A propos sfinding

This blog is intended to contribute to a better visibility for the work to which I have contributed than any search engine can produce. Feel free to browse around as different aspects are completed and updated. Ce blog est destiné à donner une meilleure visibilité que celle que peut donner un moteur de recherche traditionnel aux domaines et travaux scientifiques auxquels je participe. Vous êtes cordialement invité(e) à explorer les pages et à découvrir les nouveautés.

Le travail d’un professeur quand il n’y a plus cours…

Les cours sont terminés depuis le 27 avril, enfin, pour ceux qu’on a pu terminer, avec le blocus « tournant » de l’UFR Lettres et langues à Poitiers. Et pourtant, j’ai l’impression de n’avoir jamais travaillé autant,  malgré les efforts que je fais pour ne pas travailler le weekend, le soir et les jours fériés. Efforts, oui, car l’ensemble des obligations qui m’incombe font que je n’ai pas vraiment pu faire relâche.

Depuis le 6 avril, pendant les « vacances » du 7 avril au 22 avril et les jours fériés de mai, et jusqu’au 18 mai, voilà à quoi ressemble la charge de travail d’un professeur des universités.

J’ai rédigé dix-huit rapports pour deux postes de MCF et deux rapports pour des postes de PR – pour lesquels j’effectue 1 déplacement à Paris journée entière (2 réunions matin puis après-midi) et une vidéo-conférence sur une journée entière (Mulhouse). En tant que membre du comité de recrutement MCF 13e à Poitiers, j’ai siégé pendant deux jours (choix candidats, et auditions).

En tant que présidente d’un comité de recrutement de MCF 11e à Poitiers, j’ai reçu et vérifié les avis de 132 rapports, organisé les deux sessions (choix des candidats à auditionner, présidence de séance pendant deux journées entières, organisation des auditions, rédaction des procès-verbaux, et téléchargement des rapports et des P.V. sur l’application de l’université des dossiers dématérialisés).

J’ai lu deux chapitres de thèse d’une doctorante qui soutient en novembre, ainsi qu’un dossier de synthèse d’une MCF qui soutient son HDR avec moi à Poitiers, avec lesquelles j’ai eu des rendez-vous pour conseils.

J’ai eu d’autres rendez-vous avec une étudiante M2 qui pense s’inscrire en doctorat, et une étudiante M1 dont je dirige le mémoire qui sera soutenu en juin, ainsi que l’étudiante que nous envoyons à l’University de Southampton en ERASMUS, dont je suis la responsable d’échange.

J’ai corrigé 150 copies L1 LLCER et LEA, et préparé les épreuves d’examen de 2e session pour les deux cohortes. J’ai également surveillé ces épreuves, et d’autres, lors d’une journée marathon de 8h de surveillance d’examens délocalisés dans trois bâtiments différents (Chimie, Droit, Physique).

Pendant tout ce temps, j’ai également répondu aux mails des collègues concernant la vie du laboratoire dont je suis directrice, et au sein du département d’études anglophones, aux collègues concernant l’organisation de la nouvelle offre de formation et les emplois du temps. Un tachygraphe installé sur l’ordinateur portable qu’on utilise en permanence montrerait la fréquence des plages de connexion à l’environnement numérique du travail professionnel, l’amplitude des horaires d’une journée (avant 7h et après 20h – voir jusqu’à minuit), le nombre de mails reçus, de mails envoyés…

J’ai également essayé d’être présente aux réunions des conseils de l’Université dont je suis membre élue : CFVU et CAC, mais aussi le CES 7e-11e-12e-13e et le Conseil scientifique de l’UFR, mais des téléscopages de réunions font qu’on ne peut pas toujours remplir les obligations d’un mandat d’élu. Et, en tant que directrice d’une unité de recherche en Lettres et Langues, j’ai assisté à la remise d’un doctorat Honoris causa à l’écrivain, poète et essayiste Fernando Aínsa à la Maison des sciences de l’homme et de la société de Poitiers.

