La géographie de Facebook ? La suite d’une longue histoire…

Toujours en train de préparer ma conférence de lundi prochain, où il sera notamment question de la géographie des réseaux sociaux, j’ai découvert une animation pas inintéressante : pour un pays donné, on peut voir dans quels autres pays, prioritairement, sont localisés les « amis » Facebook.

Sans surprise, on découvre que le monde n’est pas plat, que la géographie de Facebook est même très marquée, elle s’explique notamment par des effets de proximité géographique, des effets de proximité linguistique, qu’elle s’explique plus généralement par l’histoire longue des pays. Pour la France, ça donne cette configuration :

Je vous laisser découvrir les résultats pour le pays de votre choix : c’est ici.

La classe créative au secours des villes ?

Je pense que l’une des choses qui m’exaspère le plus, c’est la tendance à succomber aux effets de mode. Je parle de politique publique, de création de richesses, d’emplois. Je parle de la mode des systèmes productifs locaux, des pôles de compétitivité, de l’économie résidentielle, des créatifs… Chaque mode est, d’une certaine façon, une défaite de la pensée.

Puisqu’il faut bien réagir à l’exaspération, je vous signale un lien vers un article intéressant, paru sur la vie des Idées, également disponible en pdf (les tableaux sont plus lisibles). J’aime bien le résumé :

La notion de classe créative a servi à formuler des politiques publiques misant le développement urbain sur les infrastructures susceptibles d’attirer les « concepteurs » de nos sociétés. Mais comme le montrent les résultats d’une enquête européenne, l’hypothèse ne tient pas : développer l’éducation et les infrastructures susceptibles de servir l’ensemble de la population serait une politique bien plus féconde.

Deux remarques : i) l’évidence est plus complexe à démontrer qu’il n’y paraît, ii) le politique a du mal avec l’évidence.

Dis-moi où tu habites, je te dirai pour qui tu votes

Article intéressant dans Le Monde sur les intentions de vote en faveur des trois principaux candidats en fonction de la distance aux grandes agglomérations (Un ensemble plus complet de résultats est disponible sur le site de l’IFOP) :

En forçant le trait, courbe en U pour Hollande et courbes en U inversé pour Sarkozy/Le Pen (dont les courbes sont proches).

Comment expliquer cela? Avant tout par la sociologie, car les inégalités sociales ont une géographie… Pour en trouver une petite preuve dans l’étude de l’IFOP, je me suis amusé à construire un graphique qui reprend les pourcentages de réponse positive à la question suivante :

Les chômeurs pourraient trouver du travail s’ils le voulaient vraiment.

Sur une des diapositives, on trouve le pourcentage de réponse positive en fonction de l’éloignement aux grandes agglomérations, pour toutes les catégories de personne. Sur une autre diapositive, on trouve ces mêmes pourcentages, mais seulement pour les ouvriers. En compilant, on obtient ce graphique :

 

La courbe est beaucoup plus plate pour les ouvriers que pour l’ensemble de la population (coefficient de variation de 6% pour la population totale contre 3% pour le sous-ensemble des ouvriers). C’est donc moins l’éloignement aux grandes agglomérations que l’appartenance à certaines catégories sociales qui semble compter.

Le titre pourrait donc être : dis-moi où tu habites, je te dirais qui tu es et donc pour qui tu votes…

Poitou-Charentes, région leader

Ce qui est bien avec les statistiques, c’est qu’on peut toujours montrer qu’une région est meilleure que toutes les autres dans au
moins un domaine. Pour Poitou-Charentes, je viens de trouver l’indicateur adéquat : le rapport entre le taux de chômage des femmes et le taux de chômage des hommes. Ce rapport est de 0,7, ce qui
signifie que le taux de chômage des femmes est égal à 70% du taux de chômage des hommes (6,8% contre 9,2%). Ce rapport est le plus faible de France (sur 21 régions = 22 régions métroplitaines
moins la Corse). 4 régions seulement ont un ratio inférieur à 1 (Centre, Limousin, Languedoc-Roussillon et, donc, Poitou-Charentes). A l’autre extrème, on trouve la Bretagne (1,4), l’Aquitaine
(1,3) et les Pays de la Loire (1,3).


choPC.jpg

 

Côté jeunes, elle n’est pas trop mal classée non plus : le ratio taux de chômage des jeunes sur taux de chômage total est de 2,3, ce
qui classe la région au 16ème rang (vous avez compris : plus on est loin dans le classement, mieux c’est). La Bretagne est encore une fois la « pire », avec un ratio de 3,2. Mais la Lorraine fait
mieux que Poitou-Charentes : ratio de 2,1, meilleure région française (y’a peut-être plus beaucoup de jeunes en Lorraine, faut dire…).

