Faut-il mettre un casque de vélo? Que nous dit la science!

imagesTroisième semaine de Tour de France et une nouvelle victoire hallucinante de Froome: je laisse à chacun le soin de qualifier cet évènement avec l’adjectif qui lui conviendra…Car l’heure n’est pas aux discussions polémiques, il s’agit de répondre à une question qui devrait intéresser les amateurs de cyclisme: que nous dit la science sur les bénéfices du port du casque?

Cerner la question

Comme beaucoup de sujets qui touchent à la santé, la charge émotive est très importante, ce qui rend les discussions parfois difficiles. Il faut donc bien définir ce dont on parle, à quelle question précisément on tente de répondre et enfin, s’interroger si la science nous offre des réponses. Cette remarque peut paraître saugrenue au premier abord. De toute évidence, le casque protégeant la tête des chocs, l’intérêt de le porter semble aller de soi. Mais si l’on se penche un peu plus sur le problème, on comprend d’abord que la question du port du casque se décline sur deux niveaux, d’abord individuel (le casque me protège-t-il?) et ensuite collectif (doit-on imposer le port du casque?).

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Au niveau individuel: risque absolu et risque relatif

Pour répondre à la première question, il faut s’intéresser aux risques absolu et relatif 1; la différence entre ces deux notions est source de nombreuses confusions et incompréhensions (voire manipulations). Le risque absolu représente, dans notre cas, la probabilité d’avoir un accident à vélo au niveau du crâne. Le risque relatif, quant à lui, compare la protection apportée entre ceux qui ont un casque et ceux qui n’en portent pas. Les données régulièrement reportées représentent le risque relatif et tournent autour de 70% à 80%, c’est-à-dire, en cas d’accident, le casque protègera efficacement votre crâne environ 7 fois sur 10 (résultat d’une méta-analyse pour les États-Unis).

Évidemment chacun comprendra l’importance de ces deux risques: si la protection du casque semble très importante (risque relatif de 70%), elle n’est utile que si vous êtes victime d’un accident. Or si vous n’avez aucune chance d’avoir un accident (risque absolu), le port du casque devient alors inutile. Le risque absolu peut d’ailleurs varier en fonction de la population ciblée, les enfants sont par exemple plus susceptibles de tomber à vélo que les adultes.

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Au niveau collectif: difficultés méthodologiques

Étrangement, au niveau collectif, l’obligation du port du casque ne semble pas avoir les mêmes effets bénéfiques observés ou, du moins, les résultats semblent controversés. Une étude, suite à l’obligation du port du casque au Canada, conclut que les avantages (nombres d’admissions dans les hôpitaux suite à un accident impliquant la tête) sont minimes. Une autre étude ne concernant pas le cas du Canada arrive à des conclusions différentes mais souligne les biais méthodologiques des sources analysées.

Mettre en évidence une relation de cause à effet n’est en effet jamais simple en science. Il se peut par exemple que les personnes portant un casque aient une attitude plus saine sur la route, phénomène qui peut être inversé si le port du casque est obligatoire. Un faux sentiment de sécurité peut en effet faire prendre plus de risques à certains, annulant les bénéfices du casque: ce que l’on nomme parfois « compensation de risque ». Une autre étude, régulièrement citée, semble montrer que les voitures prennent une distance de sécurité plus faible quand les cyclistes portent le casque. Il faut néanmoins prendre cette information avec des pincettes, l’étude a été réalisée avec un seul cycliste.

Conclusion: que faire??

Comme on l’a vu, la question est loin d’être simple et les réponses sont parfois même contradictoires. Mais c’est encore plus complexe qu’il n’y parait. Par exemple, par modélisation on peut montrer que les bénéfices en terme de santé apportés par une pratique du régulière du vélo (avec ou sans casque) dépassent largement les risques (absolus) d’accidents. Les infrastructures routières et le nombre de cyclistes semblent aussi être des facteurs décisifs pour diminuer ce risque (absolu) d’accidents: plus les infrastructures sont présentes, plus les cyclistes sont en nombre et moins d’accidents il semble se produire. L’exemple du Danemark est à ce titre exemplaire.

Si vous vous posez la question à un niveau individuel, il s’agit principalement d’évaluer ce risque absolu d’accident. Selon le lieu où vous vous trouvez, la manière dont vous faites du vélo (je connais quelques spécimens qui feraient bien de porter un casque!), les infrastructures présentes, l’âge que vous avez, etc., il peut être sage de porter le casque…du moment où ça ne vous décourage pas d’en faire.

Au niveau collectif, la décision politique est plus délicate comme nous l’avons vu. Avant d’imposer le port du casque obligatoire, il est peut-être plus efficace de créer une culture du vélo et les infrastructures qui vont avec. L’introduction de vélos en libre-service dans les grandes villes est en cela une petite révolution. L’augmentation des cyclistes a certainement un effet protecteur. Une fois cet environnement sain en place, la question du port obligatoire du casque peut dès lors se poser. Il pourrait s’agir d’un principe de précaution raisonné: les réponses apportées par la science étant limitées, il peut être intéressant de prendre des décisions sans qu’on ait les certitudes scientifiques habituellement requises.

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Notes:

  1. Nous avons déjà abordé le problème du risque absolu/relatif quand nous avons parlé de la pilule de 3e génération sur ce site.

35 réflexions au sujet de « Faut-il mettre un casque de vélo? Que nous dit la science! »

  1. Sceptique

    Je vais répondre à côté de la plaque! En France, les réglementations sont reçues comme des instruments de persécution et de ponction dans les portefeuilles. Dans le cas particulier des casques de cyclistes, la collectivité garantissant les soins nécessités par les conséquences d’un accident, l’assurance implicite a pour contrepartie la prise de précaution pour les réduire. Pour être assuré contre le vol de sa voiture, il ne faut pas laisser les clefs sur le tableau de bord. Pour être assuré contre les cambriolages, il faut une bonne serrure…et ne pas oublier de fermer. Etc, etc

  2. Thierry

    Amis cyclistes, avant de vous demander si vous allez porter un casque ou non, commencez par vous dire que le code de la route n’est pas optionnel et qu’il est là pour garantir la sécurité de tout les usagers de la route.

    Étant moi-même cycliste, je signalerai aussi aux automobilistes que les pistes cyclables ne sont pas des espaces de stationnement.

