Les trottoirs sont-ils de droite?

Dominique Clément est l’actuel maire de Saint-Benoît, dans la Vienne (accessoirement la ville où je réside).  Il s’est présenté  pour la première fois  aux
dernières élections en se déclarant sans étiquette (en dépit  d’une proximité évidente avec Jean-Pierre Raffarin) se justifiant dans la presse avec cette formule « un trottoir est-il de
gauche ou de droite? ». 

Formule intéressante, qui peut convaincre plus d’un électeur, mais que j’avais trouvé particulièrement pénible :  le budget d’une municipalité est limité, 
le maire et ses conseillers font des choix,  ces choix se traduisent par des investissement dans des trottoirs, le fleurissement de la ville, ou l’embauche de différentes personnes, et le
non-investissement dans d’autres domaines
(en l’occurrence, la municipalité a embauché deux gardes urbains pour assurer la sécurité de notre paisible bourgade
de 7000 habitants, étant entendu que l’objectif était d’en embaucher trois, mais, 35 heures oblige, les finances ne le permirent pas, dixit l’adjoint aux finances)
. Si un trottoir n’est pas nécessairement de droite, il peut donc être la matérialisation d’une politique de droite (ou de gauche, là n’est pas le problème).

Du moins était-ce mon sentiment, jusqu’à ce soir, où j’ai pu voir qu’à Saint-Benoît, dans la Vienne, les trottoirs étaient foncièrement de droite (
Jean-Yves Chamard est le candidat UMP de la circonscription, il est opposé à Catherine Coutelle, candidate PS) :
:


stbenoit.gif



Allez, bon vote, et regardez bien à droite et à gauche avant de changer de trottoir, vous pourriez vous faire écraser…

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9 commentaires sur “Les trottoirs sont-ils de droite?

  1. Vous avez raison de dénoncer l’ineptie de la formule de votre maire. Je souhaiterais cependant réagir à la phrase "le budget d’une municipalité est limité". Est-il nécessaire de rappeler que le budget des seules collectivités locales et établissements hospitaliers représente 11% du PIB? (auxquels s’ajoutent les 43% de l’Etat et de la Sécurité Sociale). En 1870 la totalité de la dépense publique pesait 12% du PIB. Et depuis cette date le PIB a été multiplié environ par 10 en termes réels.Durant cette période les dépenses publiques ont donc progressé nettement plus vite que les dépense privées. S’il y a un budget qui est limité, c’est le budget de l’électeur, pas celui de la municipalité.

  2. Il faut, de toute urgence, construire les trottoir au centre de la chaussée … De la sorte, on n’en construit qu’un seul au lieu de deux!  C’est pas une bonne idée, ça?Evidemment, il reste alors à régler le problème de l’accès au trottoir pour les piétons … On ne peut pas régler tous les problèmes en même temps!Autre suggestion : Que les électeurs de droite empruntent les trottoirs de droite et que les électeurs de gauche empruntent, eux, les trottoirs de gauche …Ca ne règle pas le problème du sens de la circulation sur les trottoirs mais, encore une fois, un problème à la fois! On ne peut pas tout faire en même temps.

  3. hehe, très drôle Gu Si Fang, mais un lecteur manquant d’humour pourrait prendre votre commentaire au premier degré.A moins que…Non… 1870, quand même… les hopitaux étaient encore tenus par des bonnes soeurs (il est vrai que les bonnes soeurs ne réclamaient pas les 35h…)Non…

  4. Blague à part c’est un argument local qui a tendance à se nationaliser … l’idée qu’il suffit de résoudre chaque problème techniquement  et qu’il ny a qu’une seule bonne solution s’ancre doucement…dangereux ça ….

  5. Billet trop cruel pour celui qui faillit devenir ministre des affaires sociales, maire de Poitiers, et qui aujourd’hui n’a plus que le Futuroscope pour occuper ses heures de retraite !

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