Les tribulations amoureuses du Songe

« Comment se déroule la fête nocturne dans ce bosquet hanté ? », demande Obéron, le roi des fées, à son malicieux Puck. Cette question à elle seule pourrait résumer l’atmosphère folle et féérique de la comédie shakespearienne qui questionne notre rapport au désir, aux normes amoureuses, à l’inconstance humaine.

Édition bilingue avec dossier. 4,90 euros.

Traduction par Jules Supervielle et Jean-Louis Supervielle

Présentation et dossier par Pascale Drouet

https://editions.flammarion.com/Catalogue/gf/litterature-et-civilisation/le-songe-dune-nuit-dete

DOSSIER sur l’amour

I. À l’origine était l’amour contrarié

  1. La volonté du père (Démétrius et non Lysandre)
  2. Amour et châtiment: les lois contre nature d’Athènes
  3. La fuite amoureuse

II. Une réflexion sur le coup de foudre (love at first sight)

  1. La prééminence du regard
  2. La métaphore de l’ensorcellement
  3. « Love-in-idleness », petite fleur d’Occident

III. Réciprocité, non-réciprocité, réversibilité

  1. Réciprocité amoureuse, impatience du désir,
  2. Le malheur d’aimer sans retour
  3. Invraisemblable réversibilité, ou les jeux de l’inconstance

IV. Amour et violence, ou le motif de la discordia concors

  1. La conquête amoureuse (Thèse/Hippolyta)
  2. La querelle amoureuse (Obéron/Titania)
  3. Violence verbale, menaces physiques

V. La langue de l’amour: pétrarquisme, parodie et autres excès

  1. Savoir livresque, hyperboles pétrarquisantes
  2. Le dérèglement burlesque: Titania et le tisserand à tête d’âne
  3. Parodier la tragédie amoureuse: Pyrame et Thisbé

 

 

Vient de paraître: Shakespeare au risque de la philosophie

 

 

Shakespeare n’est pas philosophe. Soit. Et nombre de ses pointes ironiques à l’égard des philosophes témoignent de la défiance qu’ils lui inspiraient. Mais outre qu’il aura été influencé par diverses traditions philosophiques, provenant de l’Antiquité comme de la Renaissance, son œuvre, depuis le XVIIIe siècle jusqu’à nos jours, n’a cessé d’inspirer celles des philosophes.

Aussi interroger Shakespeare au risque de la philosophie n’est pas l’aborder avec la volonté de soumettre son théâtre au règne du concept dans l’espoir secret de le démythifier. C’est à l’inverse le prendre au sérieux, sans complaisance et jusque dans ses provocations, afin de faire entendre son propos et ses questions.

Fruit d’une collaboration originale entre anglicistes et philosophes, cet ouvrage constitue un apport inédit aux études shakespeariennes de langue française.

Pour commander à l’éditeur: http://www.editions-hermann.fr/5138-shakespeare-au-risque-de-la-philosophie.html

On en parle sur France Culture

Table des matières

Introduction…..5 —– par Pascale Drouet et Philippe Grosos

Partie I
Shakespeare et son héritage philosophique : de l’Antiquité à la Renaissance

I. Présence de la philosophie ancienne dans l’œuvre de Shakespeare? Le cas du stoïcisme…..11 —– par Sylvain Roux

II. Réflexions sur la mort et l’au-delà dans Hamlet : de la piété chrétienne à l’athéisme philosophique…..33 —– par Wael Ellouz

III. Wise fool et festina lente : Shakespeare héritier d’Érasme?…..47 —– par Pascale Drouet

IV. « Words of Sovereignty » : Shakespeare, Bacon et la question philosophique de la souveraineté politique dans Henry VIII et New Atlantis …..65 —– par Mickaël Popelard

V. Shakespeare au miroir de Machiavel…..89 —– par Gérald Sfez

VI. Des tablettes à l’épée : Montaigne et la marginalisation de la philosophie chez Shakespeare…..109 —– par Richard Hillman

Partie II
La réception de Shakespeare
dans la philosophie des xviiie et xixe siècles

