Dunsinane de Greig, ou Lady Macbeth ressuscitée

arton1510-d3bcb

La pièce Dunsinane est désormais accessible en français, dans une édition bilingue, avec une introduction de William C. Carroll (Boston University), dans la collection « Nouvelles Scènes » (PUM) dirigée par Nathalie Rivère de Carles.

En 2010, le dramaturge écossais David Greig écrit Dunsinane, une pièce qui se situe dans la tradition des sequels shakespeariens et prolonge, comme son nom invite à le penser, la célèbre tragédie jacobéenne de 1606. Lorsque William Shakespeare porte Macbeth à la scène, le roi Jacques VI d’Écosse est assis sur le trône anglais depuis trois ans, sous le nom de Jacques Ier d’Angleterre. Il n’est alors guère étonnant que la « pièce écossaise » s’achève sur l’alliance fructueuse de l’Angleterre et de l’Écosse pour vaincre la tyrannie, ici dans sa dimension universelle, et restaurer la paix : « the time is free » / « Voici le temps d’être libre » (trad. Y. Bonnefoy), s’écrit Macduff après la mort de Macbeth et avant que Malcolm n’annonce, sous forme d’invite, son couronnement à venir à Scone. Ainsi s’achève la tragédie shakespearienne. Or, dans Dunsinane, le couronnement n’arrive jamais et pour cause : Lady Macbeth, prénommée Gruach, n’est pas morte dans l’accès de folie que l’on croyait. Elle a même un fils, Lulach, et elle revendique le trône pour elle et lui, contre Malcolm. Se pose alors la délicate question de la succession.

cliquer ici pour commander à l’éditeur

Macbeth en 15 minutes

Affiche LekstonLa pièce écossaise adaptée en langue originale, ça peut effrayer, surtout quand on ne comprend pas grand chose à la langue de Shakespeare. Heureusement, notre fidèle Ahmed vous a, à nouveau, concocté un petit montage de son cru: ça dure moins de 15 minutes et c’est inventif et jubilatoire! Mais on a quand même l’impression d’avoir la mort aux trousses…

https://upload.univ-poitiers.fr/6sw
P1040068

P1040110P1040098Image

P1040097

Thomas Jolly revient avec Richard III

1433584892Il n’aura pas échappé à ceux qui ont vu dernièrement  l’intégralité des cycles d’Henry VI présentés au TAP que Thomas Jolly caresse l’idée de monter la suite et de nous montrer jusqu’où Gloucester est prêt à aller pour pouvoir s’asseoir sur le trône d’Angleterre… L’ingéniosité des lettres pivotantes et l’amorce du célèbre monologue qui ouvre Richard III, « Now is the winter of our discontent », nous le laissent clairement entendre. Mais combien de temps les spectateurs devront-ils patienter avant de voir Thomas Jolly remonter sur scène dans le rôle principal?

Pour son Congrès annuel, abordant cette année la question de la « Jeunesse(s) de Shakespeare » (19-21 mars 2015, Fondation Deutsch de la Meurthe), la Société Française Shakespeare (SFS), désormais présidée par la dynamique Sarah Hatchuel, a eu l’excellente idée d’inviter Thomas Jolly pour une table ronde autour de son époustouflant Henry VI – servi par la belle traduction de Line Cottegnies. Un pur bonheur! Le jeune metteur en scène a confié à l’assemblée enthousiaste: « Richard III est un rêve d’enfant. Je veux le jouer avant de mourir. Comme Roméo et Hamlet ».

Nul ne sait encore si son Richard III sera programmé au TAP, mais pour ceux qui sont impatients, deux dates à retenir d’ores et déjà: on pourra se précipiter, pour voir la création en avant-première, le 2 octobre 2015 au TNB à Rennes, et récidiver en janvier 2016 au théâtre de l’Odéon à Paris.

