A propos sfinding

This blog is intended to contribute to a better visibility for the work to which I have contributed than any search engine can produce. Feel free to browse around as different aspects are completed and updated. Ce blog est destiné à donner une meilleure visibilité que celle que peut donner un moteur de recherche traditionnel aux domaines et travaux scientifiques auxquels je participe. Vous êtes cordialement invité(e) à explorer les pages et à découvrir les nouveautés.

Journée d’étude sur le Brexit

La journée d’étude L’économie britannique avant et après le Brexit, programme Brexit, du vendredi 23 novembre, à la MSHS, Poitiers, organisée par les laboratoires MIMMOC (EA 3812) et le CECOJI (EA 7353) de l’Université de Poitiers avec le soutien du CRECIB (Centre de recherches en civilisation britannique)

Présentation du CRECIB

a réuni une quinzaine de chercheurs devant une assistance composé d’étudiants de l’UFR Lettres et Langues des Licences et Masters LLCER et LEA anglais et des doctorants du MIMMOC et du CECOJI.

La journée a successivement évoqué des questions internes (processus constitutionnnel, l’idéologie utopiste qui motive la décision, et l’impact sur les échanges commerciaux en matière de santé), des questions concernant la position de l’Ecosse et des Irlandes (Irlande du nord, la République d’Irlande), le commerce, la finance et les relations extérieures (la politique commerciale, la place du City de Londres et de la finance), avant de terminer sur des questions macro-économiques concernant les politiques économiques et monétaires européennes.

L’ensemble sera publié dans un numéro spécial de revue de l’Observatoire de la société britannique, qui sortira en 2019, autour de la date butoir du 29 mars 2019, date où la sortie du Royaume-Uni, avec ou sans accord, sera actée.

Ont participé à la journée :

Christian Aubin, professeur de sciences économiques, Université de Poitiers; Martine Azuelos, professeur émérite, Université de la Sorbonne Nouvelle Paris 3, directrice-fondatrice du Centre d’études sur la vie économique des pays anglo-saxons (CERVEPAS) ; Emma Bell, professeur en civilisation britannique, Université de Savoie-Chambéry;  Philippe Cauvet, maître de conférences en études anglophones, Université de Poitiers; Louise Dalingwater, maître de conférences-HDR, responsable de la licence Anglais et Culture Economique (ACE), Université de la Sorbonne Nouvelle Paris 3 ; Susan Finding, professeur en civilisation britannique, Université de Poitiers; Céline Lageot, professeur de droit comparé, Université de Poitiers; Gilles Leydier, professeur en études anglophones, Université de Toulon, Président du CRECIB; Gabriel Siles-Brügge, Directeur du Centre for the Study of Globalisation and Regionalisation à l’Université de Warwick et Parliamentary Academic Fellow auprès du Comité sur le commerce international (International Trade Committee) à la Chambre des Communes; et Nicholas Sowels, maître de conférences, Université Paris1 Panthéon-Sorbonne.

Festival of Britain 1951 Journée d’études Bordeaux 8 novembre 2018

Il est des fois que l’actualité rejoint la programmation scientifique. Fin septembre, le Premier ministre, Theresa May, annonçait un Festival qui mettrait en avant les atouts du Royaume-Uni de l’après-Brexit, faisant référence à la Grande Exposition de 1851 et le Festival of Britain de 1951. Or, depuis près d’un an, des collègues de l’Université Bordeaux-Montaigne prépare une journée d’étude réunissant des collègues historiens et anglicistes autour du Festival de 1951.

Londres et le « Festival of Britain »  1951, le jeudi 8 novembre 2018, a l’ Université Bordeaux-Montaigne (9h30-12h30 : salle G 101; 14h30-16h30 : amphi Cirot), organisée par Moya Jones (Dept. d’Anglais) et Philippe Chassaigne (Dept. d’Histoire) avec le soutien de l’EA 2958, CEMMC.
Festival of Britain (pdf du programme).
Les communications feront l’objet d’une publication en 2019 dans un prochain numéro des Cahiers du MIMMOC (revue open.édition).