Pendant des moments de libre, et par ce que je suis passionnée par les cours que je donne, j’ai commencé à me documenter et à réfléchir sur le cours d’Agrégation civilisation britannique qui vient de sortir que je vais partager avec un collègue à la rentrée. L’organisation des autres cours de septembre attendra juin !

J’ai également préparé le m/s d’un livre, en souffrance depuis plusieurs années, repris l’année dernière pendant un semestre sabbatique, accepté pour publication, pour l’étape finale des épreuves avant impression.

Avec tout cela, je n’ai pas pu travailler à mes projets de recherche : les archives et sources que j’ai ramené de la mission de recherche en Californie (novembre-décembre) sont restées non-classées et non-exploitées, et les communications pour lesquelles j’ai été sollicitée (juin – Orléans, octobre – Bordeaux 3), et l’organisation des soutenances de novembre et d’une journée d’études à Poitiers (novembre) est restée en l’état.

Voilà à quoi ressemble le travail d’un professeur d’université qui accepte des responsabilités normales pour son rang à la fin de l’année universitaire, une fois que les cours sont finis, et pendant les « vacances » et jours fériés !

Colloque international, octobre 2018, MSHS Poitiers, « Terres lointaines : compagnies, commerces, colonies (XVIIe-XVIIIe) »

« Terres lointaines : compagnies, commerces, colonies (XVIIe-XVIIIe) », Université de Poitiers (France), 10-12 octobre 2018

The Matthew, Bristol Dock (Photo : S. Finding)

Colloque international organisé par Elodie Peyrol-Kleiber (Université de Poitiers), Susan Finding (Université de Poitiers) et Bertrand Van Ruymbeke (Université Paris 8 et IUF)

Please scroll down for English version

Extrait d’illustration de England’s improvement by sea and land / Andrew Yarranton — Londres : R. Everingham, T. Parkhurst et N. Simmons, 1677-1698 Poitiers, Bibliothèques universitaires, Fonds ancien, FD 22551

La complexité des acquisitions territoriales par l’Angleterre puis la Grande-Bretagne conduit l’historien des XVIIe et XVIIIe siècles à prendre en compte un vaste ensemble géographique. D’apparence morcelé, cet espace territorial et maritime  est néanmoins relié à la métropole par de multiples réseaux commerciaux et par conséquent humains. Ces terres lointaines restent ainsi proches et dépendantes de l’Angleterre puis de la Grande-Bretagne et en retour certains aspects du modèle anglais sont exportés dans les colonies.

Qu’il s’agisse des colonies nord-américaines, des Antilles anglaises, de l’Inde, de l’Afrique de l’Ouest ou de l’Indonésie, nombre de ces réseaux furent initiés par des compagnies marchandes, véritables instigatrices de la cohésion commerciale de l’empire. Etaient-elles cependant de réelles représentantes de l’Angleterre ? Dans quelle mesure étaient-elles liées à la colonisation ? En quoi participaient-elles au développement de ce premier  « empire » ?

Le Fonds Dubois, conservé à la bibliothèque universitaire de Poitiers, se veut le reflet d’un tel questionnement, plus particulièrement à travers le spectre d’économistes politiques incontournables tels que John Locke, Edmund Burke, Charles Davenant, Jonathan Swift, Daniel Defoe et de nombreux autres. Ces derniers s’attachèrent toujours à déterminer la place de l’empire et les bénéfices que cet empire grandissant apporterait ou avait apporté au royaume mais aussi à sa population. Des problématiques telles que l’utilité de la South Sea Company et de l’asiento dans les colonies du sud de l’Amérique et au Pacifique ou encore le questionnement qui précéda l’indépendance des Treize Colonies américaines sont présentes dans les ouvrages du Fonds Dubois.

