Comment lutter contre la hausse du prix de l’essence?



J’en ai parlé l’autre jour, Krugman considère que l’idée de
McCain et Clinton de baisser pendant l’été les taxes sur l’essence est mauvaise, car l’offre n’est pas sensible au prix. Mieux vaut consommer autrement.

Krugman et Mankiw reprennent le même exemple
tiré du
Financial
Times
: en Inde (Etat du Rajasthan), compte tenu de la hausse du prix de l’essence, les agriculteurs qui s’étaient équipés de tracteurs sont en train de redécouvrir le chameau. Ce
qui n’est pas sans conséquence sur le prix de l’animal, qui a été multiplié en gros par 4 sur les trois dernières années (mais un chameau reste 4 fois moins cher qu’un tracteur bas de gamme).
Avec un avantage induit : la population des chameaux, qui avait diminué de 50% sur les dix dernières années (comme on les utilisait de moins en moins, on tuait ces petites bêtes pour leur
viande), va sans doute repartir à la hausse.

Sur ce, je vous laisse : je pars à la recherche d’un baudet du poitou (les chameaux se font rare par ici), susceptible de me véhiculer
jusqu’à la fac les prochaines semaines….

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7 commentaires sur “Comment lutter contre la hausse du prix de l’essence?

  1. j’avoue ne pas bien comprendre l’expression l’offre n’est pas sensible au prix » ne serait ce pas plus juste de dire la demande ou la consommation?On peut avoir quelques explications ?

  2. McCain propose de baisser les taxes pour l’été. Krugman explique qu’à court terme, l’offre est rigide, c’est-à-dire ne réagira pas à l’évolution des prix. Que va-t-il se passer? La baisse des prix va entrainer hausse de la demande. L’offre ne peut pas s’ajuster, on aura ajustement par les prix (D>O), retour au niveau initial des prix, mais pas au profit de l’Etat via les taxes, mais au profit des entreprises.

  3. Les adversaires déclarés du liébralisme auraient beaucoup d’arguments puissants s’ils s’intéressaient un peu plus à la inélasticité (rigidité) de l’offre : surtout si on considère que cette rigidité est souvent le meilleur argument pour une organisation sous le forme d’un monopole public de l’offre de production.Mais alors peut-être se rendrait-on soudainement compte que ce dont le citoyen a le plus vitalement besoin est de nourriture et d’eau..

  4. Hélas, un âne a certains désavantages aussi: il doit souvent répandre son internalité en externalités négatives (et malodorantes). Si nous redécouvrions tous les joies du déplacement en « cheval-lib’ », il faudrait créer moult postes de nettoyeurs des rues (et incidemment réduire le chômage)… C’est ludique le luddisme!

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