Compte-rendu de mission de recherche en Californie automne 2017

Du 15 octobre au 15 décembre 2017, j’ai bénéficié d’une bourse de recherche accordée par la Huntington Library, San Marino CA, (William Reece Fellow) pour un projet intitulé « Collectionneurs et collections d’ouvrages rares d’histoire économique au début du 20e siècle : Henry R. Wagner 1862-1957”. Je voudrais d’abord remercier les membres du département d’accueil des chercheurs (Readers’ Services): Catherine Wehrey, Juan Gomez, Emmy Chang et le personnel en charge des salles de lecture Ahmansen et Rothenberg, pour leur accueil chaleureux.

Pendant deux mois j’ai pu consulter les archives de H.E. Huntington et de ses bibliothécaires, concernant la constitution de la collection Huntington, et ses rapports avec le monde des bibliophiles, collectionneurs, spécialistes du livre ancien, et avec H. R. Wagner, qui lui a vendu des ouvrages qu’il avait lui-même assemblés.

La bibliothèque, ainsi que les musées et le jardin botanique qui forment un ensemble incomparable, sont le lieu d’une intense activité de recherche, telle que le démontre les manifestations organisées par et à la Huntington Library pendant les deux mois de mon séjour. J’ai pu assister à la série de conférences proposées par le département de recherche de la Huntington Library, Art Collections and Botanical Gardens, pour certains, données par les lauréats des bourses de la Huntington (professeurs invités et doctorants). Certains sont en ligne : http://huntingtonblogs.org/2017/11/recent-lectures-sept-5-nov-1-2017/.

Andrea Wulf, Allan Nevins Lecture in American History, mardi 17 octobre 2017, « Founding Garderners ».

David Loewenstein, Erle Sparks Professor of English and Humanities, Penn State, Martin Ridge Lecture in Literature, mercredi 1 novembre 2017, « The Originality of Milton’s Paradise Lost »

Daniel K. Richter, Distinguished Fellow Lecture, 8 novembre 2017, « The Lords Proprietors: Land and Power in 17th-Century America » (If England’s King Charles II and his courtiers had had their way, most of eastern North America would have been the personal property of about a dozen men.

Markku Peltonen (University of Helsinki) Fletcher Jones Foundation Distinguished Fellow, mercredi 15 novembre 2017, « Did Early-Modern Schoolmasters Foment Sedition? »

Anthony Grafton (Princeton University), Crotty Lecture in the History of British or European Civilization, jeudi, 7 décembre 2017, « Christian Origins in Early Modern Europe : The Birth of a New Kind of History ».

Michael Bennett (Sheffield), 7 décembre 2017, séminaire « The English East India Company, Transnational Interactions, and the Formation of Forced Labour Regimes,1635–1730 »

Alejandro de Ávila Blomberg, Oaxaca Ethnobotanical Garden and Oaxaca Textile Museum, dimanche 10 décembre, « Cochineal in the History of Art and Global Trade » (2.30pm)

Et à des seminaires organisés sur place par des instituts de la University of Southern California :

« The Long Eighteenth Century », du Early Modern Studies Institute, UCLA organisés par Emily AndersonUniversity of Southern California et Felicity Nussbaum, University of California, Los Angeles, et la LA History & Metro Studies Group.

Le vendredi 3 novembre, 2017, Frederic Clark, Rice University « Writing the ‘Ancient and Modern History of the World’: Universal History and the Antecedents of Edward Gibbon’s Decline and Fall« , Huntington Library, Seaver Classroom 1-2
et Anton M. Matytsin, Kenyon College, « Writing Cultural History in the Enlightenment: Antecedents of Voltaire’sEssai sur les mœurs at the Académie des inscriptions »

Le vendredi 20 octobre, 2017, Jorge Leal, “Ephemeral Forums, Enduring Communities: Latina/o Community Building and Belonging in South East Los Angeles, 1980-1997.” Ph.D. candidate, UC San Diego, au LA History & Metro Studies Group, University of Southern California, à la Huntington Library, Munger Research Center.

Enfin, j’ai pu assister au colloque « Globalizing the Protestant Reformations », les 8 et 9 décembre 2017, organisé par la Huntington Library et l’USC Early Modern Studies Institute en lien avec l’exposition pour l’anniversaire de la Réforme dans la bibliothèque : “The Reformation: From the Word to the World” Oct. 28, 2017–Feb. 26, 2018.