C’est dans cette perspective que nous souhaitons explorer le phénomène de la colonisation et de la construction impériale à la lumière des trois  termes de compagnies,  de commerces et de colonies, au pluriel afin de refléter la diversité de « l’empire anglo-britannique  » aux XVIIe et XVIIIe siècles et d’en identifier les différentes interactions, qu’elles fussent commerciales bien entendu, humaines, institutionnelles  ou encore politiques. Quels rôles ont joué ces compagnies et comment cet « empire » s’est-il servi d’elles pour asseoir sa dominance sur des contrées le plus souvent lointaines ? Le commerce était-il le but premier de ces compagnies ou des stratégies politiques sous-tendaient-elles leur création et développement ?

Conférenciers confirmés : Trevor Burnard (Melbourne University) et Lou Roper (State University of New York at New Paltz)

Le programme sera diffuse prochainement.

“Terres Lointaines: companies, commerce and colonies (17th-18th centuries)”

The complexity of the territorial acquisitions of England and then Great-Britain led historians of the 17 and 18 c. to take into account a vast geographical ensemble. With a fragmented appearance, this territorial and maritime space was nevertheless linked with the metropole thanks to multiple trading networks and as a consequence, human networks. Those far-off lands thus remained close to and dependent on England then Great-Britain and in return, some aspects of the English model were exported to the colonies.

Be it North-American colonies, English West Indies, India, Latin America, Africa or Indonesia, many of those networks were initiated by trading companies, true instigators of the commercial cohesion of the empires. Yet, were they true representatives of Great Britain and the other empires? To what extent were they linked to colonisation? How did they take part in the development of this first ‘empire’?

The Fond Dubois, deposited in the university library of Poitiers, reflects such issues, more specifically through the lense of major political economists such as John Locke, Edmund Burke, Charles Davenant, Jonathan Swift, Daniel Defoe and many others. They devoted their works to determining the place of the empire and the benefits that this growing empire had brought or could bring to the kingdom, but also to the population. Issues such as the usefulness of the South Sea Company and of the asiento in the South American Colonies and in the Pacific, or the debate preceding the independence of the Thirteen Colonies are discussed in the works of the Fond Dubois.

It is in this perspective that we wish to explore the phenomenon of colonisation and the building of the Empire, in the light of three words: companies, commerce and colonies, to show the diversity of the ‘English/British’ Empire during the 17 and 18 c. and to identify its different interactions, were they commercial, human, institutional, or political. What roles did those companies play and how did this Empire use them in order to extend its rule over most often far away territories? Was trade the main objective of those companies or did political plans underlie their creation and development?

Confirmed keynote speakers: Trevor Burnard (Melbourne University) et Lou Roper (State University of New York at New Paltz)

The program will be available shortly.

Le livre blanc de la recherche en études anglophones

En tant que membre de la Commission de la Recherche de la Société des anglicistes de l’enseignement supérieur (SAES), j’ai participé à la rédaction du Livre blanc de la recherche en études anglophones,  publié en juin 2016..

Il synthétise les informations disponibles sur les unités de recherche et les sociétés savantes qui se consacrent à l’anglistique.

Rédacteurs : Christian Auer (Université de Strasbourg), Catherine Bernard (Université Paris-Diderot), Susan Finding (Université de Poitiers), Manuel Jobert (Université Jean-Moulin – Lyon 3), Guyonne Leduc (Université Charles de Gaulle – Lille 3), Laure Gardelle (ENS Lyon), Mathilde Rogez (Université Toulouse Jean-Jaurès), Clément Oudart (Université Paris-Sorbonne), Michel Van Der Yeught (Aix-Marseille Université)

Pour consulter le Livre Blanc, cliquez ici

For the English version of the White Paper, please click here.

Deux membres du MIMMOC aux Etats-Unis automne 2017

Deux enseignantes-chercheuses du MIMMOC (EA 3812) sont actuellement professeures invitées aux Etats-Unis, l’une en Californie du Nord à Berkeley, l’autre à la Huntington Library, San Marino, en Californie du Sud.