 

Côté chômeurs de longue durée, en revanche, c’est moins bien : 41,7% de l’ensemble des chômeurs, soit le 9ème rang français. La
Bretagne a en revanche le taux le plus faible (26,2%). La Bretagne ne prend pas soin des femmes ni des jeunes, seulement de ses chômeurs de longue durée.

 

Au niveau de l’UE à 27, les ratios sont respectivement de 1 (taux de chômage femmes/taux de chômage hommes), 2,3 (taux de chômage
jeunes/taux de chômage total) et 40,1% (part des chômeurs de longue durée).

 

source.

l’oubli des effets de structure

Propositions entendues à diverses reprises : « L’effort de recherche est inférieur en France à ce qu’il est au Japon, aux
Etats-Unis ou en Suède, il faut inciter les entreprises à investir plus en R&D ». « Les entreprises de Poitou-Charentes (remplacez par la région de votre choix) n’exportent pas
assez, il faut les inciter à le faire davantage ». « L’Université de Poitiers (remplacez par l’Université de votre choix) forme de nombreux étudiants qui partent ensuite travailler dans
d’autres régions, il faut les informer sur l’activité des entreprises picto-charentaises, leur proposer des stages, pour qu’ils aient envie de rester ». « Le taux d’encadrement dans les
entreprises de Poitou-Charentes (remplacez etc…) est inférieur au taux national, il faut les inciter à embaucher plus de cadres ».

Je pourrais multiplier les exemples. Dans tous les cas, on compare des indicateurs nationaux ou régionaux, on observe une valeur
inférieure à la moyenne pour notre pays/région, on en déduit que les acteurs ne se comportent pas comme ils le devraient, on propose donc de mettre en place des systèmes d’information et/ou
d’incitation pour qu’ils révisent leurs comportements. Ce qui coûte en termes d’argent public. Les rares fois où les politiques incitatives mises en place sont évaluées, on se désespère de la
faiblesse des effets. Quelques années après, on propose donc de mettre en place une nouvelle politique dans le même but. Etc.

Où est l’erreur ? Dans l’absence de prise en compte, dans les écarts à la moyenne observés, de ce qui résulte d’effets de
structures et de ce qui résulte de comportements « individuels ». J’avais déjà parlé de la première
proposition
 : une intensité technologique (rapport des dépenses de R&D au PIB) plus faible en France que dans d’autres pays. Cette plus faible intensité peut s’expliquer : i)
par des effets de structure, en l’occurrence une spécialisation plus forte dans des secteurs ayant une intensité technologique intrinsèquement plus faible, ii) par des effets comportements
« individuels », autrement dit par une propension plus faible à investir dans la R&D à composition sectorielle identique. L’étude mentionnée montrait que les écarts d’intensité
technologique s’expliquaient pour  tous les pays par des effets structurels, sauf deux pays : la Suède, dont l’intensité était plus forte que ce que prédisait sa spécialisation, et
l’Espagne, dans la situation inverse.

Quid des autres questions ? Quelques intuitions : les entreprises de Poitou-Charentes exportent moins que la moyenne car ce
sont pour une part supérieure à la moyenne des PME sous-traitantes. Elles vendent donc à des entreprises qui exportent. Vous pouvez mettre des systèmes d’incitation sur elles, cela n’y changera
rien. Si vous voulez qu’elles exportent plus, il faut faire bouger les structures (les inciter à passer du statut de sous-traitant à celui de donneur d’ordre). Les étudiants poitevins partent,
diplôme en poche, travailler dans d’autres régions ? Ce n’est pas parce qu’ils ne connaissent pas/n’aiment pas les entreprises de notre région, c’est parce que les emplois sont, pour une
large part, ailleurs. Ils vont là où sont les emplois. Vous voulez qu’ils restent ? N’agissez pas sur eux, réfléchissez à la dynamique de création d’emplois en Région. Les entreprises
picto-charentaises ont un taux d’encadrement inférieur à la moyenne ? Effet de structure, encore : il s’agit de PME indépendantes, toujours, qui ont structurellement une propension plus
faible à engager des cadres.

