A propos de la « science citoyenne »

« Une tradition française siouplait! » demande la dame devant moi. Mon boulanger fait de bonnes baguettes et la meilleure s’appelle la « tradition française ». Évidemment, cela me hérisse le poil à chaque fois, tellement cela sonne…chauvin pour rester poli. Il parait que c’est une appellation d’origine contrôlée liée à la nature de la farine ou quelque chose du genre. Mais, au fond, cette baguette serait-elle moins bonne si mon boulanger était réellement chauvin? Serait-elle meilleure au goût s’il était un boulanger « citoyen » ?!

Au pays des bisounours

Le concept de « science citoyenne », mis récemment en avant par le CNRS, n’est guère plus intéressant que celui de « boulanger citoyen » 1 car la science est avant tout une méthodologie. Si le scientifique est bien évidemment influencé par son environnement social, la méthode scientifique permet justement d’éviter que ses jugements personnels n’influencent ses résultats. Il serait évidemment naïf de penser que cette méthodologie empêche tout biais et l’histoire ne manque pas d’exemples pour nous le rappeler. Néanmoins, les biais éventuels finissent par s’estomper à mesure que le problème est abordé par des scientifiques d’horizons divers pour laisser place à une compréhension plus juste des phénomènes naturels qui nous entourent.

Pourquoi alors parler de « science citoyenne »? Qu’entend-on par là? Le terme « citoyen » est tellement employé dans les médias qu’il peut signifier tout et n’importe quoi. La « science citoyenne » est-elle une science qui se veut proche du public, qui cherche à casser les barrières entre des experts (froids et incompréhensibles?) et un public souvent désarmé par la science? Si c’est de cela dont il s’agit, je signe tout de suite!

Le loup déguisé en agneau

Ce terme « citoyen », un peu passe-partout et sur lequel chacun peut projeter ce qu’il désire, peut paraître innocent. Malheureusement, la réalité n’est pas aussi simple. Marc Lipinski, directeur de recherche au CNRS et élu écologiste, vient d’être délégué par le CNRS pour organiser ce concept de « science citoyenne ». Une des missions qu’il espère développer est de proposer au CNRS des dispositifs pour « favoriser le dialogue et le rapprochement entre la recherche et les citoyens, essentiellement représentés et organisés dans des associations ». Il n’en fallait pas plus pour inquiéter un certain nombre de chercheurs, moi y compris. Quelles associations? Quelle représentativité ont d’ailleurs les associations? La dernière en date à laquelle j’ai été confronté, dénommée Initiative Citoyenne (justement) est-elle représentative? Les associations proches des écologistes? Comme par exemple Générations Futures? Les faucheurs volontaires? Les Robins des Toits? Les associations qui défendent une cause donnée et qui croulent généralement sur les biais de raisonnements classiques, sont-elles vraiment les meilleures interlocutrices? N’est-ce pas une manière de faire entrer ouvertement l’idéologie dans le champ scientifique?

Derrière « science citoyenne » ne se trouve donc pas une nouvelle forme de communication grand public ou une démarche pour expliquer les méthodes scientifiques à l’image de ce que sont des associations comme Les petits débrouillards ou La main à la pâte. L’agenda mis en avant se rapproche d’avantage d’une participation de plus en plus active « d’associations », la question étant de savoir jusqu’où irait cette participation et ce qu’elle apporte. Auraient-elles un droit de regard et éventuellement un droit de veto sur certains thèmes de recherches?

Deux exemples concrets dans la recherche sur les OGM

Pour illustrer mon propos, j’aimerais rappeler deux exemples de démarches hors du commun entre scientifiques et « citoyens » aux destinées différentes.

La première est la destruction d’un champ de vignes transgéniques faisant partie d’une expérience menée par l’INRA sur le « court-noué », une maladie de la vigne. La particularité de cette recherche est l’extraordinaire concertation mise en place avec des associations, partis politiques, agences sanitaires, syndicats (dont la confédération paysanne) pour trouver un protocole qui convienne à tous. Cet effort a même fait l’objet d’une communication dans la prestigieuse revue PLOS Biology, libre d’accès. Résultat des courses: vignes saccagées malgré toutes ces mesures de concertations, discussions et précautions, un échec total.

