Vient de paraître: Shakespeare au risque de la philosophie

 

 

Shakespeare n’est pas philosophe. Soit. Et nombre de ses pointes ironiques à l’égard des philosophes témoignent de la défiance qu’ils lui inspiraient. Mais outre qu’il aura été influencé par diverses traditions philosophiques, provenant de l’Antiquité comme de la Renaissance, son œuvre, depuis le XVIIIe siècle jusqu’à nos jours, n’a cessé d’inspirer celles des philosophes.

Aussi interroger Shakespeare au risque de la philosophie n’est pas l’aborder avec la volonté de soumettre son théâtre au règne du concept dans l’espoir secret de le démythifier. C’est à l’inverse le prendre au sérieux, sans complaisance et jusque dans ses provocations, afin de faire entendre son propos et ses questions.

Fruit d’une collaboration originale entre anglicistes et philosophes, cet ouvrage constitue un apport inédit aux études shakespeariennes de langue française.

Pour commander à l’éditeur: http://www.editions-hermann.fr/5138-shakespeare-au-risque-de-la-philosophie.html

On en parle sur France Culture

Table des matières

Introduction…..5 —– par Pascale Drouet et Philippe Grosos

Partie I
Shakespeare et son héritage philosophique : de l’Antiquité à la Renaissance

I. Présence de la philosophie ancienne dans l’œuvre de Shakespeare? Le cas du stoïcisme…..11 —– par Sylvain Roux

II. Réflexions sur la mort et l’au-delà dans Hamlet : de la piété chrétienne à l’athéisme philosophique…..33 —– par Wael Ellouz

III. Wise fool et festina lente : Shakespeare héritier d’Érasme?…..47 —– par Pascale Drouet

IV. « Words of Sovereignty » : Shakespeare, Bacon et la question philosophique de la souveraineté politique dans Henry VIII et New Atlantis …..65 —– par Mickaël Popelard

V. Shakespeare au miroir de Machiavel…..89 —– par Gérald Sfez

VI. Des tablettes à l’épée : Montaigne et la marginalisation de la philosophie chez Shakespeare…..109 —– par Richard Hillman

Partie II
La réception de Shakespeare
dans la philosophie des xviiie et xixe siècles

VII. Shakespeare et Homère : l’esthétique du génie et les noms propres…..127 —– par Holger Schmid

VIII. « Faire usage de Shakespeare » dans la philosophie et la littérature allemandes, à la fin du xviiie siècle : Herder et Shakespeare…..139 —– par François Thomas

IX. Shakespeare et la reconnaissance : l’Anerkennung comme interpellation intersubjective…..159 —– par Patrick Gray

X. Deux figures d’un Shakespeare « romantique » : la place de Shakespeare dans les conceptions esthétiques de Hegel et des romantiques d’Iéna…..183 —– par Victor Béguin

XI. Dramaturgie de la morale : Shakespeare entre Schopenhauer et Nietzsche…..219 —– par François Félix

Partie III
La réception de Shakespeare par les philosophes du XXe siècle

XII. La chair et la duplicité du corps dans Othello : Merleau-Ponty et Shakespeare…..239 —– par Guillaume Carron

XIII. William Shakespeare, Vladimir Jankélévitch : deux hommes épris de musique…..255 —– par Françoise Barbé-Petit

XIV. La paix et la reconnaissance d’autrui : Girard, Levinas et Shakespeare…..277 —– par Sean Lawrence

XV. Le Richard III de Gilles Shakespeare…..295 —– par Marie-Dominique Garnier

Partie IV
La question du tragique et ses réponses philosophiques

XVI. « What’s in a name? » ou la tragicomédie familiale. Une lecture shakespearienne des enjeux familiaux…..319 —– par Jean-Philippe Pierron

XVII. « Je ne suis pas ce que je suis » : Shakespeare et l’ontologie…..335 —– par Jessica Chiba

XVIII. « Ce qui est fait ne peut être défait » : succession et temps diachronique dans la tragédie shakespearienne…..349 —– par William C. Carroll

XIX. Sur Othello et Desdémone…..371 —– par Paul A. Kottman

XX. L’emprise de la volonté dans Le Roi Lear….. 405 —– par Catherine Lisak

XXI. « Être ou ne pas être? » : Shakespeare contre la philosophie….. 419 —– par Jeffrey R. Wilson
XXII. Jouer un personnage, penser en philosophe…..445 —– par Hélène Garello

XXIII. Shakespeare, la philosophie et le malentendu…..467 –—- par Philippe Grosos

Bibliographie ….. 483

Notice concernant les auteurs…..509

Index des noms propres ….. 515

Index des oeuvres de Shakespeare mentionnées ….. 521

Doctoriales de la SFS

Programme des Doctoriales de la Société Française Shakespeare

Université de Poitiers – Laboratoire FORELL, Équipe B1 – Coorg. P. Drouet et W. Ellouz