    De mon expérience personnelle, je conseil le casque pour une utilisation régulière. Je fais tout mes déplacements en ville à vélo et je me suis déjà fais renversé deux fois pas des automobilistes. A chaque fois j’ai tapé la tête (quand on couche un vélo on a quand même de forte chance de mettre un coup de tête quelque part). Je précise que je n’étais pas en tord dans ces accidents 😉

    J’ajouterai aussi qu’un vélo ça s’entretient, que la pression des pneus, ou encore le réglage des freins, ce n’est pas optionnel !

  3. AlainCo

    J’ai pratiqué lontgemps un cyclisme urbain, rural, aventureux, et j’en suis venu naturellement a découvrir le cyclisme véhiculaire .
    http://en.wikipedia.org/wiki/Vehicular_cycling
    C’est une théorie poussé par « John Forester »
    http://johnforester.com/

    en gros il faut rouler comme un véhicule normal.
    les pistes cyclabeles sont dagereuse car elles vous placent dans des endroits imprévus, avec moins de liberté.
    C’est absolument vérifé sur le terrain, et absolument rejeté par les téhories à la mode actuelles des vendeurs de pistes, de routes étroites, et d’autres ralentisseurs et écraseurs de vélo.

    le casque est utile effectivement pour les accidents sans véhicules qui sont la majorité, et pour les bobo qui ne deviendonrt pas des drames…

    maintenant c’est pas une panacée et l’important cd’est de conduire en respectant le code routier et un placement véhiculaire sain, et en oubliant son complexe d’infériorité cycliste.

    ce complexe d’après forester est apparu quand le vélo qui était un véhicule normal indistinct des automobiles dans les années 40, est devenu un jouet pour enfant dans les années 50…

    son site est un brulot, et un mine d’information.

    son livre efficient cycling est une mine d’information aussi.

    bref, le casque c’est comme l’airbag, ca évite des accidents qu’on aurait pu éviter 10 fois…
    en montagne 75% des accident sont de la pure et totale connerie, dit-on, en vélo comme en auto c’est pire.
    d’ailleurs une étude faite en allemagne avec des boites noires scientifiques, qui ne pouvaient pas être utilisée en justice (anonymes…) ont annulé les accident graves sur un échantillon qui aurait du en avoir une dizaine…
    il semble que les gens ayant une boite noire, se comportaient mieux parce que quelqu’un savait quand ils prenaient un risque … et donc quand face a face il y a un gars qui évite de prendre des risques, il n’y a plus d’accidents…
    J’avait vu un docu de l’INRETS qui expliquait qu’un accident était consécutif d’une collaboration… un gars fait une erreur ou viole une règle, et l’autre le refuse et crée l’accident évitable…

    bref le casque c’est pas inutile, de combien on sais pas, mais de peu c’est sur comparer a ce qu’on a d’autre comme le vier d’action…

    a noter que dans le style le gilet nocturne est une imbécilité grandiose…
    un cycliste a un éclairage, mais comme plein de crétin roulent sans éclairage on oblige les cycliste a s’ahbiller un clown, et comme pour tout en france on n’étudie pas l’efficacité de la loi…

    en plus ca stigmatise les cycliste comme victimes te pas comme partenaires de la conduite…
    Ca devrait être autorisé, mais pas obligatoire… et la couleur et le style devrait l’être aussi, comme pour les carosserie de voiture, et le style…

    en tant que cycliste j’en ai mare de ces victimes agressive sur route (et sur trottoir suicide)…

    j’avais vu un manuel de sécurité routière en disant que les piétons étaient invisible de nuit, et on montrait… un vélo…

  4. Anne Guégan

    Sur le site de la FUB, il existe tout un dossier sur le port du casque http://www.fubicy.org/spip.php?article136
    Le dossier expose tous les éléments à prendre en compte : sport ou déplacement, deux roues motorisés, risque lié à l’âge, etc.

    Concernant les statistiques sur les accidents impliquant les cyclistes, il serait intéressant de savoir comment sont comptabilisés ces accidents. Réponse du commissariat de police suite à un accident de vélo (fracture, opération, 3 mois d’arrêt), pas besoin de prendre votre déposition, votre mari n’est pas grièvement blessé 🙂

  5. sham Auteur de l’article

    Merci Anne pour le lien sur le dossier et le témoignage qui ne manque pas de piquant! Je trouve le dossier néanmoins très partisan et j’avais déjà eu un collègue qui m’avait dirigé vers quelque chose de ce genre. Le problème individuel vs collectif n’est pas explicité. La charge contre le casque est aussi beaucoup trop orientée contre et quand on regarde les recherches scientifiques, ce n’est pas aussi tranché qu’ils ne cherchent à le montrer. De tels dossiers ont même tendances à décourager ceux qui se poseraient la question du port du casque à titre personnel!

    edit: perso, je ne porte pas le casque sur mes déplacements à la fac en vélo, mais j’essaie de le faire sur mes sorties routières. j’ai aussi un comportement à risque, j’avoue avoir du mal à respecter le code de la route…aie aie aie!

  6. Ping : Faut-il mettre un casque de vélo? Que no...

  7. AlainCo

    sur le casque en vélo sport, il n’y a aucun doute que le casque soit essentiel pour le vélo de route et le VTT…

    c’est pour l’usage en déplacement que la question se pose… en gros on se focalise trop sur les accidents avec véhicules motorisé, pour qui les traumatisme hors têtes sont éliminatoires, et le gain faible…

    mais bon, faux problème.

    code de la route, et voies de 1auto+1 vélo de large, sans marquage au sol… comme ca je peux me placer à droite, à gauche selon où je vais… sans risque la queue de poisson…

    j’avais suivi les décès de vélib à paris, et jusqu’à la juge de montrouge, c’était toujours des accidents avec des véhicules professionels lors de dépassements type queue de poisson plus ou moins avoué, angle de la mort suicide (moins qu’on ne le dis) et des déboitages lié au traffic…

    l’accident emblématique est celui qui a tué la juge à montrouge et ou l’excuse de l’angle mort n’a pas été utilisé vu le status de la victime… on a reconnu l’habutuelle queue de poisson par véhicule professionel…

    un bus qui m’avait fait le coup avec ma remorque bébé a avoué que « c’était je jeu » (qu’on lui disait de conduire comme ca).

    les piste cyclable aggravent la situation… très dur a faire comprendre vu le lavage de cerveau qu’on subit depuis l’enfance. même moi j’essaye d’obéir a l’ordre moral… mais rapidement je me fait des frayeurs…

    mes grand accidents évitable l’étaient quand j’ai voulu me comporter en vélo…

    simon les piste cyclable a condition de rester pied a terre, et au pas, c’est faisable. c’est bien pour les piétons.

    d’ailleurs l’accidentologie indique bien que ce sont les piétons qu’il faudraut casquer… ensuite les automobilistes… et enfin les vélo.

    pour le gilet, ce sont le spiétons…
    les vélo aurait besoin de norme d’éclairage plus strictes , et il faudrait baisser la puissance des feux auto qui ne servent qu’a éblouir les faibles et ne pas les voir.

    aussi dur que de se faire repérer à las vegas avec une lampe de poche.

