Vient de paraître: Dante et Shakespeare

Battesti, Isabelle & Drouet, Pascale (dir.), Dante et Shakespeare: Cosmologie, politique, poétique, Paris, Classiques Garnier, 2020, 351p. ISBN: 978-2-406-10125-3

Dante est sans doute à la littérature italienne ce que Shakespeare est à la littérature anglaise. Ils sont, par la profondeur et la densité de leur œuvre, deux monuments de la littérature européenne dont ils dépassent les frontières. Comme l’écrivait T.S. Eliot en 1929 : « Dante and Shakespeare divide the modern world between them; there is no third » (« Dante et Shakespeare se partagent le monde moderne. Ils n’ont pas d’équivalent »). S’il est possible de contester ce jugement, il n’en reste pas moins que ces deux auteurs ont, chacun à leur façon, porté au plus haut la littérature et l’esprit de leur temps. On peut, certes, se demander si les écrits de Dante ont eu une influence plus ou moins directe, par la médiation de Pétrarque, sur ceux de Shakespeare. Toutefois  il s’agira surtout dans ce colloque de faire se rencontrer, par-delà les siècles, la réflexion et l’esthétique à l’œuvre dans leurs créations respectives, de les faire thématiquement entrer en résonance.

À travers des entreprises littéraires dont le genre et la visée diffèrent, Dante et Shakespeare construisent deux visions de la réalité dont le présent ouvrage souhaite interroger la cohérence, les articulations possibles, les points de rencontre de rupture. L’un et l’autre représentent des femmes et des hommes en action, produisent un répertoire des situations et comportements humains. Chez Dante ce répertoire des types psycho-éthiques fait système et est constituant du projet de la Divine Comédie, lequel inscrit l’agir humain dans une cosmographie et dans la structure même du poème. Dans le théâtre de Shakespeare, de la pluralité des situations d’existence et de l’absence même d’un dispositif unique émergent des constantes anthropologiques.

Si leur œuvre a toujours une telle force de nos jours, y compris dans l’imaginaire collectif, c’est que tout ou presque y est abordé : une théorie du cosmos et de la connaissance, une représentation de l’organisation sociale et du pouvoir, une poétique et un art de la narration. Cet ouvrage invite donc à une approche comparée de ces deux œuvres essentiellement selon trois axes : cosmologique (une méditation sur le divin et l’ordre naturel), politique (une réflexion sur la société humaine et la constitution du politique) et poétique (une réflexion sur l’art de l’écriture). Il accueille également des contributions qui questionnent la « fonction » Dante et Shakespeare dans les arts, les littératures et l’imaginaire collectif, et s’interrogent sur le statut canonique de ces deux auteurs, sur leur actualité/inactualité  qui les situe à la fois en arrière et en avant de toute entreprise fictionnelle.

https://classiques-garnier.com/dante-et-shakespeare-cosmologie-politique-poetique.html

 

Philastre: à présent disponible en version papier

Francis Beaumont et John Fletcher, Philatre, ou l’amour ensanglanté, introduction, traduction et notes de P. Drouet, Tours, Publications CESR, « Traductions introuvables » (Scène européenne), 2020, 151 p.

Lorsque Francis Beaumont et John Fletcher portent Philastre, ou l’amour ensanglanté (Philaster, or, Love Lies a-Bleeding) à la scène en 1610, leur pièce collaborative rencontre un succès immédiat. Il y a plusieurs raisons à cela. Les deux dramaturges reprennent les genres anciens de la pastorale et de la romance pour créer un genre théâtral hybride, celui de la tragicomédie à la fois romantique et satirique. Ils font dialoguer leur tragicomédie avec un corpus théâtral que le public connaît bien, celui de leur contemporain William Shakespeare. Riche d’intertextualité littéraire, Philastre fait aussi écho aux questions sociopolitiques et éthiques de son temps (mœurs de la Cour, sentiment anticatholique, doctrine du droit divin).