Deuxième exemple, en Angleterre cette fois, avec une fin plus heureuse: l’extraordinaire communication de chercheurs anglais pour sauver leurs champs d’OGM du fauchage annoncé de leur expérience par des groupes anti-OGM. La vidéo implorant les faucheurs de revenir à la raison eu une telle résonance dans les médias et auprès du public que ces derniers ont finalement décidé de laisser la recherche continuer.

Image de prévisualisation YouTube

Ces démarches représentent-elles un progrès ou un recul? Je me pose sincèrement la question.

Pour conclure, j’aimerais reprendre les propos de Yann Kindo que je partage largement: il ne s’agit pas de critiquer la volonté de mettre les connaissances scientifiques à la disposition du plus grand nombre, ni même de critiquer le fait que c’est à la société (et donc à la politique) de décider de l’utilisation des recherches qui sont faites. Ce qui est en cause ici, c’est la confusion des genres et la possible intrusion de considérations idéologiques dans le processus d’élaboration de la science.

Pour aller plus loin:

Je signale un collectif (Science et Citoyens) qui vient de se monter pour tenter de faire contrepoids sur cette nouvelle idéologie aux contours flous qui se nomment « science citoyenne ». Vous y trouverez de nombreux textes analysant les discours sur ce thème pour continuer le débat.

La minute PUB!

J’ai le plaisir de vous annoncer que ce blog fait officiellement partie de la communauté du c@fé des sciences. Si vous ne connaissez pas encore, cette plateforme réunit un grand nombre de bloggeurs scientifiques francophones que je découvre petit à petit, une véritable mine d’informations scientifiques dans tous les domaines possibles. Grand merci donc à tous les bloggeurs de cette plateforme qui m’ont accueilli très chaleureusement et avec qui je sens que j’ai beaucoup de choses à partager.

J’ai aussi la « joie » de vous faire partager la page Facebook de Sham and Science, ouverte depuis le 17 février mais comme j’aime pas Facebook…Sans oublier, le twitter @shamandscience, la newsletter en page d’accueil de ce blog et google+ pour les accrocs à google! Le plus actif étant de loin mon compte twitter.

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Notes:

  1. J’ai très honteusement piqué l’idée de cette intro à Jean-Paul Krivine!

22 réflexions au sujet de « A propos de la « science citoyenne » »

  1. bob

    Science citoyenne? L’adjectif «civique» ne serait-il pas plus adapté? Erreur grammaticale ou explication du manque total de civisme des associations militantes?

  2. MRR

    Une définition différente, et plus intéressante, de science citoyenne :

    « La science citoyenne est définie comme l’effort combiné de chercheurs professionnels et non-professionnels (c.-à-d., amateurs volontaires passionnés par les sciences en général). Ceux-là développent ensemble un sujet de recherche assurant ainsi la production, l’analyse et l’interprétation des données ainsi que la suite de l’expérience. … la distinction entre ce concept en particulier et d’autres initiatives lesquelles utilisent la même expression pour parler de contrôle citoyen de la recherche scientifique. »

    http://fr.okfn.org/2013/04/16/lancement-du-groupe-de-travail-science-ouverte-et-citoyenne/

  3. Ethaniel

    Héhé, félicitations pour l’intégration au C@fé =) !
    Je suis ce blog depuis le jour où il eut pile 1 mois (merci l’historique de mon navigateur :p) et j’étais persuadé qu’il finirait un jour ou l’autre par rejoindre cette communauté (mais vu que le présent blog n’avait que le sixième de l’âge et la moitié des articles requis, je m’étais abstenu de faire un commentaire vous suggérant d’y adhérer, chaque chose en son temps).
    Allez, tournée générale de théobromine ;)  !