  8. Dexter

    Evaluer scientifiquement le risque absolu demeure une utopie ! Il y a trop de paramètres à prendre en compte (vigilance, environnement (météo, automobilistes, …), événements perturbateurs, …). Certes, le port du casque peut en rassurer certains, même si ça sous entend qu’on se « donne le droit » de chuter ! J’en connais un qui dit que porter un casque autoriserait l’automobiliste à faire moins attention à nous cyclistes.
    Opter pour un vélo comme moyen de transport implique une prise de risque supplémentaire sur la route déjà meurtrière. Ce que j’ai tendance à penser quand je vois le comportement de certains automobilistes, rares tout de même, c’est que nous autres prenons le risque afin d’améliorer la qualité de l’air et de diminuer l’utilisation de carburants fossiles, et ceux là ne sont même pas capable de respecter cela !

  9. Goldy

    Concernant l’étude réalisé avec un seul cycliste. Personnellement, je ne vois pas où est le problème étant donné que le sujet d’étude n’est pas le cycliste, mais le comportement des automobilistes. Du coups, j’ai envie de dire que c’est même plutôt une bonne chose qu’un seul cycliste soit utilisé pour l’étude, ça évitera d’avoir un biais autre que celui de la présence ou non du casque sur le cycliste.

    Pour faire une analogie, c’est comme si on reprochait à une étude portant sur le comportement des gens face à une balle en mousse d’avoir utilisé la même balle pour tout le monde.

    Sinon, pour ce qui est des études sur les vélos, je serai aussi très intéressé de voir les études qui ont été menées sur l’incidence des accidents selon que les vélos roulent sur le trottoir (Allemagne, Japon) ou sur la chaussé.

  10. Sceptique

    La lecture des commentaires montre que sans avoir fait polytechnique les adeptes du cyclisme n’ignorent rien des lois de la gravitation, de la cinétique, et de la résistance des matériaux, en particulier naturels, comme l’os d’un crâne. Le bons sens est bourré de science!

  11. AlainCo

    A noter sur les accident de piste cyclable ou de trottoir, que Forester avait trouvé une étude qui montrait que :
    – 95% des accidents afait lieux aux intersection
    – qu’une piste cyclable divisait par 3 les accidents sur a piste, et les multipliait par trois aux intersections…

    les chiffres sont pas vérifié, mais je confirme la tendance. Les pistes réduisent les accident qui n’arrivent pas, et multiplient ceux qui arrivent en nous placant là ou on ne nous attend pas..

    pour les piétons et les cyclo, c’est un problème de vie collective, donc sans solution.
    la solution c’est de marcher avec son vélo…
    à 5-8 km/h un vélo sur un trottoir est en sécurité… plus c’est pas raisonnable.

    de toute façon les piétons sont plus en danger sur les passages piétons… et les vélo sur l’équivaent cyclable.

    il faut différencier la peu de la réalité.

    quand l’automobiliste à peur, il n’y a pas de risque réel. c’est quand il ne nous voit pas, et qu’on ne le vois pas, que ca tape…

    là un casque ca peut aider, mais combien ?
    avec la compensation du risque et le gain faible, ca peut même être négatif.

    il faut augmenter la peur, donc la conscience, pour réduire le risque.
    Plus il y a de vélo, moins ils semblent blindés et compétents, plus ils conduisent sur la route, moins ca tape.

    évidemment c’est pas comfortable, d’où la création des pistes suicides.

  12. Colibri

    Merci à AlainCo de nous montrer que les pires ennemis du développement du vélo… ce sont parfois les cyclistes eux-mêmes, sûrement de bonne foi.

    Ce modèle du « cycliste véhiculaire » est un échec total et indiscutable, en France et dans tous les autres pays du monde où il a été mis en pratique (notamment les pays anglosaxons).
    États-Unis, Australie, Royaume-Uni, etc: les pires lieux où faire du vélo et une part modale de l’épaisseur du trait sur le graphique…

    Forester et son acolyte britannique Franklin (F & F) ont fait un dommage incommensurable à la pratique du vélo dans le monde occidental.
    Ce qu’ils proposent est rejeté de 99% de la population, qui ne veut surtout PAS circuler à vélo au milieu du trafic mais au contraire évoluer dans un espace où il est le plus possible éloigné des motorisés.

    Les opinions dédaigneuses et élitistes de F & F sont d’ailleurs à vomir, réservant la pratique du vélo à ceux assez rapides et téméraires pour oser affronter le milieu hostile des motorisés.

    Pour une démolition en règle de l’idéologie F & F, voir :
    http://aseasyasridingabike.wordpress.com/2013/02/26/no-you-are-not-held-up-on-dutch-cycle-paths/
    http://departmentfortransport.wordpress.com/2012/10/26/anti-cycling-john-forester-versus-the-facts-about-holland/

  13. seb

    A quand la suppression des voitures dans les villes ?

    A quand des pistes cyclables faite intelligemment pour que tout les types de cyclistes puisse les utiliser ?
    Les pistes qui s’arrêtent brusquement, et oblige le cycliste à retourner sur la route sans aucune visibilité sur les véhicules qui arrive.
    Les pistes qui sont impraticable car la végétation en prends 80%, et qu’il y a un muret sensé protéger les cycliques qui est plus là pour les faire tomber.
    Les pistes qui sont pleine de graviers et autres détritus à certains endroits parce que c’est le lieux d’écoulement des eaux de pluie de la route.
    Des voitures et camions garés sur la piste cyclable.
    Des pseudo piste cyclable dont la moitié de la piste est le caniveau, avec le dévers c’est génial pour glisser et tomber.
    Les pistes cyclables qui oblige à traverser plusieurs fois la route pour pouvoir la suivre.
    Que la chaussé de la piste ou la route est pleine de nids de poules, qui nécessite des écarts.
    etc…

    Le problème c’est que tout est fait par des gens incompétents, qui ne sont jamais monté sur un vélo.
    Alors leur seule arme c’est : mettez un casque.
    C’est sur peut-être que la tête n’aura rien mais le reste. Il y a une belle illustration dans l’article.