VII. Shakespeare et Homère : l’esthétique du génie et les noms propres…..127 —– par Holger Schmid

VIII. « Faire usage de Shakespeare » dans la philosophie et la littérature allemandes, à la fin du xviiie siècle : Herder et Shakespeare…..139 —– par François Thomas

IX. Shakespeare et la reconnaissance : l’Anerkennung comme interpellation intersubjective…..159 —– par Patrick Gray

X. Deux figures d’un Shakespeare « romantique » : la place de Shakespeare dans les conceptions esthétiques de Hegel et des romantiques d’Iéna…..183 —– par Victor Béguin

XI. Dramaturgie de la morale : Shakespeare entre Schopenhauer et Nietzsche…..219 —– par François Félix

Partie III
La réception de Shakespeare par les philosophes du XXe siècle

XII. La chair et la duplicité du corps dans Othello : Merleau-Ponty et Shakespeare…..239 —– par Guillaume Carron

XIII. William Shakespeare, Vladimir Jankélévitch : deux hommes épris de musique…..255 —– par Françoise Barbé-Petit

XIV. La paix et la reconnaissance d’autrui : Girard, Levinas et Shakespeare…..277 —– par Sean Lawrence

XV. Le Richard III de Gilles Shakespeare…..295 —– par Marie-Dominique Garnier

Partie IV
La question du tragique et ses réponses philosophiques

XVI. « What’s in a name? » ou la tragicomédie familiale. Une lecture shakespearienne des enjeux familiaux…..319 —– par Jean-Philippe Pierron

XVII. « Je ne suis pas ce que je suis » : Shakespeare et l’ontologie…..335 —– par Jessica Chiba

XVIII. « Ce qui est fait ne peut être défait » : succession et temps diachronique dans la tragédie shakespearienne…..349 —– par William C. Carroll

XIX. Sur Othello et Desdémone…..371 —– par Paul A. Kottman

XX. L’emprise de la volonté dans Le Roi Lear….. 405 —– par Catherine Lisak

XXI. « Être ou ne pas être? » : Shakespeare contre la philosophie….. 419 —– par Jeffrey R. Wilson
XXII. Jouer un personnage, penser en philosophe…..445 —– par Hélène Garello

XXIII. Shakespeare, la philosophie et le malentendu…..467 –—- par Philippe Grosos

Bibliographie ….. 483

Notice concernant les auteurs…..509

Index des noms propres ….. 515

Index des oeuvres de Shakespeare mentionnées ….. 521

Doctoriales de la SFS

Programme des Doctoriales de la Société Française Shakespeare

Université de Poitiers – Laboratoire FORELL, Équipe B1 – Coorg. P. Drouet et W. Ellouz

Vendredi 24 mars 2017 – salle Mélusine, MSHS de Poitiers

Entrée libre

Matinée

 Accueil (9h15-9h30)

 9h30-10h30  —  Présentation des doctorants par C. Lisak (Université de Bordeaux)

« Shakespeare and the Early Post Medieval Heritage of Death in England (1500-1650) », Wael Ellouze, FoReLL, Université de Poitiers (dir. P. Drouet)

« L’injure raciste ‘Turning Turk’ dans Othello : le fantasme de l’Orient et de l’Occident entre antagonisme et interdépendance », Nora Galland, IRCL, Université Paul-Valéry Montpellier (dir. N. Vienne-Guerrin & F. March)

« ‘What is thy name, young man ?’ : Nicknames and Social Interactions in Shakespeare’s Plays », Charlène Cruxent, IRCL, Université Paul-Valéry Montpellier (dir. N. Vienne-Guerrin & J.-C. Mayer)

10h30-10h45 : discussion

Pause café (10h45-11h)

11h-12h —  Présentation des doctorants par P. Drouet (Université de Poitiers)

« ‘The uncertain glory of an April day’ : mutabilité de la pluie printanière dans trois pièces de Shakespeare », Carole Sauvageot, IRCL, Université de Paul Valéry Montpellier (dir. S. Hatchuel & N. Vienne-Guerrin)