Vendredi 24 mars 2017 – salle Mélusine, MSHS de Poitiers

Entrée libre

Matinée

 Accueil (9h15-9h30)

 9h30-10h30  —  Présentation des doctorants par C. Lisak (Université de Bordeaux)

« Shakespeare and the Early Post Medieval Heritage of Death in England (1500-1650) », Wael Ellouze, FoReLL, Université de Poitiers (dir. P. Drouet)

« L’injure raciste ‘Turning Turk’ dans Othello : le fantasme de l’Orient et de l’Occident entre antagonisme et interdépendance », Nora Galland, IRCL, Université Paul-Valéry Montpellier (dir. N. Vienne-Guerrin & F. March)

« ‘What is thy name, young man ?’ : Nicknames and Social Interactions in Shakespeare’s Plays », Charlène Cruxent, IRCL, Université Paul-Valéry Montpellier (dir. N. Vienne-Guerrin & J.-C. Mayer)

10h30-10h45 : discussion

Pause café (10h45-11h)

11h-12h —  Présentation des doctorants par P. Drouet (Université de Poitiers)

« ‘The uncertain glory of an April day’ : mutabilité de la pluie printanière dans trois pièces de Shakespeare », Carole Sauvageot, IRCL, Université de Paul Valéry Montpellier (dir. S. Hatchuel & N. Vienne-Guerrin)

« ‘Upon Sir Thomas Martin’ (1651) : un poème satirique de John Cleveland (1613-1658) pour (re)définir les codes sociaux et l’excentricité au 17e siècle en Angleterre », Fanny Blanchon, EA 4574 « Sciences, Philosophie, Humanités », Université de Bordeaux (dir. C. Lisak)

« Balzac and Shakespeare », Émilie Ortiga, GRIC, Université du Havre (dir. S. Hatchuel & B. Diaz)

12h-12h15 : discussions

Déjeuner à la Petite Ville (12h15-14h)

Après-midi

14h-15h20  —  Présentation des doctorants par W. Ellouz (Université de Poitiers)

« Vers la reconnaissance artistique et intellectuelle d’un divertissement à succès:  Shakespeare comme témoin et acteur de l’avènement du théâtre », Marceau Deschamps-Ségura, FoReLL, Université de Poitiers (dir. P. Drouet & F. Dubor)

« Le médiateur anonyme : neutralité et individualité dans le théâtre de Shakespeare », Oriane Littardi, IRET, Université de Paris III (dir. C. Treilhou-Balaudé)

« Actors and Cheaters in Shakespeare’s The Taming of the Shrew », Louise Fang, Prismes, Université de Paris III (dir. L. Cottegnies)

« Shakespeare et les séries télévisées : le problème du corpus », Anaïs Pauchet, GRIC, Université du Havre (dir. S. Hatchuel et S. Bataille)

15h20-15h40 : discussion

Pause café (15h40-16h)

16h-17h30

Table ronde menée par S. Hatchuel (Université du Havre), Présidente de la SFS, et N. Vienne-Guerrin (Université Paul-Valéry Montpellier), Vice-Présidente de la SFS : « Écrire une thèse dans le domaine élisabéthain, quels enjeux ? »

Clôture (17h30-17h45)

Shakespeare au risque de la philosophie

 1ère de couv livret abstractDu 16 au 18 mars 2016, dans le cadre du 400e anniversaire de la mort de Shakespeare (1616-2016), se tiendra à l’Hôtel Berthelot de l’Université de Poitiers un colloque international, en langues anglaise et française, consacré à « Shakespeare au risque de la philosophie » / « Shakespeare at the Risks of Philosophy », co-organisé par les laboratoires de recherche FORELL et MAPP. Entrée libre pour les membres de l’Université de Poitiers; droit d’entrée de 5 euros pour les membres extérieurs. Nous espérons vous y accueillir nombreux. 

LIEU : Hôtel Berthelot, salle Crozet, Université de Poitiers, Sciences Humaines et Arts, 24 rue de la Chaîne, Poitiers.

