de force entre les collectifs d’acteurs, il ne s’agit pas de réduire nécessairement au poids de la CGT ni, d’ailleurs, au rapport capital/travail… Sinon, Cohen aussi m’énerve plus souvent qu’à son tour… mais un tout petit peu moins que Jacques Marseille!

  10. L’économiste : Tu peux me tutoyer (Je trouve ça plus convivial. :o) Mais signale le moi si tu préfères, toi, le vouvoiement.), je préfère. (Je ne m’estime pas suffisamment respectable ou possédant un statut particulier pour obtenir un vouvoiement.) Les Econoclastes ne cadrent en effet pas à l’idée de l’économie ouverte à toutes et à tous, etc… et tu l’admets. Oui mais ce que je pointe ici est le paradoxe de ses auteurs à désirer néanmoins le contraire. D’ailleurs, ils s’affichent comme le site de l’Economie pour les Nuls… et les autres. Concernant l’étudiant en question, ce n’est malheureusement pas un exemple "isolé". Et moi ce qu’il me paraissait faire tout simplement, c’était remettre en cause l’une des données posées par l’auteur de l’article en question. On sent l’exaspération chez les auteurs d’Econoclaste, dans la réponse à un mail concernant une remise en cause de l’économie-science, par exemple. Et si on fouille bien -et je suis désolé, là je dois partir pour un long trajet en bagnole-, on trouverait encore d’autres exemples de ce type. (J’en avais vu d’autres lors de mes premières consultations du site, mais malheureusement je ne les ai pas en tête… encore : toutes mes excuses. Je n’aime pas affirmer quelque chose sans rien derrière…) Ces exaspérations sont compréhensibles. C’est normal, et humain, de s’énerver parfois, de répondre de manière un peu rude, etc. Mais il ne faut néanmoins pas s’étonner de l’isolement dans lequel se trouvent des économistes-bloggueurs par rapport au "grand public" avec ce genre de réaction. Après, c’est dans le caractère des gens. Personnellement à mon humble niveau, je tente de faire de la "pub" pour l’économie, de faire de la "pédagogie de comptoir". Cela me bouffe un temps fou, et je ne suis ni payé, ni même réellement concerné au final, étant donné que je pourrais quitter ce champ des sciences économiques ou m’orienter vers quelque chose qui ne me mettra jamais en position de prof. Néanmoins, je le fais quand même. Parce que j’estime que c’est dans le devoir de "ceux qui savent", même pas grand’ chose, de tendre la main à ceux "qui ne savent pas". Et ça me bouffe pourtant des heures entières, parfois quotidiennement. Et je me pose néanmoins des barrières, concernant mes émotions et énervements possibles. Même si parfois elles sautent, je tente de les maintenir. Une simple réponse du style "tu devrais relire mon article", un petit truc rigolo ou même "il ne faut pas que tu confondre cas particulier et cas général" au lieu de la réponse apportée à cet étudiant par Econoclaste m’aurait semblé bien plus correcte. (Heuuu j’aimerai ajouter que malgré mon futur départ en ERASMUS je ne suis pas cet étudiant ! :oD) Cela fait parti "du jeu" d’un blog, de devoir tomber sur d’éventuels individus n’ayant strictement rien compris ou étant à côté de la plaque. Mais si l’on désire plus de communication entre initiés et non-initiés, entre économistes et grand public, etc, le mieux est d’éviter de telles attitudes. D’être patient, etc. Et surtout si on affiche une telle volonté ouvertement et qu’on lui dédie plusieurs articles… C’est au sujet de ce paradoxe chez Econoclaste que je postais. Le fait qu’ils soient parfois exaspérés ne me concerne pas plus que cela, et ne m’embête pas vraiment : leur site est complet et vraiment très agréable. OBO : Alors c’est bien là que je l’avais vu ! :oD Je sais plus pourquoi je traînais dans cette partie du site, d’ailleurs… (On fait des trucs bizarres les nuits d’insomnie, franchement.) AJC PS, pour "léconomiste" : comme j’avais tenté de le signaler je-sais-plus-où, non je ne suis pas un ancien de l’ENS, ni même étudiant là-bas. :o)

