Tintin et Astérix au cinéma

Le jeudi 4 et vendredi 5 octobre ont eu lieu les 3ème rencontres nationales de la bande dessinée à Angoulême. Cette année, le thème était « Bande dessinée et cinéma : du dessin à l’écran ».

Lors de la conférence « Tintin et Astérix au cinéma », Gilles Colas a abordé les tenants et les aboutissants des adaptations de ces deux personnages cultes de la bande dessinée au cinéma.

En ce qui concerne Tintin, Hergé, son créateur s’est dès le début inspiré du cinéma comme par exemple dans « Tintin au Congo » où le jeune homme essaye de filmer des animaux avec sa caméra, savant mélange de documentaire et d’humour. De nombreux clins d’œil au 7ème art sont présents dans les albums de Tintin comme le singe dans l’Ile Noire (qui fait référence à King Kong) ou des allusions à Alfred Hitchcock.

Beaucoup d’adaptations de l’œuvre d’Hergé ont vu le jour que ce soit au cinéma (Philippe Lambard avec « Tintin au cinéma »), au théâtre avec des marionnettes et même des adaptations télévisées. Le film de Spielberg et Peter Jackson « Les aventures de Tintin : le secret de la licorne » développe l’esthétique inhabituelle avec un mélange de prise de vue réelle et de réalité augmentée. Cependant, le point le plus discutable reste la vulgarité présente dans le film, vulgarité quasi inexistante dans l’œuvre originale de Hergé qui peut s’expliquer par la volonté des scénaristes de toucher un public large.

Astérix est l’œuvre majeure de Goscinny, scénariste qui a également écrit Lucky Luke, Iznogoud ou le Petit Nicolas. Goscinny aimait faire des caricatures de personnes célèbres comme Alfred Hitchcock ou Wallace Beery. Le cinéma est également omniprésent dans ses œuvres comme par exemple dans « Le Petit Nicolas » où celui-ci adore aller voir des films de chevaliers, de mousquetaires ou même des westerns.

L’adaptation d’Astérix au cinéma révèle une certaine frénésie : un tous les deux ans depuis près de quatre décennies. Pourtant, tout n’a pas toujours été simple … Après avoir sorti « Astérix le Gaulois », Goscinny et Uderzo apprennent par hasard qu’un film est en préparation et allait quasiment sortir dans les cinémas sans leur accord. Malgré un succès considérable en salle, les auteurs ont interdit à la production de sortir les 2 autres films prévus. Goscinny a ainsi pu créer un peu plus tard les « Studios Idéfix » avec lesquels il a pu produire de nombreux films consacrés au héros gaulois.

L’introduction des effets spéciaux a permis aux réalisateurs de produire des films en prise de vue réelle. Avant cette technique, il était assez compliqué d’avoir un acteur difforme qui correspondait au graphisme de bande dessinée. De ce moment-là sont nés d’immenses succès comme Astérix et Mission Cléopâtre, quatrième film français de l’histoire.

De nos jours, les nouvelles générations découvrent les personnages en regardant les films au cinéma et ils liront ensuite les albums, comme ce fut le cas pour Astérix. Notons également le fait que ces personnages sont intergénérationnels et plaisent aux petits comme aux grands.

Une citation d’Alain Chabat témoigne du talent de Goscinny : « Adapter un Astérix ou un album de Goscinny, c’est vraiment un boulot de fainéant parce que tout est fait. »

Nous remercions Gilles Colas pour son intervention fort enrichissante sur cet univers foisonnant dont la dernière adaptation a été en 2018 Astérix et le secret de la potion magique !

Par Jérémy MASSONDE, Andrea AROSTEGUY & Maëlys FOUCHE, étudiants en M2 MPJ

Interventions de Jorge GOMES PAREIN, France Télévision

Dans le cadre du cours de Management juridique et financier d’une propriété intellectuelle, nous avons bénéficié de deux interventions de Monsieur Jorge Gomes Parein.

