Limoges accueille le 52ème Congrès de la SAES

Du vendredi 12 au dimanche 14 mai 2012, les anglicistes de l’enseignement supérieur se sont retrouvés à l’université de Limoges pour le Congrès annuel de la SAES (Société des Anglicistes de l’Enseignement Supérieur) qui avait retenu pour thème: la transparence. Une trentaine d’ateliers, couvrant champs, siècles et spécialités variés, y était organisée.

L’atelier des 16e et 17e siècles, coorganisé par Muriel Cunin (Université de Limoges) et moi-même, a accueilli 8 communications qui ont permis des échanges de qualité, riches et fructueux. Stéphanie Mercier (Université de Poitiers) s’est interrogée sur la notion de transparence  à l’oeuvre dans Le Conte d’hiver de Shakespeare et a analysé le glissement qui s’opérait dans la pièce: de l’opacité linguistique à la transparence théâtrale. Catherine Lisak (Université de Bordeaux) nous a livré un travail remarquable sur la parresia (le franc parler) et la transparence linguistique dans l’Angleterre de la Renaissance. Son ouvrage à paraître, Shakespeare’s Truth-Tellers, promet d’être de qualité. Sue Finding (Université de Poitiers) a contribué à nous faire entrevoir les richesses du Fonds Dubois légué à l’université de Poitiers. L’illustrateur Edouard Lekston a présenté son travail enrichi sur La première partie d’Henry IV de Shakespeare. Comme à l’accoutumée, ses illustrations ont témoigné d’une grande finesse interprétative et d’une créativité inégalée dans ce domaine. Espérons que son travail finisse par intéresser un éditeur français ou britannique. Mireille Ravassat (Université de Valenciennes) s’est intéressée à la transparence trompeuse qui parcourt les sonnets de Shakespeare, tant sur le plan thématique que rhétorique. Guillaume Fourcade (Université de Paris VI) a analysé, avec finesse et subtilité, la représentation de la transparence et la complexité du discours dans la poésie de John Donne, notamment dans « A Valediction: of Weeping » et « A Valediction: of my Name in the Window ». Jean-Marc Chadelat (IUFM de Paris) nous a rappelé qu’Edward III était désormais attribué à Shakespeare, avant de se pencher sur l’interaction entre le militaire et le religieux, entre la transparence et l’obstacle dans cette pièce. Enfin, Estelle Rivier (Université du Mans) s’est interrogée sur les choix scéniques et esthétiques faits par le metteur scène Pascale Nandillon pour sa mise en scène de Macbeth. Certaines de ces contributions seront accessibles dès l’an prochain dans le n°7 des Cahiers Shakespeare en devenir (http://shakespeare.edel.univ-poitiers.fr/).

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