  4. sham Auteur de l’article

    il y a des exemples de collaboration massives entre scientifiques et « citoyens » (je n’aime vraiment pas ce terme) qui, je trouve, vont effectivement dans le bon sens, comme par exemple fold.it que tu dois bien connaitre. mais dans la plupart de ces projets, les non scientifiques ne prétendent pas mener à jeu égal le déroulement scientifique de l’expérience avec les « experts » du domaine. en particulier l’analyse et l’interprétation des données reviennent au bout du compte aux spécialistes. Je ne sais pas si c’est réellement possible de faire autrement, je vois là deux possibilités. Soit les scientifiques doivent passer un temps colossal pour mettre à niveau les individus participants, soit ces participants sont déjà tellement formés qu’ils peuvent faire jeu égal avec les scientifiques du domaine. Par exemple tout les thésards qui n’arrivent pas à trouver un post dans la recherche et qui verraient dans ces projets une opportunité de compléter leur CV dans l’espoir de finir par obtenir un post. Ce serait alors une sorte de dérive à la précarisation mais peut-être on peut m’accuser d’être pessimiste ou de caricaturer la situation.

    Ma question reste tout de même la suivante: quel est l’intérêt d’une telle démarche? Transparence, accès aux donées, ouverture, vulgarisation, oui. Participation à jeu égal dans l’analyse et l’interprétation des données me semble être une pente glissante difficilement contrôlable. Qu’en penses-tu MRR?

  5. bug-in

    Un msg qui va droit dans le même sens que celui de l’AFIS (en moins méchant) et qui fait aussi lui aussi la même erreur : faire comme si la production de la science était neutre et que ce sont les associations qui sont politique… Quid des budgets donné a la science par l’armée, un gouvernement ou une entreprise spécifique ? ça n’existe pas peut-être ? C’est une illusion ? Et les brevets qui scinde l’accès a la science par une certaine population ?

  6. sham Auteur de l’article

    Bonjour bug-in, il me semble avoir précisé dans mon texte (rapidement certes) que les scientifiques n’étaient pas des êtres au delà de la société dans laquelle ils vivent et qu’ils sont bien évidemment eux aussi assujettis aux idées reçues et aux carcans imposés par la société capitaliste. La méthode scientifique, la démarche adoptée, néanmoins, me semble indépendante de ce régime capitaliste. La gravitation suit les mêmes lois en russie, france ou en afrique du sud. A mesure que les scientifiques se penchent sur un problème, les biais de raisonnements finissent par s’estomper pour tendre vers une vérité universelle. Mais le débat n’est pas tellement là. Vos remarques peuvent tout aussi bien s’appliquer aux projets dits de « science citoyenne ». Les citoyens n’étant pas en dehors du capitalisme non plus, les mêmes problèmes peuvent se poser. Le nombre ne garantit pas une soudaine liberté vis à vis des règles imposées directement ou indirectement du système dans lequel nous vivons.

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  8. bug-in

    Je suis d’accord que les lois de la gravitation sont « vrai » qu’on soit ici ou en régime communiste.
    Mais je pose cette question : si nous étions pas en régime capitaliste les scientifiques pourrait-il faire des recherches en nanotechnologie ou en neurobiologie ?
    Le pb c’est que d’un côté vous refuser aux associations de faire le tri dans les sciences (je comprend, j’aurai pas envie que les faucheurs volontaire dise quelle science est bonne ou mauvaise), mais de l’autre vous ne dites rien contre les entreprises et les gouvernements qui eux le fond déjà, en autorisant certaines recherches plutôt que d’autres (qui n’aurons pas de budget).

    Pour aller au fond du problème, je vous donne un exemple pratique : je suis pret a donner de l’argent pour une recherche qui mettrai au point un savoir qui nous permettrai au plus pauvre d’une société de s’alimenter lui-même avec une technique et des graines qu’il peu produire et reproduire avec un savoir qu’il peu transmettre et retransmettre, et des moyens qu’il pourrait puisser sur place et qui serait renouvellable.
    Au lieu de cela, l’argent actuel permet une science qui produit un savoir breveté, pour des graines qui aurons une « propriété intellectuelle », et des techniques qui relevant de l’ingénierie ne permettent pas au premier paysan ou habitant venue de les produire ou reproduire.
    (Vous noterez que je ne parle pas spécifiquement d’OGM).