PROGRAMME :

Mercredi 16 mars : Shakespeare de l’Antiquite a la Renaissance/Shakespeare from Antiquity to Renaissance

Présidence/Chair : Philippe Grosos (Universite de Poitiers)

14h-14h15 – Ouverture du colloque : Mot d’accueil par Yves Jean (Président de l’Université de Poitiers)

14h15-14h55 – Sylvain Roux (Université de Poitiers, MAPP): « Présence de la philosophie ancienne dans l’œuvre de Shakespeare. Le cas du stoïcisme »

14h55h-15h35 – Wael Ellouze (Université de Poitiers, FoReLL): « Reflections on Death and Afterlife in Hamlet : From Christian Piety to Philosophical Atheism »

15h35-15h50 : pause café/coffee break

15h50-16h30 – Pascale Drouet (Université de Poitiers, FoReLL): « Wise fool et festina lente: Shakespeare héritier d’Érasme ? »

16h30-17h10 – Richard Hillman (Université de Tours, CESR): « From ‘tables’ to rapiers: Montaigne and the Marginalisation of Philosophy in Shakespeare »

17h10-17h50 – Laurent Leylavergne (Université de Bordeaux): « De Shakespeare à Castoriadis et retour : l’imaginaire politique moderne et la question tragique »

18h15 : vernissage de l’exposition d’Edouard Lekston : « Roi poète, Roi criminel, Roi mendiant. Translations graphique de Shakespeare » (SHA)

Shakespeare_900

Jeudi 17 mars :

Matinée : Shakespeare et la philosophie des XVIIIe et XIXe siècles/ Shakespeare and 18th-19th Century Philosophy

Présidence/Chair : Sylvain Roux (Universite de Poitiers)

9h-9h40 – Holger Schmid (Université de Lille 3): « Shakespeare avec Homère: l’esthétique du génie et les noms propres au XVIIIe siècle »

9h40-10h20 – François Thomas (Université de Lille 3)/ « “Faire usage de Shakespeare” dans la philosophie et la littérature allemandes, à la fin du XVIIIe siècle : Herder et Shakespeare »

10h20-10h35 : pause café/coffee break

10h35-11h05 – Patrick Gray (University of Durham, Grande Bretagne): « Shakespeare, Hegel, and the History of Recognition »

11h05-11h45 – François Félix (Lausanne, MAPP): « Dramaturgie de la morale. Shakespeare entre Schopenhauer et Nietzsche »

Apres-midi : Shakespeare et la Tragédie/Shakespeare and Tragedy

Présidence/Chair : William C. Carroll (Boston University)

 14h15-14h55 – Jessica Chiba (Royal Holloway, University of London): « ‘I am not what I am’ : Shakespeare’s Ontology »

14h55-15h35 –  Paul Kotmann (New School, NYC, États Unis):  « Why do we care about Hamlet ? »

15h35-15h50 : pause café/coffee break

15h50-16h30 – Catherine Lisak (Université de Bordeaux III): « ‘Would I were assured/ Of my condition’ : the conditional self and mortal will in two Shakespearean tragedies »

16h30-17h10 – Jeffrey R. Wilson (Harvard University, États Unis): « ‘To be or not to be’ : Shakespeare Against Philosophy »

 18h : mise en voix de textes de Shakespeare, dans la traduction d’Yves Bonnefoy, par les élèves du Conservatoire de Poitiers, direction Agnès Delume/création musicale par Éric Sprogis, à la Médiathèque de Poitiers

Médiathèque 1

Médiathèque 2Vendredi 18 mars :

Matinée : Shakespeare et la philosophie française/Shakespeare and French Philosophy

Présidence/Chair : Richard Hillman (Université de Tours, Centre d’Etudes Superieures de la Renaissance)

9h-9h40 – Guillaume Caron (Université de Lyon 3): « La chair, la réversibilité, le tragique : Merleau-Ponty et Shakespeare »

9h40-10h20: Françoise Barbé-Petit (Université Pierre et Marie Curie, Paris): « Shakespeare and Jankélévitch: Two Men that had Music in Themselves »

10h20-10h35 : pause café/Coffee break

10h35-11h05 – Sean Lawrence (University of British Columbia, Canada): « Peace and Recognition of the Other in Girard, Levinas and Shakespeare »

11h05-11h45 – Sophie Emma Battell (Cardiff University, Pays de Galles): « Eating badly or the risk of hospitality in Shakespeare » (Shakespeare, Derrida, Timon of Athens)

Apres-midi : Shakespeare en perspective/Shakespeare in Perspective

Présidence/Chair Pascale Drouet (universite de poitiers)

14h15-14h55 – Marie-Dominique Garnier (Université de Paris 8):  « Le Richard III de Gilles Shakespeare »

14h55-15h35 – William C. Carroll (University of Boston, États Unis): « “What’s Done Cannot Be Undone” : Succession and Diachronic Time in Shakespearean Tragedy »

15h35-15h50 : pause café/Coffee break

15h50-16h30 – Hélène Garello (Université de Paris I – Panthéon Sorbonne): « Jouer un personnage, penser en philosophe »