Pour ceux qui n’auraient pas pu voir les deux cycles d’Henry VI, deux comptes rendus sont disponibles dans L’Oeil du spectateur (Cahiers Shakespeare en devenir):

http://shakespeare.edel.univ-poitiers.fr/index.php?id=775

http://shakespeare.edel.univ-poitiers.fr/index.php?id=774

Thisbé is back: Macbeth à la MDE de Poitiers

Affiche Lekston

Copyright: Édouard Lekston

Macbeth, ce tyran régicide que Shakespeare a rendu célèbre, a troqué sa lande écossaise contre un night club : c’est là que se déroule l’action de la nouvelle adaptation scénique que nous proposent Jennifer Johnson et Andy McKeown.

Qui dit night club dit musique et chorégraphie, et voici que le texte shakespearien s’enrichit d’intermèdes dansés pour notre plus grand plaisir. Naturellement, c’est sombre, très sombre. Avec Hamlet et Richard III, c’est l’une des pièces les plus sanglantes du répertoire shakespearien. On y prémédite, on y assassine de sang froid, on recommence jusqu’à s’enfoncer dans le crime irrémédiablement.

La lucidité du dramaturge nous donne clairement à voir les mécanismes psychiques qui sont à l’œuvre chez Macbeth et Lady Macbeth, leur faille et leur folie.

L’Association Thisbé (THéâtre Improvisation Spectacle élisaBéthain Et après) présentera, dans le cadre de Campus en Festival 2015 (http://campusenfestival.fr), une adaptation libre du Macbeth de Shakespeare, dans une mise en scène de Jennifer Johnson et d’Andy McKeown. Vous y retrouvez des étudiants, d’anciens étudiants désormais enseignants, des lectrices, des enseignants-chercheurs venus des Départements d’Études Anglophones, de Droit et de Médecine-Pharmacie.

DSC02291

Vendredi 20 mars 2015 à 20h30

Maison des Étudiants, salle de spectacle, entrée libre (http://www.univ-poitiers.fr/universite/maison-des-etudiants-659011.kjsp)

VENEZ NOMBREUX ! (Et surtout, passez chercher votre billet la veille à la MDE, sans quoi vous risquez de ne plus avoir de place le jour même).

Vient de paraître: nouvelle pièce de Barker en traduction

Couverture de Je me suis vueI SAW MYSELF, pièce du dramaturge britannique Howard Barker écrite en 2008, vient de paraître en traduction française sous le titre Je me suis vue. De quoi s’agit-il?

Dans l’Europe du XIIIe siècle, une suzeraine, Sleev, et ses servantes sont à l’œuvre sur une tapisserie. Mais Sleev n’est pas Pénélope attendant sagement le retour d’un Ulysse, qui d’ailleurs, en son cas, mourra à la guerre. Ne repoussant pas les avances de ses prétendants, elle les sollicite sans réserve ni pudeur. D’une intelligence vive et d’un caractère affirmé, sa déloyauté maritale lui est l’occasion de s’interroger sur sa condition, comme sur celle d’Ève à l’égard d’Adam.

Aussi, d’une représentation traditionnelle censée louer le valeureux guerrier, la tapisserie en vient à raconter la vie dissolue de Sleev, sa découverte hors mariage de l’extase sexuelle. Sa trame tisse désormais les liens d’une vie, davantage que ceux des exploits héroïques ; à l’historiographie, vécue comme égarante et fallacieuse, elle substitue un tout autre motif, plus intime, plus sensuel aussi : celui d’une existence nue, livrée à elle-même autant qu’à elle seule, soustraite à l’Histoire.

Image troublante, voire choquante, de l’âme humaine, sa réalisation devient pour Sleev l’occasion de se confronter à ce qu’elle est, de se voir sans fard, de descendre en elle, mais aussi de s’affirmer et finalement d’expier… à en perdre la vue. Entraînera-t-elle ses tapissières avec elle ? La guerre, qui n’en finit pas d’approcher, menacera-t-elle la postérité de l’œuvre d’art ? Et la tapisserie sera-t-elle finalement œuvre d’art ou simple tissu d’obscénités ? Tel est l’abîme de questions auquel cette pièce tragique en trois actes de Barker nous confronte.