  11. OBO, il me semble que  derrière ce que vous nommez "la volonté de Royal d’accroitre la syndicalisation", se cache plutôt la volonté pernicieuse de rendre la syndicalisation obligatoire, en outre sous couvert d’une justification erronée par rapport au taux de grève (mais il est vrai qu’elle ou ses conseils ne doivent pas vous lire….)!
    Au delà du fait que je trouve curieux de vouloir augmenter le taux de syndicalisation par décision autoritaire et programmatique (pourquoi pas faire baisser le taux d’abstention aux élections pendant qu’on y est en rendant le vote obligatoire!!), je me suis ériger contre cette volonté sousjacente d’imposer la syndicalisation, méthode utilisée par des pays ultralibéraux (Canada si je ne m’abuse) que je ne souhaite pas voir appliqué à la France. Quand à voir cette idée venir d’une socialiste, je vous laisse juge de cet état de fait dans la mesure où il me semble qu’il existe d’autres engagements permettant de rééquilibrer le travail face au capital que de s’en remettre aux syndicats. Cette attitude est pour moi un signe supplémentaire de l’abandon du rôle du politique face aux déséquilibres générés par le libéralisme.
    Sur votre interessant article, croyez vous que les chiffres avancés et les conclusions tirées soient applicables aux chiffres français? merci

  12. @ enzo : sur le cas de la France, je n’ai rien trouvé. Enfin si : des données sur l’évolution des revenus chez Piketty, mais pas liés aux résultats des élections. L’exercice serait intéressant à réaliser, si qqun en a le courage et le temps!* sur le taux de syndicalisation, je dirais qu’il ne faut pas confondre la fin et les moyens. La question de fond, me semble-t-il, est la suivante : la faible syndicalisation en France pèse-t-elle sur les conditions de travail/le niveau de rémunération des salariés? Si oui, si l’on peut établir fermement une corrélation, alors ca vaut le coup de s’interroger sur les moyens de faire monter la syndicalisation. Ca c’est sur la fin. Sur les moyens, sans doute plusieurs solutions sont-elles envisageables, il faudrait voir ce qu’en disent les politistes, rendre l’adhésion obligatoire n’est peut-être pas la seule alternative.

  13. Il me semble que la stratégie affichée par Royal ici est surtout de renforcer et/ou modifier un rapport de force en fondant une action sur une structure déjà existante.Peut-être qu’une véritable avancée dans le domaine serait de détruire le "monopole" des principaux syndicats tout en assurant un soutien à tous ceux qui désireraient créer le leur…Bref, au lieu d’utiliser une ancienne structure afin de la renforcer, d’en fabriquer une nouvelle qui serait plus adaptée aux problèmes de notre époque.AJC

  14. OBO, à part rendre obligatoire l’adhésion, je ne vois pas d’autre solution. En fait ce qui me choque, c’est de faire croire que l’on peut décreter cela! Les gens se syndiquent s’ils pensent que cela a un intérêt au vu du rapport de force en cours. Donc si le syndicalisme est faible en France, c’est que soit il fonctionne mal dans ce système et fait montre de peu de crédibilité aux yeux des français, soit les Français ne croient pas en ce sytème pour réequilibrer les rapports de force.
    Donc comme le dis AJC, avant de décrêter ce genre de chose, il serait plus intelligent de donner des pistes de reflexion pour faire en sorte que les salariés se syndicalisent en changeant le sytème en place manifestement inefficace du moins en terme de syndication, si tant est que cela ait un intérêt, ce qui reste à démontrer.
    Pas sur que l’équilibre capital-travail soit meilleur dans les autres pays européens ou pourtant les syndiqués sont plus nombreux, comme quoi!
    Mais si effectivement vous arrivez à démontrer que la faible syndicalisation en France pèse sur les conditions de travail/le niveau de rémunération des salariés, je ne demande qu’à être convaincu!