16h30-17h10 – Philippe Grosos (Université de Poitiers, MAPP): « Shakespeare, la philosophie et le malentendu »

17h10-17h20 : Clôture du colloque/End of the Conference

 

Vient de paraître

Couverture LLLReprésentée pour la première fois dans l’Angleterre élisabéthaine de 1594-1595, la comédie festive du jeune William Shakespeare est, comme le dit l’un de ses personnages, un grand festin de langues : « a great feast of languages » (5.1.32). Si le langage dans ses innombrables registres et variations tient le devant de la scène pour notre plus grand plaisir, Love’s Labour’s Lost n’en demeure pas moins une pièce éminemment théâtrale, riche de procédés de mise en abyme mémorables qui contribuent pleinement à sa saveur comique. Or ce qui distingue cette pièce de l’ensemble du corpus shakespearien et lui confère sa singularité, c’est la part belle qui est faite aux personnages féminins. Alors même qu’elles ne bougent pas un pied, la princesse de France et ses dames mènent allègrement la danse, non sans délicieusement se moquer au passage de leurs soupirants immatures. Ainsi cette comédie de jeunesse est-elle considérée à juste titre comme la pièce la plus féministe de Shakespeare.

 Le présent ouvrage s’attache, en premier lieu, à donner à ses lecteurs quelques repères utiles afin de situer Love’s Labour’s Lost dans le parcours du dramaturge et sur la scène littéraire et culturelle de son temps. Cette première partie (Repères) devrait permettre de répondre à la question : comment Shakespeare en est-il venu à écrire une comédie de cette facture ?

En deuxième lieu, cet ouvrage propose de conduire une analyse détaillée de la pièce selon quatre entrées : la guerre des sexes (exclure et déréaliser ; répliquer et éprouver), la langue dans tous ses états (parader, s’écouter ; imiter, mettre en scène ; dupliquer, détourner ; confondre, faire sens), le spectacle mis en abyme (jouer, déjouer, décontenancer), et nature et contre-nature (dénaturer et rééquilibrer). Cette deuxième partie qui constitue le cœur de l’ouvrage (Analyses) a pour vocation d’aider les lecteurs à cerner précisément le sujet et les enjeux de la pièce, autrement dit à comprendre de quoi il s’agit et selon quelle mise en œuvre.

Cet ouvrage s’intéresse, en troisième lieu, à la contemporanéité de la pièce, c’est-à-dire à la façon dont elle est portée à la scène et à l’écran à l’aube du XXIe siècle, dans des perspectives pouvant être radicalement opposées. En ouvrant des lignes de fuite vers l’époque qui est la nôtre et en proposant un support visuel à un texte de la fin du seizième siècle, cette troisième partie (Adaptations) vise à susciter un sentiment de proximité et à restituer à la comédie de Shakespeare sa qualité de divertissement jubilatoire.

Quant aux dernières pages  (Annexes), elles espèrent guider les lecteurs parmi les formes poétiques, les genres dramatiques, les procédés littéraires et les figures de style qui font aussi la richesse foisonnante, subtile et complexe, de Love’s Labour’s Lost.

Vient de paraître

De la filouterie

De la filouterie dans l’Angleterre de la Renaissance. Etudes sur Shakespeare et ses contemporains.

De l’opuscule populaire à la scène de théâtre, les études ici réunies proposent une promenade à travers l’Angleterre interlope des XVIe et XVIIe siècles, à la rencontre de l’Autolycus et du Falstaff de Shakespeare, de son Pompey, des forains truculents de Ben Jonson, des insouciants parasites de Richard Brome, des petits truands de Robert Greene et des faux mendiants de Thomas Harman et de Thomas Dekker.

En nous plongeant dans l’espace toujours mouvant de la filouterie, ces études poursuivent trois objets : voir comment mauvais garnements et ingénieux détrousseurs opèrent et se livrent à des jeux de mauvaise société ; interroger la variété du traitement auctorial en explorant les ruses de récit à l’œuvre dans les typologies et brochures contre les plume-pigeons ; comprendre en quoi le théâtre, et lui seul, par jeux de contrastes et effets de miroir, donne à voir une représentation nuancée de la filouterie.

Pour commander: http://w3.pum.univ-tlse2.fr/~De-la-filouterie-dans-l-Angleterre~.html

 

« What fools these mortals be! » Adaptation de la célèbre comédie de Shakespeare à la MDE

A Midsummer Night’s Dream ou les tribulations comiques du désir. Les amateurs étudiants et enseignants de l’Université de Poitiers s’y risquent!