Hélène Yèche, professeur d’études germaniques, est Visiting Scholar à l’Institut d’études européennes (IES) de l’Université de Berkeley pour six mois en 2017-2018. Son projet d’étude comparée de deux groupes minoritaires dont la langue et la culture sont menacées a retenu l’attention du directeur de l’IES, Pr. Jeroen Dewulf. Ce séjour a pour objectif l’exploration des collections des bibliothèques Bancroft et Ethnic Studies sur le campus de Berkeley ainsi que des études de terrain auprès des deux communautés à Serbin (Texas) et Sitting Bull College (North Dakota). Elle donnera une conférence début février 2018 à l’Institut sur l’avancée de son projet.

Susan Finding, professeur d’études anglophones, est lauréate 2017-2018 du William Reese Fellowship à la Huntington Library, San Marino, pour un projet de deux mois à l’automne 2017 en lien avec la valorisation du Fonds Dubois (Fonds de livres anciens, Service commun de documentation, Université de Poitiers). Elle utilise les fonds d’archives et d’ouvrages rares de la Huntington. Elle effectuera également après ce séjour des recherches dans les archives de la Bancroft Library, UC Berkeley, et à la San Diego State University qui possèdent des collections d’archives en lien avec le projet.

Auguste Dubois (1866-1935) fut professeur des doctrines politiques et économiques à l’Université de Poitiers à partir de 1899. Il lui légua sa bibliothèque. Seuls trois autres collectionneurs étaient actifs sur le marché du livre ancien dans ce domaine entre 1900 et 1930; parmi eux, Henry Raup Wagner, bibliographe, dont une partie des collections se trouve à Yale – Susan Finding a pu y effectuer un séjour de recherche de trois mois comme professeure invitée en 2014 – et une autre à la Huntington Library, objet du présent séjour. La Fondation Huntington a sélectionné le projet « Collectionneurs et collections de livres d’histoire économique au début du XXe siècle : Henry R. Wagner 1862-1957 » et s’est associée à son financement.

Education in the 1970s: increased opportunities, rising discontent?

Finding, S., ‘Education from Plowden to Thatcher – red, yellow, black and blue building bricks. A decade of increased opportunities or of rising discontent?’ est paru dans A Fresh Look at Britain in Crisis 1970-1979, (dir. S. Porion), Paris, Atlande, 2017 et fait suite à la journée d’étude « Le Royaume-Uni à l’épreuve de la crise, 1970-1979), tenu le 21 octobre 2016 à l’Université François Rabelais, Tours  (voir compte rendu).

The historiography of the educational field in these years is amply covered, especially in terms of policy and of ideology. Most works covering the period of the 1970s dividing it up into binary divisions corresponding either to the political chronology (Heath, Wilson and Callaghan governments) or ideology – Conservative and Labour, or to the areas of education – compulsory and post-compulsory – primary and secondary – higher and further or vocational. This paper does not escape those strictures, partly due to the subject matter itself.

The building bricks in the title of this paper refer partly to the political divide – Red and Blue, and partly to the various publications, the so-called Yellow Book of 1976, the Black Papers published between 1969 and 1977. One could add various White Papers (government policy documents) the Green Paper of 1977 (official discussion paper), and the Brown Paper of 1979 (which never made it to Green or White paper stage.

However it is perhaps more useful to divide this analysis up into two main themes characterized by questions concerning firstly, expansion and equality, and secondly, standards and opportunity. The threads which run through the period general to other fields, are also to be found in the educational field. These transcend the political divide, and which were leitmotivs in the discourse of the time, whether it be left, right or center. Among these are the role of central government, the power of the trades unions, the cost of welfare in a period of financial turbulence, and ultimately, the critique of the post-war welfare consensus.

Bristol politics & national politics

Observatoire de la société britannique, n°20, janvier 2018, has just come out.It contains the papers that were first presented at the CRECIB workshop S52 “Leadership politics in the United Kingdom’s local government” at the ESSE Galway Conference in Galway in August 2016. (Please scroll down to find my contribution).

Le Royaume-Uni et le monde (sous la direction de Flavien Bardet)

Flavien Bardet Présentation

Trevor Harris Foreign policy in an age of austerity: ‘soft power’, hard choices

Agnès Détourbe Les universités britanniques et leur rapport au monde : les enjeux de l’internationalisation de la population étudiante Flavien Bardet 1914-2014 : Europe-monde arabe, cent ans de choc des civilisations ?