Après des études en droit de la communication, M. Gomes Parein a débuté sa carrière dans un cabinet d’avocat spécialisé dans le droit des nouvelles technologies puis a participé à deux start-up l’une dans Internet puis la TV par satellite. M Gomes Parein est ensuite entré dans le groupe France télévision  où il vient de prendre la responsabilité de Data Protection Officer de la filiale, nouvelle fonction imposée par l’entrée en vigueur du RGPD en mai 2018 et ce après avoir occupé les postes de juriste aux Ventes Internationales, puis juriste Senior, puis Responsable SI, et Responsable du Service Opérations.

France télévision est le premier groupe Français audiovisuel en terme d’audience, il s’agit d’un groupe public, détenant les chaînes France 2, France 3, France 4, France 5, France 0, et participant à d’autre projets tels que France TV info ou TV5 monde. Disposant d’une filiale de production propre, de chaînes Youtube, de plateformes VOD…

Monsieur Gomes travaille pour France télévision distribution, filiale commerciale du groupe, en charge de commercialiser et/ou exploiter les droits des différents programmes produits par ou pour les chaînes. Son travail a consisté à assister l’activité commerciale de FTD, puis mettre en place les outils informatiques permettant de gérer ces activités, ensuite de coordonner le service qui exécutait les contrats signés (livraison de matériel, fabrication DVD, gestion logistique) et dernièrement responsable de la mise en place de la conformité au RGPD.

Premièrement, nous sommes partis de la création d’une œuvre pour voir comment naissent les droits qui vont être commercialisés et exploités par la suite (reproduction ou représentation). Expliquer la chaîne des droits : auteur, producteur, coproducteur, éditeur/diffuseur, distributeur/agent, détaillant, téléspectateur/consommateur que différents types de contrats qui les relient. Nous avons abordé les différents business models et leurs aspects financiers. D’autres types de financement sont également possibles grâce à des subventions émanant du CNC, ou aux obligations de financement de la création qui incombent aux des chaînes de télévisions

Nous avons pu comprendre et illustrer l’ensemble de ces aspects au travers d’exemples concrets, comme la nouvelle série diffusée Sur France 2, “Un si grand soleil”.

Pour sa seconde intervention, Monsieur Gomes Parein s’est attardé sur chacun des business models. Il nous a initié aux enjeux propres au métier de distributeur de programmes audiovisuels. Nous avons abordé l’application pratique des principes de la propriété intellectuelle pour calculer les droits associés aux contrats de licensing, aux marques, ainsi que des notions comme le minimum garanti, le pourcentage de recettes, ainsi que les droits de reproduction. Nous avons également pu comprendre les problématiques auxquelles sont confrontés les distributeurs, avec une concurrence de plus en plus directe de la part des nouvelles plateformes de streaming et des services de vidéo à la demande.

Ces deux journées furent très enrichissantes, Monsieur Gomes Parein, a eu la capacité de rendre ses interventions vivantes, et a su favoriser les échanges et le dialogue avec les étudiants. Il a pris à cœur de partager son expérience et son expertise dans le secteur de la distribution avec nous, tout cela dans la bonne humeur !

Par Joachim NATALI, étudiant en M2 MPJ

De Buck Rogers à Barbarella : la science-fiction de la case à l’écran

En ce jeudi 4 et vendredi 5 octobre 2018, s’est tenu à la Cité la troisième édition des Rencontres nationales de la bande dessinée. Sous le titre bande dessinée et cinéma : du dessin à l’écran, l’édition 2018 est consacrée au phénomène des transpositions de bandes dessinées à l’écran.

Au cours de cette rencontre nous avons eu la chance d’assister à une intervention d’Harry Morgan, théoricien de la bande-dessinée, romancier et auteur de bande-dessinée français. Sous le thème « De Buck Rogers à Barbarella : la science-fiction de la case à l’écran », Harry Morgan nous explique les raisons pour laquelle il a choisi comme adaptation cinématographique les bandes dessinées de science-fiction Buck Rogers et Barbarella.