La jeune Association THISBÉ (THéâtre Improvisation Spectacle élisaBéthains Et après) présente une adaptation scénique libre et moderne, loin des attentes conventionnelles, de A Midsummer Night’s Dream, célèbre comédie de Shakespeare où l’on rit de l’inconstance de l’amour et des revirements du désir. Le spectacle, en langue anglaise, est dirigé par Graeme Watson (Maison des Langues) et compte pour acteurs amateurs aussi bien des étudiants et anciens étudiants que des enseignants-chercheurs et lecteurs du Département d’Etudes Anglophones (UFR de Lettres & Langues) de l’Université de Poitiers (voir ci-dessous).

Représentation UNIQUE dans le cadre de CAMPUS EN FESTIVAL: samedi 23 mars 2013 à 21h, salle de spectacle de la Maison Des Etudiants. Entrée libre. Nous vous attendons nombreux.

En savoir plus sur l’intrigue de A Midsummer Night’s Dream?

La jeune Hermia est amoureuse de Lysander, qui l’aime en retour, mais son père, Egeus, a d’autres plans : il veut qu’elle épouse Demetrius. Hermia résiste à son père qui, pour faire entendre raison à sa fille, en appelle à l’autorité du duc d’Athènes, Theseus. Theseus, qui s’apprête à épouser la reine des Amazones, Hippolyta, donne quelques jours de réflexion à Hermia pour se soumettre à la volonté de son père. Hermia et Lysander fuient alors les règles contraignantes de la cité d’Athènes et se réfugient dans la forêt. Or, ils sont suivis par Demetrius, amoureux d’Hermia, lui-même suivi par Helena qui lui voue un amour aveugle. Par ailleurs, plusieurs artisans d’Athènes projettent de mettre en scène, pour célébrer les noces à venir de Theseus et d’Hippolyta, la tragédie de Pyramus and Thisby. Afin de pouvoir répéter à leur aise, loin des quolibets des acteurs professionnels, ils décident de se retrouver en secret dans les bois.

La nuit tombée, les fées règnent sur la forêt. Or leur reine Titania n’entend pas se soumettre aux caprices de son roi Oberon et lui céder son petit page. Oberon, à l’aide de son fidèle Puck, aussi malicieux que maladroit, décide alors de lui jouer un bon tour qui lui servira de leçon…

La forêt labyrinthique va favoriser les rencontres les plus improbables entre les quatre jeunes amoureux, les artisans-acteurs et le roi et la reine des fées, d’autant qu’il y pousse une petite fleur très particulière appelée « love-in- idleness ». Qu’a-t-elle de si particulier? Il suffit de presser quelques gouttes de son suc sur des paupières endormies pour qu’au réveil le coup de foudre avec le premier être aperçu soit instantané. Ainsi les couples vont-ils se faire et se défaire dans un enchevêtrement comique, nous invitant à réfléchir sur les fluctuations du désir et la réversibilité des situations. A l’aube du quatre-centième anniversaire de la mort de Shakespeare, cette comédie n’a pas pris une seule ride: « What fools these mortals be! » est toujours d’actualité.

 

La foule et le théâtre

 

 

« La foule », par Olivier Suire Verley, 1998

Les vendredi 8 et 9 février 2013 auront lieu, à la MSHS et à l’UFR de Lettres & Langues de l’université de Poitiers, deux journées d’études consacrées à « Présence et force de la multitude: comment représenter les mouvements de foule au théâtre » – coorganisation: Pascale Drouet et Françoise Dubor, membres du laboratoire de recherche FORELL B1 (dir. M. Briand) & B2 (dir. P. Née). Entrée libre.

PROGRAMME

VENDREDI 8 FEVRIER (Salle Mélusine, MSHS)

Matinée 

9h45-10h : accueil des participants (café/thé etc.)

10h-10h45 : « La foule comme personnage collectif dans le théâtre de Shakespeare », Delphine Lemonnier-Texier (Université de Rennes 2)

10h45-11h30 : « Scènes de foule sans ‘foule’ dans le Coriolan de Shakespeare », Catherine Lisak (Université de Bordeaux 3)

11h30-12h15 : « Foules en temps de conflit : Gémier et ses représentations shakespeariennes », Isabelle Schwartz-Gastine (Université de Caen)

Après-midi

14h30-15h15 : « Contrainte et autonomie. La multitude dans les créations de Mihai Maniutiu et de l’association ColletivA », Mattia Scarpulla (Faculté de Théâtre et de Télévision, Université Babes-Bolyai, Cluj-Napoca, Roumanie / Agence Universitaire de la Francophonie)

15h15-16h : « ‘Apparaissons, tenons debout’ : Mettre en scène la foule en révolte : Nous les vagues de Mariette Navarro mis en scène par Patrice Douchet », Sylvain Diaz (E.N.S.A.T.T. et E.N.S. de Lyon)

