Jeco en direct – épisode 2

Pas vraiment en direct, problème de wifi, donc en léger différé on va dire… Avec un tout petit topo sur la deuxième
plénière titrée « Les démons de la crise ».


Interview (vidéo) intéressante de Daniel Cohen, qui reprend pour l’essentiel des propos de son dernier livre (La Prospérité du vice). difficile de résumer, vous pouvez voir la vidéo
ici (je n’ai vu que la version courte diffusée pendant les Jeco).

Son fil conducteur : i) le bonheur des individus dépend moins de leur niveau de vie que du taux de croissance, pas sûr
que les français soient plus heureux aujourd’hui que dans les années 1960, même si le niveau de vie a doublé, car les perspectives de croissance sont beaucoup plus faibles, ii) on redécouvre
parallèlement la loi de Malthus : la croissance potentielle bute sur la finitude du monde (épuisement des ressources rares, effet de serre, etc.), iii) la stratégie de décroissance n’est pas
pertinente, il faut aller vers d’autres formes de croissance, iv) une piste à explorer est la croissance potentielle que l’on peut tirer du développement du cyber-monde, le problème étant de
définir le business model de ce type d’activité, v) les outils économiques d’internalisation des externalités environnementales sont importants, doivent être développés, mais ne suffiront pas, il
convient également de s’interroger sur nos valeurs.

François Bourguignon a proposé ensuite une analyse de la crise, en insistant sur un élément parfois négligé : le rôle de
l’excédent d’épargne à l’échelle mondiale. L’endettement américain a été rendu possible par l’excédent d’épargne des BRICS (Brésil, Russie, Chine, Inde, Afrique du Sud). Cet excédent d’épargne va
continuer à exister, ce ne sont peut-être plus les Etats-Unis qui vont l’absorber, mais il peut continuer à poser problème. La solution serait qu’un pays comme la Chine s’appuie sur cette épargne
pour favoriser son développement interne, mais les plans mis en place par le gouvernement chinois n’invitent pas à l’optimisme : ils profitent essentiellement aux grandes entreprises
exportatrices. Enjeu fort : dessiner les contours d’une gouvernance mondiale notamment pour gérer l’affectation de cette épargne.

à suivre : un billet sur la table ronde consacrée à la présentation de l’enquête « Les consensus en
économie ».

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3 commentaires sur “Jeco en direct – épisode 2

  1. « dessiner les contours d’une gouvernance mondiale notamment pour gérer l’affectation de cette épargne. »

    Ouhou, scary!

    Ce n’est pas sur ce site où il à été fait la part belle à l’innovation?  

  2. @teddy : j’ai séché la fin de la séance… Verdier a commencé par présenter quelques faits stylisés, notamment la forte contraction du commerce international
    suite à la crise, plus forte que lors de la crise de 1929. Il a également indiqué que pas mal de mesures protectionnistes ont été mises en oeuvre, sans forcément dire leur nom (via les plans de
    relance notamment). Après, je n’étais plus là!

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