Ce qui me désole, dans cette histoire, c’est que l’on sait depuis longtemps isoler statistiquement ce qui relève des effets de
structure des effets hors structure. Il est donc très facile, pour chaque problème donné, de voir si les effets de structure expliquent l’ensemble du problème, ou une partie seulement. Si les
effets de structure expliquent tout, et qu’on veut faire bouger le taux moyen, il faut faire bouger les structures. Si les effets de structure n’expliquent rien, il faut faire bouger les
comportements individuels. Dans le cas général, on se trouve entre ces deux extrêmes. Autant savoir précisément où avant de prendre des décisions…

L’attractivité des territoires

J’ai été invité hier à participer à une table ronde du Colloque « Développement durable, Territoires et Localisation des entreprises : Vers une
attractivité durable ? » organisé par Jean-Marie Cardebat du LAREFI de l’Université de Bordeaux IV. Table ronde intitulée « la mise en
œuvre de l’attractivité des territoires ». J’étais chargé d’ouvrir la séance et de donner un cadrage général sur la question. Histoire de susciter le débat, j’ai développé quelques idées
critiques sur le sujet, dont je viens vous faire part.

1. Sur l’attractivité de la France

Première idée, à une échelle macroéconomique, la France est un pays attractif. On peut se référer par exemple aux données d’Ernst et Young sur l’implantation de projets en Europe, la France est systématiquement au deuxième rang derrière le
Royaume-Uni, avec une part des projets accueillis qui tourne autour de 15%. Toujours sur la base de ces données, deuxième idée, la part des pays est relativement stable dans le temps.

2. Attractivité vs. développement endogène

Mon sentiment général est que les politiques, sur la plupart des territoires, se focalisent trop sur la question de l’attractivité. On
pense que le développement du territoire passera par l’arrivée d’entreprises extérieures. D’où, dans un premier temps, le développement un peu partout de zones d’activité dont la plupart sont
restées désespérément vides… D’où, dans un deuxième temps, le développement un peu partout de politiques de Marketing Territorial pour vanter les mérites et l’unicité de son territoire… Quand ce
ne sont pas les entreprises que l’on veut attirer, ce sont les personnes, mais pas n’importe lesquelles : les créatifs, au cœur du processus d’innovation.

Une autre stratégie de base me semble pourtant plus pertinente, surtout au regard des déterminants de la mobilité des entreprises et
des personnes, qui montrent que les marges de manœuvre des politiques en la matière sont plutôt faibles (voir ici s’agissant de la mobilité des créatifs) : travailler à l’accompagnement des entreprises déjà présentes. Une
stratégie de développement endogène plutôt que d’attractivité, donc. Avec des besoins évidents en matière de formation des personnes, de reprise d’entreprises, d’innovation, etc.

On m’objectera que ces deux stratégies de base ne sont pas exclusives. Certes. Mais dans un contexte où les ressources des
collectivités sont limitées, l’enjeu est de savoir quelles sommes sont allouées à chacune de ces stratégies et quel est, à chaque fois, le retour sur investissement. Il faudrait un peu
d’évaluation des politiques publiques, donc, mais je pressens que le retour sur investissement des politiques d’attractivité est plutôt faible (cf. le dernier point de ce billet).