16h-17h : Entretien de Leila Adham (Université de Poitiers) avec Matthieu Roy (metteur en scène) et Mariette Navarro (auteur)

SAMEDI 9 FEVRIER (Salle des Actes, UFR Lettres & Langues)

9h-9h45 : « ‘Ce ne sera l’avis de la cité Thébaine’ : Rhétorique et résistance dans le théâtre de Robert Garnier », Anna Rosensweig (University of Minnesota)

9h45-10h30 : « La foule au Théâtre Libre d’André Antoine (1887-1894) : marée sournoise ou théâtre vivant ? », Simona Montini (Université de Paris III)

Pause café/thé

11h-11h45 : « La représentation des anonymes dans la foule des Communards chez Brecht et Adamov », Nathalie Cau (Université de Paris Ouest Nanterre)

11h45-12h30 : « Les masses dans le théâtre d’Einar Schleef : figures chorales, figures historiques ? », Jitka Pelechova (Université de Paris Ouest Nanterre)

12h45-13h : clôture des journées

La Comédie à la Renaissance

Le vendredi 23 novembre 2012 aura lieu à la MSHS/Université de Poitiers, organisée par Bianca Concolino et Pascale Drouet et sous l’égide du laboratoire de recherche FORELL B1, une journée d’études consacrée à la théorie, la pratique et la réception de la comédie dans l’Europe de la Renaissance. L’entrée est libre et vous êtes les bienvenus.

 Théorie, pratique et réception de la comédie de la Renaissance en Europe

MATINEE 

9h45-10h : accueil des participants (café/thé etc.)

10h-10h45 :    « Introduction : définir la comédie », Bianca Concolino (Université de Poitiers) & Pascale Drouet (Université de Poitiers)

10h45-11h30 :            « La comédie comme miroir de la ville au début du XVIème siècle », Giulio Ferroni (Université de Rome La Sapienza).

11h30-12h15 :            « Rire avant l’Art nouveau d’écrire des comédies : Mariage et ambigüité sexuel chez le premier Guillén de Castro (Los malcasados de Valencia) », Juan Carlos Garrot (Université de Tours/CESR)

 12h30-14h15 : déjeuner à la Petite Ville

APRES-MIDI

14h30-15h15 :            «  Ecart tragique : Figurer, représenter l’extrême violence à la fin du XVIe et au début du XVIIe siècle. Effet sanglant, effet frappant, effet pathique, effet tragico-comique ? », Christian Biet (Université de Paris Ouest Nanterre, IUF)

15h15-16h :    « La fonction du comique grotesque dans quelques pièces pré-shakespeariennes », Pauline Ruberry-Blanc (Université de Tours/CESR)

16h-16h45 :    « Shakespeare et la comédie (à la) française », Richard Hillman (Université de Tours/CESR)

http://www.mshs.univ-poitiers.fr/Forell/web/

 

 

 

 

 

 

Limoges accueille le 52ème Congrès de la SAES

Du vendredi 12 au dimanche 14 mai 2012, les anglicistes de l’enseignement supérieur se sont retrouvés à l’université de Limoges pour le Congrès annuel de la SAES (Société des Anglicistes de l’Enseignement Supérieur) qui avait retenu pour thème: la transparence. Une trentaine d’ateliers, couvrant champs, siècles et spécialités variés, y était organisée.

L’atelier des 16e et 17e siècles, coorganisé par Muriel Cunin (Université de Limoges) et moi-même, a accueilli 8 communications qui ont permis des échanges de qualité, riches et fructueux. Stéphanie Mercier (Université de Poitiers) s’est interrogée sur la notion de transparence  à l’oeuvre dans Le Conte d’hiver de Shakespeare et a analysé le glissement qui s’opérait dans la pièce: de l’opacité linguistique à la transparence théâtrale. Catherine Lisak (Université de Bordeaux) nous a livré un travail remarquable sur la parresia (le franc parler) et la transparence linguistique dans l’Angleterre de la Renaissance. Son ouvrage à paraître, Shakespeare’s Truth-Tellers, promet d’être de qualité. Sue Finding (Université de Poitiers) a contribué à nous faire entrevoir les richesses du Fonds Dubois légué à l’université de Poitiers. L’illustrateur Edouard Lekston a présenté son travail enrichi sur La première partie d’Henry IV de Shakespeare. Comme à l’accoutumée, ses illustrations ont témoigné d’une grande finesse interprétative et d’une créativité inégalée dans ce domaine. Espérons que son travail finisse par intéresser un éditeur français ou britannique. Mireille Ravassat (Université de Valenciennes) s’est intéressée à la transparence trompeuse qui parcourt les sonnets de Shakespeare, tant sur le plan thématique que rhétorique. Guillaume Fourcade (Université de Paris VI) a analysé, avec finesse et subtilité, la représentation de la transparence et la complexité du discours dans la poésie de John Donne, notamment dans « A Valediction: of Weeping » et « A Valediction: of my Name in the Window ». Jean-Marc Chadelat (IUFM de Paris) nous a rappelé qu’Edward III était désormais attribué à Shakespeare, avant de se pencher sur l’interaction entre le militaire et le religieux, entre la transparence et l’obstacle dans cette pièce. Enfin, Estelle Rivier (Université du Mans) s’est interrogée sur les choix scéniques et esthétiques faits par le metteur scène Pascale Nandillon pour sa mise en scène de Macbeth. Certaines de ces contributions seront accessibles dès l’an prochain dans le n°7 des Cahiers Shakespeare en devenir (http://shakespeare.edel.univ-poitiers.fr/).