Ce succès ne serait sans doute pas démenti de nos jours, car certains sujets abordés par cette tragicomédie jacobéenne sont toujours d’actualité : la question de l’usurpation politique, les problèmes de succession, la peur d’une mainmise étrangère, la frontière ténue qui sépare l’autoritarisme de la tyrannie, les débordements populaires qui s’ensuivent. Francis Beaumont et John Fletcher nous invitent également à nous interroger sur des problématiques atemporelles : équilibre entre sphère publique et sphère privée, oscillation entre tentation de vengeance et appel du lâcher-prise, recherche du contrôle des passions et de la maîtrise de soi. Et c’est ce qui confère à leur pièce une qualité universelle.

https://pufr-editions.fr/produit/philastre-ou-lamour-ensanglante-philaster-or-love-lies-a-bleeding-1610-de-francis-beaumont-john-fletcher/

Vient de paraître: théâtre et peinture

 

Howard Barker, Marcella de Ulloa, ou la Dernière Toile de Vélasquez, trad. Pascale Drouet, Montreuil, Éditions Théâtrales, 2020, p. 45-106.

L’Espagne du Siècle d’Or, château de l’Alcazar. Évoluent à la cour de Philippe IV les personnages des Méninesde Vélasquez. Mais tout ne tourne plus autour de la ravissante Infante. Barker crée un personnage central qui est le sien, celui que le tableau dans le tableau n’a jamais révélé : Marcella de Ulloa, une femme de lettres, admirable érudite, à l’orée de sa soixante-dixième année, qui exerce à la cour une fascination certaine par son intelligence et sa beauté, toutes deux remarquables. Ne cessent de converger tour à tour vers elle, et de se confier à elle, chacun des membres de la famille royale – l’Infante, la jeune reine Mariana, le roi d’Espagne – mais aussi la naine Tandy et Joe, le libertin avec qui elle a une étrange liaison. Seul Vélasquez fait exception : il n’apprécie pas Marcella et garde ses distances… jusqu’au jour où Philippe IV le met au défi de faire le portrait de l’érudite, un portrait qui n’est autre qu’un nu. « Au terme de sa vie », comme il se plait à le répéter, le peintre se trouve contraint d’explorer un paysage inconnu, celui du corps d’une femme mûre. Or ce corps l’inspire, et son talent de peintre est tel qu’il pourrait bien modifier radicalement le canon de la beauté. Mais qui sera véritablement en mesure d’en supporter l’intimité ?

La pièce de Barker nous confronte au mystère et à la violence du désir – qu’un homme jeune peut avoir pour une femme plus âgée dont le corps magnifique porte néanmoins la marque du temps –, aux enjeux de représentation, aux jeux de domination, aux débordements douloureux, aux efforts de sublimation qu’il entraîne, questionnant notre rapport aux conventions sociales, à notre propre vérité et à notre finitude.

Pour acheter à l’éditeur: https://www.editionstheatrales.fr/livres/loth-et-son-dieu-marcella-de-ulloa-ou-la-derniere-toile-de-velasquez-1559.html

 

Vient de paraître: Philastre, ou l’amour ensanglanté

Francis Beaumont et John Fletcher, Philatre, ou l’amour ensanglanté, introduction, traduction et notes de P. Drouet, Tours, Publications CESR, « Traductions introuvables » (Scène européenne), 2020, 151 p.

Lorsque Francis Beaumont et John Fletcher portent Philastre, ou l’amour ensanglanté (Philaster, or, Love Lies a-Bleeding) à la scène en 1610, leur pièce collaborative rencontre un succès immédiat. Il y a plusieurs raisons à cela. Les deux dramaturges reprennent les genres anciens de la pastorale et de la romance pour créer un genre théâtral hybride, celui de la tragicomédie à la fois romantique et satirique. Ils font dialoguer leur tragicomédie avec un corpus théâtral que le public connaît bien, celui de leur contemporain William Shakespeare. Riche d’intertextualité littéraire, Philastre fait aussi écho aux questions sociopolitiques et éthiques de son temps (mœurs de la Cour, sentiment anticatholique, doctrine du droit divin).

