Master 2 Marketing, Vente – 2nde Session de recrutement 2019

Rejoignez le MASTER 2 MARKETING, VENTE, qui apporte une spécialité originale pour accéder aux métiers de la fonction marketing, dans l’univers des Marques et Produits Jeunesse, du Design, de la Communication et du Packaging.

♦ Formulaire de candidature en ligne : Inscription Master 2ème année – Marques et Produits Jeunesse

Candidatures : du 05 juillet au 23 août 2019 – Entretiens : 30 août 2019

♦ Formulaire de candidature en ligne : Inscription Master 2ème année – Design Communication et Packaging

Candidatures : du 05 juillet au 23 août 2019 – Entretiens : 30 août 2019

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Sandrine DA CONCEICAO : sandrine.da.conceicao@univ-poitiers.fr / 05 45 21 00 11

Tintin et Astérix au cinéma

Le jeudi 4 et vendredi 5 octobre ont eu lieu les 3ème rencontres nationales de la bande dessinée à Angoulême. Cette année, le thème était « Bande dessinée et cinéma : du dessin à l’écran ».

Lors de la conférence « Tintin et Astérix au cinéma », Gilles Colas a abordé les tenants et les aboutissants des adaptations de ces deux personnages cultes de la bande dessinée au cinéma.

En ce qui concerne Tintin, Hergé, son créateur s’est dès le début inspiré du cinéma comme par exemple dans « Tintin au Congo » où le jeune homme essaye de filmer des animaux avec sa caméra, savant mélange de documentaire et d’humour. De nombreux clins d’œil au 7ème art sont présents dans les albums de Tintin comme le singe dans l’Ile Noire (qui fait référence à King Kong) ou des allusions à Alfred Hitchcock.

Beaucoup d’adaptations de l’œuvre d’Hergé ont vu le jour que ce soit au cinéma (Philippe Lambard avec « Tintin au cinéma »), au théâtre avec des marionnettes et même des adaptations télévisées. Le film de Spielberg et Peter Jackson « Les aventures de Tintin : le secret de la licorne » développe l’esthétique inhabituelle avec un mélange de prise de vue réelle et de réalité augmentée. Cependant, le point le plus discutable reste la vulgarité présente dans le film, vulgarité quasi inexistante dans l’œuvre originale de Hergé qui peut s’expliquer par la volonté des scénaristes de toucher un public large.

Astérix est l’œuvre majeure de Goscinny, scénariste qui a également écrit Lucky Luke, Iznogoud ou le Petit Nicolas. Goscinny aimait faire des caricatures de personnes célèbres comme Alfred Hitchcock ou Wallace Beery. Le cinéma est également omniprésent dans ses œuvres comme par exemple dans « Le Petit Nicolas » où celui-ci adore aller voir des films de chevaliers, de mousquetaires ou même des westerns.

L’adaptation d’Astérix au cinéma révèle une certaine frénésie : un tous les deux ans depuis près de quatre décennies. Pourtant, tout n’a pas toujours été simple … Après avoir sorti « Astérix le Gaulois », Goscinny et Uderzo apprennent par hasard qu’un film est en préparation et allait quasiment sortir dans les cinémas sans leur accord. Malgré un succès considérable en salle, les auteurs ont interdit à la production de sortir les 2 autres films prévus. Goscinny a ainsi pu créer un peu plus tard les « Studios Idéfix » avec lesquels il a pu produire de nombreux films consacrés au héros gaulois.

L’introduction des effets spéciaux a permis aux réalisateurs de produire des films en prise de vue réelle. Avant cette technique, il était assez compliqué d’avoir un acteur difforme qui correspondait au graphisme de bande dessinée. De ce moment-là sont nés d’immenses succès comme Astérix et Mission Cléopâtre, quatrième film français de l’histoire.

De nos jours, les nouvelles générations découvrent les personnages en regardant les films au cinéma et ils liront ensuite les albums, comme ce fut le cas pour Astérix. Notons également le fait que ces personnages sont intergénérationnels et plaisent aux petits comme aux grands.

Une citation d’Alain Chabat témoigne du talent de Goscinny : « Adapter un Astérix ou un album de Goscinny, c’est vraiment un boulot de fainéant parce que tout est fait. »

Nous remercions Gilles Colas pour son intervention fort enrichissante sur cet univers foisonnant dont la dernière adaptation a été en 2018 Astérix et le secret de la potion magique !

Par Jérémy MASSONDE, Andrea AROSTEGUY & Maëlys FOUCHE, étudiants en M2 MPJ

De Buck Rogers à Barbarella : la science-fiction de la case à l’écran

En ce jeudi 4 et vendredi 5 octobre 2018, s’est tenu à la Cité la troisième édition des Rencontres nationales de la bande dessinée. Sous le titre bande dessinée et cinéma : du dessin à l’écran, l’édition 2018 est consacrée au phénomène des transpositions de bandes dessinées à l’écran.

Au cours de cette rencontre nous avons eu la chance d’assister à une intervention d’Harry Morgan, théoricien de la bande-dessinée, romancier et auteur de bande-dessinée français. Sous le thème « De Buck Rogers à Barbarella : la science-fiction de la case à l’écran », Harry Morgan nous explique les raisons pour laquelle il a choisi comme adaptation cinématographique les bandes dessinées de science-fiction Buck Rogers et Barbarella.

Tout d’abord, à l’instar de Buck Roger, Barbarella est une adaptation fidèle d’une bande dessinée. Mais, elles ont un point commun, c’est d’avoir reçu un accueil mitigé de la part des critiques. De plus, Harry Morgan souligne l’avantage de l’univers de science-fiction qui est un univers de pure imagination, il n’y a donc aucun risque de ressemblance accidentelle. Ainsi, par sa présentation Harry Morgan soulève plusieurs questions.

Quelles peuvent être les raisons de se détacher d’une bande-dessinée pour en faire une adaptation cinématographique ?

Buck Rogers in the 25th Century : un film produit par Glen A. Larson en 1979

Publié pour la première fois dans un journal le 7 janvier 1929 sous le nom de « Buck Rogers in the Year 2419 A.D », Buck Rogers est plongé dans un sommeil latent en 1929 après avoir inhalé des vapeurs d’une mine abandonnée.  Quand il se réveille 500 ans après, soit en 2419, il fait la connaissance de Wilma Deering qui lui apprend que l’Amérique est envahie par les Mongols. L’Amérique des années 20 qu’il a connu est devenue une Amérique vieillie de 500 ans mais qui bénéficie de 500 ans de progrès technologique avant notamment les premiers pistolet à rayon laser désintégrateur.

Pour son adaptation cinématographique, l’enjeu était de coller parfaitement au genre de science-fiction qui connaissait un succès retentissant depuis 1977 avec la sortie du film « Star Wars : La Guerre des Etoiles ». Buck Rogers ne se réveille pas 500 ans après en Amérique mais au milieu de l’espace où après un phénomène inattendu il se fait cryogéniser. Attendre 1979 est également une date clé puisqu’il s’agit de l’anniversaire des 50 ans de la première publication du comic strip. La production de cette adaptation cinématographique a privilégié des enjeux commerciaux, au détriment même de la nature de la bande dessinée originale.

Pourquoi la retranscription fidèle de la bande-dessinée Barbarella n’est pas synonyme de bonne adaptation cinématographique ?

Barbarella : un film produit par Roger Vadim en 1968

Créée en 1962 par Jean-Claude Forest et parue dans les pages du V Magasine, Barabarella raconte les aventures d’une terrienne en exil qui explore les planètes de la galaxie.

Le film ne pouvait pas être plus fidèle à la bande-dessinée. La ressemblance frappante entre les acteurs et les personnages, l’intrigue, les décors, le scénario, tous les éléments y sont.

Mais, est-ce que cela suffit pour que cela fonctionne ?

A sa sortie, le film a reçu un avis mitigé le qualifiant par la presse anglaise de camp. Associé souvent au terme kitch, camp est défini comme quelque chose de tellement mauvais, que la seule réponse que l’on puisse faire c’est d’en rire. Une des principales raisons de cette qualification est dû à la maladresse de la retranscription de la narration qui, chez Forest, est le détachement ironique. Ainsi, dans le film, le second degré mal maîtrisé et volontairement exagéré qui ne fait qu’accentuer l’effet d’auto-parodie et fait donc cette adaptation cinématographique un échec.

Harry Morgan nous montre la difficulté de créer avec les moyens du cinéma une narration qui produise le même effet que la bande-dessinée. Ainsi, adapter une œuvre fidèlement avec l’exemple de Barbarella ou s’en détacher avec Buck Roger ne garantit en rien une adaptation réussie.

On pourrait alors se demander s’il existe une méthode parfaite pour faire d’une bande-dessinée une bonne adaptation cinématographique ? Malheureusement, il n’en existe pas !

Cependant, Sin City, Largo Winch, The Avengers, Snowpiercer… Il existe des adaptations cinématographies de bande-dessinées qui ont reçu un avis très favorable et qui sont devenus LES références en matière d’adaptation cinématographique. Alors quelle meilleure idée que de demander à John Whedon -réalisateur de deux films qui font partie des dix plus gros succès commerciaux de l’histoire du cinéma : Avengers et Avengers : l’Ere d’Ultron- de dévoiler son secret !

“It’s capturing the essence of the comic and being true to what’s wonderful about it, while remembering that it’s a movie and not a comic.” Sa réponse, bien qu’apparente évidente, devrait être entendue par tous ceux qui se sont déjà confrontés à l’adaptation cinématographique de bande dessinées.

Par Yvanilde PANONT, étudiante en M2 MPJ

Un panel de stages variés pour les étudiants du Master Marques et Produits Jeunesse

Chaque année les étudiants du Master 2 Marques et Produits Jeunesse – CEPE –IAE de Poitiers partent en stage de fin d’année (3 mois en master 1 et 6 mois en master 2).

Le CEPE enseigne à ses étudiants les enjeux d’un marketing responsable envers la jeunesse. Du comportement de l’enfant utilisateur au e-marketing, en passant par la gestion de projets soumis par les entreprises partenaires, les étudiants sont amenés à réfléchir à la responsabilité des marques envers la jeunesse et à faire preuve de prudence pour choisir les meilleures modalités de valorisation de la marque qu’ils sont appelés à gérer.

C’est pourquoi la formation bénéficie d’une solide réputation auprès des employeurs. Les étudiants de master 2 se voient ouvrir les portes d’entreprises dans toute la France ou à l’étranger telles que Casterman, Le Parc Astérix, Hachette Comics, Brain Value, King Jouet, Smoby Toys, Nova Child, Hasbro France, Ubisoft, Groupe Royer, Groupe Savencia, Bubble BD, VTech Electronics Europe, Millimages, France Télévisions, Paymobil, pour leurs stages de pré insertion professionnelle de 6 mois.

Les missions de stage sont également riches et très variées telles que : assistant-e Trade Marketing, assistant-e Chargé-e d’études, assistant-e licences, produits dérivés et digital, assistant-e Chef de Produit, assistant-e Responsable développement produits éducatifs, assistant-e développement et animation de réseaux, Chef de Produit digital junior, Community Developer, assistant-e coordination packaging, Lancement d’une marque, Community Management, assistant-e Chef de Projet Packaging…

Les soutenances de stage de Master 2 auront lieu les fin septembre 2019. Elles sont publiques afin de permettre à la promotion entrante de découvrir les missions effectuées par les futurs diplômés.

8ème édition des Rencontres Nationales de la Bande Dessinée – Compte rendu n°2

Cette 8ème édition des Rencontres nationales de la bande dessinée avait pour objectif de discuter de la place de la bande dessinée à l’école. Au cours de cette 8ème édition, nous avons donc eu le plaisir d’assister à une intervention de Nicolas Rouvière, maître de conférences en langue et littérature, École supérieure du Professorat et de l’Éducation de Grenoble.

Sous la houlette du thème « Quelles formations pour les enseignants ? », il s’est attaché à présenter des perspectives de formation à la didactique de la bande dessinée pour la classe de littérature.

 

Les obstacles à l’insertion de la bande dessinée à l’école

 

Tout d’abord, Nicolas Rouvière nous a amenés à nous questionner sur les raisons de cette difficulté de la bande dessinée à intégrer le milieu de l’éducation nationale. Les raisons semblent être les suivantes :

  • Un volume horaire restreint. En formation initiale les volumes horaires sont très restrictifs et peu suffisants pour aborder la question de la bande dessinée de manière approfondie. Par conséquent, lorsque cette question est abordée, c’est plus d’une façon instrumentale : étude de la bande dessinée du point de vue de l’adaptation (en tant que marchepied pour accéder à l’œuvre littéraire d’origine) par exemple.

La bande dessinée est donc souvent abordée de manière ponctuelle, marginale et instrumentale.

  • Des programmes scolaires changeants. Le domaine de l’éducation est souvent soumis à des modifications, en particulier les programmes scolaires, ce qui n’aide pas à développer le champ de la bande dessinée dans la formation des enseignants.
  • Une maîtrise toute relative de la bande dessinée. De nombreux enseignants sont réticent quant à l’usage de la bande dessinée, tout simplement parce qu’ils n’en maîtrisent pas les codes. Ajoutez à cela la méfiance des parents envers ce médium « trop amusant pour être réellement pédagogique » et vous vous retrouvez avec un obstacle de plus.

Et même lorsque les codes du langage de la bande dessinée sont maîtrisés, quelle didactique appliquer ?

 

Quelques écueils liés aux pratiques enseignantes

 

Ainsi, lorsque la bande dessinée est utilisée, par exemple dans le cadre d’un cours de littérature, ce n’est pas pour sa richesse propre. Les enseignants, souvent peu à l’aise avec le médium, l’utilisent comme support pour initier à la lecture. La double lecture texte/image caractéristique de la bande dessinée est donc ignorée au profit du seul texte.

Une deuxième pratique peu efficace consiste à faire une approche technique du langage de la bande dessinée. On va donc étudier une planche de bande dessinée, sans s’intéresser à l’œuvre dans son ensemble, comme prétexte pour apprendre du vocabulaire relatif au monde de la bande dessinée.

 

Propositions pour une didactique de la bande dessinée en classe de littérature

 

Après ce tour d’horizon des freins à l’insertion de la bande dessinée à part entière dans l’éducation nationale, Nicolas Rouvière nous a présenté quelques didactiques possibles de la bande dessinée en classe de littérature.

  • Première possibilité, l’acculturation : Approche de la bande dessinée comme objet culturel

Il ne faut pas réduire la bande dessinée à un genre. C’est un médium, une forme d’expression multimodale qui recouvre une grande pluralité de genres. Il faut donc ouvrir l’horizon des élèves par le biais de manifestations autour de la bande dessinée, de rondes de livres (qui consistent à mutualiser les lectures, les comparer, les échanger) …

  • Seconde possibilité : Étude de récits complets et d’œuvres intégrales

Pour Nicolas Rouvière, l’une des premières pistes réelles pour une didactique de la bande dessinée serait d’étudier des œuvres intégrales. Ainsi, il ne faudrait pas se contenter de l’analyse d’une planche pour apprendre les codes de la bande dessinée, mais plutôt étudier une bande dessinée dans son ensemble, comme on le ferait avec un roman. La bande dessinée se prête, en effet, particulièrement à la dissociation des composantes textuelles, iconiques et plastiques…

 

 

Les bénéfices de la bande dessinée en classe de littérature

 

Une fois les obstacles écartés et des pistes suggérées, comment convaincre des bénéfices de la bande dessinée ?

