Grand emprunt – suite

Sarkozy valide l’essentiel des propositions
Juppé-Rocard
: l’essentiel des fonds ira à quelques campus d’excellence et tant pis pour les autres. Tout ça pour monter dans le classement de Shangaï

Psychologie de comptoir : Juppé et Rocard, anciens énarques, sont obsédés depuis tout petit par les classements. Pas étonnant qu’ils ne regardent que cela pour juger des Universités, et que leur
seul objectif soit qu’elles grimpent dans ce classement stupide. Quand à notre président, il veut de
grandes entreprises, un grand Paris, u
n grand emprunt, de grandes universités (1 milliard d’euros sera investi « tout de suite »pour constituer un « gigantesque campus » à Saclay),il est obsédé par la taille, on se demande pourquoi…

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5 commentaires sur “Grand emprunt – suite

  1. Au départ, j’ai été plutôt opposé à cette idée de grand emprunt qui allait nous endetter encore plus, surtout sachant que les emprunts précédents avaient coûté très
    cher en intérêts et en allègements d’impôts.
    Puis j’ai très vite vu que ce grand emprunt allait avoir le grand avantage d’identifier les dépenses d’avenir, celles qui assureront le développement économique futur (éducation, recherche,
    infrastructures donnant de la compétitivité, petites entreprises porteuses d’avenir, …).

  2. Pour les universités retenues, « ce ne sera pas un milliard d’euros de budget chacune, mais une dotation d’un milliard en capital qu’elles devront placer dans des
    fondations universitaires
    , écrit Marianne2. Estimation du rendement annuel de ces «dotations» : 40 millions d’euros par an, soit 4% du montant annoncé »

  3. J’écoutais récemment une émission ou Elie Cohen expliquait que nos « domaines d’excellence » (grandes écoles) étaient trop petits pour avoir la masse critique nécessaire au developpement de
    programmes de recherches ambitieux ou pour avoir un rayonnement international important. D’où l’idée de les regrouper sous un nom commun dans un campus proche d’une université pour bénéficier de
    mise en commun de moyens et d’une aggrégation des promotions pour monter dans les classements internationaux. Il me semble que ParisTech va déjà dans ce sens, mais bon. Concernant le milliard aux
    15 universités choisies, qui devraient être obligatoirement placés et non dépensés directement, ceux-ci seraient pour développer des travaux de recherche innovants ou attirer de brillants
    chercheurs et non pour payer des dépenses de fonctionnement (salaires des profs…) qui devront diminuer selon l’objectif actuel du gouvernement. Pas sûr que le rééquilibrage en défaveur de la
    partie éducative permette de former de meilleurs élèves, les chercheurs de demain.

  4. Le stupide classement de Shanghai a des effets nombreux et pervers (lire un petit article dans SciDev.net sur le sujet Nous en France on applique une formule bien connue: le
    maquillage. On va mettre « en commun » deux ou trois universités sous le même nom. Même ce simple maquilage pourtant semble difficile. La preuve: on n’est pas arrivé à produire une Université de
    Paris, qui serait la plus grande du monde. Déjà l’Ile de France est la région d’Europe avec la plus grande proportion de recherche, mais personne ne semble capable de faire du marketing de cette
    idée simple. Le CNRS produit plus de brevets que la plupart des centres de recherche du monde. Là aussi incapacité totale à « vendre » cette simple idée. NOtre problème n’est pas la balkanisation de
    la recherche, comme aime le dire M. Moniel (conseiller scientifique de Fillon) mais note incapacité de vendre un label.
     

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