Pendant mon séjour, j’ai pu rencontrer des universitaires américains et étrangers en résidence à la Huntington, dont certains sont déjà venus (*) à Poitiers, ou viendront prochainement :

David O’Shaughnessy, Assistant Professor, Trinity College Dublin, Marie Curie Fellow (European Commission) Huntington Library ;

Mary Poovey, Emeritus Professor, New York University ;

*Adriana Méndez Rodenas, Professeur de Littérature caribéenne et latino-américaine, University of Missouri ;

*Dr. Ralf Lützelscwab, médiéviste, Freie Universität Berlin, Friedrich-Meinecke-Institut

Giovanna Montenegro, Assistant Professor Comparative Literature & Romance Languages, Binghampton University ;

Brian D. Ross, Visiting Associate in Medical Engineering, CalTech, Pasadena, working at the Huntington on D’arcy Thompson ;

*Michael Bennett, graduate student University of Sheffield.

J’ai pu également utiliser de façon plus ponctuelle, les archives des bibliothèques californiennes suivantes pour le même projet :

University of California Los Angeles Special Collections, Charles E. Young Research Library;

San Diego State University, Special Collections and University Archive Library, (Adam Burkhart);

 

The Bancroft Library, Special Collections, Berkeley;

et Pomona College (Claremont Colleges) Library, Claremont, CA;

 

Je ne peux pas terminer ce compte-rendu sans parler de la francophonie à la Huntington et dans la ville de Pasadena qui ont rendu mon séjour d’autant plus agréable :

Mme. Hélène Dujardin Demeestere, Conseillère consulaire, Consulat général de France aux Etats-Unis, Los Angeles ;

Laurel Martin (acadienne descendante des premiers colons, arrivés avec Isaac de Razilly, et après : Martin, Daigle, Cyr), résidente à Pasadena.

Fanchon Girardin, Directrice de l’Alliance française de Pasadena, 232 N. Lake Ave. Suite 105, Pasadena, CA 91101

Et des résidents de Pasadena et de Los Angeles, participant à la vie culturelle :

Ginger Berglund, Scott Whitfield, Kim Richardson, et leurs amis, musiciens de jazz, et tout particulièrement, Chris Richardson et James Wisnowski, artistes-peintres, qui nous ont accueilli à Thanksgiving.

Colloque international Terres lointaines : compagnies, commerces, colonies XVIIe-XVIIIe siècles

Colloque organisé à la Maison des sciences de l’homme et de la société de Poiters, les 10-12 octobre 2018, avec le soutien de la Région Nouvelle Aquitaine, l’IUF, le MIMMOC (EA 3812) et le Service commun de documentation de l’Université de Poitiers.

Le programme se trouve également sur le site : http://mimmoc.labo.univ-poitiers.fr/actualites/colloque-terres-lointaines-compagnies-commerces-colonies/

Vous pouvez vous inscrire en ligne (incluant les repas) jusqu’au 1er octobre dernier délai : http://paiementenligne.univ-poitiers.fr/Mimmoc-Terreslointaines2018/

 

TERRES LOINTAINES : COMPAGNIES, COMMERCES, COLONIES, 17e-18e siècles

 

Mercredi 10 octobre             Maison des Sciences de l’Homme et de la Société (MSHS) –  salle de conférence

9h-9h30                      accueil et café

9h30- 10h15               allocutions de bienvenue

Matin : Le contexte atlantique

10h15- 11h15 Plénière, Président : Bertrand Van Ruymbeke (Université Paris 8 et IUF)

Trevor Burnard (University of Melbourne) : Atlantic trade and empires

 

11h15-12h15  Atelier 1, présidente: Elodie Peyrol-Kleiber (Université de Poitiers)

Michael Bennett (Sheffield University), “English overseas Trading Companies and Global Networks off Migration in the Seventeenth Century”

Anne-Claire Faucquez (Paris 8), “Slaves and imperial struggles in 17th century New York”