« ‘Upon Sir Thomas Martin’ (1651) : un poème satirique de John Cleveland (1613-1658) pour (re)définir les codes sociaux et l’excentricité au 17e siècle en Angleterre », Fanny Blanchon, EA 4574 « Sciences, Philosophie, Humanités », Université de Bordeaux (dir. C. Lisak)

« Balzac and Shakespeare », Émilie Ortiga, GRIC, Université du Havre (dir. S. Hatchuel & B. Diaz)

12h-12h15 : discussions

Déjeuner à la Petite Ville (12h15-14h)

Après-midi

14h-15h20  —  Présentation des doctorants par W. Ellouz (Université de Poitiers)

« Vers la reconnaissance artistique et intellectuelle d’un divertissement à succès:  Shakespeare comme témoin et acteur de l’avènement du théâtre », Marceau Deschamps-Ségura, FoReLL, Université de Poitiers (dir. P. Drouet & F. Dubor)

« Le médiateur anonyme : neutralité et individualité dans le théâtre de Shakespeare », Oriane Littardi, IRET, Université de Paris III (dir. C. Treilhou-Balaudé)

« Actors and Cheaters in Shakespeare’s The Taming of the Shrew », Louise Fang, Prismes, Université de Paris III (dir. L. Cottegnies)

« Shakespeare et les séries télévisées : le problème du corpus », Anaïs Pauchet, GRIC, Université du Havre (dir. S. Hatchuel et S. Bataille)

15h20-15h40 : discussion

Pause café (15h40-16h)

16h-17h30

Table ronde menée par S. Hatchuel (Université du Havre), Présidente de la SFS, et N. Vienne-Guerrin (Université Paul-Valéry Montpellier), Vice-Présidente de la SFS : « Écrire une thèse dans le domaine élisabéthain, quels enjeux ? »

Clôture (17h30-17h45)

Shakespeare au risque de la philosophie

 1ère de couv livret abstractDu 16 au 18 mars 2016, dans le cadre du 400e anniversaire de la mort de Shakespeare (1616-2016), se tiendra à l’Hôtel Berthelot de l’Université de Poitiers un colloque international, en langues anglaise et française, consacré à « Shakespeare au risque de la philosophie » / « Shakespeare at the Risks of Philosophy », co-organisé par les laboratoires de recherche FORELL et MAPP. Entrée libre pour les membres de l’Université de Poitiers; droit d’entrée de 5 euros pour les membres extérieurs. Nous espérons vous y accueillir nombreux. 

LIEU : Hôtel Berthelot, salle Crozet, Université de Poitiers, Sciences Humaines et Arts, 24 rue de la Chaîne, Poitiers.

PROGRAMME :

Mercredi 16 mars : Shakespeare de l’Antiquite a la Renaissance/Shakespeare from Antiquity to Renaissance

Présidence/Chair : Philippe Grosos (Universite de Poitiers)

14h-14h15 – Ouverture du colloque : Mot d’accueil par Yves Jean (Président de l’Université de Poitiers)

14h15-14h55 – Sylvain Roux (Université de Poitiers, MAPP): « Présence de la philosophie ancienne dans l’œuvre de Shakespeare. Le cas du stoïcisme »

14h55h-15h35 – Wael Ellouze (Université de Poitiers, FoReLL): « Reflections on Death and Afterlife in Hamlet : From Christian Piety to Philosophical Atheism »

15h35-15h50 : pause café/coffee break

15h50-16h30 – Pascale Drouet (Université de Poitiers, FoReLL): « Wise fool et festina lente: Shakespeare héritier d’Érasme ? »

16h30-17h10 – Richard Hillman (Université de Tours, CESR): « From ‘tables’ to rapiers: Montaigne and the Marginalisation of Philosophy in Shakespeare »

17h10-17h50 – Laurent Leylavergne (Université de Bordeaux): « De Shakespeare à Castoriadis et retour : l’imaginaire politique moderne et la question tragique »