    La science actuelle, donc, sous couvert de « notre savoir est neutre » sert en fait dans la pratique des intérêts spécifiques. A mon avis on ne peux pas d’un côté taper sur les associations en disant vous non, et de l’autre dire aux entreprises, armé et états, vous oui. C’est pourtant ce que font de nombreux scientifiques, qui quand ils élaborent leur projet de recherche pour obtenir un budget sont prompt a balancé les futures utilisations que l’on pourrait faire de leur connaissance…

  9. sham Auteur de l’article

    @bug-in
    allez, amusons nous à rêver un peu: si nous étions dans un régime communiste. Entendons par là une société sans classe et, de fait, sans état où les richesses seraient partagées équitablement. je pense que dans cette situation de nombreux problèmes seraient dépassés et j’espère bien que les chercheurs pourront travailler sur les nanotechnologies ou en neurobiologie! la différence sera, comme vous le signalez, que ces recherches ne seront pas récupérées (directement ou non) par une minorité de personnes et au profit de cette minorité. ce ne sera plus l’état (directement) ou les industriels (directement/indirectement) qui imposeront les thématiques de recherches mais les individus de la société organisée, en fonction des besoins de la majorité mais pas seulement (pensez à la recherche théorique). la peur des conspirations et des mensonges n’existeront plus, le secret commercial aboli, la notion de compétition complètement métamorphosée, la manière même de faire de la recherche sera certainement changée (pensez à des projets comme wikipedia).

    Mais la science n’en sera pas plus « citoyenne ». Et quand on regarde de près ce qui se cache derrière ce concept actuellement, on y trouve rapidement des idées relativistes (tout se vaut, il n’y a pas de vérité en science, la parole de l’un vaut celle de l’autre, etc.) et une introduction de la sphère politique par l’intermédiaire des associations militantes (je n’ai rien contre la politique, bien au contraire, encore moins des militants, mais la science implique une démarche honnête qui es rapidement brouillée quand on tombe dans l’idéologie). Je pense qu’il est important de signaler ces dérives.

  10. pascal

    « Société capitalisme  » : merci de me donner la définition par ce que je ne vois pas à quoi ça ce réfère .
    Je ne pense pas que cela existe quelques part dans l’univers.(enfin les 5% qu’on connait)

  11. bug-in

    Je suis d’accord avec la critique citoyennisme de toute façon, qui revient à proner une sorte de patriotisme quelquepart (puisque ne sont citoyen que les membres d’une cité particulière et qui on droit au vote).
    Je réceptionne bien votre proposition de définition du communisme. Et je suis d’accord sur la certaine honnêteté que l’on peut demander d’un travail scientifique.
    Donc je crois qu’en gros on est d’accord sur le fond, si ce n’est que tu semble indiqué que ce sont uniquement les associations militantes qui font introduire la sphère politique, alors que moi, je pense que c’est AUSSI ce qui se passe actuellement avec les autres institutions.

  12. bug-in

    Par capitalisme j’entend le régime économique actuel. Bien sur vous pouvez faire comme les communistes qui prétendent que l’URSS n’étaient pas communiste. Mais ce n’est pas mon cas. L’URSS était un communisme réellement existant, et actuellement, nous sommes pour moi dans le capitalisme-réellement-existant.

  13. Sceptique

    Excellent billet sur les pièges que tendent certains adeptes de la « science citoyenne ». À propos du communisme, Staline a soutenu Lyssenko parce que sa théorie pouvait servir d’argument au projet d’homme nouveau du marxisme-léninisme. Les enfants pourraient inscrire dans leurs gènes les principes inculqués dans leur jeune âge.
    Des biologistes réactionnaires, accrochés à l’hérédité capitaliste et mendelienne firent connaissance avec le goulag. Lyssenko y veilla personnellement.
    Les scientifiques peuvent se pencher sur des problèmes d’intérêt général, mais pour autant, ne changent pas de méthode. Leurs conclusions doivent pouvoir être différentes de celles qui plairaient.

  14. AlainCo

    quelques exemples de science cytoyenne.

    le RU486 abandonné par un labo US pour plaire a ses citoyes. ses citoyens ont estimé qu’il n’aurait jamais du rechercher d’ailleurs, dans ce sens.

    L’héliocentrisme rejeté par les citoyens catholiques de leur temps, représenté par un ONG appelée l’Eglise.