Leadership politics in the United Kingdom’s local government (sous la direction de Stéphanie Bory & Timothy Whitton) Stéphanie Bory & Timothy Whitton  Introduction

Susan Finding Bristol fashion?  Leadership and local politics in England and the power of democratically-elected mayors: an epiphenomenon or a national trend?

Timothy Whitton Leadership in London: from government to governance

Stéphanie Bory From Rhodri Morgan to Carwyn Jones, two different styles of leadership  

Varia  Domenico Maria Bruni A leader at war: Margaret Thatcher and the Falklands crisis of 1982

Pour recevoir directement ce numéro, merci d’adresser un courrier accompagné d’un chèque de 12 euros (prix au numéro, frais de port compris), libellé à l’ordre de l’Agent comptable de l’Université de Toulon, à l’adresse ci-dessous Gilles Leydier, Directeur de la publication Revue « L’Observatoire de la société britannique », UFR Lettres, langues & Sciences Humaines, Université de Toulon, 83041 Toulon cédex 9 ****************************** Les précédents numéros de « L’Observatoire de la société britannique » sont disponibles en ligne sur le portail revues.org à l’adresse http://osb.revues.org

________________________________________________________________

In it is to be found the article I first gave as a paper in Galway : ‘Bristol fashion?  Leadership and local politics in England and the power of democratically-elected mayors: an epiphenomenon or a national trend?’

 

In 2012 Bristol, one of the top English cities, on a par with Manchester in terms of population, elected its first democratically-elected mayor. To lead its council, Bristol elected not a member of one of the traditional politcal parties, but George Ferguson, local businessman and political novice, leader and sole member of Bristol First, the localist party he founded.

 

 

 

This paper will examine how local politics in Bristol have been influenced by the introduction of direct democracy in mayoral elections in England and whether the Bristol case is a blueprint demonstrating how local politics are independent from the national level and new leadership styles and issues or whether Bristol merely reflects the general trend in the sixteen remaining directly-elected city mayoralties.

(2016 Local elections)

This article follows a previous one on the instigation and early history of the directly-elected mayor in Britain : Susan FINDING, « Who governs Britain – Democracy in action? Directly Elected Mayors in England », Mémoire(s), identité(s), marginalité(s) dans le monde occidental contemporain [En ligne], 14 | 2015, mis en ligne le 28 août 2015, consulté le 29 janvier 2018. URL : http://journals.openedition.org/mimmoc/2288 ; DOI : 10.4000/mimmoc.2288

Gilded residences in a golden circle, Pasadena, California

While on a mission to the Huntington Library, San Marino, California, as William Reece Fellow, I have noticed that the architectural inheritance in the towns of Pasadena/San Marino complements the story of the collectors of rare books and the history of the collections I am researching in the library.

For many successful American businessmen moving to California at the time was a means of finding a comfortable warm country residence in the winter. Pasadena was advertised as a cool mountain resort, similar to the Côte d’Azur – its winter flower festival was set up at the turn of the century to rival that of Nice. The citrus fruits that grew there were a further Mediterranean reminder : one of Pasadena’s main thoroughfares is named Orange Grove Boulevard. The attraction of the town was such that during the first decade of the 20th century it witnessed a population boom, tripling from under ten thousand to over thirty thousand in those ten years.

At the beginning of the XXth century, within a dozen or so years, and within a radius of a few kilometers, two collectors of rare books and a businessman had residences built which were significant not just for their size, but also for their architectural features and their contents.

Henry Edwards Huntington moved into his newly commissioned Beaux Arts style house, designed by Myron Hunt, in 1911. He had been sent on business to California in the 1890s – involved in Pacific railroad, he then took on plan to buy up & unify electric train network in and around Los Angeles. He retired in 1910, after which he devoted his whole time to building his collections of books and plants, and, after his marriage in 1913, his wife’s art & furniture collections, and setting up his library, all, at first, housed in his residence. The ranch he bought was to be the site of this cultural and horticultural endeavour.