Tout d’abord, à l’instar de Buck Roger, Barbarella est une adaptation fidèle d’une bande dessinée. Mais, elles ont un point commun, c’est d’avoir reçu un accueil mitigé de la part des critiques. De plus, Harry Morgan souligne l’avantage de l’univers de science-fiction qui est un univers de pure imagination, il n’y a donc aucun risque de ressemblance accidentelle. Ainsi, par sa présentation Harry Morgan soulève plusieurs questions.

Quelles peuvent être les raisons de se détacher d’une bande-dessinée pour en faire une adaptation cinématographique ?

Buck Rogers in the 25th Century : un film produit par Glen A. Larson en 1979

Publié pour la première fois dans un journal le 7 janvier 1929 sous le nom de « Buck Rogers in the Year 2419 A.D », Buck Rogers est plongé dans un sommeil latent en 1929 après avoir inhalé des vapeurs d’une mine abandonnée.  Quand il se réveille 500 ans après, soit en 2419, il fait la connaissance de Wilma Deering qui lui apprend que l’Amérique est envahie par les Mongols. L’Amérique des années 20 qu’il a connu est devenue une Amérique vieillie de 500 ans mais qui bénéficie de 500 ans de progrès technologique avant notamment les premiers pistolet à rayon laser désintégrateur.

Pour son adaptation cinématographique, l’enjeu était de coller parfaitement au genre de science-fiction qui connaissait un succès retentissant depuis 1977 avec la sortie du film « Star Wars : La Guerre des Etoiles ». Buck Rogers ne se réveille pas 500 ans après en Amérique mais au milieu de l’espace où après un phénomène inattendu il se fait cryogéniser. Attendre 1979 est également une date clé puisqu’il s’agit de l’anniversaire des 50 ans de la première publication du comic strip. La production de cette adaptation cinématographique a privilégié des enjeux commerciaux, au détriment même de la nature de la bande dessinée originale.

Pourquoi la retranscription fidèle de la bande-dessinée Barbarella n’est pas synonyme de bonne adaptation cinématographique ?

Barbarella : un film produit par Roger Vadim en 1968

Créée en 1962 par Jean-Claude Forest et parue dans les pages du V Magasine, Barabarella raconte les aventures d’une terrienne en exil qui explore les planètes de la galaxie.

Le film ne pouvait pas être plus fidèle à la bande-dessinée. La ressemblance frappante entre les acteurs et les personnages, l’intrigue, les décors, le scénario, tous les éléments y sont.

Mais, est-ce que cela suffit pour que cela fonctionne ?

A sa sortie, le film a reçu un avis mitigé le qualifiant par la presse anglaise de camp. Associé souvent au terme kitch, camp est défini comme quelque chose de tellement mauvais, que la seule réponse que l’on puisse faire c’est d’en rire. Une des principales raisons de cette qualification est dû à la maladresse de la retranscription de la narration qui, chez Forest, est le détachement ironique. Ainsi, dans le film, le second degré mal maîtrisé et volontairement exagéré qui ne fait qu’accentuer l’effet d’auto-parodie et fait donc cette adaptation cinématographique un échec.

Harry Morgan nous montre la difficulté de créer avec les moyens du cinéma une narration qui produise le même effet que la bande-dessinée. Ainsi, adapter une œuvre fidèlement avec l’exemple de Barbarella ou s’en détacher avec Buck Roger ne garantit en rien une adaptation réussie.

On pourrait alors se demander s’il existe une méthode parfaite pour faire d’une bande-dessinée une bonne adaptation cinématographique ? Malheureusement, il n’en existe pas !

Cependant, Sin City, Largo Winch, The Avengers, Snowpiercer… Il existe des adaptations cinématographies de bande-dessinées qui ont reçu un avis très favorable et qui sont devenus LES références en matière d’adaptation cinématographique. Alors quelle meilleure idée que de demander à John Whedon -réalisateur de deux films qui font partie des dix plus gros succès commerciaux de l’histoire du cinéma : Avengers et Avengers : l’Ere d’Ultron- de dévoiler son secret !

“It’s capturing the essence of the comic and being true to what’s wonderful about it, while remembering that it’s a movie and not a comic.” Sa réponse, bien qu’apparente évidente, devrait être entendue par tous ceux qui se sont déjà confrontés à l’adaptation cinématographique de bande dessinées.

