Davezies sur la surproductivité de l’Ile de France

J’avais raté le billet de Davezies dans Le Monde daté du 29 avril 2009 visible ici (merci à Josselin Tallec de me l’avoir signalé), intitulé “Egalité territoriale? Oui, mais pas
trop!”.

Avec ce passage savoureux : “L’agglomération parisienne, à cet égard, constitue un important sujet d’inquiétude.
Fournissant près de 30 % du PIB national, elle est le moteur de la croissance française. Si l’ensemble du pays avait sa productivité, la croissance du pays ferait un bond de 50 % !
(graissé par moi)

Damned ! : Laurent Davezies ne lit pas mon
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7 commentaires sur “Davezies sur la surproductivité de l’Ile de France

  1. Il doit y avoir une erreur (je n’oserais pas insinuer que ce soit de l’autopromo -mal- déguisée…), le lien devant mener vers l’article de Davezies mène en fait sur l’article de votre blog parlant de la surproductivité en IdF.

  2. Etes-vous bien sûr que la répartition du PIB région/Idf en fonction de la masse salariale soit pertinente ? Je ne le crois pas et je ne suis pas le seul…La production/recherche/fabrication est majoritairement majoritairement en région, alors que la technostructure est plutôt située en IdF. Le système déclaratif fiscal français conduit les groupes à déclarer leurs opérations à l’établissement principal, ce qui conduit immanquablement à une discordance en matière de statistique publique. On utilise donc une clé de répartition région/IdF supposeée corriger cette discordance. Or cette clé est inopérante, car elle ne prend pas en compte la répartition de la valeur ajoutée, c’est-à-dire de la richesse, qui se fait bien évidemment au seul profit de l’IdF. Il est absolument indiscutable qu’il y a captation de la valeur ajoutée par les structures centralisées en IdF.Un très bon exemple est le système de production agricole français. L’agriculteur fabrique et vend à perte (budget équilibré par les subventions publiques). Le transformateur travaille à marges réduites. Jusqu’ici la valeur ajoutée est quasi-inexistante, bien que la production soit déjà fabriquée et commercialisable. Le distributeur local (hypermarché) fait la culbute en mutipliant les prix par deux. Il pourrait recevoir la fraction la plus importante de la valeur ajoutée, si le système s’arrêtait là. Mais ce n’est pas le cas : l’hypermarché se voit facturer des prestations diverses par le réseau de distribution (groupe centralisé en IdF), qui conduisent la valeur ajoutée vers la spirale francilienne. Il n’y a donc pas d’équilibre entre les région et Idf, puisque les régions créent, fabriquent et distribuent, et les têtes de groupe empochent les bénéfices !Au regard de ce shéma, la création de richesse ne peut absolument pas être répartie en fonction de la masse salariale, critère on ne peut plus artificiel. une pure construction intellectuelle, dans une période où le recours à la sous-traitance et l’intérim est généralisé. Pourquoi ne pas prendre non plus la superficie des locaux d’exploitation, tant qu’on y est  ? Ou l’âge du capitaine.

  3. A propos de votre article sur la surproductivité de l’Ile de France, vous utilisez des données qui sont familières au Luxembourg, pays où je travaille. Le Grand Duché attire de nombreux frontaliers de la Grande Region et le calcul du PIB du pays en est faussé. Mais ici, on se contente de corriger le calcul de la richesse en le rapportant au nombre d’actifs. Le PIB par habitant luxembourgeois est plus de 2,5 fois supérieur à la moyenne européenne. En utilisant le PIB/actif, le chiffre n’est plus que de 76% supérieur (source Conseil économique et social de la Grande Region: http://www.granderegion.net/fr/index.html). La même correction permet d’enrichir le PIB par habitant des régions voisines de Lorraine et du Luxembourg belge.Pourquoi ce simple calcul appliqué aux régions françaises ne serait pas suffisant pour se faire une idée plus juste de la richesse produite par chacune?

  4. Il serait en effet interessant de rapporter le pib au nombre d’actifs. Mais je pense que les conclusions ne seraient pas fondamentalement différentes. En tout cas merci de ce travail qui rend effectivement bien savoureuse la conclusion de Davezies. Allez la province au boulot !

  5. Votre déconstruction de la productivité régionale, que je ne conteste pas, n’explique pas pourquoi les emplois productifs se concentrent en IDF, les revenus et les subventions per capita en « ruralité ».

    Plutôt que de parler de productivité on pourrait parler de production de richesse et de consommation de richesse. Le diagnostic de Davezies (IDF produit sans recevoir sa part d’investissement public en retour alors que pour la province c’est l’inverse ce qui conduit a une polarisation de plus en plus grande) me parait pertinent sans utiliser le concept de productivité.

  6. Votre déconstruction de la productivité régionale, que je ne conteste pas, n’explique pas pourquoi les emplois productifs se concentrent en IDF, les revenus et les subventions per capita en « ruralité ».

    Plutôt que de parler de productivité on pourrait parler de production de richesse et de consommation de richesse. Le diagnostic de Davezies (IDF produit sans recevoir sa part d’investissement public en retour alors que pour la province c’est l’inverse ce qui conduit a une polarisation de plus en plus grande) me parait pertinent sans utiliser le concept de productivité.

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