Gamble House, built for the heir to the conglomerate Proctor & Gamble Co. of Ciccinati (Ohio) by architects Greene & Greene in 1904, is a marvellous example of the Arts & Crafts style with Tiffany glassware and windows, and hand-crafted wooden interiors and furniture of stream-lined modernity, built on the cool pine-scented slopes of the Arroyo Secco valley. Its exterior will be recognized by film buffs at the home of Doc. (Emmett Brown) in the Back to the Future films.

A further example of residential novelty is Henry Raup Wagner’s home, 1124 Winston Avenue, San Marino, CA. built in 1928, in one of the many wide suburban streets where comfortable villas were developing, probably so that he could be in the neighbourhood of the new Huntington Library, half a mile away where his books and tens of thousands of others were housed. Having sold one of his collections to Huntington, he was often railed that he could not let it go. The house’s neo-gothic windows,in keeping with Wagner’s love of rare antiquarian books and his wife’s love of Byzantine art, are a remarkable feature even today. « Mr. Wagner’s swivel chair and desk stood between two of the Gothic windows on the facade of the house » recorded his amanuensis, Ruth Axe Frey (1981, p.35).

Wagner had previously lived in Berkeley, at 90 Camino El Real, two miles from another significant research library set up by bibliophile bookseller and publisher, Hubert Howe Bancroft, The Bancroft Library opened in 1905, following the sale to the University of California, of his book collection specializing in the American West.

Wagner retired from his activities with Meyer Guggenheim’s American Smelting & Refining Company in 1917, the year he married late in life Blanche Collet Wagner, his French-born wife, whom he had met in Mexico. He was to devote the following forty years to bibliography and history, collecting further numerous new collections of rare antiquarian books, and writing monographs and studies on their subject matter. His first collections on the subjects of mining, then economic history, were made before he retired, using the same book sellers as Auguste Dubois, who was buying rare economic pamphlets and books at the same time, namely, for example Leon Kashnor of the Museum Bookstore, London.

These men lived in a golden intellectual circle, and were willing to devote their wealth to cultural pursuits, vast in the case of Huntington & Gamble, comfortable in Wagner’s,   settle in California and  have residences built, one in the pure Gilded Age style, or the neo-Mediterranean California style, the other two  of a more pared-back style rejecting opulence and pomp for natural simplicity.

Résidences de l’âge d’or américain dans le cercle doré à Pasadena, Californie

Lors de la mission effectuée à la Huntington Library, San Marino, Californie, comme William Reece Fellow, j’ai constaté que l’héritage architectural de la ville de Pasadena/San Marino lie d’une façon complémentaire les acteurs de l’histoire des collections de livres anciens qui sont l’objet de mon étude.

Au début du XXe siècle, dans l’espace d’une quinzaine d’années, et dans un rayon de quelques kilomètres, deux collectionneurs bibliophiles et un homme d’affaires ont fait construit des résidences importantes par leur taille, importantes aussi pour leur intérêt architectural et leur contenu.

Comme beaucoup d’américains fortunés à l’époque, emménager en Californie leur semblait allier un climat sec et doux l’hiver, avec les attraits de la campagne et de la montagne, une résidence de choix pour villégiature qui voulait rivaliser avec la Côte d’Azur, en initiant une fête des fleurs avant 1900, à l’instar de la ville de Nice. Une autre similitude avec la Méditerranée était la culture des agrumes; l’une des artères principaux à Pasadena s’appelle la Orange Grove Boulevard. La popularité de la ville était telle que pendant la première décennie du nouveau millénaire, la ville de Pasadena a vu sa population tripler, passant de moins de dix mille âmes à plus de trente mille en 1910.

Dans les années 1900, en l’espace de quelques années, et à quelques kilomètres de distance, deux résidences importantes furent bâties. Henry Edwards Huntington emménagea en 1911 dans une maison de style Beaux-Arts, dessinée par l’architecte Myron Hunt.