3. Des effets de mode

En matière d’attractivité, on observe également des effets mimétiques assez calamiteux, qui exacerbent la concurrence territoriale. Il
fut un temps où tout le monde voulait attirer des entreprises de la nouvelle économie, vous vous rappelez ? Aujourd’hui, cette mode est passée, on préfère tout ce qui relève de la croissance
verte… Certes, dans un domaine et dans l’autre, on sait qu’il y a des foyers de création de richesse et d’emplois importants. Mais on ne sait pas sur quels créneaux précis. Conformément au
processus évolutionniste d’émergence de nouvelles activités, on est donc face à une première phase correspondant à un jeu d’essais/erreurs, avec beaucoup de projets développés, nombre d’entre eux
vont échouer, quelques uns vont aboutir. Que tous les territoires injectent des sommes importantes sur des projets proches et très risqués peut donc laisser perplexe en matière de bonne
utilisation de l’argent public…

4. La guerre des territoires

Parler d’attractivité des territoires, ou parler d’attractivité des villes, des Universités ou que sais-je encore, c’est d’emblée
considérer que l’on est dans une espèce de guerre économique ou de compétition sportive, quelque chose qui ressemble en tout cas à un jeu (à somme nulle) entre entités plus ou moins
autonome.

On oublie ce faisant que l’économie n’est pas un jeu à somme nulle, que les entités dont on parle sont fortement interdépendantes,
qu’elles s’inscrivent dans une hiérarchie ou un système urbain ou territorial, qu’il existe des processus de division du travail et des systèmes de production et d’innovation qui tous traversent
les territoires. Bref, qu’il faut plus se penser comme un élément d’un système plus vaste et réfléchir à la façon dont on s’organise avec les autres, sur les possibilités de coopération, de
division du travail et des fonctions à assurer. On en est loin…

5. La course aux armements

Dernier point, les politiques d’attractivité des territoires font penser à une course aux armements. Les territoires financent de plus
en plus de services aux entreprises pour les attirer, mais comme tous les territoires font de même, on n’observe pas de modifications significatives en termes d’attractivité (cf. le premier
point). Les territoires sont donc enfermés dans un jeu plutôt malsain : soit elles n’effectuent pas ces dépenses et elles risquent de perdre en matière d’attractivité, soit elles effectuent
ces dépenses pour ne pas perdre, mais elles ne gagnent rien pour autant. L’effet essentiel est que des dépenses préalablement effectuées par des entreprises privées sont maintenant effectuées par
les territoires.

Petit jeu pour bien faire comprendre l’idée. Raisonnons sur deux territoires A et B qui effectuent ou non des dépenses pour attirer un
nombre N d’entreprises. On suppose que ces deux territoires ont des caractéristiques intrinsèques qui font que, en dehors de toute dépense territoriale, le territoire A attirerait disons 1/3 des
entreprises et le territoire B 2/3. On suppose également que les dépenses territoriales sont parfaitement efficaces : si un territoire développe une politique de marketing territorial et que
l’autre ne le fait pas, il attirera toutes les entreprises (on pourrait compliquer en considérant que seule une fraction des entreprises change de décision, il faudrait aussi intégrer le montant
des dépenses, mais je simplifie, ça ne change rien aux résultats). On arrive à cette configuration :

 

B

pas de dépense

dépense

A

pas de dépense

N/3 ; 2N/3

0 ; N

dépense

N ; 0

N/3 ;2N/3

 

Il s’agit d’un jeu non coopératif symétrique. Plaçons nous du point de vue de A : si B n’effectue pas de dépense, A a intérêt à en
effectuer (N>N/3). Si B effectue des dépenses, il a aussi intérêt à en effectuer (N/3>0). Il a donc toujours intérêt à en effectuer. Idem pour B. On est donc dans la même situation, en
matière d’attractivité, que si aucun n’effectuait de dépense…

Comment sortir de cette situation ? Il conviendrait que les territoires sortent de cette situation de jeu non coopératif. On en
revient donc à l’idée développée à la fin du point précédent. Mais comme je l’ai dit, on en est loin…

Tu habites loin de chez ta maman?

J’ai participé début juillet à un programme intensif Erasmus à Padoue. J’ai notamment pu entendre Maria Castiglioni, qui a présenté quelques statistiques intéressantes sur la localisation des
personnes.

 

Question posée lors d’une enquête réalisée en 2005 à des personnes de plus de 15 ans mariés ou vivant en couple : à quelle distance de
la maison de votre mère vivez-vous aujourd’hui? (si votre mère est décédée, précisez la distance qui vous séparait de son domicile au moment de son décès).