    Tout est affaire de vigilance, si vous n’êtes pas vigilant pour vous et pour les autres (laisser passer celui qui commet la faute) que vous soyez un vélo ou en voiture vous aurez un accident.
    Qui n’a jamais griller une priorité parce qu’il n’a pas vu le véhicule arrivé ou le panneau.
    On m’a toujours dit: « Conduit pour les autres ».

    Le casque c’est pour le sport, les enfants, ceux qui savent pas faire du vélo (pas d’équilibre). ceux qui croient que la voiture va s’arrêter parce qu’il a la priorité.
    Ceux qui ne sont pas maitre de leur vélo.
    Ceux qui mettent le bras pour tourner, mais qui ne jette pas un oeil derrière pour voir si effectivement la voiture les as vu.
    Ceux qui ne tourne jamais la tête pour observer ce qu’il se passe sur la route, et qui regarde 10m devant.
    Ceux qui ne savent pas s’imposer au milieu de la route quand la route est trop étroite pour qu’une voiture les double, parce qu’inévitablement elle va passer si elle croit avoir la place. (Ca klaxonnera derrière et alors!)

    Mais es-ce que ça va leur suffire comme protection ?

    Le vélo c’est comme la voiture ça s’apprends. Le problème c’est que les gens ne savent pas déjà conduire une voiture. Et qu’ils croient que parce qu’ils sont sur un vélo les voitures vont faire attention à eux.

    On en reviens au problème du départ, il y a trop de voiture, et de route inadapté.

    La principale protection sur un vélo, c’est déjà des gants. et ça personne n’en parle, et pourtant en vélo c’est aux mains qu’il y a le plus de blessure

  14. thierry

    @seb

    Tu oublies les pistes cyclables à contre-sens sur des voix où il n’est même pas possible de croiser les voitures… Ils aiment bien installer ça à Lyon.

    Quant à supprimer les voitures en ville, je suis résolument contre ! Il y a plein de raisons tout à fait valables pour utiliser une voiture en ville.

    Par contre, il y en a beaucoup trop, certainement beaucoup de monde qui l’utilise alors que ce n’est pas vraiment utile… Il faut clairement inciter tout ceux là à prendre le vélo.

  15. AlainCo

    j’ai l’impression que seb a plus d’expérience que colibri.

    je contresigne la réponse de seb.

    je ne sais pas ou le véhicular cycling est appliqué, certainement pas aux USA/Canada (j’ai vu les mêmes tarrés et les même pistes au canada, mais au moins on peut me dépasser là bas) a part chez les vieux cycliste de tout poils que je rencontre et qui finalement ne font que dire, sans le dire, que conduire normalement ca marche mieux…
    en ajoutant que bien sur ils ne sont pas contre les piste cyclable, comme si crétait un péché…

    j’ai bien certaine piste, celles qui ne sont pas comme le décrit seb… ce sont les véloroutes.
    des pistes qui ne croisent pas les routes… donc pas en ville, pas en bord de route… des piste en bord de rivière, comme celle qui va de bercy à torcy…

    En ville une piste cyclable est un danger de mort cer elle vous constraint a passer dans l’angle mort droit, et surtout dans la zone ou les conducteurs ne regardent pas, pensant être infiniment plus rapide que le vélo… la juge morte à montrouge en vélib a vécu ca.

    si vous voulez des pistes appelez ca un trottoir et roulez a la vitesse adapté, le pas. on ne peut pas passer un carrefour cyclable rapidement a cause des queues de poisson. un croisement cyclable c’est un passage piéton…
    Un vélo doit être a gauche des véhicules qui tournent à droite… c’est naturel sur la route, et ca marche…

    ce qui tue c’est le complexe d’infériorité cycliste, la peur de gêner… il faut pas emmerder le monde par plaisir, mais sa sécurité passe avant l’illusion de vitesse des autres (en ville c’est une illusion)…

    il y a trop d’intégriste dans ce domaine, et les vieux expérimentés n’osent plus rappeler les faits de peur de passer pour des hérétiques.

    effectivement le pire ennemis du cyclo c’est le cyclo… celui qui se croit au dessus le la logique du terrain.

    Le cerveau d’un automobiliste (et d’un cycliste) est adapté a des véhicules qui le passent à gauche, qui roulent sur la route, qui se place a gauche quand ils tourne a gauche, et a droite quand ils tournent a droite, qui possèdent un feu rouge fixe a l’arrière, un feu blanc a l’avant, et des clignotants orange (ou sinon qui possède une tête et des yeux qui disent où il va)…

    c’est un problème de cognition.
    la conduite automobile, et cycliste est un des problèmes les plus complexe, bien plus complexe que le pilotage d’avion, sauf peut être pour poser un airbus la veille de noel à washington pendant une grève des aiguilleurs.

    si certains véhicules vivent selon une logique différente, pas étonnant qu’on les voit pas.

    sur les gants je confirme que c’est vital, comme en parachute… ca permet d’oser tomber, de poser les mains, et ca sauve la face, là ou le casque ne peut rien. J’ai testé suite a un crash en solo (pb mécanique). Des vetements longs ca aide aussi, comme le cuir des motards à une autre échelle de vitesse.

  16. Colibri

    Soit, je ne doit pas avoir assez d’expérience. Seuls les vieux sages qui ont 40 ans de bouteilles savent évidemment ce qui est bien — pour eux et surtout pour les autres.
    Un savoir basé sur quoi d’ailleurs ? Uniquement sur leur expérience personnelle, leur « doigt mouillé » et jamais sur l’épreuve des faits.

    Comme le fait qu’il y a justement 16 millions de personnes en Europe qui ont cette expérience quasi-quotidienne d’une politique cyclable au total opposé du cyclisme véhiculaire.
    Par un hasard très mystérieux, cette population a la part modale vélo la plus élevée au monde, aucun autre pays ne pouvant prétendre l’égaler et de loin.
    Là encore, par un coup du destin, il s’agit du pays le plus sûr pour faire du vélo sur cette planète.
    Un territoire rempli de ces milliers de km de pistes cyclables « tueuses », « coupes-gorges », etc.