12h15-14h      déjeuner

Après-midi : Les compagnies marchandes

14h-15h30      Atelier 2, président : Allan Potofsky (Université Paris Diderot)

Luis Fe Canto (Université de Limoges), « Les projets espagnols de compagnies de commerce dans le Maghreb au XVIIIe siècle »

Elisabeth Heijmans (Leiden University), « Au-delà du rendement commercial, les compagnies de commerce françaises sur la côte occidentale d’Afrique et en Inde au début du XVIIIe siècle »

Sophie Jorrand (Université de la Réunion), « Terre lointaine : le Darien écossais. La Compagnie écossaise de l’Afrique et des Indes, et ses différentes interprétations »

15h30-16h      pause café

16h-17h30      Atelier 3, présidente: Sophie Jorrand (Université de la Réunion)

Susanne Lachenicht (Bayreuth University), « Actors of globalisation and nationalisation? The French and British empires and their trading companies”

Bertrand Van Ruymbeke (Paris 8 et IUF), “Le Nouveau Monde, miroir de l’Europe. L’Amérique en France dans les années 1780 »

 

Jeudi 11 octobre                   MSHS – salle de conférence

Matin : Produits et biens des Terres Lointaines

9h-9h30          accueil et café

9h30- 11h       Atelier 4, president: Anne-Claire Faucquez (Université Paris 8)

Charlotte Carrington-Farmer (Roger Williams University), « Horses, Slaves, and Sugar: New England and the Eighteenth-Century Atlantic World”

Dylan LeBlanc (Notre Dame University), “Places of Great Trust: Slave Trade Networks and the Evolution of Government Corruption in the British Atlantic »

Owen Stanwood (Boston College), “Daniel Coxe’s Adventure: Expanding the Empire at the End of the Seventeenth Century”

11h-12h          Atelier 5, président : Susanne Lachenicht (Bayreuth University)

Hélène Vu Thanh (Université de Bretagne), « Commerce, empire et mission : le cas du Japon aux XVIe-XVIIe siècles »

Antonio de Almeida Mendes (Université de Nantes), « La fabrique locale du premier empire portugais d’Afrique : Mulâtres, blancs du pays et indigènes en Guinée (XV-XVI siècle) »

 

Après-midi : Empires en compétition

14h-15h30      Atelier 6 : président : Owen Stanwood (Boston College)

Agnès Delahaye (Université Lyon II), « Settler governance and colonial rivalry in the spaces of power of the American North East »

Jaap Jacobs (University of St Andrews) et Martine Van Ittersum (University of Dundee), “Arguing over Empire: International Law and Anglo-Dutch Rivalry in the Banda Islands and North America in the Seventeenth Century”

15h45- 16h45 Plénière, présidente: Elodie Peyrol-Kleiber (Université de Poitiers)

Lou Roper (SUNY), “Global Pursuits: English Overseas Initiatives of the Long Seventeenth Century in Perspective”

Soir : 18h-19h30 visite guidée de Poitiers et réception à la mairie de Poitiers

20h30  dîner de gala, restaurant Les Archives, 14 rue Edouard-Grimaux, 86000 Poitiers

 

Vendredi 12 octobre             MSHS – salle de conférence

Matin : Le Fonds Dubois et la colonisation

9h-9h30          accueil et café

9h30- 10h       Présentation du Fonds Dubois, Anne-Sophie Traineau-Durozoy, MSHS – salle de conférence

10h15-11h      visite de l’exposition « Le Fonds Dubois et la colonisation », bibliothèque de Droit-Economie-Gestion

11h- 12h30     Atelier 7 (MSHS): président: Bertrand Van Ruymbeke (Université Paris 8 et IUF)

Thomas Beaufils (Université Lille 3), “Des cités et des paysages créés à l’identique : jeux de miroirs entre les comptoirs néerlandais et les villes de la République des Provinces-Unies du XVIIe au XVIIIe siècle »

François Brizay (Université de Poitiers), « Les colonies françaises et anglaises, d’après l’Histoire philosophique et politique des établissements et du commerce des Européens dans les deux Indes, de l’abbé Raynal »