Tableau de résultats :

 

(% cumulés) ITA  FRA  GER  HUN  CZE 
Je vis avec elle 35.6 24.4 17.9 29.8 25.5
Au même endroit mais dans un appartement/maison différent 43.4 30.6 26.2 32.5 31.3
à moins d’un kilomètre 57.2 35.9 33.8 46.7 44.4
1-10 kilomètres  78.6 53.9 52.9 71.4 68.7
10-50 kilomètres 89.4 69.5 73.6 86.9 86.5
50-100 kilomètres  92.6 75.4 85.7 90.8 93.5
plus de 100 kilomètres  100 100 100 100 100
Nombre de personnes interrogées 900 902 901 1240 964

 

On observe certes des différences selon les pays, mais dans tous les cas, les chiffres sont particulièrement forts. Plus de 75% des
français interrogés vivent à moins de 100 kilomètres de leur mère, proportion qui dépasse les 90% pour l’Italie, la Hongrie et la République Tchèque. Un bon tiers des français et bien plus de la
moitié des italiens vivent à moins d’un kilomètre de leur mère.

J’aime bien ce genre de statistiques : la mondialisation, la nécessaire mobilité des personnes, tout ça semble tout à coup très
loin…

Les régions françaises dans le concert des pays de l’UE27

Eurostat vient de
publier
les PIB régionaux par habitant de l’UE27 (en standards de pouvoir d’achat) pour l’année 2008. J’ai récupéré les chiffres pour l’ensemble des pays de l’UE, pour l’ensemble des régions
françaises, puis je me suis « amusé » à construire ce graphique (sous le logiciel R), qui permet de situer les régions françaises les unes par rapport aux autres mais aussi, exercice moins souvent
pratiqué, par rapport aux autres pays de l’UE.

L’axe à droite du graphique reprend les valeurs du PIB par habitant par rapport à la moyenne de l’UE27 : une valeur de 100 signifie
donc que le pays/région en question a un PIB par habitant égal à a moyenne de l’UE27.

 

PibReg.jpg

L’Ile de France est au-dessus du plus « riche » des pays de mon échantillon (j’ai en fait enlevé un pays, le Luwembourg, indice de 279),
Rhônes-Alpes et la France sont pile dans la moyenne de l’UE, entre la Belgique et l’Italie. 7 régions sont situées entre l’Espagne et la Grèce, 3 entre la Grèce et la Slovénie, 10 (dont
Poitou-Charentes) entre la Slovénie et la République Tchèque. Viennent ensuite les DOM/TOM, la Guyane fermant la marche.

Attention, ne pas déduire de ce graphique que, par exemple, les habitants de Poitou-Charentes ont un niveau de vie compris entre les
slovènes et les tchèques : il s’agit de données sur le PIB par habitant, le niveau de vie dépend beaucoup plus du revenu par habitant, or si les différences entre ces deux agrégats sont faibles à
l’échelle des pays, elles sont fortes entre les régions d’un même pays, en raison notamment de la redistribution des richesses par les Etats.

Regards croisés sur Poitou-Charentes

A noter sur vos tablettes : l’UFR de Sciences Economiques de Poitiers
organise une table ronde/débat sur le développement économique de la région Poitou-Charentes, le jeudi 17 mars 2011, à partir de 18h. Entrée libre et gratuite.

La Direction Régionale de la Banque de France, la Direction Régionale de l’Insee et le CRIEF (Centre de Recherche sur l’Intégration
Economique et Financière) présenteront des analyses complémentaires du sujet. Tout n’est pas totalement calé, mais en gros, l’idée serait que la Banque de France présente son analyse des tendances régionales, que l’Insee présente
son analyse récente de l’attractivité de la Région
Poitou-Charentes
et que le CRIEF présente les principaux résultats des études menées récemment (sur le Nord Deux-Sèvres et/ou
sur Cognac par exemple, analyses pour l’instant non diffusées). Présentations suivies d’un débat entre les participants et avec la salle sur les méthodes mobilisées, leur intérêt/limites, sur la
complémentarité des études, les points qui font débat, etc.

L’ensemble sera animé par les étudiants du Master Développement
Economique Local
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