Le texte original a paru dans Howard Barker, Plays Four (I Saw Myself. The Dying of Today. Found in the Ground. The Road, the House, the Road), London, Oberon Books, [2008] 2011. La traduction en français (2014) est disponible aux Éditions Théâtrales: http://www.editionstheatrales.fr/livres/innocence-je-me-suis-vue-1191.html

Pièce d’Howard Barker: Lecture publique au Conservatoire de Poitiers

Invitation Lecture publique

L’argument de la pièce:

Dans l’Europe du XIIIe siècle, une suzeraine, Sleev, et ses servantes sont à l’œuvre sur une tapisserie. Mais Sleev n’est pas Pénélope attendant sagement le retour d’un Ulysse, qui d’ailleurs, en son cas, mourra à la guerre. Ne repoussant pas les avances de ses prétendants, elle les sollicite sans réserve ni pudeur. D’une intelligence vive et d’un caractère affirmé, sa déloyauté maritale lui est l’occasion de s’interroger sur sa condition, comme sur celle d’Ève à l’égard d’Adam.

Aussi, d’une représentation traditionnelle censée louer le valeureux guerrier, la tapisserie en vient à raconter la vie dissolue de Sleev, sa découverte hors mariage de l’extase sexuelle. Sa trame tisse désormais les liens d’une vie, davantage que ceux des exploits héroïques ; à l’historiographie, vécue comme égarante et fallacieuse, elle substitue un tout autre motif, plus intime, plus sensuel aussi : celui d’une existence nue, livrée à elle-même autant qu’à elle seule, soustraite à l’Histoire.

Image troublante, voire choquante, de l’âme humaine, sa réalisation devient pour Sleev l’occasion de se confronter à ce qu’elle est, de se voir sans fard, de descendre en elle, mais aussi de s’affirmer et finalement d’expier… à en perdre la vue. Entraînera-t-elle ses tapissières avec elle ? La guerre, qui n’en finit pas d’approcher, menacera-t-elle la postérité de l’œuvre d’art ? Et la tapisserie sera-t-elle finalement œuvre d’art ou simple tissu d’obscénités ? Tel est l’abîme de questions auquel cette pièce tragique en trois actes de Barker nous confronte.

Les lectrices et lecteurs:

P1030191

Création radiophonique: Barker is back!

BARKER (1ère de couverture)En octobre 2011, Fanny Mentré avait créé, avec les comédiens de la troupe du TNS (Théâtre National de Strasbourg), la pièce d’Howard Barker: Ce qui évolue, ce qui demeure (The Moving and the Still). Remarquable mise en scène qui relevait le défi de porter à la scène une création radiophonique à l’origine.

Dimanche 9 février 2014, à 21h sur les ondes de France Culture, nous pourrons découvrir la réalisation radiophonique inédite de Michel Sidoroff pour l’émission de Blandine Masson « Fictions: Théâtre et Cie ». A votre antenne!

http://www.franceculture.fr/emission-fictions-theatre-et-cie-ce-qui-evolue-ce-qui-demeure-2014-02-09

Post Trailer Now Available – « What fools these mortals be! »

Représentation A Midsummer Night's Dream 2013 081Vous n’avez pas pu assister à la représentation de A Midsummer Night’s Dream, mis en scène par Graeme Watson, dans le cadre de Campus en Festival et vous le regrettez?

Ahmed Aabkari a pensé à vous et a concocté une brève présentation et un petit montage de son cru entre scène et coulisses: A Midsummer Night’s Dream. Excellent! En moins de 4 minutes, c’est comme si vous y étiez.

Tous les membres de l’Association Thisbé lui expriment leur profonde reconnaissance et le remercient chaleureusement.

La foule et le théâtre

 

 

« La foule », par Olivier Suire Verley, 1998

Les vendredi 8 et 9 février 2013 auront lieu, à la MSHS et à l’UFR de Lettres & Langues de l’université de Poitiers, deux journées d’études consacrées à « Présence et force de la multitude: comment représenter les mouvements de foule au théâtre » – coorganisation: Pascale Drouet et Françoise Dubor, membres du laboratoire de recherche FORELL B1 (dir. M. Briand) & B2 (dir. P. Née). Entrée libre.

PROGRAMME

VENDREDI 8 FEVRIER (Salle Mélusine, MSHS)

Matinée 

9h45-10h : accueil des participants (café/thé etc.)