Shakespeare et Shapiro

The Times, April 20 2012. Dans un article intitulé « How I came to love Shakespeare », le célèbre universitaire américain James Shapiro (Columbia University), auteur des biographies 1599: A Year in the Life of William Shakespeare (2005) et de Contested Will (2010), raconte comment il en est venu, contre toute attente, à aimer le barde qu’il détestait quand il n’était encore qu’un étudiant et à faire connaître et aimer son oeuvre. 

« James Shapiro hated the Bard when he was a student in the US. Now he is a peerless scholar of the playwright’s life.

What a warning against misspent intellectual energy,” James Shapiro says. Shapiro, among the world’s leading Shakespeare scholars, turns the pages of a signed first edition of a sumptuous antiquarian volume with the emphatic title Bacon is Shakespeare and shakes his head in wonder. Published in 1910 by a minor baronet and sometime MP called Sir Edwin Durning-Lawrence, it’s one of the worst books on literature yet written. It’s a present from my own collection, and Shapiro is one of the few people in the world who would accept it with unfeigned delight rather than an incredulous fixed grin.

We are at the Globe theatre in London, as Shapiro tells me about his efforts to expand public appreciation of Shakespeare. A dispiriting but necessary task of his work is to counter the hoary Victorian conspiracy theory, which has gained new impetus in the digital age and with Roland Emmerich’s recent film Anonymous, that the works of Shakespeare were in reality written by a great nobleman or statesman. But first we talk of more creative ventures.

The BBC will shortly screen a three-part documentary series presented by Shapiro on Shakespeare in the Jacobean age. Shapiro was also thrilled this week to open a new British Museum exhibition on the role of coins in Shakespeare’s work. Coins, says Shapiro, change the way you think about culture.

“Imagine,” he says, “a pouch containing Jacobean and Elizabethan coins. You’ll know about a country’s rulers, its economic strength and the value of things.”

Coins are among the ways in which we can learn more about Shakespeare’s times and world view, and this fascinates Shapiro. In the exhibition, he explains, there is a “little porcelain jug with a slot big enough to fit a coin”. This is where the theatregoers of the time would pay their entrance fee. At the end of the performance, the porcelain would be smashed and the owners of the company would share the coins. “This is what enabled Shakespeare to write,” Shapiro says. “When the remains of the Rose theatre were discovered, so were the smashed porcelain vessels.”

The notion of the poet who transcends history is one of Shapiro’s longstanding targets. A professor of English at Columbia University, Shapiro found fame in 2005 with his biography 1599: A Year in the Life of William Shakespeare. A volume that had initially been rejected by publishers as a quixotic project won the Samuel Johnson Prize for Non-Fiction and changed Shapiro’s career.

By considering the work that was available to Shakespeare when he wrote — not only the source material but also the commercial and religious temper of the times — Shapiro illuminated the richness of the Bard’s creative life in a crucial year. He argues against the temptation of seeing Shakespeare as a man of our times rather than of his. Shakespearean biography, in his view, is a “necessary fiction”. Shapiro’s understanding of those times is of direct help to actors.

He is particularly involved with the Royal Shakespeare Company, though he is modest about the limits of his understanding. Shapiro believes that, as an American, he will never fully be able to grasp the nuances of Twelfth Night. “I can’t register properly the subtle distinctions in the English class system,” he says. But theatre players seek his advice, and he accordingly considers himself “one of the luckiest theatregoers alive”.

Shapiro continually reflects on this good fortune, which is all the greater because he came to Shakespeare late. “As a student, I hated Shakespeare,” he says. “I didn’t grasp why everyone was so excited. To me, these were just words on the page.” His epiphany came when, like so many of his generation, he took advantage of cheap flights from the US to Europe in the early 1970s. He started seeing plays and became hooked.