Par Yvanilde PANONT, étudiante en M2 MPJ

Portrait d’Anastasia GARROS, diplômée en 2016

A peine diplômée du CEPE en septembre 2016, j’ai reçu une opportunité en or de Planeta Junior, l’entreprise dans laquelle j’avais réalisé mon stage de fin d’études, celle d’intégrer le siège social à Barcelone en tant que Marketing Executive dans le cadre d’un Volontariat International en Entreprise (VIE).

Planeta Junior est un agent de licences implanté dans 6 pays à travers l’Europe, dont la France, l’Espagne et le Portugal. En Ibérie, nous gérons les droits de diverses marques telles que les propriétés DreamWorks, Miraculous Ladybug, Zak Storm, Heidi, Maya l’Abeille, etc. A la fois agent, producteur et co-producteur de séries, Planeta Junior appartient à Grupo Planeta, premier groupe éditorial en Espagne et en Amérique Latine, et propriétaire depuis 2004 d’Editis, deuxième groupe éditorial en France.

 Ma principale mission en tant que Marketing Executive est d’apporter de la visibilité aux marques que nous représentons à travers les supports les plus plébiscités par le jeune public: télévision, magazines, sites web, … Je me charge par exemple d’organiser des jeux-concours mais également différents événements sur lesquels je travaille en étroite collaboration avec ma collègue du Retail. Le but est de multiplier les contacts entre nos marques et le jeune public, car sans visibilité, il devient moins aisé d’établir de nouveaux partenariats. Parallèlement et toujours dans la même optique, je travaille à la mise en place de nouvelles collaborations.

Je remercie sincèrement le CEPE de m’avoir formé et de m’avoir donné la chance de profiter de son solide réseau ! Durant les deux années que j’ai passées au CEPE, j’ai développé des connaissances et compétences dans divers secteurs, notamment dans le licensing, qui me sont très utiles au quotidien. Aujourd’hui, j’ai non seulement la chance d’occuper un très bon poste au sein d’un groupe aussi prestigieux que Grupo Planeta, mais aussi de vivre à Barcelone, une ville formidable !

Réunion des Anciens du CEPE à Paris : le 19 avril 2017 au Salon Kazachok des métiers de la licence

Comme l’année dernière, nous vous attendons au Salon Kazachok pour la réunion des « Anciens du CEPE ».

Le Kazachok Licensing Forum, c’est 2 jours pour rencontrer les représentants de droits des marques, suivre les tendances, participer à des Pitchs et aussi participer à des conférences !

Mercredi 19 avril 2017 à 17h30, tous les anciens du CEPE sont invités à networker et partager autour d’un verre l’expérience professionnelle d’anciens élèves du CEPE.

Ce moment d’échange entre diplômés qui ne se sont pas connus au CEPE est fort apprécié et permet aux anciens de parrainer les étudiants actuels qui construisent leurs projets professionnels en leur apportant des astuces,  des infos, des contacts, un soutien…

L’équipe Kazachok offre l’accès GRATUIT au Forum pour tous les étudiants (actuels et anciens)  du CEPE de l’IAE Poitiers, il suffit de renseigner le champs « Code promo » avec le code CEPE_KLF17 dans le formulaire en ligne : http://forumlicence.kazachok.com/index.php?page=BonDeCommande

infos complémentaires : daconceicao@poitiers.iae-france.fr

Intervention Jorge Gomes Parein – France Télévisions Distribution

Portrait de Jorge Gomes Parein

Senior Business Affairs chez France Télévisions Distribution

Nous avons le plaisir d’accueillir une nouvelle fois cette semaine au CEPE M. Jorge Gomes Parein, senior business affaires chez France Télévisions Distribution.

France Télévision Distribution est la filiale commerciale du groupe France télévisions. Elle est en charge de la commercialisation et de l’exploitation des droits connexes aux droits de diffusion achetés par les chaines du groupe (France 2, France 3, France 5, France 4, France Ô.…).

