Comment parler des élections sans se fâcher

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Il ne vous aura pas échappé que les villes et les campagnes seront traversées courant mars par de forts débats électoraux qui atteindront courant mai l’Europe entière. C’est l’occasion de se pencher, au-delà des polémiques houleuses, sur le sujet si transversal du vote.

Ainsi, la revue l’Histoire nous apprend dans son numéro 321* daté de 2007 que l’On votait déjà au Moyen Age ! Si le vote n’est pas l’apanage des démocraties post-révolutionnaires, il reste cependant depuis des lustres et ce malgré de nombreuses polémiques celui des citoyens français comme le rappelle l’article paru dans le numéro 251* (2001)  de cette même revue, Les étrangers sont-ils des électeurs comme les autres ?

On pourrait se poser la même question à propos des femmes qui n’ont obtenu le droit de vote que le 21 avril 1944. Cependant, la loi n° 2013-403 du 17 mai 2013 impose à présent des règles de parité hommes-femmes aux élections municipales pour les communes de plus de 1000 habitants. L’association Elles aussi, qui milite pour la parité dans les instances élues, édite même un guide de la candidate.

Les juristes trouveront pléthore d’informations sur les élections dans la Semaine juridique « Administrations et collectivités territoriales » n° 26 (2013) en consultant l’article de Michel Verpeaux, Réformes des modes de scrutin locaux : révolutions et continuités. La revue Pouvoirs consacre quant à elle son numéro 148* (2014) au maire. Et pour les acharnés reste le Code électoral*, qui, rouge ou bleu, trône en bonne place dans les bureaux de vote.

Le vote n’intéresse pas que les juristes, loin s’en faut. Ainsi, Cerveau et Psycho a consacré un dossier à La psychologie des élections (numéro 20 de 2007). De même, la Revue française de sociologie publiait déjà en 1966 (volume 7*, pages 579-597) un article d’Angus Campbell : A la recherche d’un modèle en psychologie électorale comparative. Les géographes également étudient le vote dans la revue Espace, populations, sociétés (en ligne sur Revue.org) avec l’article paru dans le volume 21 (2003),  Vote et gradient d’urbanité, les nouveaux territoires des élections présidentielles 2002 : en résumé, on ne vote pas de la même façon à la ville et la campagne, surprenant, non ?

Enfin, les économiste et/ou économes ne sont pas de reste, car si l’on sait que les élections ont un impact sur l’économie, on ne soupçonne pas toujours ce qu’elles coûtent au contribuable : entre 1 € d’après le Figaro et 2,84 € d’après Maire info. Si vous souhaitez obtenir des précisions détaillées concernant la note, vous lirez avec profit le billet du blog de Philippe Bensimon, Combien coûte une campagne pour les élections municipales de mars 2008 ? L’exemple de Besançon, ou encore le Rapport sur les dépenses électorales.

Quoi qu’il en soit, voter, voter blanc ou s’abstenir n’est pas gratuit…

* Document empruntable à la bibliothèque droit-lettres

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