Ca sent le gaz – fin

La Comission de Régulation de l’Energie (CRE) a rendu un avis défavorable sur la hausse du prix du gaz proposée par le gouvernement, considérant qu’elle ne
permettait pas de couvrir la hausse des coûts d’approvisionnement de GDF.  Cet avis n’étant que consultatif, ca ne change rien, le gaz augmente de 4,3% en moyenne à partir de demain, comme
indiqué dans l’arrêté du 27 décembre, la CRE aurait préféré 6,4%.

En conséquence, la CRE ne peut qu’émettre un avis défavorable sur la hausse des tarifs réglementés de vente en distribution publique de Gaz de France proposée par
le projet d’arrêté, ainsi que sur les barèmes correspondant à cette hausse, qui ne respectent pas les dispositions de la loi du 3 janvier 2003 et constituent une barrière à l’entrée des
fournisseurs alternatifs.

Je vous laisse découvrir l’ensemble de
l’argumentation
, qui me semble très solide. Je considère donc, sur la base de cet avis et des statistiques
présentées hier
, que l’hypothèse H1 de mon premier billet sur le sujet est la plus pertinente.

Related posts:

6 commentaires sur “Ca sent le gaz – fin

  1. Moi ce que je vois aussi dans la composition de cette commission, c’est que 7 membres sur 9 ont été, à un moment de leur carrière, soit membres ou directeurs de cabinet d’un gouvernement de droite, soit cadres dans un grand groupe industriel (que ce soit Total, Alcan/Pechiney ou les Charbonnages de France).Source :http://www.cre.fr/fr/presentation/organisation/la_commissionJ'en conclus (hâtivement, certes) que ces membres ont peu de choses à refuser à leurs amis actionnaires/dirigeants (ou futurs, ou potentiels) du groupe GDF-Suez. Mais vous me direz que je vois le mal partout…

  2. la CRE est une fâcheuse coterie mise en place pour saper de l’intérieur l’existence d’un marché régulé de l’nrj (voire ses prises de position ubuesques pour le marché de l’électricité…), qui excelle bcp plus dans la dérégulation que la régulation, et est en outre particulièrement incompétente lorsqu’il s’agit d’exercer son rôle d’information et d’animation du débat démocratique.Référence à manipuler avec précaution pour le moins.

  3. Cette hausse ne servirait-elle pas plutôt à couvrir les frais de l’augmentation de son patron Gérad Mestrallet ?(voir le Canard Enchaîné d’aujourd’hui page 3)

  4. Les prix du gaz sur les marchés spot on baissé en 2006. Ils seraient à peu prés stable à ce niveau depuis avril 2006Les contrats sont négociés à trés long terme (20, 30 ans) l’influence des etats dans la négociation a été, et est toujours énorme. Les prix au consommateur, en pp ou non sont plus élevés dans les pays « libéralisé » depuis trois ans. Voir extrait ci dessous, rapport complet ici:http://www.fr.capgemini.com/actualites/publications/9e_observatoire_europen_des_marchs_de_lenergie/L'explication d’une augmentation des prix par la nécéssité des investissement me gratte: pourquoi vais je etre obligé de payer aujourd’hui ce que je n’aurais peut etre pas demain, alors qu’une augmentation de capital ou un emprunt permettrais à ceux qui y croient vraiment de juger de la valeur, au sens du marché, de ces investissements.L’exemple de la nourriture comme marché me semble mal choisi, car l’investissement dans un restaurant, une ferme, est sans aucune mesure avec celui dans l’énergie ( peu d’inertie), les gens peuvent cuisiner, cultiver eux memes (substitution), et le nombre d’acteurs est énorme.L’implication n’est pas « nécéssité » -> « service public », mais bien « marché non concurrentiel à consommation non postposable » (désolé pour les termes suis pas économiste:) -> « controle par le consomateur ». On pourrait par exemple découper les sociétés en fonction du caractérs concurentiels du marchés. prospection versus distribution. »Prix du gaz modérés en Europe en 2006Du fait d’un hiver 2006/2007 doux enEurope, les prix du gaz ont baissé et lesstocks de gaz naturel ont été à leur plushaut niveau historique, bien au-dessus dela moyenne des cinq dernières années.Ainsi, depuis avril 2006, les prix se sontstabilisés aux alentours des 20€/MWh. »

  5. Pascal, je pense que vous répondez à mon commentaire du billet précédent.
    Je suis assez d’accord avec vous, je pointais simplement l’inanité de l’argument asséné par un commentateur drapé dans la noblesse de la défense de la misère. Il est par contre tout à fait possible (et selon moi, souhaitable!) de défendre le service public de l’énergie sur la nature et les caractéristiques de la production des biens concernés.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *