Pour un nouveau récit territorial

Vient de paraître mon dernier petit ouvrage, intitulé « pour un nouveau récit territorial ». Vous pouvez le télécharger et le lire ici. Il fait suite à une conférence prononcée lors du lancement du programme de recherche « pour et avec les petites villes » (mais j’ai beaucoup retravaillé le texte, la conférence et l’ouvrage diffèrent sensiblement), conférence que vous pouvez voir ici (mon intervention se déroule entre 10’45 et 39’15).

 

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2 commentaires sur “Pour un nouveau récit territorial

  1. Bonjour Olivier et mille mercis pour le propos ! J’ai toutefois une prévention. Non pas sur votre propos, mais sur sa réception par plusieurs acteurs publics : J’observe ré-émerger un nouveau « récit », qui semble compatible avec votre critique du récit métropolitain, mais qui me parait très discutable, voire pire que le précédent. En gros : « Ok, il n’y a pas de déterminisme métropolitain à la réussite, c’est donc la capacité de coopération des acteurs locaux à s’entendre qui fait le développement ». Non que ce soit entièrement faux bien sûr. Mais il faudrait avoir AUSSI un discours sur les potentialités réelles de développement, qui ne sont pas équivalentes. Sinon, on aura justifié un discours terrible : si le développement territorial est déterminé par la capacité de coopération, l’échec territorial est du à l’incapacité des élites locales à coopérer. Un peu le même débat que sur la réussite sociale des individus quand on minore le poids des déterminants amonts. Evidemment, pas de procès d’intention de ma part, juste un questionnement sur la réception du propos, à partir d’une observation que j’ai constaté plusieurs fois.
    Bien cordialement.

    • Ok, je crois voir le problème éventuel. Mon propos est plutôt le suivant : « toute chose égale par ailleurs », si les responsables d’un territoire s’inscrivent dans des logiques de coopération, c’est mieux que s’ils restent dans des logiques de concurrence.

      Comme dit dans le texte, l’histoire, la géographie, l’économie, la sociologie des lieux diffèrent. Dès lors, les problèmes à traiter, les marges de manœuvre, …, ne sont pas les mêmes. Se comparer (à qui peut-on se comparer, si les situations sont uniques ?) est donc illusoire.

      Cela renvoie je crois à la distinction entre évaluation normative et évaluation formative que l’on rencontre dans l’enseignement : faut-il juger d’un niveau à atteindre (évaluation normative), où d’une progression, sachant que chacun ne part pas du même point (évaluation formative) ?

      Ma conviction, donc : la coopération est le meilleur moyen de progresser.

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