Envoyé en Californie pour s’occuper des affaires de son oncle – notamment le chemin de fer Pacific Union, il décida de racheter et d’unifier le réseau ferroviaire électrique desservant la ville de Los Angeles. Après sa retraite en 1910, il se consacra à ses collections de livres et de plantes, et après son mariage en 1913, aux collections d’art et de meubles de sa femme, et à fonder sa bibliothèque et ses jardins sur le terrain du ranch qu’il acheta.

La maison Gamble, contruite en 1904 par les architectes Greene et Greene, pour M. Gamble, de la compagnie Proctor et Gamble de Ciccinati (Ohio), est un magnifique exemple du style « Arts and Crafts », dont les fenêtres et lustres sont ornés de verre Tiffany, et les boiseries et meubles d’artisanat sont épurés et modernes, installée sur les hauteurs boisés de résineux de la vallée de l’Arroyo Secco. Les cinéphiles reconnaîtront la maison de Doc dans les films Back to the Future. 

Autre exemple de nouveauté résidentielle, la maison d’Henry Raup Wagner, au 1124 Winston Avenue, San Marino, fut terminée en 1928 dans l’une des nombreuses rues de banlieue larges où s’érigeaient des maisons cossues. On racontait que Wagner, ayant vendu l’une de ses collections à Henry E. Huntington, ne pouvait s’en passer et s’installa dans le voisinage, à un kilomètre de la bibliothèque où ses livres rares – ainsi que des dizaines de milliers d’autres – se trouvaient dorénavant. Les fenêtres néo-gothiques de sa résidence, en harmonie avec l’amour que portait Wagner aux livres anciens et celui de sa femme pour l’art Byzantin, sont remarquables. « La chaise à tourniquet et table de travail de Monsieur Wagner se trouvait entre deux des fenêtres gothiques qui ornent la façade de la maison » se rappelait Ruth Axe Frey, sa secrétaire particulière (1981, p.35).

Wagner avait vécu auparavant à Berkeley, près de San Francisco, et plus particulièrement, au 90 Camino El Real, à trois kilomètres d’une autre bibliothèque spécialisée, créée par un éditeur-libraire, bibliophile, Hubert Howe Bancroft. La Bibliothèque Bancroft, date de 1905, année de la vente par Bancroft de sa collection d’ouvrages sur l’Ouest américain à l’Université de Californie.

Wagner prit sa retraite de la Compagnie américain de fonderie et de raffinage, appartenant à Meyer Guggenheim, en 1917, l’année de son mariage, tardif, avec Blanche Collet, d’origine française, rencontrée au Mexique. Il passa les quarante années qu’il lui restait à vivre – dont trente à San Marino, près de la Huntington – à se consacrer à la bibliographie et l’histoire, en constituant de nombreuses nouvelles collections d’ouvrages anciens très rares, et en leur consacrant des monographies et études érudites. Ses deux premières collections, faites avant sa retraite, furent consacrées à l’histoire de la métallurgie et à l’histoire économique, sujet pour lequel qu’Auguste Dubois achetait en même temps, au début du XXe siècle, des pamphlets et ouvrages rares, et aux même bouquinistes londoniens, notamment Leon Kashnor, de Museum Street.

Ce fut un cercle doré intellectuel où ces hommes cultivés, des milieux fortunés (ou, du moins, comfortables dans le cas de Henry Raup Wagner) qui permettaient à tous les trois de s’installer en Californie, et de faire construire des résidences, pour l’une d’elles, dans le pur style doré de la Belle Epoque américaine, de la « Gilded Age », pour les deux autres un style épuré rejetant l’opulence et l’apparat pour une simplicité naturelle.

 

Mission de recherche

library-header-reimaginedLa Huntington Library (CA) me fait l’honneur de m’inviter comme William Reese Fellow pour un séjour de deux mois pour travailler sur un projet intitulé ;

Early 20th century economic history book collectors and their collections : Henry R. Wagner 1862-1957.

Le projet est résumé ci-dessous (en anglais).