18h15 : vernissage de l’exposition d’Edouard Lekston : « Roi poète, Roi criminel, Roi mendiant. Translations graphique de Shakespeare » (SHA)

Shakespeare_900

Jeudi 17 mars :

Matinée : Shakespeare et la philosophie des XVIIIe et XIXe siècles/ Shakespeare and 18th-19th Century Philosophy

Présidence/Chair : Sylvain Roux (Universite de Poitiers)

9h-9h40 – Holger Schmid (Université de Lille 3): « Shakespeare avec Homère: l’esthétique du génie et les noms propres au XVIIIe siècle »

9h40-10h20 – François Thomas (Université de Lille 3)/ « “Faire usage de Shakespeare” dans la philosophie et la littérature allemandes, à la fin du XVIIIe siècle : Herder et Shakespeare »

10h20-10h35 : pause café/coffee break

10h35-11h05 – Patrick Gray (University of Durham, Grande Bretagne): « Shakespeare, Hegel, and the History of Recognition »

11h05-11h45 – François Félix (Lausanne, MAPP): « Dramaturgie de la morale. Shakespeare entre Schopenhauer et Nietzsche »

Apres-midi : Shakespeare et la Tragédie/Shakespeare and Tragedy

Présidence/Chair : William C. Carroll (Boston University)

 14h15-14h55 – Jessica Chiba (Royal Holloway, University of London): « ‘I am not what I am’ : Shakespeare’s Ontology »

14h55-15h35 –  Paul Kotmann (New School, NYC, États Unis):  « Why do we care about Hamlet ? »

15h35-15h50 : pause café/coffee break

15h50-16h30 – Catherine Lisak (Université de Bordeaux III): « ‘Would I were assured/ Of my condition’ : the conditional self and mortal will in two Shakespearean tragedies »

16h30-17h10 – Jeffrey R. Wilson (Harvard University, États Unis): « ‘To be or not to be’ : Shakespeare Against Philosophy »

 18h : mise en voix de textes de Shakespeare, dans la traduction d’Yves Bonnefoy, par les élèves du Conservatoire de Poitiers, direction Agnès Delume/création musicale par Éric Sprogis, à la Médiathèque de Poitiers

Médiathèque 1

Médiathèque 2Vendredi 18 mars :

Matinée : Shakespeare et la philosophie française/Shakespeare and French Philosophy

Présidence/Chair : Richard Hillman (Université de Tours, Centre d’Etudes Superieures de la Renaissance)

9h-9h40 – Guillaume Caron (Université de Lyon 3): « La chair, la réversibilité, le tragique : Merleau-Ponty et Shakespeare »

9h40-10h20: Françoise Barbé-Petit (Université Pierre et Marie Curie, Paris): « Shakespeare and Jankélévitch: Two Men that had Music in Themselves »

10h20-10h35 : pause café/Coffee break

10h35-11h05 – Sean Lawrence (University of British Columbia, Canada): « Peace and Recognition of the Other in Girard, Levinas and Shakespeare »

11h05-11h45 – Sophie Emma Battell (Cardiff University, Pays de Galles): « Eating badly or the risk of hospitality in Shakespeare » (Shakespeare, Derrida, Timon of Athens)

Apres-midi : Shakespeare en perspective/Shakespeare in Perspective

Présidence/Chair Pascale Drouet (universite de poitiers)

14h15-14h55 – Marie-Dominique Garnier (Université de Paris 8):  « Le Richard III de Gilles Shakespeare »

14h55-15h35 – William C. Carroll (University of Boston, États Unis): « “What’s Done Cannot Be Undone” : Succession and Diachronic Time in Shakespearean Tragedy »

15h35-15h50 : pause café/Coffee break

15h50-16h30 – Hélène Garello (Université de Paris I – Panthéon Sorbonne): « Jouer un personnage, penser en philosophe »

16h30-17h10 – Philippe Grosos (Université de Poitiers, MAPP): « Shakespeare, la philosophie et le malentendu »

17h10-17h20 : Clôture du colloque/End of the Conference

 