Flavien Bardet (Université Bordeaux Montaigne), « Walter Raleigh héros et héraut de l’empire: entre relectures et réécritures de l’époque élisabéthaine (1880-1914) »

12h30-14h      déjeuner

 

Après-midi : Contrôler les terres lointaines

14h-15h30      Atelier 8, président : André Magord (Université de Poitiers)

Eric Roulet (Université de la Côte d’Opale), « Les limites du contrôle migratoire vers l’Amérique espagnole au XVIe siècle »

Thierry Sauzeau (Université de Poitiers), « Aux marges du monopole : les formes de la présence anglaise au Canada français (1608-1763) »

Rafaël Thiebaut (Université Paris 1), « VOC & WIC : la question du contrôle du travail au sein de l’empire colonial néerlandais (1600-1800) »

15h30-16h      pause café

16h-17h30      Atelier 9, président : Eric Roulet (Université de la Côte d’Opale)

Marilyn Garcia-Chapleau (ENSAB – ICES – ICR), « Le Cap de Bonne-Espérance : du poste de ravitaillement hollandais à la colonie britannique »

Andrew Wegmann (Delta State University), « Genèse Française: L’évolution du créolisme à la Nouvelle-Orléans et sur la frontière coloniale française, 1718-1769 »

David Chaunu (Université Paris 4), « Ce que la relation impériale fait aux relations intercoloniales: guerre, diplomatie, et relation centre-périphérie dans les îles françaises de l’Amérique au XVIIe siècle ».

17h30-18h      Conclusions, Bertrand Van Ruymbeke (Université Paris 8 et IUF)

Le travail d’un professeur quand il n’y a plus cours…

Les cours sont terminés depuis le 27 avril, enfin, pour ceux qu’on a pu terminer, avec le blocus « tournant » de l’UFR Lettres et langues à Poitiers. Et pourtant, j’ai l’impression de n’avoir jamais travaillé autant,  malgré les efforts que je fais pour ne pas travailler le weekend, le soir et les jours fériés. Efforts, oui, car l’ensemble des obligations qui m’incombe font que je n’ai pas vraiment pu faire relâche.

Depuis le 6 avril, pendant les « vacances » du 7 avril au 22 avril et les jours fériés de mai, et jusqu’au 18 mai, voilà à quoi ressemble la charge de travail d’un professeur des universités.

J’ai rédigé dix-huit rapports pour deux postes de MCF et deux rapports pour des postes de PR – pour lesquels j’effectue 1 déplacement à Paris journée entière (2 réunions matin puis après-midi) et une vidéo-conférence sur une journée entière (Mulhouse). En tant que membre du comité de recrutement MCF 13e à Poitiers, j’ai siégé pendant deux jours (choix candidats, et auditions).

En tant que présidente d’un comité de recrutement de MCF 11e à Poitiers, j’ai reçu et vérifié les avis de 132 rapports, organisé les deux sessions (choix des candidats à auditionner, présidence de séance pendant deux journées entières, organisation des auditions, rédaction des procès-verbaux, et téléchargement des rapports et des P.V. sur l’application de l’université des dossiers dématérialisés).

J’ai lu deux chapitres de thèse d’une doctorante qui soutient en novembre, ainsi qu’un dossier de synthèse d’une MCF qui soutient son HDR avec moi à Poitiers, avec lesquelles j’ai eu des rendez-vous pour conseils.

J’ai eu d’autres rendez-vous avec une étudiante M2 qui pense s’inscrire en doctorat, et une étudiante M1 dont je dirige le mémoire qui sera soutenu en juin, ainsi que l’étudiante que nous envoyons à l’University de Southampton en ERASMUS, dont je suis la responsable d’échange.

J’ai corrigé 150 copies L1 LLCER et LEA, et préparé les épreuves d’examen de 2e session pour les deux cohortes. J’ai également surveillé ces épreuves, et d’autres, lors d’une journée marathon de 8h de surveillance d’examens délocalisés dans trois bâtiments différents (Chimie, Droit, Physique).