  15. @ OBO … je suis en train de bosser ( pour une fois … d’habitude c’est du premier jet chez moi … ) sur la question de l’idéologie …et je me dis de plus en plus que le taux de syndicalisation a surement peu à voir ( si ce n’est à la marge … ) avec l’évolution "sociale" … l’un des problèmes qui m’a toujours chagriné avec "les sciences économiques", c’est souvent leur autisme face à d’autres "disciplines" … entre autre la philosophie …

  16. "l’un des problèmes qui m’a toujours chagriné avec "les sciences économiques", c’est souvent leur autisme face à d’autres "disciplines" … entre autre la philosophie …"Pourtant, c’est dans Aristote que l’on trouve les premières différenciations au niveau des "valeurs d’usage" et "valeur d’échange", utilisées par Adam Smith par la suite…Sans compter ses traités sur l’économie et la politique en générale…Me semble qu’il manque une formation préliminaire à une philosophie économique. J’en suis pas certain, mais cela permettrait peut-être de mieux former les futurs décideurs de demain. :o)A noter que les sciences économiques ont pioché un peu partout, quand même, et que les "grands économistes" (Pas contemporains ou modernes, hein…) comme Keynes, Marx, Smith inclurent la philosophie dans leur travail d’ensemble.Mais à l’époque… on enseignait la philosophie et la morale, me semble t’il. Et on ne dénigrait pas les philosophes autant qu’à l’heure actuelle. Il était vu comme noble de posséder des connaissances dans ces domaines.De nos jours, nous désirons séparer les scientifiques "durs", de ceux en science sociale, des "littéraires et philosophes". Ce qui est dangereux, selon moi, d’un point de vue scientifique/épistémologique.AJC

  17. la philosophie économique et les réflexions sur l’éthique économique, ca existe encore! deux références :* Alain Marciano et Alain Leroux, La philosophie économiquehttp://www.amazon.fr/gp/product/2130491049/sr=1-1/qid=1156515454/ref=sr_1_1/171-2721811-0588228?ie=UTF8&s=books* Christian Arnsperger, éthique économique et socialehttp://www.amazon.fr/gp/product/2707139440/sr=1-1/qid=1156515353/ref=sr_1_1/171-2721811-0588228?ie=UTF8&s=booksDe manière générale, les choses me semblent plus nuancées que vous ne le dites, les économistes ne sont pas si autistes que cela, c’est plus la récupération de leur discours et leur présentation caricaturale par des non économistes qui pose problème. La plupart des économistes sont plutôt nuancés dans leurs conclusions, et peu diraient que seule l’économie compte, ils cherchent à expliquer certaines choses, étant entendu que d’autres disciplines doivent aussi apporter leur contribution. C’est notamment en rassemblant les explications de chacun que l’on peut ensuite avoir une vision d’ensemble du problème. De plus, des croisement évidents existent, entre économie et histoire (école de la régulation), économie et sociologie (développement de la sociologie économique), etc…Le cloisonnement s’observe, me semble-t-il, pour toutes les disciplines. C’est le prix à payer de la division du travail/spécialisation de la recherche ; sans doute convient-il de faire plus de transversal/inter/transdisciplinaire, mais si ca a du mal à se faire, c’est moins en raison d’a priori négatif des chercheurs que du système d’incitation qui ne pousse pas du tout à en faire (la recherche valorisée académiquement est mono-disciplinaire). Mais encore une fois, j’insiste, beaucoup s’y essaient…

  18. Plutôt d’accord… juste un petit truc par contre, au sujet des attaques provenant de nombreux citoyens contre les économistes.Ce que j’ai pu constater -et j’en faisais autrefois parti :oD (Je m’étais d’ailleurs dit : "j’entrerai jamais dans une fac d’éco !".)- chez ceux qui critiquent les économistes en général, c’est surtout le fait qu’ils se fondent sur les interprétations généralement faussées de la part des médias, hommes politiques, journalistes…Bourdieu disait à ce sujet qu’il entendait souvent des économistes se plaindre de cela, d’ailleurs. Grosso-merdo, il leur a répondu de se démerder à sortir un peu de leur "tour d’ivoire".Il y a autre chose, qui fait que l’on pointe les économistes… hein, selon moi… c’est qu’ils représentent justement le point "de recoupement" de pas mal de disciplines.Sociologie, physique, philosophie, mathématiques, psychologie, biologie… y’a un peu tout le monde qui se pointe. C’est marrant.Et lorsque l’on regarde qui furent les "économistes de légende", dans les livres d’histoire de la pensée économique, on trouve justement de tout.Dans les sciences sociales, cela reste également le domaine qui est directement applicable au réel, et dont le discours normatif "sert" aux politiques.Ce sont donc des cibles de choix. :oDAJC

  19. @ Laurent : Guerrien dit pas mal de choses avec lesquelles je suis d’accord. Parler de tendance plus que de lois, importance des croyances dans les comportements économiques, mathématisation à outrance, critique de certains modèles qui redécouvrent des choses connus depuis longtemps, et puis, bien sûr, l’économie commes ujet passionnant!  Bon, mais faut pas croire, beaucoup d’économistes en ont conscience, et cherchent à aborder les problèmes autrement! Et parmi eux, pas mal s’en sortent très bien!

  20. @ Laurent : disons que le principal reproche que je ferais à Guerrien est qu’il critique une caricature, si bien qu’il en devient lui même caricatural… Bien sûr, la caricature qu’il critique existe, peut-être est-elle sur-représentée dans certaines facs (parisiennes notamment?), mais pas vraiment généralisable. Il n’y a qu’à voir le débat Krugman/Mankiw auquel je fais référence, deux économistes qui sont plutôt bien dans le moule que dénonce Guerrien, mais qui n’en tombent pas pour autant dans les travers…

  21. Autant que je puisse le trouver, il qualifie ces observations"une partie non négligeable de la profession, essentiellement au niveau académique, s’est réfugiée dans l’abstrac-tion et le formalisme."Il ne dit même pas majorité."souvent présentée comme la garantie d’une approche « non idéologique »"La aussi, c’est "souvent"."Cette étude – à laquelle, heureusement, beaucoup se consacrent – est pourtant à la fois passionnante et nécessaire"Autre sens, même type de qualification non absolue.Bien sur, il pourrait faire l’effort de documenter et de chiffrer en analysant les publications sur une certaine période avec une classification sommaire.Mais il me semble que cet article mets en évidence clairement les dérives effectives d’une partie du milieu (qui m’apparaissent comme bien visible en tant qu’"outsider") et donne des explications sociologiques et contextuelles.Quelques exemples sur le role des maths, voir les commentaires 16 et 22 dehttp://leconomiste.free.fr/notes/index.php?2006/03/19/14-economistes-matheux-et-physiciens" Mais le débat scientifique ne se situe pas à ce niveau, et qui ne possède pas les outils techniques (i.e. mathématiques) et la formation nécéssaire pour comprendre la science économique telle qu’elle est créé et débattue dans la litérature spécialisée n’a pas de légitimité pour intervenir dans le débat scientifique"Clair et définitif …

  22. @ Laurent : oui, oui! c’est bien pour ca que je disais dans mon premier commentaire avec beaucoup des choses dites par Guerrien…. Mais il force parfois le trait  (euphémisme). Certes, dans l’article il met les formes, mais pour l’avoir vu lors d’une conférence tirer à boulet rouge sur l’approche évolutionniste, je vous assure qu’il arrive assez vite à être caricatural!

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