Vient de paraître

Couverture LLLReprésentée pour la première fois dans l’Angleterre élisabéthaine de 1594-1595, la comédie festive du jeune William Shakespeare est, comme le dit l’un de ses personnages, un grand festin de langues : « a great feast of languages » (5.1.32). Si le langage dans ses innombrables registres et variations tient le devant de la scène pour notre plus grand plaisir, Love’s Labour’s Lost n’en demeure pas moins une pièce éminemment théâtrale, riche de procédés de mise en abyme mémorables qui contribuent pleinement à sa saveur comique. Or ce qui distingue cette pièce de l’ensemble du corpus shakespearien et lui confère sa singularité, c’est la part belle qui est faite aux personnages féminins. Alors même qu’elles ne bougent pas un pied, la princesse de France et ses dames mènent allègrement la danse, non sans délicieusement se moquer au passage de leurs soupirants immatures. Ainsi cette comédie de jeunesse est-elle considérée à juste titre comme la pièce la plus féministe de Shakespeare.

 Le présent ouvrage s’attache, en premier lieu, à donner à ses lecteurs quelques repères utiles afin de situer Love’s Labour’s Lost dans le parcours du dramaturge et sur la scène littéraire et culturelle de son temps. Cette première partie (Repères) devrait permettre de répondre à la question : comment Shakespeare en est-il venu à écrire une comédie de cette facture ?

En deuxième lieu, cet ouvrage propose de conduire une analyse détaillée de la pièce selon quatre entrées : la guerre des sexes (exclure et déréaliser ; répliquer et éprouver), la langue dans tous ses états (parader, s’écouter ; imiter, mettre en scène ; dupliquer, détourner ; confondre, faire sens), le spectacle mis en abyme (jouer, déjouer, décontenancer), et nature et contre-nature (dénaturer et rééquilibrer). Cette deuxième partie qui constitue le cœur de l’ouvrage (Analyses) a pour vocation d’aider les lecteurs à cerner précisément le sujet et les enjeux de la pièce, autrement dit à comprendre de quoi il s’agit et selon quelle mise en œuvre.

Cet ouvrage s’intéresse, en troisième lieu, à la contemporanéité de la pièce, c’est-à-dire à la façon dont elle est portée à la scène et à l’écran à l’aube du XXIe siècle, dans des perspectives pouvant être radicalement opposées. En ouvrant des lignes de fuite vers l’époque qui est la nôtre et en proposant un support visuel à un texte de la fin du seizième siècle, cette troisième partie (Adaptations) vise à susciter un sentiment de proximité et à restituer à la comédie de Shakespeare sa qualité de divertissement jubilatoire.

Quant aux dernières pages  (Annexes), elles espèrent guider les lecteurs parmi les formes poétiques, les genres dramatiques, les procédés littéraires et les figures de style qui font aussi la richesse foisonnante, subtile et complexe, de Love’s Labour’s Lost.

Vient de paraître

De la filouterie

De la filouterie dans l’Angleterre de la Renaissance. Etudes sur Shakespeare et ses contemporains.

De l’opuscule populaire à la scène de théâtre, les études ici réunies proposent une promenade à travers l’Angleterre interlope des XVIe et XVIIe siècles, à la rencontre de l’Autolycus et du Falstaff de Shakespeare, de son Pompey, des forains truculents de Ben Jonson, des insouciants parasites de Richard Brome, des petits truands de Robert Greene et des faux mendiants de Thomas Harman et de Thomas Dekker.

En nous plongeant dans l’espace toujours mouvant de la filouterie, ces études poursuivent trois objets : voir comment mauvais garnements et ingénieux détrousseurs opèrent et se livrent à des jeux de mauvaise société ; interroger la variété du traitement auctorial en explorant les ruses de récit à l’œuvre dans les typologies et brochures contre les plume-pigeons ; comprendre en quoi le théâtre, et lui seul, par jeux de contrastes et effets de miroir, donne à voir une représentation nuancée de la filouterie.

Pour commander: http://w3.pum.univ-tlse2.fr/~De-la-filouterie-dans-l-Angleterre~.html

 

« What fools these mortals be! » Adaptation de la célèbre comédie de Shakespeare à la MDE

A Midsummer Night’s Dream ou les tribulations comiques du désir. Les amateurs étudiants et enseignants de l’Université de Poitiers s’y risquent!

La jeune Association THISBÉ (THéâtre Improvisation Spectacle élisaBéthains Et après) présente une adaptation scénique libre et moderne, loin des attentes conventionnelles, de A Midsummer Night’s Dream, célèbre comédie de Shakespeare où l’on rit de l’inconstance de l’amour et des revirements du désir. Le spectacle, en langue anglaise, est dirigé par Graeme Watson (Maison des Langues) et compte pour acteurs amateurs aussi bien des étudiants et anciens étudiants que des enseignants-chercheurs et lecteurs du Département d’Etudes Anglophones (UFR de Lettres & Langues) de l’Université de Poitiers (voir ci-dessous).

Représentation UNIQUE dans le cadre de CAMPUS EN FESTIVAL: samedi 23 mars 2013 à 21h, salle de spectacle de la Maison Des Etudiants. Entrée libre. Nous vous attendons nombreux.

En savoir plus sur l’intrigue de A Midsummer Night’s Dream?

La jeune Hermia est amoureuse de Lysander, qui l’aime en retour, mais son père, Egeus, a d’autres plans : il veut qu’elle épouse Demetrius. Hermia résiste à son père qui, pour faire entendre raison à sa fille, en appelle à l’autorité du duc d’Athènes, Theseus. Theseus, qui s’apprête à épouser la reine des Amazones, Hippolyta, donne quelques jours de réflexion à Hermia pour se soumettre à la volonté de son père. Hermia et Lysander fuient alors les règles contraignantes de la cité d’Athènes et se réfugient dans la forêt. Or, ils sont suivis par Demetrius, amoureux d’Hermia, lui-même suivi par Helena qui lui voue un amour aveugle. Par ailleurs, plusieurs artisans d’Athènes projettent de mettre en scène, pour célébrer les noces à venir de Theseus et d’Hippolyta, la tragédie de Pyramus and Thisby. Afin de pouvoir répéter à leur aise, loin des quolibets des acteurs professionnels, ils décident de se retrouver en secret dans les bois.

La nuit tombée, les fées règnent sur la forêt. Or leur reine Titania n’entend pas se soumettre aux caprices de son roi Oberon et lui céder son petit page. Oberon, à l’aide de son fidèle Puck, aussi malicieux que maladroit, décide alors de lui jouer un bon tour qui lui servira de leçon…

La forêt labyrinthique va favoriser les rencontres les plus improbables entre les quatre jeunes amoureux, les artisans-acteurs et le roi et la reine des fées, d’autant qu’il y pousse une petite fleur très particulière appelée « love-in- idleness ». Qu’a-t-elle de si particulier? Il suffit de presser quelques gouttes de son suc sur des paupières endormies pour qu’au réveil le coup de foudre avec le premier être aperçu soit instantané. Ainsi les couples vont-ils se faire et se défaire dans un enchevêtrement comique, nous invitant à réfléchir sur les fluctuations du désir et la réversibilité des situations. A l’aube du quatre-centième anniversaire de la mort de Shakespeare, cette comédie n’a pas pris une seule ride: « What fools these mortals be! » est toujours d’actualité.

 

La foule et le théâtre

 

 

« La foule », par Olivier Suire Verley, 1998

Les vendredi 8 et 9 février 2013 auront lieu, à la MSHS et à l’UFR de Lettres & Langues de l’université de Poitiers, deux journées d’études consacrées à « Présence et force de la multitude: comment représenter les mouvements de foule au théâtre » – coorganisation: Pascale Drouet et Françoise Dubor, membres du laboratoire de recherche FORELL B1 (dir. M. Briand) & B2 (dir. P. Née). Entrée libre.