Pendant tout ce temps, j’ai également répondu aux mails des collègues concernant la vie du laboratoire dont je suis directrice, et au sein du département d’études anglophones, aux collègues concernant l’organisation de la nouvelle offre de formation et les emplois du temps. Un tachygraphe installé sur l’ordinateur portable qu’on utilise en permanence montrerait la fréquence des plages de connexion à l’environnement numérique du travail professionnel, l’amplitude des horaires d’une journée (avant 7h et après 20h – voir jusqu’à minuit), le nombre de mails reçus, de mails envoyés…

J’ai également essayé d’être présente aux réunions des conseils de l’Université dont je suis membre élue : CFVU et CAC, mais aussi le CES 7e-11e-12e-13e et le Conseil scientifique de l’UFR, mais des téléscopages de réunions font qu’on ne peut pas toujours remplir les obligations d’un mandat d’élu. Et, en tant que directrice d’une unité de recherche en Lettres et Langues, j’ai assisté à la remise d’un doctorat Honoris causa à l’écrivain, poète et essayiste Fernando Aínsa à la Maison des sciences de l’homme et de la société de Poitiers.

Pendant des moments de libre, et par ce que je suis passionnée par les cours que je donne, j’ai commencé à me documenter et à réfléchir sur le cours d’Agrégation civilisation britannique qui vient de sortir que je vais partager avec un collègue à la rentrée. L’organisation des autres cours de septembre attendra juin !

J’ai également préparé le m/s d’un livre, en souffrance depuis plusieurs années, repris l’année dernière pendant un semestre sabbatique, accepté pour publication, pour l’étape finale des épreuves avant impression.

Avec tout cela, je n’ai pas pu travailler à mes projets de recherche : les archives et sources que j’ai ramené de la mission de recherche en Californie (novembre-décembre) sont restées non-classées et non-exploitées, et les communications pour lesquelles j’ai été sollicitée (juin – Orléans, octobre – Bordeaux 3), et l’organisation des soutenances de novembre et d’une journée d’études à Poitiers (novembre) est restée en l’état.

Voilà à quoi ressemble le travail d’un professeur d’université qui accepte des responsabilités normales pour son rang à la fin de l’année universitaire, une fois que les cours sont finis, et pendant les « vacances » et jours fériés !

Colloque international, octobre 2018, MSHS Poitiers, « Terres lointaines : compagnies, commerces, colonies (XVIIe-XVIIIe) »

« Terres lointaines : compagnies, commerces, colonies (XVIIe-XVIIIe) », Université de Poitiers (France), 10-12 octobre 2018

The Matthew, Bristol Dock (Photo : S. Finding)

Colloque international organisé par Elodie Peyrol-Kleiber (Université de Poitiers), Susan Finding (Université de Poitiers) et Bertrand Van Ruymbeke (Université Paris 8 et IUF)

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Extrait d’illustration de England’s improvement by sea and land / Andrew Yarranton — Londres : R. Everingham, T. Parkhurst et N. Simmons, 1677-1698 Poitiers, Bibliothèques universitaires, Fonds ancien, FD 22551

La complexité des acquisitions territoriales par l’Angleterre puis la Grande-Bretagne conduit l’historien des XVIIe et XVIIIe siècles à prendre en compte un vaste ensemble géographique. D’apparence morcelé, cet espace territorial et maritime  est néanmoins relié à la métropole par de multiples réseaux commerciaux et par conséquent humains. Ces terres lointaines restent ainsi proches et dépendantes de l’Angleterre puis de la Grande-Bretagne et en retour certains aspects du modèle anglais sont exportés dans les colonies.

Qu’il s’agisse des colonies nord-américaines, des Antilles anglaises, de l’Inde, de l’Afrique de l’Ouest ou de l’Indonésie, nombre de ces réseaux furent initiés par des compagnies marchandes, véritables instigatrices de la cohésion commerciale de l’empire. Etaient-elles cependant de réelles représentantes de l’Angleterre ? Dans quelle mesure étaient-elles liées à la colonisation ? En quoi participaient-elles au développement de ce premier  « empire » ?