Ce succès ne serait sans doute pas démenti de nos jours, car certains sujets abordés par cette tragicomédie jacobéenne sont toujours d’actualité : la question de l’usurpation politique, les problèmes de succession, la peur d’une mainmise étrangère, la frontière ténue qui sépare l’autoritarisme de la tyrannie, les débordements populaires qui s’ensuivent. Francis Beaumont et John Fletcher nous invitent également à nous interroger sur des problématiques atemporelles : équilibre entre sphère publique et sphère privée, oscillation entre tentation de vengeance et appel du lâcher-prise, recherche du contrôle des passions et de la maîtrise de soi. Et c’est ce qui confère à leur pièce une qualité universelle.

Accessible en ligne:

Vient de paraître

David Greig, Îles lointaines / Outlying Islands, traduction et introduction de P. Drouet, préface de Christophe Barbraud et Fabrice Genevois, Toulouse, Presses Universitaires du Midi, coll. « Nouvelles Scènes / anglais » (dir. N. Rivère de Carles), 2019, 221p. ISBN: 978-2-8107-0644-0.

Les mois d’été qui précèdent la seconde guerre mondiale. Deux jeunes naturalistes sont envoyés sur une île lointaine de l’océan Atlantique Nord pour y faire une recension minutieuse de la faune. Ils seront ainsi les premiers à répertorier les nombreux oiseaux migrateurs qui y nidifient – mouettes tridactyles, cormorans huppés, océanites à queue fourchue, fous de Bassan. Ils sont donc tout à leur joie d’ornithologue. Or, c’est avec rudesse qu’ils sont « accueillis » par le bailleur de l’île (et sa nièce) qui, après quelques verres, laisse échapper une information qui va changer la donne : le ministère n’a aucun intérêt pour la faune ni pour la flore, il veut faire de l’île un laboratoire pour tester une arme bactériologique.

Avec ce huis-clos haletant à quatre personnages (trois hommes, une femme), David Greig nous offre une nouvelle fois la preuve de son talent à créer des atmosphères (ici, insulaire) et à maintenir une tension dramatique dont les retournements sont inattendus. Il nous emporte avec lui sur cette île lointaine pour nous dépayser certes, mais aussi pour nous faire part de sa réflexion sur l’homme soustrait à la société, ramené à une forme de vie primitive, et pour nous sensibiliser à l’éthique environnementale.

Pour se procurer la piècehttp://pum.univ-tlse2.fr/~Outlying-Islands-Iles-lointaines~.html

Un colloque qui réunit Dante et Shakespeare à Poitiers

Se déroulera à l’Hôtel Berthelot à Poitiers, du jeudi 4 au samedi 6 avril 2019, le colloque international: « Dante et Shakespeare: cosmologie, politique, poétique », co-organisé par Isabelle Battesti (CERLIM, Paris) et Pascale Drouet (CESCM, Poitiers).

Lieu: Hôtel Berthelot, CESCM, salle Crozet, 24 rue de la Chaîne. 

Programme (sous réserve de changements de dernière minute):

Jeudi 4 avril 2019

13h30 : Accueil des participants

14h : Ouverture du colloque par Christine Baron, Assesseur à la Recherche de l’UFR Lettres & Langues, Université de Poitiers, et par Charles Garcia, Co-Directeur du CESCM

I. Dante et Shakespeare : rencontres rhétoriques et poétiques

Président de séance : René de Ceccatty (écrivain et traducteur)

14h30-15h10 : « Dante, Chaucer, Florio, Foxe… et Shakespeare : des relations ambigües», Emilia Di Rocco (Sapienza Universita di Roma, Italie) (en italien)

15h10-15h50 :  « Dante et Shakespeare face au dilemme des couleurs rhétoriques », Franziska Meier (Universität Göttingen, Allemagne) (en français)

15h50-16h30 : « Métaphore filée et comparaison épique chez Dante et Shakespeare », Barbara Muller (Université de Lorraine, France) (en français)

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Président de séance : Pascale Drouet (Université de Poitiers)