Actuellement, il est en charge de la négociation des contrats avec les ayants droit : mandats de vente à l’international, contrats d’édition vidéographique, contrats d’achat de droits (AFMA et autres), coproductions, préventes, apport d’affaires, partenariats internationaux sur tous types de programmes (cinéma, fiction, documentaires, stock, jeux, flux) exploitées par France Télévisions distribution.

Après un premier cours dispensé au CEPE au mois de décembre 2016 où l’on a appréhendé le métier de distributeur, la négociation avec les ayant-droit, les différents types de producteurs…nous allons voir dans un second cours le droit Anglo-Saxon, la conclusion d’une vente, les différents types de recettes et la négociation d’un contrat AFMA… qui se terminera par un contrôle de connaissances composé de divers calculs (droit de reproduction, minimum garanti, % de recettes).

Conseils avisés et pertinents, mise en situation professionnelle et initiation au métier de distributeur, le tout avec humour et bienveillance, c’est avec enthousiasme que nous, étudiants en Master 2 Management des Marques et Produits Jeunesse, allons accueillir de nouveau au CEPE M. Jorge Gomes Parein au sein du CEPE pour une seconde journée d’intervention qui s’annonce déjà passionnante et enrichissante sur le métier de distributeur.

Parcours Professionnel (profil LinkedIn)[1]:

    • Depuis 1999 :  Senior Legal Affairs chez France Télévisions Distribution

Distribution internationale :

  • rédaction et mises à jour des contrats type de vente de droits de télédiffusion et vidéographiques auprès des diffuseurs français et étrangers.
  • négociation des contrats de distribution internationale tous droits sur films cinéma,
  • contrats de fourniture d’images d’actualité aux chaînes françaises,
  • contrats distribution salles en France de films étrangers.
  • Validation des contrats de cession de droits
  • Conseil et assistance aux commerciaux pour des clauses hors contrat type

 

Edition vidéo, phono, musicale, littéraire :

 

  • Négociation des contrats cadre de distribution avec nos partenaires
  • Négociation des contrats d’achat d’espace publicitaire,
  • Négociation et libération de droits pour les bonus DVD,
  • Conseil et assistance aux chefs de produit
  • libération des droits, mise en place d’éditions et/ou de coéditions,

 

Licensing et merchandising :

  • négociation des contrats avec les ayants droits essentiellement anglo-saxons,
  • rédaction et mises à jour des contrats type de licence.
  • recherche et conseil en droit des marques et rédaction de contrats de licence.
  • négociation de contrats d’événementiel (Nuit de la Glisse), droits dérivés.

 

Autres activités du service juridique :

  • traitement de dossiers précontentieux ou contentieux,
  • contrats télématique et Internet,
  • aspects juridiques relatifs à l’activité du département : droit à l’image, rapports avec les diffuseurs, relations avec les sociétés de gestion collective…
  • mise en place de la stratégie juridique face à l’arrivée de nouveaux médias (Video-on-demande, téléphonie)

[1] Source : https://fr.linkedin.com/in/jorge-gomes-parein-4b98212/fr

Intervention Nathalie Chouraqui – Kazachok

Saviez-vous que Georges Lucas a gagné plus d’argent avec sa licence Star Wars qu’avec ses films Star Wars ?

Nathalie Chouraqui

Propriétaire, Directrice Marketing et Communication de Kazachok

 

Nous avons eu la chance de recevoir Nathalie Chouraqui pour une journée consacrée aux licences.

Après 16 ans en tant que manager Marketing chez Mattel France, elle créé Kazachok en 2001, une agence dédiée au marché de la licence afin d’informer et de conseiller les professionnels. Elle rédige le Licensing Mag’, des guides et newsletters afin de tenir informés les professionnels et accompagner les nouveaux entrants en donnant des informations fiables et factuelles sur les licences avec des données du marché et des contacts. Elle s’occupe également d’organiser des évènements tels que le Kazachok Licensing Forum ou les Keynotes pour réunir les professionnels de la licence.