Le Fonds Dubois, conservé à la bibliothèque universitaire de Poitiers, se veut le reflet d’un tel questionnement, plus particulièrement à travers le spectre d’économistes politiques incontournables tels que John Locke, Edmund Burke, Charles Davenant, Jonathan Swift, Daniel Defoe et de nombreux autres. Ces derniers s’attachèrent toujours à déterminer la place de l’empire et les bénéfices que cet empire grandissant apporterait ou avait apporté au royaume mais aussi à sa population. Des problématiques telles que l’utilité de la South Sea Company et de l’asiento dans les colonies du sud de l’Amérique et au Pacifique ou encore le questionnement qui précéda l’indépendance des Treize Colonies américaines sont présentes dans les ouvrages du Fonds Dubois.

C’est dans cette perspective que nous souhaitons explorer le phénomène de la colonisation et de la construction impériale à la lumière des trois  termes de compagnies,  de commerces et de colonies, au pluriel afin de refléter la diversité de « l’empire anglo-britannique  » aux XVIIe et XVIIIe siècles et d’en identifier les différentes interactions, qu’elles fussent commerciales bien entendu, humaines, institutionnelles  ou encore politiques. Quels rôles ont joué ces compagnies et comment cet « empire » s’est-il servi d’elles pour asseoir sa dominance sur des contrées le plus souvent lointaines ? Le commerce était-il le but premier de ces compagnies ou des stratégies politiques sous-tendaient-elles leur création et développement ?

Conférenciers confirmés : Trevor Burnard (Melbourne University) et Lou Roper (State University of New York at New Paltz)

Le programme sera diffuse prochainement.

“Terres Lointaines: companies, commerce and colonies (17th-18th centuries)”

The complexity of the territorial acquisitions of England and then Great-Britain led historians of the 17 and 18 c. to take into account a vast geographical ensemble. With a fragmented appearance, this territorial and maritime space was nevertheless linked with the metropole thanks to multiple trading networks and as a consequence, human networks. Those far-off lands thus remained close to and dependent on England then Great-Britain and in return, some aspects of the English model were exported to the colonies.

Be it North-American colonies, English West Indies, India, Latin America, Africa or Indonesia, many of those networks were initiated by trading companies, true instigators of the commercial cohesion of the empires. Yet, were they true representatives of Great Britain and the other empires? To what extent were they linked to colonisation? How did they take part in the development of this first ‘empire’?

The Fond Dubois, deposited in the university library of Poitiers, reflects such issues, more specifically through the lense of major political economists such as John Locke, Edmund Burke, Charles Davenant, Jonathan Swift, Daniel Defoe and many others. They devoted their works to determining the place of the empire and the benefits that this growing empire had brought or could bring to the kingdom, but also to the population. Issues such as the usefulness of the South Sea Company and of the asiento in the South American Colonies and in the Pacific, or the debate preceding the independence of the Thirteen Colonies are discussed in the works of the Fond Dubois.

It is in this perspective that we wish to explore the phenomenon of colonisation and the building of the Empire, in the light of three words: companies, commerce and colonies, to show the diversity of the ‘English/British’ Empire during the 17 and 18 c. and to identify its different interactions, were they commercial, human, institutional, or political. What roles did those companies play and how did this Empire use them in order to extend its rule over most often far away territories? Was trade the main objective of those companies or did political plans underlie their creation and development?

Confirmed keynote speakers: Trevor Burnard (Melbourne University) et Lou Roper (State University of New York at New Paltz)

The program will be available shortly.

Le livre blanc de la recherche en études anglophones

En tant que membre de la Commission de la Recherche de la Société des anglicistes de l’enseignement supérieur (SAES), j’ai participé à la rédaction du Livre blanc de la recherche en études anglophones,  publié en juin 2016..

Il synthétise les informations disponibles sur les unités de recherche et les sociétés savantes qui se consacrent à l’anglistique.

Rédacteurs : Christian Auer (Université de Strasbourg), Catherine Bernard (Université Paris-Diderot), Susan Finding (Université de Poitiers), Manuel Jobert (Université Jean-Moulin – Lyon 3), Guyonne Leduc (Université Charles de Gaulle – Lille 3), Laure Gardelle (ENS Lyon), Mathilde Rogez (Université Toulouse Jean-Jaurès), Clément Oudart (Université Paris-Sorbonne), Michel Van Der Yeught (Aix-Marseille Université)

Pour consulter le Livre Blanc, cliquez ici

For the English version of the White Paper, please click here.