    D’una utre coté la science a aussi ses tabous, ses vâches sacrées, et thosmas Kuhn l’explique bien.

    ce qu’il faut c’est plusiuers science, et des ingénieurs financés par des capitalistes ou des citoyens, qui essayent de faire marcher…

    ce que Thomas kuhm, et l’histoire des frères wright, explique c’est que les vérités gênantes sont acceptées parce qu’elles sont utiles, pas parce qu’elles sont vraies.

    ca explique pourquoi il est facile de faire peur sans fondement scientifique, car la peur ne se réfute pas.
    les barrières anti-girafes en france, font des milliardaires (et des pauvres rassurés), comme les avions qui volent…

  15. bug-in

    Pour Jean-Jacques Salomon, une science citoyenne, c’est avant tout des scientifiques qui on consciences de leur responsabilité sociale… une perspective bien différente de celle qui tente de pallier l’abscence de conscience de scientifiques en les alliants avec des associations qui les relaierai. Je sais, c’est un peu provo. Mais je trouve la réflexion intéressante :
    Les scientifiques sont-ils irresponsables ?
    http://www.sciencepresse.qc.ca/actualite/2007/10/26/scientifiques-irresponsables
    L’irresponsabilité sociale des scientifiques
    http://www.cosmopolisonline.it/20070705/salomon.html

  16. MRR

    Les projets de science participative se développent de plus en plus, mais il n’est quasiment jamais question de donner poids égal aux professionnels et aux amateurs (il y a des cas particuliers comme en ornithologie). Mais un grand nombre de passionés peuvent aider à classer des galaxies, replier des protéines, signaler les passages des oiseaux, etc.
    Je ne suis pas très impliqué la-dedans, mais je connais des gens qui le sont et qui obtiennent des résultats sympa.
    Par exemple la base de domaines protéiques Pfam (http://pfam.sanger.ac.uk/) a toutes ses informations également dans Wikipedia (par exemple http://pfam.sanger.ac.uk/family/Piwi et http://en.wikipedia.org/w/index.php?title=Piwi), et ils récupèrent des milliers de corrections via Wikipedia. Beaucoup sont petites (orthographe etc), certaines sont plus significatives, impossible de dire combien sont dues à des amateurs totaux, des étudiants en biochimie, ou des chercheurs éditant leur protéine favorite. Mais ça marche : http://nar.oxfordjournals.org/content/40/D1/D9.long

  17. pascal

    Economie de marché mais pas capitaliste !
    Le terme de Société capitaliste n’a aucun sens , il n’y a que des entreprises privés ou mixtes qui peuvent être « capitalistes » , parce que c’est l’essence même d’une entreprise.
    Quand vous créez une entreprise vous amenez un capital (Outil de production ,Fonds financiers ,etc…)
    L’utilisation que vous en faite est connotée politiquement et est le plus souvent péjorative et réductrice.
    Quand on utilise des mots il faut les connaître.

  18. marie_s

    Fold.it ne correspond à aucune des 2 descriptions. Les joueurs ne sont pas devenus des biologistes, les sicentifiques n’ont pas passé un temps collossal pour mettre les joueurs à niveau et les joueurs ne sont pas, au départ des biologistes.
    Les joueurs développent des compétences spécifiques pour plier des proteines qui sont justement différentes de celles des scientifiques. Elles sont basées sur l’observation de modèle de proteines et demandent beaucoup de temps mais aux joueurs pas aux scientifiques.
    Est ce citoyen? C’est citoyen dans le sens où nous donnons notre temps pour aider à un but commun.
    Est-ce de la science? Pour moi, clairement non. Les sicentifiques utilisent nos capacités comme ils utiliseraient d’autres professions « accessoires » à la recherche scientifique comme les fabriquant de matériel et de logiciel dans un partage du travail tout à fait original.
    Cela devient de la science quand les scientifiques analyse les résultats et les publient.

  19. bug-in

    L’eugénisme qui l’a inventé ? Les scientifiques.
    La bombe atomique ? Les scientifiques.
    Le gaz ? Fritz haber, il a d’ailleurs eu un zoli prix nobel pour ça etc…
    Les scientifiques sont aussi des citoyens a ce compte la.

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