Qui sommes nous?

Ce blog représente le travail des étudiants de master 2 CHPS réalisé au cours du séminaire « Modèles et Transferts artistiques ». Ce séminaire regroupe des étudiants de plusieurs disciplines – Histoire, Histoire de l’art, Musicologie –  et se veut une initiation à la publication scientifique.

Les  sujets sont choisis en fonction de leurs axes de recherche et de leur pratique artistique et en vue d’une réflexion commune.

Ce blog a été créé par quatre étudiants en Master RPE ( Recherche et Pratique d’Ensemble), souhaitant aborder la question de l’interprétation de la musique ancienne de la manière la plus « authentique » et documentée possible. Tous les quatre, Kurumi Kudo (corniste), Jean-Baptiste Valfré (violoncelliste), Céline Lamanda (flûtiste) et Kayo Nishida (clarinettiste), étudions la musique ancienne, (du répertoire renaissance à la période romantique) depuis plusieurs années, ce qui nous a amené à mener une réflexion sur cette question de l’authenticité musicale dans notre pratique instrumentale.

Nous aborderons ici la question du vibrato : quand et comment doit-on vibrer?

Jusqu’aux années 1960, la question n’était simplement pas abordée: on vibrait, de manière constante et systématique, quel que soit le répertoire interprété. Ce geste faisait donc partie intégrante de la production du son.

[youtube]http://youtu.be/qO_W6TFwmEo[/youtube]

Cependant, des musiciens comme Nikolaus Harnoncourt, Gustav Leonhardt ou encore Roger Norrington proposèrent bientôt une autre manière d’aborder le répertoire; la relecture des traités, un retour aux manuscrits, l’utilisation d’instruments d’époque ou copies d’époque, l’usage de différents diapasons suivant le répertoire abordé, la présence plus parcimonieuse du vibrato, voire sa suppression totale, pour les plus extrêmes.

[youtube]http://youtu.be/Mc1Ve0TOF4c[/youtube]

Un retour à une « vérité » sonore en somme, au son qu’auraient pu entendre ces compositeurs, pensait-on: mais peut-on en être si certain?

A trop vouloir contrôler l’usage du vibrato, s’est créé un rejet systématique de cette pratique et une idée reçue: la musique ancienne se joue sans vibrer, le vibrato est l’apanage du répertoire romantique.

Nous explorerons ici les différentes facettes du vibrato à travers les siècles, et aborderons la vibrante question du Quand et comment doit-on vibrer ?

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