    Indice pour trouver ce lieu : voir à quelques centaines de km au nord de la France ; la capitale commence par A — quoique qu’il y ait en fait 2 capitales d’ailleurs…

    Bilan : le cyclisme véhiculaire a échoué, échoue et échouera toujours car le produit est tout simplement mauvais. Et les « consommateurs » n’est veulent pas, qu’importe les mensonges propagés pour tenter de le vendre.

    À quand les « piétons véhiculaires » ? Il d’ailleurs nécessaire qu’ils marchent au milieu de la route, car il faut évidemment qu’ils soient à gauche des véhicules qui tournent…

  17. AlainCo

    le cyclisme véhicuaire c’est pas le n’importe quoi,
    visiblement vous n’y comprenez rien.
    Mettre des victimes sur la route, ou sur une piste c’est pareil, c’est mauvais.

    visiblement vous ne voyez pas les dangers des pistes…
    qu’on soit débutant, ou expérimenté, c’est dangereux, et c’est un danger que les débutants (ou les croyants) ne voient pas…

    hurler et faur un appel a l’autorité ne change pas le fait que une piste cyclable a droite a une intersection c’est meutrier.
    que d’obliger un vélo a travcerser la rue a angle droit pour aller a gauche c’est criminel. que sinon l’obliger a passer 4 feux et 8 virages pour passer un carrefour c’est une manière de ralentir les vélo…

    j’imagine (je crois vous avoir repéré, et vous m’avez repéré) que vous êtes un missionaire de la piste cyclable, et ce que je vois c’est que outre nous ralentire, nous donner une image de lapin jaune, ca nous met dans les zone de mort des véhicule ou des piétons.

    c’est un fait que vous devriez savoir si vous étiez expérimenté et lucide.

    quand a rêve des pistes bien faittes, c’est impossible, car la ville est pleine de croisement…
    la piste cyclable c’est valable à la campagne… là ou il suffit de laisser une bande a droite comme on en trouve partout.

  18. sham Auteur de l’article

    @Alain, je vous trouve toujours un peu trop emporté et le choix des mots que vous utilisez ne peut qu’engendrer énervement et agacement qui ne fera que braquer encore plus vos interlocuteurs et c’est la réaction en chaine jusqu’au point godwin 😉
    on va essayer de ne pas en arriver là. vous aurez du mal à convaincre la plupart des gens, moi y compris, que les pistes cyclables sont des pistes « de la mort ». je crois qu’on ne va pas polémiquer plus sur le sujet, nous avons, je crois, tous bien compris les critiques que vous formulez sur ces pistes cyclables. critiques qui ne manquent pas d’intérêt.

  19. sham Auteur de l’article

    @goldy
    j’ai oublié de vous répondre à propos de l’étude qui prend en compte un seul cycliste. l’étude en question ne manque pas d’intérêt, et de toute façon toutes les études contiennent des biais plus ou moins importantes. ce que je voulais dire par ma remarque, c’est qu’il faut faire dans ce cas attention à ne pas généraliser trop vite. durant mes recherches j’ai trop souvent vu des choses du genre: les véhicules se rapprochent si vous avez un casque donc il faut pas mettre de casque. c’est généraliser un peu trop vite et aller un peu vite en besogne. j’espère que c’est plus clair 🙂

  20. Colibri

    @sham : rassurez-vous, ce n’est pas moi qui décrochera le point Godwin, je l’espère — qu’on m’en garde !

    @AlainCo : d’où vient cette fixation des « pistes cyclables dangereuses », voire « mortelles » ?
    Je vais répéter les choses simplement, précisément — mais vous allez encore esquiver pour sûr.
    Les Pays-Bas, #1 incontestés de la pratique du vélo, sont massivement dotés de pistes cyclables, dans tout le pays, dans toutes les villes, dans toutes les campagnes.
    Pourtant, ce pays est le plus sûr du monde à vélo — et pas qu’à vélo (automobilistes, piétons, etc).
    D’où sort donc votre quelconque justification de pistes cyclables dangereuses ?
    Pour moi c’est clair que votre argumentation ne tient pas debout un instant et que la réalité vous donne totalement tort.

    Qu’il existe des pistes cyclables dangereuses et mal conçues, 100% d’accord — c’est justement tout ce qu’on trouve en France et autres pays incompétents.
    Mais de là à disqualifier la notion même de piste cyclable et de séparation des flux, c’est un échec total de la raison.

  21. AlainCo

    Ok je me suis emporté.
    C’est simplement que cette mode des piste envahis ma zone et réduit ma capacité de déplacement et ma sécurité. Comme en allemagne les automobilises supportent de moins en moins les vélo hors des pistes et le font sentir. Contrairement aux débutants je vois les dangers du placement a droite, sachant que sur la route je peux interdire aux automobiliste de me faire ces horreurs.

    Je n’espère pas convaincre, pas plus que sur d’autre sujets discuté ici, ou ailleurs…

    on va remonter le niveau:

    Ce que j’observe c’est cette tendance générale a se protéger de risques imaginaires (je parle des risque que la piste évite) en augmentant les risques réels.

    C’est en partie a l’effet « lampadaire », cette tendance à ne chercher les solution que là où on vois bien…
    http://discovermagazine.com/2010/jul-aug/29-why-scientific-studies-often-wrong-streetlight-effect

    Il y a aussi la tendance a chercher la solution chez les autres, ou dans la spécialisation, en évitant d’accepter ses propres responsabilité, et les symétries.

    On cherche aussi une solution, même si elle est contre-productive, juste pour se sentir bien. comme ces gens qui ouvrent les fenetres par canicule parce que la clim est faiblarde.

    il y a aussi un effet marketing qui est qu’on élimine les 5% minoritaires, voir souvent plus quand ils sont pas très bien supportés par des lobbies…

    Il y a aussi le problème de vision à long terms.
    quand il y a beaucoup de débutant à vélo, on oublie qu’il vont devenir expérimenté (et tenir un discours similaire au mien, sans la théorie je l’avoue).
    On oublie souvent aussi de faire des vérifications de l’utilité des politiques, et quand on le fait c’est très souvent biaisé.
    Forester avait identifié une de ces études poubelisé parce qu’elle avait identifié, horreur, que les accidents vélo était « classiques » et pas ceux qu’on avait imaginés dans les bureau d’étude.

    bref toute cette affaire est emblématique d’un dysfonction de la gestion des risques dans notre société.