Deux membres du MIMMOC aux Etats-Unis automne 2017

Deux enseignantes-chercheuses du MIMMOC (EA 3812) sont actuellement professeures invitées aux Etats-Unis, l’une en Californie du Nord à Berkeley, l’autre à la Huntington Library, San Marino, en Californie du Sud.

Hélène Yèche, professeur d’études germaniques, est Visiting Scholar à l’Institut d’études européennes (IES) de l’Université de Berkeley pour six mois en 2017-2018. Son projet d’étude comparée de deux groupes minoritaires dont la langue et la culture sont menacées a retenu l’attention du directeur de l’IES, Pr. Jeroen Dewulf. Ce séjour a pour objectif l’exploration des collections des bibliothèques Bancroft et Ethnic Studies sur le campus de Berkeley ainsi que des études de terrain auprès des deux communautés à Serbin (Texas) et Sitting Bull College (North Dakota). Elle donnera une conférence début février 2018 à l’Institut sur l’avancée de son projet.

Susan Finding, professeur d’études anglophones, est lauréate 2017-2018 du William Reese Fellowship à la Huntington Library, San Marino, pour un projet de deux mois à l’automne 2017 en lien avec la valorisation du Fonds Dubois (Fonds de livres anciens, Service commun de documentation, Université de Poitiers). Elle utilise les fonds d’archives et d’ouvrages rares de la Huntington. Elle effectuera également après ce séjour des recherches dans les archives de la Bancroft Library, UC Berkeley, et à la San Diego State University qui possèdent des collections d’archives en lien avec le projet.

Auguste Dubois (1866-1935) fut professeur des doctrines politiques et économiques à l’Université de Poitiers à partir de 1899. Il lui légua sa bibliothèque. Seuls trois autres collectionneurs étaient actifs sur le marché du livre ancien dans ce domaine entre 1900 et 1930; parmi eux, Henry Raup Wagner, bibliographe, dont une partie des collections se trouve à Yale – Susan Finding a pu y effectuer un séjour de recherche de trois mois comme professeure invitée en 2014 – et une autre à la Huntington Library, objet du présent séjour. La Fondation Huntington a sélectionné le projet « Collectionneurs et collections de livres d’histoire économique au début du XXe siècle : Henry R. Wagner 1862-1957 » et s’est associée à son financement.

Education in the 1970s: increased opportunities, rising discontent?

Finding, S., ‘Education from Plowden to Thatcher – red, yellow, black and blue building bricks. A decade of increased opportunities or of rising discontent?’ est paru dans A Fresh Look at Britain in Crisis 1970-1979, (dir. S. Porion), Paris, Atlande, 2017 et fait suite à la journée d’étude « Le Royaume-Uni à l’épreuve de la crise, 1970-1979), tenu le 21 octobre 2016 à l’Université François Rabelais, Tours  (voir compte rendu).

The historiography of the educational field in these years is amply covered, especially in terms of policy and of ideology. Most works covering the period of the 1970s dividing it up into binary divisions corresponding either to the political chronology (Heath, Wilson and Callaghan governments) or ideology – Conservative and Labour, or to the areas of education – compulsory and post-compulsory – primary and secondary – higher and further or vocational. This paper does not escape those strictures, partly due to the subject matter itself.

The building bricks in the title of this paper refer partly to the political divide – Red and Blue, and partly to the various publications, the so-called Yellow Book of 1976, the Black Papers published between 1969 and 1977. One could add various White Papers (government policy documents) the Green Paper of 1977 (official discussion paper), and the Brown Paper of 1979 (which never made it to Green or White paper stage.

However it is perhaps more useful to divide this analysis up into two main themes characterized by questions concerning firstly, expansion and equality, and secondly, standards and opportunity. The threads which run through the period general to other fields, are also to be found in the educational field. These transcend the political divide, and which were leitmotivs in the discourse of the time, whether it be left, right or center. Among these are the role of central government, the power of the trades unions, the cost of welfare in a period of financial turbulence, and ultimately, the critique of the post-war welfare consensus.