Nathalie Chouraqui manage cette agence depuis plus de 15 ans et est devenue une experte reconnue dans le domaine des licences et du marketing, sollicitée par de nombreux magazines afin de donner de précieuses informations et conseils.

Grâce à elle, nous avons eu une journée complète en commençant par une brève histoire des licences… Nathalie Chouraqui nous a ensuite montré l’importance des licences comme levier marketing en l’illustrant avec beaucoup d’exemples passés et actuels. Elle nous a également démontré qu’une bonne licence, si elle n’est pas réfléchie, cohérente et logique pour la marque, ne sera pas une solution miracle… En l’achetant pour espérer développer ses ventes, le licencié peut prendre un gros risque. Nous avons pu en apprendre plus sur les différents types de licences et cela nous a donné un très bon aperçu de ce marché qui touche beaucoup des sujets qui nous intéressent, à savoir : les jouets, les jeux vidéo, les films… Nous avons ensuite eu des éléments concernant l’aspect juridique, qui sont très importants pour comprendre ce marché et surtout le maîtriser.

Cette journée a été très enrichissante car elle nous a montré des éléments très concrets pour notre futur professionnel très proche. Nous avons aussi reçu de nombreux conseils tels que comment choisir une licence, les questions à se poser en fonction du type de licence, mais également comment les négocier. Nous avons ensuite eu la chance que Nathalie Chouraqui partage avec nous ses prévisions pour le futur des licences !

Par Mathilde Verron, étudiante en Master 2 MMPJ

Le processus de licensing, un levier de développement à l’international …

Vendredi 27 novembre 2015, le CEPE a accueilli Sébastien Fillion, Category Manager Chez Biplano, une des plus grandes agences de licence en Europe qui compte des bureaux à Barcelone, Madrid, Paris et Lisbonne. Au sein de l’équipe Biplano, Sébastien Fillion s’occupe plus particulièrement des secteurs du jouet et de l’édition.

D’entrée, il a évoqué les deux qualités qui selon lui permettent de réussir dans le domaine de la licence :  savoir s’exprimer et savoir vendre. Il a également souligné l’importance de bien maîtriser les langues étrangères dans un métier très international.

Après quelques mots sur son propre parcours et sur son entreprise, Sébastien Fillion nous a présenté la chaîne de la valeur de la licence en précisant qu’il est indispensable de bien connaître son fonctionnement pour travailler dans ce domaine.

Il a évoqué les différentes relations qui existent entre l’ayant-droit (le propriétaire de la licence), l’agent de licence et le licencié. Le rôle d’un agent de licence est de mettre en place la politique locale de licence pour le compte de l’ayant-droit. Nous avons étudié avec lui les différents aspects du « Deal-Mémo » contrat qui lie l’ayant-droit, l’agent de licence et le licencié. En fin d’intervention, il a expliqué quelques notions plus complexes et nous a donné des repères comme le taux de royauté qui est en moyenne entre 8 et 12 % selon le type de produits et le territoire d’exploitation de la licence.

Sébastien a utilisé plusieurs cas concrets comme Masha et Mischka, Hello Kitty ou encore Bob l’Eponge pour nous expliquer les principaux enjeux de l’internationalisation d’une licence.

Avant de conclure, Sébastien Fillion nous a lancé un défi : nous allons devoir imaginer une stratégie marketing pour permettre à une licence de réussir dans un nouveau pays. C’est pourquoi, nous l’accueillerons à nouveau prochainement et cette fois-ci, ce sera à nous de jouer pour lui présenter notre plan de développement !

Nous remercions Sébastien Fillion pour sa disponibilité et ses précieux conseils pour nous aider à affiner notre recherche de stages.

 

Article rédigé par Marvin MENOU, étudiant en « Master 2 Marketing Plurimédia et Consommation, parcours Management des Marques et Produits Jeunesse ».

 

Soutenances du Master 2 Management des Marques et Produits Jeunesse

Vendredi 25 SEPTEMBRE 2015, LES ÉTUDIANTS DU MASTER 2 MARKETING PLURIMÉDIA ET CONSOMMATION – PARCOURS Management des Marques et Produits jeunesse, ONT SOUTENU LEURS RAPPORTS DE STAGE DEVANT UN JURY COMPOSE D’ENSEIGNANTS,  DE PROFESSIONNELS et d’ELUS.