PROGRAMME

VENDREDI 8 FEVRIER (Salle Mélusine, MSHS)

Matinée 

9h45-10h : accueil des participants (café/thé etc.)

10h-10h45 : « La foule comme personnage collectif dans le théâtre de Shakespeare », Delphine Lemonnier-Texier (Université de Rennes 2)

10h45-11h30 : « Scènes de foule sans ‘foule’ dans le Coriolan de Shakespeare », Catherine Lisak (Université de Bordeaux 3)

11h30-12h15 : « Foules en temps de conflit : Gémier et ses représentations shakespeariennes », Isabelle Schwartz-Gastine (Université de Caen)

Après-midi

14h30-15h15 : « Contrainte et autonomie. La multitude dans les créations de Mihai Maniutiu et de l’association ColletivA », Mattia Scarpulla (Faculté de Théâtre et de Télévision, Université Babes-Bolyai, Cluj-Napoca, Roumanie / Agence Universitaire de la Francophonie)

15h15-16h : « ‘Apparaissons, tenons debout’ : Mettre en scène la foule en révolte : Nous les vagues de Mariette Navarro mis en scène par Patrice Douchet », Sylvain Diaz (E.N.S.A.T.T. et E.N.S. de Lyon)

16h-17h : Entretien de Leila Adham (Université de Poitiers) avec Matthieu Roy (metteur en scène) et Mariette Navarro (auteur)

SAMEDI 9 FEVRIER (Salle des Actes, UFR Lettres & Langues)

9h-9h45 : « ‘Ce ne sera l’avis de la cité Thébaine’ : Rhétorique et résistance dans le théâtre de Robert Garnier », Anna Rosensweig (University of Minnesota)

9h45-10h30 : « La foule au Théâtre Libre d’André Antoine (1887-1894) : marée sournoise ou théâtre vivant ? », Simona Montini (Université de Paris III)

Pause café/thé

11h-11h45 : « La représentation des anonymes dans la foule des Communards chez Brecht et Adamov », Nathalie Cau (Université de Paris Ouest Nanterre)

11h45-12h30 : « Les masses dans le théâtre d’Einar Schleef : figures chorales, figures historiques ? », Jitka Pelechova (Université de Paris Ouest Nanterre)

12h45-13h : clôture des journées

La Comédie à la Renaissance

Le vendredi 23 novembre 2012 aura lieu à la MSHS/Université de Poitiers, organisée par Bianca Concolino et Pascale Drouet et sous l’égide du laboratoire de recherche FORELL B1, une journée d’études consacrée à la théorie, la pratique et la réception de la comédie dans l’Europe de la Renaissance. L’entrée est libre et vous êtes les bienvenus.

 Théorie, pratique et réception de la comédie de la Renaissance en Europe

MATINEE 

9h45-10h : accueil des participants (café/thé etc.)

10h-10h45 :    « Introduction : définir la comédie », Bianca Concolino (Université de Poitiers) & Pascale Drouet (Université de Poitiers)

10h45-11h30 :            « La comédie comme miroir de la ville au début du XVIème siècle », Giulio Ferroni (Université de Rome La Sapienza).

11h30-12h15 :            « Rire avant l’Art nouveau d’écrire des comédies : Mariage et ambigüité sexuel chez le premier Guillén de Castro (Los malcasados de Valencia) », Juan Carlos Garrot (Université de Tours/CESR)

 12h30-14h15 : déjeuner à la Petite Ville

APRES-MIDI

14h30-15h15 :            «  Ecart tragique : Figurer, représenter l’extrême violence à la fin du XVIe et au début du XVIIe siècle. Effet sanglant, effet frappant, effet pathique, effet tragico-comique ? », Christian Biet (Université de Paris Ouest Nanterre, IUF)

15h15-16h :    « La fonction du comique grotesque dans quelques pièces pré-shakespeariennes », Pauline Ruberry-Blanc (Université de Tours/CESR)

16h-16h45 :    « Shakespeare et la comédie (à la) française », Richard Hillman (Université de Tours/CESR)

http://www.mshs.univ-poitiers.fr/Forell/web/