    Je ne me suit donc pas énervé que pour ce point qui me concerne au jour le jour, a coeur de mon instinct de survie animal, mais aussi parce que que ce délire se généralise dans la société sous des formes proches.

  22. Arnaud, savant fou

    Vous soulignez en effet un point important : le port du casque n’est pas le premier sujet à débattre. En effet, il faut avant tout éduquer la population à la conduite avec les 2 roues. En ville, il est très dangereux, avec ou sans casque, de se ballader sur certains boulevards. les politiques se reveillent avec des aménagements en conséquence. Ouf, il était temps. Mais tenons le « combat » afin que l’on puisse emmener nos enfants se ballader sans risque.

  23. mahjong

    Le problème dans votre débat c’est que vous parlez de systèmes très différents: aux Pays-Bas on a un système où les vélos sont prioritaires, où les pistes cyclables sont larges, bien entretenues et ne sont pas des parkings bis. Quand on circule dans Amsterdam en voiture, c’est un cauchemar pour le néophyte, à pied c’est pas évident, en revanche en vélo, on ne s’arrête jamais et on se sent en sécurité. En France dans bien des endroits il vaut mieux éviter d’emprunter les pistes cyclables car elles sont tout simplement mal conçues, trop étroites, avec des poteaux au milieu, elles contournent dangereusement les arrêts de bus et les intersections, s’arrêtent brusquement, changent de côté sans prévenir et font arriver les cyclistes d’un côté inattendu pour les voitures. J’ai eu un seul accident (non responsable) en plus de 10 ans de cyclisme urbain, à cette occasion j’ai été légèrement blessée et j’ai foutu en l’air mon vélo: piste cyclable à double sens coupant une rue à sens unique elle-même débouchant sur une grosse artère.
    Je préfère le cyclisme véhiculaire à l’utilisation de pistes cyclables dangereuse, mais si je pouvais je choisirais de ne pas être dans le trafic automobile, de ne pas subir la psychose de la portière, les pots d’échappements, les scooters, les camions, les bus et tous les sociopathes titulaires ou non du permis, mais voilà, j’habite dans le 93, je n’ai pas ce choix.

  24. Colibri

    @mahjong

    Je vous rejoins évidemment entièrement sur l’état des lieux de la situation en France : les aménagements réalisés, surtout ceux « en site propre » (pistes cyclables à proprement parler), sont d’une qualité abyssale.
    C’est une suite sans fin de travail bâclé, d’incompétence et de médiocrité.
    Oui, pour nous « cyclistes avancés », les pistes cyclables sont souvent pires que de circuler sur la chaussée.

    Mais partant de ce constat, on fait quoi ?
    On a une réaction primaire de rejet de toute forme de séparation des flux et on rejoint le camp des cyclistes véhiculaires ?
    Ou bien on se dit que si aux Pays-Bas ils parviennent à concevoir et aménager des pistes cyclables de très bonne qualité, alors on devrait pouvoir faire la même chose en France ?

    Les autoroutes aux Pays-Bas vous semblent-elles si différentes des autoroutes françaises ?
    Donc il n’y a pas de raison absolue que nos aménageurs français ne sachent faire d’aussi bonnes pistes cyclables. Ça ne reste que du béton, du bitume et de la peinture !

    Mais ça veut dire qu’en tant que militant il faut changer de braquet et appeler à un changement de mentalité chez tous les acteurs.
    Fini le bricolage dans son coin dans chaque commune ou agglo.
    Fini l’amateurisme des aménageurs qui pensent devoir à chaque fois réinventer la roue.
    Fini les guides techniques à 3 francs 6 sous du CERTU et autres organismes.
    Fini l’inconstance, le manque de vision et l’archaïsme des associations vélo et de leur fédération.
    La liste est encore longue…

    En gros il faut reconnaître 40 ans d’échec de la politique vélo en France et copier tout simplement ce qui a indubitablement fait ses preuves ailleurs.

  25. AlainCo

    Bon on avance.
    Oui en france les pistes sont pitoyables.
    Il faut interdire la circulation sur les trottoirs.
    Il faut interdire les pistes qui croisent les intersection a droite sans stops.
    il faut interdire les pistes avec 2 feux ou avec des rayons de braquage de moins de 5 mètres.
    interdire les couloirs de bus, et leur faire céder le passage aux intersection ou sinon les limite a 30kmh pointe.

    bref il reste plus rien, et c’est impossible en ville a moins de faire céder la priorité a tout es véhicules et de faire tourner les voitures autour des pistes cyclables (ce qui est le cas ailleurs, et qui explique que ca ne soit pas le massacre).
    Je reste convaincu par experience que ce qui compte c’est le nombre de vélo qui pratiquent.

    les piste c’est valable hors agglomération, ou en priorité totale.
    dans d’autres cas c’est dangereux, ca ralentis, ca donne de mauvaises habitudes, ca infantilise.
    Je vois plein de gars qui conduisent a contre sens sur une piste uni directionelle plutot que de rouler sur une route tranquile. ils savent pas rouler sans maman la piste.

    le pire c’est que ca ne protège que de risques imaginaires (choc arrière), et ca augmente les risques réels (chocs aux intersections).
    si les pays révés dont vous parlez ont moins d’accident c’est avant tout parce que les voitures y sont ralenties, et les vélo nombreux.

    metter paris en zone 30 (actuellement la moyenne est sous les 25 hors voies rapides), avec 2 fois 2 voies… les vélo pourront dépasser et se faire dépasser, on pourra se placer correctement là ou on tourne et pas traverser un flot de bolide à angle droit comme on nous le demande.
    on ne passer pas son temps a freiner pour sauter de trottoir en trottoirs, pour éviter les voitures qui tournent sans nous voir, qui se croient plus rapides.

    je l’ai vérifié dimanche dans paris en circulant sur les pistes (N7, ligne métro 6 place-d’it bercy)… quand il n’y a pâs de traffic, et hors trottoirs les pistes c’est utilisable en étant attentif à chaque sortie de garage, et en ignorant un tiers des pistes… sinon c’est la mort.

    sinon pour les cyclistes qui roulent au pas, c’est cool.
    Moi vitesse moyenne 20km/h avec une remorque (je suis pas un athlète mais un quadra bedonant), ca m’empêche de passer aux pires endroits avec un alibi.

