Les nouvelles Grandes Régions françaises sont toutes petites

Dossier très intéressant et bien documenté d’Alternatives Economiques dans le numéro de novembre, consacré à la réforme territoriale, je vous en recommande vivement la lecture. Bonne synthèse des débats en cours avec les thèses d’Askenazy et Martin, Davezies, Veltz, Frédéric Gilli et moi-même p. 56-59 (les propos de Frédéric Gilli me semblent particulièrement intéressants et complémentaires de ce que l’on raconte avec Michel Grossetti), beaucoup de cartes, statistiques, analyses sur différents sujets, bref, courez l’acheter!

Je cible juste sur un point évoqué page 68, consacré aux budgets des régions, avec des comparaisons entre certaines des nouvelles régions françaises et certaines régions européennes. On peut y lire le budget régional (en milliards d’euros) et la population régionale (en millions de personnes). Je me suis amusé à diviser les deux chiffres, pour avoir une idée de la dépense par habitant de chaque région.

En nombre d’habitants, les régions françaises sont plutôt grandes :

populationMais si l’on regarde le budget par habitant, ce sont des naines, elles restent entre 5 et 10 fois plus petites que leurs homologues européennes  :

budgetSi l’on considère que l’échelon régional est un bon échelon pour assurer le développement économique de la France, je ne sais pas vous, mais je crois que c’est moins le nombre d’habitants qui compte, que les moyens financiers dévolus afin d’assurer les missions confiées.

En dépit des apparences, la France reste un pays très jacobin…

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2 commentaires sur “Les nouvelles Grandes Régions françaises sont toutes petites

  1. J’imagine que cette réaction fait aussi écho à l’étude récemment publiée par Roland Berger « Pour un vrai choix stratégique d’investissement public dans les territoires » et reprise dans les Les Echos du 4 novembre qui nous apprend que (je cite) « une concentration de l’investissement public sur les métropoles doperait la croissance et l’emploi ». Gain estimé à 1,1 point de PIB par an pendant 10 ans. Tout de même ! Au-delà du plaidoyer pour un big-bang territorial de l’investissement public et la concentration des moyens sur 6 ou 7 métropoles (avec un mécanisme de péréquation !?), les auteurs semblent bien concéder quelques freins mais la méthode de calcul reste vaporeuse…
    Sujet sur lequel notre chevalier-économiste-blogueur préféré c’est déjà exprimé (cité dans l’article des Echos) mais éclairage complémentaire bienvenu.

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