Reese Fellowships in American Bibliography and the History of the Book in the Americas

The University of Poitiers holds in its Manuscripts & rare books collections the prestigious Dubois collection essentially composed of works on political economy. It holds an impressive number of rare pamphlets published mainly from the second half of the 17th century to the beginning of the 19th. Assembled by August Dubois, Professor of Economic & Political Doctrine at the University of Poitiers, where the University Library (Law & Literature) is the depository to this legacy.

The research in progress which I am particularly involved in focuses on issues of collection formation and the sourcing of rare books with reference to several other significant collections and collectors worldwide. It throws light on networking and nodal connections in the late nineteenth and early twentieth centuries in the world of antiquarian books and academic scholarship. The period I am particulary working on, c. 1880-1930, corresponds to major disposals of private librairies in country houses in Britain. The acquisitions of books by learned (and monied) private collectors, notably American, was widespread and was a major development at the time and led eventually, through subsequent donations and acquisitions of their collections, to significant depository holdings in American academic librairies. In particular, work needs to be continued on the collections of Henry Raup Wagner (1862-1957), benefactor of the Huntington Library and on the books and papers held at the Huntington by him, and also on and around Wagner’s life and work. He was not included in the Dictionary of Literary Biography, American Book Collectors and Bibliographers, Vol. 140 (1994) First Series, or Vol. 187 (1997), Second Series.

This continues work done during a three-month fellowship at Yale University in spring-summer 2014 working in the Beinecke Library concerning the collection of six thousand rare economic books donated by Henry Raup Wagner, collector & bibliographer (1862-1957); the Baker Library, Harvard Business School on the collection bought from Herbert S. Foxwell (1849-1936, Professor of Economics at Cambridge & the LSE) and the Hugh Bancroft (1879-1933) collection; and Columbia University Library on the Seligman Collection (professor of political economy at Columbia for 40 years 1891–1931). I also visited and consulted the Brown Library (Brown University, Providence, RI) and the Lewis Walpole Library (Farmington CT). I have established the provenance of a number of books in these collections via antiquarian booksellers in London, Kashnoor (Museum Bookstore) and Quaritch in particular, and begun to draw a composite picture of book collectors and purveyors in London around the 1900s.

La « Glorieuse » Révolution d’Angleterre 1688

La Glorieuse Révolution d’Angleterre

EXPOSITION / CULTURE  Exposition à la BU Lettres (A2) organisée en partenariat avec l’UFR Lettres et langues et le MIMMOC (EA 3812).

Les riches collections d’Auguste Dubois, léguées à la bibliothèque en 1935, permettent d’illustrer les dimensions politiques et économiques de la Glorieuse Révolution, qui vit l’accession au pouvoir de Marie II et de son époux Guillaume III d’Orange.
L’image contient peut-être : personnes assises et intérieur
Exposition réalisée en partenariat avec l’UFR Lettres et langues de l’Université de Poitiers.

Ouvrages choisis et panneaux explicatifs rédigés par Susan Finding, Professeur de civilisation britannique.

Deux visites guidées seront organisées lundi 06/02/2017 à 18h et mardi 14/02/2017 à 11h. Inscription préalable auprès d’Anne-Sophie Traineau-Durozoy.

Date Du 06/02/2017 au 01/04/2017
Lieu Poitiers – Campus
BU Lettres, bâtiment A2, 1 allée Jeanne Chauvin, Poitiers campus

Vous trouverez ici une sélection d’images montrant l’exposition dans le hall de la bibliothèque universitaire, ainsi que des illustrations figurant dans les ouvrages exposés:

England's improvement by sea and land / Andrew Yarranton -- Londres : R. Everingham, T. Parkhurst et N. Simmons, 1677-1698 Poitiers, Bibliothèques universitaires, Fonds ancien, FD 2255

England’s improvement by sea and land / Andrew Yarranton — Londres : R. Everingham, T. Parkhurst et N. Simmons, 1677-1698 Poitiers, Bibliothèques universitaires, Fonds ancien, FD 2255

L’image contient peut-être : dessin