    En chine ils construisent des véloroutes à 2×2 voies cyclables pour les vélo électriques et classiques. en interurbain c’est cool.
    le problème c’est que nos aménageurs mettent les pistes à contre-logique. genre dans les descentes (ou les vélo sont rapides) et pas à la montée (ou on est un obstacle à la circulation).

    qui a des études sérieuse d’accidentologie des vélo en ville?
    chocs arrière ? chocs solo ? queue de poisson=angle mort? véhicules professionnels ?

    mon expérience c’est que si on met une camera et boite noire sur les véhicules professionnels (camionettes, engins, bus) on annule presque les accidents avec les vélos. ca serait plus efficace et ca sauverait des piétons, et du budget pour faire des pistes interurbaines de type véloroutes.

  26. Colibri

    @AlainCo

    Votre liste de situations à exclure pour les pistes cyclables a au moins un mérite, à défaut d’être très pertinente.
    C’est d’exprimer qu’en effet on ne conçoit pas n’importe comment un aménagement cyclable. On peut au moins tomber d’accord là-dessus ?
    Il y a des « règles » à suivre, des bonnes pratiques qu’il faut respecter et un savoir-faire qui s’acquiert, notamment (et surtout) en imitant ceux qui ont la compétence.
    Bref, comme toute opération « d’ingénierie ».
    On peut ajouter aussi l’importance de disposer de critères de qualité, de mesures de la situation « avant » et « après », de retours d’expérience, etc.
    Tout ce que viens d’évoquer est malheureusement, selon mon expérience, à mille lieues des préoccupations des instances officielles du mouvement vélo en France.
    C’est plutôt sauter comme un cabri et répéter notamment « zone 30, zone 30, zone 30 ». J’aurais l’occasion d’y revenir.

    Par contre, là où je ne vous rejoins pas du tout, c’est que pour vous aucune situation ne semble pertinente à l’établissement d’un aménagement cyclable. « Impossible », « dangereux », « uniquement avec un STOP », etc.
    Mais comment font-ils donc ces pays pour « éviter le massacre » (je n’ai pas bien compris vos explications d’ailleurs). Et si eux ils ont trouvés des solutions, on ne pourrait pas faire la même chose ici en France ?

    Quant à la fameuse antienne de « la sécurité des cyclistes par le nombre », cela fait également partie de la bible officielle du militant vélo.
    Comme toute bible, elle établit des dogmes, qui ne sont malheureusement vérifiés et supportés par pas grand chose.
    Oui, il y a une _corrélation_ entre la part modale vélo et la sécurité des cyclistes. Dans les lieux où il y a davantage de cyclistes, ils sont souvent en meilleure sécurité. Mais c’est aller bien loin que d’appeler cela une relation de _cause à effet_.
    On pourrait tout aussi dire que c’est _parce que_ ils se sentent en sécurité à vélo que les gens se mettent davantage au vélo.
    Il suffit de se faire tailler un short, voire pire un « near-miss », pour faire prendre conscience de sa fragilité et faire ravaler tout envie de continuer le vélo.

    Bref, attribuer la sécurité des cyclistes néerlandais à leur simple nombre, c’est un gag. C’est comme dire qu’il suffit d’augmenter le nombre de baigneurs sur les plages pour diminuer le risque _individuel_ d’être attaqué par un requin.
    Et si le cycliste néerlandais, qui circule seul à 3h du mat’ sur une piste cyclable le long d’un axe majeur d’une ville (= danger / vitesse des motorisés), se sent en sécurité, c’est encore de part son « nombre » ?
    La sécurité des cyclistes, c’est pas seulement entre 8h et 19h dans les grandes agglos…

    Mais je vous vois déjà sortir la carte joker « zone 30 », pour résoudre tous les problèmes et bien plus encore. Dans l’absolu, pourquoi pas, je n’ai absolument rien contre le concept de zone 30, ni sa mise en oeuvre de façon large.
    Mais ce n’est clairement pas la multiplication des zones 30 « à la façon de chez nous » qui va faire apparaître des hordes de cyclistes.
    Regardez les fameuses « villes 30″ : eh bien je demande à voir les chiffres de cette part modale vélo qui bondirait !

    Comme pour les pistes cyclables, et tant d’autres choses, le diable se cache dans les détails. C’est exactement une zone 30 ? Un endroit qui deviendrait magiquement un havre de paix du moment qu’on appose un panneau, voire un coup de peinture au sol en plus ?
    C’est pourtant exact ce qui se fait en France. Une réflexion sur les flux (nombre de véhicules, sens interdits) ? Une adéquation avec le profil de la voie (ex: »large avenue ») ? Une limitation au trafic de desserte à l’opposé du trafic de transit ?
    Que niet, en France on veut des zones 30, point à la ligne. C’est de couvrir la France de zones 30, sans plus de précision, qui nous sauvera.
    Si en plus ça peut permettre de dire que dans ce cas les aménagements cyclables ne sont pas nécessaires, alors nos édiles politiques et nos aménageurs pro-bagnoles votent pour !

    Pour finir sur les zones 30, je note d’ailleurs votre vision « idéale » de Paris, rempli de 2×2 voies zone 30 (sic !). On n’a clairement pas la même grille de lecture de la situation et des solutions pour y remédier. (Super les tournes-à-gauche au fait…)
    Ou votre référence à la Chine — je ne connais pas le sujet mais tout me laisse à penser qu’en effet, aujourd’hui, c’est vers la Chine qu’il faut tourner son regard pour voir un urbanisme « progressiste » et à visage humain…

    Je ne peux que vous conseiller de dépasser votre propre expérience personnelle.
    On parle ici de la situation dans son ensemble, dans le temps et dans l’espace.
    En prenant en compte y compris — et même surtout — ceux qui ne font pas (actuellement) du vélo.
    Relisez vos messages, ils sont pleins de « moi » et de « je ». Ça n’est absolument pas critiquable en soi mais ça démontre une réflexion auto-centrée.
    Vos arguments sont sûrement très pertinents vis-à-vis de votre expérience personnelle mais ça n’est pas avec ça qu’on construit une politique vélo au niveau d’un pays.
    On est clairement à un autre échelle.