10h-10h45 : « La foule comme personnage collectif dans le théâtre de Shakespeare », Delphine Lemonnier-Texier (Université de Rennes 2)

10h45-11h30 : « Scènes de foule sans ‘foule’ dans le Coriolan de Shakespeare », Catherine Lisak (Université de Bordeaux 3)

11h30-12h15 : « Foules en temps de conflit : Gémier et ses représentations shakespeariennes », Isabelle Schwartz-Gastine (Université de Caen)

Après-midi

14h30-15h15 : « Contrainte et autonomie. La multitude dans les créations de Mihai Maniutiu et de l’association ColletivA », Mattia Scarpulla (Faculté de Théâtre et de Télévision, Université Babes-Bolyai, Cluj-Napoca, Roumanie / Agence Universitaire de la Francophonie)

15h15-16h : « ‘Apparaissons, tenons debout’ : Mettre en scène la foule en révolte : Nous les vagues de Mariette Navarro mis en scène par Patrice Douchet », Sylvain Diaz (E.N.S.A.T.T. et E.N.S. de Lyon)

16h-17h : Entretien de Leila Adham (Université de Poitiers) avec Matthieu Roy (metteur en scène) et Mariette Navarro (auteur)

SAMEDI 9 FEVRIER (Salle des Actes, UFR Lettres & Langues)

9h-9h45 : « ‘Ce ne sera l’avis de la cité Thébaine’ : Rhétorique et résistance dans le théâtre de Robert Garnier », Anna Rosensweig (University of Minnesota)

9h45-10h30 : « La foule au Théâtre Libre d’André Antoine (1887-1894) : marée sournoise ou théâtre vivant ? », Simona Montini (Université de Paris III)

Pause café/thé

11h-11h45 : « La représentation des anonymes dans la foule des Communards chez Brecht et Adamov », Nathalie Cau (Université de Paris Ouest Nanterre)

11h45-12h30 : « Les masses dans le théâtre d’Einar Schleef : figures chorales, figures historiques ? », Jitka Pelechova (Université de Paris Ouest Nanterre)

12h45-13h : clôture des journées

La confession de Farge, ou les affres de Musset faites poésie

Samedi 24 mars, Théâtre du Trèfle, Maison des Trois Quartiers. Bertrand Farge incarne Octave dans La Confession d’un enfant du siècle (1836) adapté par Frédéric Vossier et mis en scène par Marie-Claude Morland: sous le charme d’un monologue enlevé qui dit les affres de la passion, le désenchantement mais aussi la persistance du coeur à battre et à renaître.

Des feuilles mortes jonchent le sol avant même l’entrée de la salle de théâtre. Un vent de mélancolie les porte jusqu’à nous comme pour nous chuchoter le fané,  l’éphémère.

Maurice Ravel, Concerto pour piano et orchestre en sol majeur

Nous allons entrer dans le 19ème siècle, dans ce « mal » qui lui est dit propre mais dont la contemporanéité nous touche en plein coeur: « Nous sommes tous des enfants malades ».

Bertrand Farge nous restitue à merveille cette âme fatiguée d’un homme qui a cru pouvoir trouver refuge dans la débauche. Il se confie à nous, comme dans une tentative de comprendre le parcours initiatique qui a été le sien:

« L’apprentissage de la débauche ressemble à un vertige ; on y ressent d’abord je ne sais quelle terreur mêlée de volupté, comme sur une tour élevée. Tandis que le libertinage honteux et secret avilit l’homme le plus noble, dans le désordre franc et hardi, dans ce qu’on peut nommer la débauche en plein air, il y a quelque grandeur, même pour le plus dépravé ».

En fait de grandeur, le personnage nous livre son désenchantement avec, toujours, cette oscillation subtile entre l’enthousiasme enfantin qu’il ne peut réprimer et la vision blasé d’un homme revenu, croit-il, de l’essentiel, c’est-à-dire de l’amour inconditionnel, absolu. Il s’affale dans son fauteuil puis pirouette, investit sans cesse l’espace de la scène comme pour nous donner à voir ce coeur qui n’est pas en repos, ce coeur abattu qui ne demande qu’à battre encore et encore. Il saigne. Il vit. Il souffre. Il exulte…

Louis Vierne, Symphonie en la mineur op. 24.