“By the time I was 25, I’d seen around 200 plays,” he recalls. “I kept a diary the loss of which on a train journey distressed me more than any loss ever has.” His experience in coming to Shakespeare through theatregoing rather than academe has, he believes, helped his work. “I’m writing for people who feel cut off from the works, who don’t get it and want to understand.”

This was Shapiro’s motivation for 1599, which he worked on for 17 years. He is writing a successor volume dealing with the year 1606, when Shakespeare was finishing King Lear. But his intervening volume, called Contested Will, published in 2010, dealt not with Shakespeare but with a particular heretical belief about him: the thesis that the actor from Stratford was merely a frontman for the Earl of Oxford, or Francis Bacon or some other distinguished figure. It is a remarkable work of cultural history in which Shapiro sets himself to do what no other scholar has done: to explain why this notion gained popularity when it did — after the Romantic movement, with its stress on the isolated genius, and in the Victorian and Edwardian ages, when class distinctions were more prominent than they are now.

“I was able to go to vast primary sources,” says Shapiro in explaining why he wrote the book. “And very few Shakespearean scholars had read these works. What they showed was that smart people can say dumb things.”

The modern conspiracy theorists, who mainly argue the purported claims of Edward De Vere, the 17th Earl of Oxford, were initially thrilled that a genuine scholar was to write about their movement, but dismayed when they found that Shapiro had produced a work of intellectual depth rather than meet them on their own territory. “They accused me of character assassination of their theorists,” Shapiro says, “and that’s unfair.”

The “smart person” above all others whom Shapiro cites in this so-called Oxfordian movement is Sigmund Freud, who held to the dogma that the provincial actor-manager from Stratford could not have had the education to write the plays. Far from being ungracious to Freud and others, Shapiro stresses his admiration for them despite their errors. He cites the sad case of the American, Delia Bacon (no relation), in the mid-19th century, who was the first major theorist arguing that Francis Bacon wrote the Bard’s works. Her monomania drove her mad.

“These were big-ideas people,” says Shapiro. “Delia Bacon wanted to change the narrative of the founding of the United States. Freud changed how we think about human identity.” The first theorist of the Oxfordian case was a Gateshead schoolmaster in the 1920s with the unimprovable name of J. Thomas Looney. Unlike any of Looney’s modern imitators, Shapiro looked into Looney’s thinking and found him to be a devotee of an essentially feudal political outlook and philosophy. Modern anti-Shakespeare conspiracy theorists are thereby committed to some highly reactionary notions. But their founders, while totally mistaken, are intellectually interesting.

“They were disappointed thinkers,” Shapiro suggests. “And it’s very interesting when powerful minds find their ideas frustrated.” In this bizarre literature, I had found there was a gap in Shapiro’s private collection. Hence my gift of the Durning-Lawrence volume, complete with a fragile press cutting from 1910 in which the author expounded his ill-tempered crank ideas. I meant it as a compliment to Shapiro (which he accepted) that the volume could have no better home than on his shelves.

“Modern conspiracy theories,” Shapiro explains, “are not interesting.” And this is where the heresy over Shakespearean authorship now stands. But Shapiro worries that bad ideas can find new impetus in the digital age, through Wikipedia and other media that are so democratic (contrary to Looney’s own philosophy) that anyone can join in regardless of competence. He was especially concerned with the damaging potential of Anonymous, but its poor critical reception and box- office receipts have, he says, “restored my confidence. I had real gratification when Emmerich blamed the Shakespeare Birthplace Trust and me”.

While Shapiro emphasises that Shakespeare must be understood in the spirit of his age rather than ours, he believes passionately in the power of art to illuminate the human condition. We talk of a political campaign, which has drawn the support of such notable theatrical personalities as Mark Rylance and Caryl Churchill, to persuade the Globe to cancel a performance by Habima, an Israeli theatre company.

Shapiro, who has taught in Israel, is dismayed by these calls for a boycott. “I’m as critical of the Israeli Government as anyone,” he says. “But it’s extraordinary that people in the theatre should wish to silence a company that exposes the faultlines in Israeli society. It’s fundamentally ignorant to censor and suppress art. I hope the Globe will be wise enough not to rescind the invitation.”

As we part, I take my copies of Shapiro’s own books, which he’s inscribed, and he thanks me effusively for a worthless but handsome volume by an Edwardian eccentric who loathed the idea that great art could have been created by a jobbing actor from Warwickshire.

I’m glad of the exchange. »

http://www.thetimes.co.uk/tto/life/article3389516.ece

Merci à Jean Sabiron.

POUR EN SAVOIR PLUS: 

♣ http://authors.simonandschuster.com/James-Shapiro/1862215

♣ « Who wrote Shakespeare? » www.youtube.com/watch?v=pHApDxuGgw8