Vient de paraître

De la filouterie

De la filouterie dans l’Angleterre de la Renaissance. Etudes sur Shakespeare et ses contemporains.

De l’opuscule populaire à la scène de théâtre, les études ici réunies proposent une promenade à travers l’Angleterre interlope des XVIe et XVIIe siècles, à la rencontre de l’Autolycus et du Falstaff de Shakespeare, de son Pompey, des forains truculents de Ben Jonson, des insouciants parasites de Richard Brome, des petits truands de Robert Greene et des faux mendiants de Thomas Harman et de Thomas Dekker.

En nous plongeant dans l’espace toujours mouvant de la filouterie, ces études poursuivent trois objets : voir comment mauvais garnements et ingénieux détrousseurs opèrent et se livrent à des jeux de mauvaise société ; interroger la variété du traitement auctorial en explorant les ruses de récit à l’œuvre dans les typologies et brochures contre les plume-pigeons ; comprendre en quoi le théâtre, et lui seul, par jeux de contrastes et effets de miroir, donne à voir une représentation nuancée de la filouterie.

Pour commander: http://w3.pum.univ-tlse2.fr/~De-la-filouterie-dans-l-Angleterre~.html

 

Shakespeare: mise au ban et abus de pouvoir

Vient de paraître Mise au ban et abus de pouvoir. Essai sur trois pièces tragiques de Shakespeare, Préface d’Emmanuel Housset, Paris, Presses de l’Université Paris Sorbonne, coll. « Mondes Anglophones », 2012. ISBN : 978-2-84050-852-6

King Richard II, Coriolanus, King Lear : ce qui réunit ces trois pièces tragiques de Shakespeare, c’est qu’elles mettent en scène d’abusives mises au ban. Les abus de pouvoir qui excluent, sans autre forme de procès, résultent d’un franc-parler, de ce qui est mésinterprété comme abus de langage et, donc, refus d’allégeance. Mais qu’elles se manifestent à partir de motifs d’ordre linguistique, ou éthique, physique voire psychique, ces pratiques relèvent toutes de ce qu’il est possible de nommer une dynamique de « déterritorialisation », laquelle anime la dramatique de l’œuvre.

Ainsi, en réponse à ces mises au ban, des stratégies de résistance se mettent en place : riposte frontale et rupture de ban, évoquant la loi du talion, mais aussi esquive, détour et recours à la ruse. Participent de ces stratégies de fulgurantes « machines de guerre » et des glissements identitaires imperceptibles qui, chacun à leur façon, déjouent l’implacable cartographie des bannisseurs. Tentent également de la déjouer ceux qui, privés de lieu d’être, s’évadent mentalement. Or, refuge dans l’imaginaire et égarement dans une dialectique de l’endurance et de l’épuisement mènent ceux qui y cèdent à lâcher prise, qu’ils sombrent dans la folie ou renoncent à la vie.

En interrogeant la pratique de la mise au ban abusive, Shakespeare nous invite à un questionnement sur la légitimité du pouvoir, mais aussi sur l’exercice du libre arbitre et sur les limites de l’humain.

Pour commander l’ouvrage: http://pups.paris-sorbonne.fr/pages/aff_livre.php?Id=1000

Le Digamma

Le dernier ouvrage d’Yves Bonnefoy vient de paraître: Le Digamma, Paris, Editions Galilée, coll. « Lignes Fictives », 2012.

Le poète se penche notamment sur d’originales mises en scène de Hamlet et d’Othello qui interrogent la présence de Dieu et disent la prédilection du poète pour les figures féminines de Shakespeare, les personnages d’Ophélie et de Desdémone.

En voici l’incipit:

« Les répétitions avaient à peu près bien commencé. Mais vite des événements incompréhensibles se produisirent. D’abord le metteur en scène éprouva un grand désir inquiet d’élargir la scène. L’espace habituel ne lui suffisait plus. Des le second jour des rencontres il voulut faire tomber une paroi qui restait d’un décor ancien sur le plateau, et dans son impatience prit un marteau, se jeta sur ces planches peintes, mais c’était solide, elles résistaient, il dut renoncer, dans une crise de larmes.

On s’étonna, mais le même désir d’accroissement de l’espace scénique gagnait les comédiens. Ils aimaient rester assez loin les uns des autres. On eût dit qu’ils voulaient laisser vide le centre du plateau ».

Vient de paraître…

Après The Contractor, on l’attendait avec impatience… Le dernier roman de Charles Holdefer vient de paraître.

“ A minor-league ball player tries to find
peace and the pastoral life as a
schoolteacher, but gets a rude awakening
when confronted by meth heads, kids with
serious bullying issues, and industrial pork
farms. After starting an affair with the mother
of one of his students, he winds up in a
world of trouble he never could have
imagined. With a keen sense of social satire,
Holdefer gives us reason to rethink what a
simple life looks like.”
—Booklist

“ Breezy . . . satisfying . . . funny.”  

—Publishers  Weekly

HOLDEFER, Charles, Back in the Game, Permanent Press, New York, June 2012, (206 pages) ISBN: 978-1579622657.

www.charlesholdefer.com