Car il aime à nouveau! Il l’avoue à celle dont il s’est infiniment épris. Il lit sa lettre:

« Vous prenez pour moi depuis trois mois ce qu’à votre âge on appelle de l’amour.

J’avais cru remarquer en vous la résolution de me le cacher et de vous vaincre.

Ce que vous croyez de l’amour n’est que du désir.

Je suis plus vieille que vous de quelques années, et je vous demande de ne plus me revoir ; ce qui s’est passé entre nous ne peut ni être une seconde fois, ni s’oublier tout à fait.

Je ne vous quitte pas sans tristesse ; je fais une absence de quelques jours ; si en revenant je ne vous trouve plus au pays, je serai sensible à cette dernière marque de l’amitié et de l’estime que vous m’avez témoignées.

Brigitte Pierson »

Il souffre et s’enfièvre. Il nous offre, comme le dit si justement Marie-Claude Morland, son coeur saignant « comme sur un plateau ». Un plateau en argent. Un plateau dont les scintillements nous portent jusqu’aux étoiles. Il rêve, il éprouve, il vit « entre la fin de la nuit et la pointe du jour, le froissement doré de l’automne et d’un luxe terni ».

Si Bertrand Farge sert à merveille le texte de Musset, il est à son tour merveilleusement servi par l’équipe de création du Théâtre du Trèfle: scénographie, création sonore et création lumière contribuent à créer une ambiance proprement poétique, toute de délicatesse. Nous sommes loin du voyeurisme d’un roman auto-fictionnel: nous voyageons dans l’âme blessée d’un personnage qui a conservé son regard d’enfant, sa capacité à s’émerveiller. Les affres de la passion sont comme transcendées par un paysage onirique, par une mémoire du beau, par l’envolée du rêve. Nous rions, nous compatissons, nous nous évadons tout à la fois. Nous palpons les contractions inhérentes à l’âme humaine, les paradoxes du coeur, les oxymores du désir.

La cruauté est à la fois ressentie et mise à distance, pudiquement esthétisée: elle nous touche dans notre chair tout en nous étant supportable. Le rouge de la passion se fait lumière bleutée, chatoiements argentés.

Ravel (Concerto pour piano et orchestre en sol majeur), Malher (Symphonie n°2 « résurrection » en do mineur), Bruckner (symphonie n°6 en la majeur), Liszt (Lenaus Faust), Wieniaswski (Legend op. 17), entre autres, accompagnent avec une grâce discrète l’introspection tourmentée du personnage et nous invitent à entendre les jours qui s’écoulent, comme implacables, l’assombrissement qui naît du mal-être, l’étrange fièvre que génère la jalousie.

Johan Sibelius, Lemminkaïnen Legends, op. 2.

La création sonore nous offre une voie subreptice dans la pensée humaine qui, pour Musset, évoque « des ailes qui frémissent et des cordes sonores qui se tendent ».

Edward Elgar, Concerto pour violoncelle en mi mineur, op. 85.

Hervé Guérande-Imbert explique:

« J’ai travaillé en cherchant des musiques qui expriment le « ventre » du personnage, tout ce qui remue à l’intérieur, une sorte de mémoire affective enfouie dans les viscères. Le gros oeuvre de ce travail était de créer des « bourdons » à partir de sons d’orchestre et de les associer à des extraits de musique romantique dans la même tonalité, le résultat est un voyage autour du sol, du do et du ré, cela s’est fait en définitif avec peu de notes ! »

Merveilleuse Equipe de Création du Théâtre du Trèfle. Levons notre verre, ce verre tout de cristal et de rougeoiement qu’ils nous ont généreusement fait partager pendant La Confession, à leur prochain spectacle: Les Caprices de Marianne.

Mes remerciements chaleureux à Bertrand Farge et à Didier Goudal pour le partage des photos, ainsi qu’à Hervé Guérande-Imbert pour ses précisions sur sa création sonore et ses extraits.

POUR EN SAVOIR PLUS:

♥ Site du Théâtre du Trèfle: letheatredutrefle.free.fr/