 

Jérôme Sourisseau et Christophe Bentz, respectivement Vice Président de la Commission de l’Enseignement Supérieur et Conseiller Technique rattaché au Cabinet du Président au Conseil Départemental de la Charente, Gilbert Pierre-Justin, Conseiller Municipal Délégué à l’Enseignement Supérieur, ont assisté aux soutenances du Master 2.

 

Stage de fin d’études obligatoire de 6 mois en Master 2 

Après avoir suivi les enseignements du Master 1ére année, les étudiants en Master 2 terminent leur année universitaire avec un stage de 6 mois en entreprise. Ce stage conduit souvent à une embauche.

 

Focus sur quelques soutenances

vtech-logoJuliette a fait son stage chez VTECH, société qui propose des jouets innovants, éducatifs et ludiques à l’attention de tous les parents soucieux du développement et de l’éveil de leur enfant, en qualité de d’assistante responsable développement de produits éducatifs. Ses missions consistaient au développement produit d’une partie du premier âge de la gamme Little Love et des Baby Phones. Juliette remercie toute l’équipe pédagogique du CEPE et les intervenants professionnels pour avoir assuré la partie théorique de sa formation. Egalement l’ensemble du personnel de la société VTECH pour son accueil sympathique et sa coopération professionnelle. Juliette est embauchée par la société en CDI à l’issue de son stage en tant que Responsable Développement de Produits Educatifs !

 

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Kévin a effectué son stage chez Walt Disney Company, entreprise de divertissement familial et de médias créée en 1923 par Walt Disney. C’est au département Marketing Digital que Kévin a évoluer en tant qu’assistant chef de produits jeux et marketing. Kévin remercie toute l’équipe de Disney pour leurs conseils avisés et leur bienveillance.

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Ubisoft au CEPE

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Cette année, le CEPE-IAE de Poitiers a la chance de travailler avec Ubisoft !

Antoine Bocage-Marchand et Amy Jenkins, respectivement DRH et Directrice du Développement à Ubisoft France, sont venus au CEPE, pour nous présenter un projet encore confidentiel auquel ils aimeraient nous associer…

 

 

Antoine et Amy ont pris le temps de nous présenter le marché des jeux vidéos, en France et dans le monde, ainsi que leur entreprise, avant d’entrer dans le vif du sujet et de nous faire découvrir le beau projet pour lequel nous allons travailler! Ils nous ont mis au courant des dernières évolutions du marché, ainsi que  de la stratégie adoptée par Ubisoft pour maintenir sa position de leader dans les années à venir.

Ubisoft est en effet le troisième éditeur mondial de jeux vidéos et s’est spécialisé dans la création de jeux « open-world ». Le succès de ses différentes franchises, Assassin’s Creed, Rayman, Far Cry ou encore les Lapins Crétins, l’a encouragé à se lancer dans un processus de diversification de ses activités. Comme le confiait le PDG, Yves Guillemot, Ubisoft amorce aujourd’hui une stratégie à 360°, à l’instar de celle mise en place par Disney. Films, parcs d’attraction, édition, séries télé: les marques développées par le groupe se déclinent sur tous les supports! Cette stratégie, qui est celle de toutes les grandes entreprises du divertissement aujourd’hui, rejoint parfaitement les préoccupations de notre master « Marketing Plurimédia et Consommation ». Grâce à notre double casquette gestion et sciences humaines, nous sommes en permanence informés des nouvelles tendances se développant sur le marché de la jeunesse, et c’est pour cela qu’Ubisoft nous a choisis!

Nous sommes très fiers de ce partenariat, et impatients de nous mettre au travail, car, comme nous le rappelait Antoine, chez Ubisoft, le jeu, c’est du sérieux!

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Article rédigé par Jeanne Balédent, étudiante en « Master 2 Marketing Plurimédia et Consommation – Parcours Management des Marques et Produits Jeunesse »