  27. AlainCo

    Sur l’influence du nombre de cycliste, j’ai pu comprendre le phénomène en discutant avec des automobilistes parisiens, et en écotant des taxis râler. C’est l’expérience.
    Le cerveau d’un automobilistes (activité très complexes, pire que le pilotage d’avion) quand il a rencontré pas mal de vélo comprend les risques associés, et s’adapte.
    par exemple l’automobiliste parisien comprend qu’il doit faire gaffe aux pistes à sa droite, comme le cycliste comprend qu’il doit faire gaffe à toutes les intersections.

    notez que ma vision véhiculaire contre la vision « priorité au vélo sur piste » se rejoignent.
    dans les deux cas, la sécurité du vélo est lié au fait que l’automobiliste cède le passage.

    en véhiculaire il utilise sa compétence habituelle, qui consiste à freiner quand il voit un obstacle devant lui.
    Il n’a rien d’autre a comprendre car un véhiculaire bloque les queue de poisson par son placement sur la bonne voie, et ne change pas de voie sans regarder, ni se faire voir…
    Placement et changement de file, sont les seule compétences requises. Le reste du temps on se contente comme les voitures de regarder devant.
    c’est ca le véhiculaire. empêcher les queues de poisson par auto, et de traverser au nez des véhicules.

    en piste il doit faire gaffe a chaque carrefour si un vélo n’est pas a sa droite, plus rapide que lui forcément.
    Le vélo doit faire gaffe, en plus des piétons qui circulent ou traversent (il n’a pas d’échappatoires ), aux portières, aux entrées et sorties de garage, aux carefours, et doit passer a pied pour tourner a gauche, ou sinon passer en 4 feux et 8 virages à 90degrés.
    c’est ca que je vis…
    et ca en supposant que les pistes soit pas idiotes (genre boulevard de l’hopital (arf la blague) ou vincent auriol).

    je suis d’accord qu’il faut des pistes bien faites.
    Je juge juste que c’est impossible et qu’on peut faire plus simple avec des voies 1.5 voitures de larges (ok, les 2×2 voies ca peut effrayer surtout que la première est un parking en général), et une conduite véhiculaire simple: changer de file et se placer… c’est tout. le reste du temps on peut se détendre (pas de terreur de la portière, de la porte cochère, du piéton fou, de la queue de poisson fatale, des tourne a droite aveugles sur passage piéton).

    mais c’est vrai que les débutants ne voient rien de tout ces dangers, et ont peur que les automobiliste leur rentrent derrière.
    le mythe effraye plus que la réalité.
    je crois que c’est sans espoir, et pas que en cycle urbain.

  28. Ping : Que dit la science au sujet du port du casque à vélo? - Citycle

  29. Thierry

    Bonjour,
    Je suis cycliste régulier depuis quelques années seulement, vélotaf (maison-travail) deux fois par semaine plus randonnées de 3-4 H le weekend sur route/piste.
    La question de porter un casque ou non ne se pose plus pour moi, au contraire les rares fois où je l’oublie, au bout de 100 m je retourne vite fais à la maison pour le récupérer.
    Il faut vous dire que j’ai chuté deux fois durant ces années. Le casque que je portais a cassé lors de l’une de ces chutes. La première chute c’est passé en campagne sur un chemin agricole/piste cyclable, le matin de bonne heure, un cyclomotoriste, de face, c’est déporté vers moi, il a heurté mon bras gauche, je n’ai pas eu le temps ni le réflexe de l’éviter, roulé boulé sur le bas coté, rien de cassé sauf le casque.
    La deuxième chute, tout seul, bêtement en ville en entrant sur une piste cyclable, légère bordure inclinée, ma roue à glissé, moi avec, la tête à cogné, merci mon casque.

    Sans oublier l’accident de mon cousin, enfant décédé à la suite d’une chute à vélo avec un choc à la tête, mais il est vrai qu’à l’époque le casque pour les cyclistes n’existait peut-être même pas …

  30. sham Auteur de l’article

    Je crois que votre témoignage résume assez bien ce que j’essaie d’expliquer dans l’article (j’espère). A titre individuel, le casque protège bel et bien des accidents et je le recommande vivement pour les kamikazes cyclistes ou ceux pour qui le port du casque ne prive pas du plaisir de faire du vélo. A titre collectif le gain est beaucoup moins flagrant paradoxalement.

  31. Sonia

    C’est une question de bon sens et de personnes. Si le fait de porter un casque augmente chez l’individu la prise de risque, c’est sûr que cela ne va pas dans la direction voulue. Il faut juste espérer que le casque air bag inventé par les deux chercheuses suédoises soit commercialisé en France et que son prix soit plus attractif. Pour l’instant faut compter entre 300 et 400 euros.

  32. Alcofibras Nasier

    Je me suis dit longtemps : bientôt il faudra mettre une armure avec pare-buffle quand on voudra marcher à pied. Alors je ne vais pas mettre un casque à vélo. J’utilise le vélo en ville (Nantes) tous les jours. Un jour, quelqu’un s’est tué devant moi, légèrement bousculé par une voiture qui roulait TRES lentement dans un rd-point. La tête a porté sur une bordure de granit… pas breton, mais chinois. Alors depuis je mets un casque. J’en ai un imperméable pour l’hiver et la pluie et un autre aéré pour l’été. Dommage, toute ma collection de casquettes, bonnets etc est au clou.
    Je sais, ce n’est pas très rationnel mais comme disent les anglais, the pudding is in the eating….

    Sur l’avion (pas le casque en avion ! quoique) :
    http://lefenetrou.blogspot.fr/2014/07/comment-mesurer-le-risque-en-avion-le.html

    P.S.
    Notre blogueur nous fera-t-il un billet sur le langage Occam à l’occasion du décès d’Umberto Eco ?

  33. Benco

    Avez vous deja fait un soleil a velo ?
    Pour avoir vecu l’experience, en ville face a un pieton qui s’est jeté sous mes roues, je suis passé par dessus le guidon et ma tete a heurté un poteau a proximité. Le simple bon sens et l’état du casque apres l’accident ne peuvent que convaincre que le port du casque n’est pas un leurre…. c’est indispensable et c’est du bon sens. Je n’ose pas imaginer l’etat de ma tete si le casque n’avait pas été la.
    Quelque soit vos argument statistiques, cet article est presque irresponsable. Le simple bon sens devrait convaincre n’importe qui que le casque, surtout en ville, n’est pas ni gadget ni une illusion.
    Les freins à disques devrait également être généralisé en ville vu la difference d’efficacité avec les étriers traditionnels.

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