16h50-17h30 : « Écriture, traduction et modernité », René de Ceccatty (écrivain et traducteur, notamment de La Divine Comédie, France) (en français)

17h30-18h10 : Table ronde avec le graphiste Edouard Lekston (Paris): « Dante et Shakespeare : croisements graphiques » – présentation Louis André (Université de Poitiers)

18h30 : Pot d’accueil et vernissage de l’exposition d’Edouard Lekston, «  Dante et Shakespeare : croisements graphiques », au CESCM et à Bibliothèque Michel Foucault

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Vendredi 5 avril 2019

II. Les dérèglements du désir chez Dante et Shakespeare

Président de séance : Piero Boitani (Sapienza Universitàdi Roma, Italie)

9h-9h40 :  « “In abito leggier di peregrino” (Vita Nuova, IX.27) : échos et influence de Dante dans le Roméo et Juliette de Shakespeare », Christophe Camard (Sorbonne Université, France) (en français)

9h40-10h20 : « Compulsion, plaisir, regret: volonté et passivité dans trois sonnets de Dante, Pétrarque et Shakespeare », Manuele Gragnolati (Sorbonne Université, France) et Francesca Southerden (University of Oxford, Grande Bretagne) (en anglais)

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 Président de séance : Christophe Camard (Université de la Sorbonne)

10h40-11h20 : « Théologisme philogyne (Dante) et anti-théologisme misogyne (Shakespeare) », Raffaele Pinto (Universitat de Barcelona, Espagne) (en italien)

11h20-12h :  « ‘Let me be Ignorant’: une lecture thomiste de l’aveuglement chez Shakespeare et Dante », Angela Schumann (Monash University, Australie) (en anglais)

III. Dante et Shakespeare : ordre cosmique, désordres politiques

Président de séance : Bruno Pinchard (Université de Lyon 3)

14h-14h40 : « ‘Quasi una ordinata civilitade’. Ordre cosmique et ordre politique chez Dante et Shakespeare », Arianna Hijazin et Federico Rossi (Scuola Normale Superiore, Pisa, Italie) (en fançais)

14h40-15h20 : « La musique des sphères : Dante et Shakespeare », Piero Boitani (Sapienza Universitàdi Roma, Italie) (en italien)

15h20-16 : « La faculté de juger chez Dante et Shakespeare : pourquoi parler avec les morts? » Cécile Le Lay (Université de Lyon 3, France) (en français)

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Président de séance : Philippe Guérin (Université Sorbonne Paris Cité)

16h20-17h : « Les paysages de l’au-delà chez Dante et Shakespeare », Wael Ellouz (Université de Poitiers) (en anglais)

17h-17h40 : « De Dante à l’Hamlet de Shakespeare : comment la révélation théologique devient croyance en la providence », William Franke (Vanderbilt College of Art and Science, Nashville, États Unis) (en français)

18h : Mise en voix  de textes de Dante et de Shakespeare par les élèves du Conservatoire de Poitiers, sous la direction d’Agnès Delume, à la Médiathèque de Poitiers

19h : Vin d’honneur dans les Salons d’honneur de l’Hôtel de Ville de Poitiers, avec une allocution de Michel Berthier, Conseiller municipal délégué à la culture

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Samedi 6 avril 2019

IV. L’héritage contemporain et la « fonction » Dante/Shakespeare

Président de séance : William Franke (Vanderbilt University, Etats-Unis)

9h-9h40 : « Dante et Shakespeare, un dialogue pour Victor Hugo », Bruno Pinchard (Université de Lyon 2, France) (en français)

9h40-10h20 : « Eclat dantesque : splendeur et fragment dans les Cantos d’Ezra Pound », Emilie Georges (Paris Nanterre, France) (en français)

10h20-11h : « Le classicisme moderniste et le dialogue avec la tradition. Dante et Shakespeare chez Montale », Novella Di Nunzio (Università di Vilnius, Lithuanie) (en italien)

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Président de séance : Isabelle Battesti (Université de Poitiers)

11h20-12h : « Les livres perdus de Dante et de Shakespeare : les classiques à l’épreuve de la littérature de genre », Filippo Fonio (Université Grenoble Alpes, France) (en français)

12h-12h40 : « Dante et Shakespeare comme ‘réservoir du mal’ dans l’imaginaire contemporain », Caroline Gondaud (Paris Sorbonne/Ministère des Affaires Étrangères, France) (en français)

12h40-13h : Clôture du Colloque

 

 

Vient de paraître: Shakespeare et Cervantès

Pour que l’œuvre de Shakespeare et de celle de Cervantès côtoient la philosophie et l’histoire, la chronique et la fiction, la poésie de l’humour et de la mélancolie, les regards croisés portés par les experts nationaux et internationaux de différentes disciplines sur ces deux grands modèles de la littérature se proposent d’éclairer une série de questions complexes sous-jacentes à la création littéraire et à la rémanence d’un discours dont la porosité ne cesse de renouveler les frontières entre la fiction et la réalité de nos existences contemporaines.

Bocking, Ineke, Drouet, Pascale, et Fonck, Béatrice (dir.), Shakespeare et Cervantès, regards croisés, Classiques Garnier, coll. « Rencontres », n°377, 2018, 333 p. ISBN: 978-2-406-07965-1

Responsable éditorial: Martin Aurell

Contributeurs: Bockting (Ineke), Brailowsky (Yan), Canavaggio (Jean), Chartier (Roger), Drouet (Pascale), Edwards (John), Escamilla (Michèle), Fonck (Béatrice), Garcia De La Concha (Victor), Guéron (Claire), Jackson (John E.), Lefait (Sébastien), Menegaldo (Gilles), Perrier de la Bâthie (Pierre-Emmanuel), Picy (Jean-Baptiste), Rivère de Carles (Nathalie), Schütz (Chantal)

https://classiques-garnier.com/shakespeare-et-cervantes-regards-croises.html

 

ARTE en avant-première: « Des théâtres et des hommes »

Sur ARTE, Nadja Dumouchel et Philipp Mayrhofer présentent en avant-première (accessible jusqu’au 24 décembre 2018) le documentaire en 5 épisodes: « Art Stories: l’âme des monuments ». L’épisode « Des théâtres et des hommes » (52 minutes) nous transporte dans la Grèce antique jusqu’au Palais des Festival de Bayreuth, en passant par l’incontournable théâtre de Shakespeare, le « Globe Theatre », à Londres. Il nous invite à nous interroger sur ce que ces différentes architectures théâtrales nous disent des civilisations qui les construisent et des hommes qui les fréquentèrent.

Des théâtres et des hommes

 

 

Vient de paraître: Mucédorus

Anonyme, Mucédorus, introduction et traduction française de Jean-Paul Débax, Tours, Presses Universitaires François-Rabelais, coll. « Scène européenne », 2018, 112 p.

Mucédorus (vers 1590) fut la pièce la plus populaire de la Renaissance anglaise. En témoigne son histoire éditoriale et théâtrale qui durera plusieurs décennies. Souvent attribuée – à tort – à Shakespeare, elle présente une intrigue farfelue, typiquement romanesque, mettant en scène les aventures d’un prince travesti (combats contre un ours, contre un homme sauvage). Aventures qui mènent fatalement à son union avec une princesse bien aimée, et par ce biais à l’union de deux royaumes. Typique aussi est la dose considérable d’humour clownesque, avec parodie de l’action principale, quiproquos, etc. Bien que la pièce tire le nom de son héros, et quelques éléments de son intrigue de l’Arcadie de Philip Sidney, elle s’éloigne radicalement de ce roman  élisabéthain phare par sa simplicité, voire sa naïveté, son contenu, ses personnages et son style. La traduction en français de Jean-Paul Débax, spécialiste du théâtre anglais des XVe et XVIe siècles, vise à mettre en valeur les qualités qui expliquent la popularité de la pièce à son époque, alors que son introduction érudite aborde ces mêmes éléments dans leur contexte littéraire, théâtral et plus largement culturel.