Révéler les capacités narratives des élèves

L’intervenant nous a présenté le dispositif de l’écriture post-it. Le principe est simple, les élèves doivent écrire une histoire en écrivant une seule action par post-it. Ensuite, avec des post-it d’une autre couleur, ils reviennent sur ces actions et y ajoutent plus de détails et ainsi de suite. L’intérêt de la méthode n’est pas de construire un récit complet, mais de stimuler l’inventivité narrative des élèves.

En effet, ce dispositif permet de révéler les capacités narratives d’élèves qui sont habituellement en difficulté lorsqu’il s’agit de productions narratives « classiques » (rédactions, écritures d’invention…). A contrario, certains élèves très bons du point de vue des dîtes productions dites « classiques », éprouvent parfois des difficultés lorsqu’il s’agit du passage à l’image.

Adapter un récit en bande-dessinée : une méthode intéressante mais à revoir

Pour Nicolas Rouvière, en ce qui concerne les adaptations d’œuvres littéraires en bande-dessinée, le fait d’utiliser la bande-dessinée comme marchepied pour aller vers l’œuvre source est assez peu intéressant. Encore une fois, selon lui, il vaudrait mieux considérer la bande-dessinée dans son intégralité, sur un pied d’égalité avec l’œuvre source.

Suite à une expérience en classe de seconde, il nous a présenté quelques observations en découlant :

  • On observe une forte motivation des élèves lorsqu’il s’agit de la phase scénaristique (le moment où il faut transformer le texte de l’œuvre originale pour l’adapter au support de la bande-dessinée), mais une perte d’intérêt lorsqu’il s’agit de la mise en images.
  • S’il y a un vrai gain pour la compréhension du récit, le bénéfice pour la lecture du texte littéraire source reste limité. Le texte est instrumentalisé, les adaptateurs (ici les élèves) se servent du texte source uniquement comme un réservoir dans lequel ils puisent les idées et les phrases qui les intéressent.

En conclusion, pour Nicolas Rouvière, la bande-dessinée devrait être étudiée comme une œuvre à part entière, au même titre qu’un roman. Se servir d’elle comme d’un tremplin pour accéder à la lecture « traditionnelle » n’a que peu d’utilité, mais elle permet de révéler et de polir les talents narratifs des élèves, tout en leur apprenant un autre type de lecture : une lecture qui jongle entre texte et images.

Compte rendu réalisé par Maïa Hervé, étudiante en Master 2 MMPJ

8ème édition des Rencontres Nationales de la Bande Dessinée – Compte rendu n°1

Retour sur ces deux jours et focus sur la table ronde du vendredi 6 octobre 2017 – 17h15 ‘’À l’étranger‘’

Du 5 au 6 octobre 2017 se tenaient à Angoulême les Rencontres Nationales de la Bande Dessinée, rassemblant professionnels du milieu de l’édition, auteurs et dessinateurs, académiciens, étudiants passionnés et autres néophytes curieux.

Au fil des jours et des conférences, un fois de plus Angoulême a su justifier son titre de capitale internationale de la bande dessinée. C’est au travers de plusieurs interventions et de différents angles d’approche que les auditeurs ont pu durant ces deux jours prendre conscience de l’impact de la bande dessinée dans de nombreux domaines tels que l’art, l’éducation ou encore les sciences humaines ainsi que de son caractère fédérateur.

Du processus d’artification de la bande dessinée appuyé par les théories sociologiques de Nathalie HEINICH jusqu’à sa valorisation au sein de l’éducation artistique et culturelle, il est aujourd’hui impossible de reléguer la bande dessinée au rang de simple activité de divertissement, puisque l’ensemble des conférenciers nous a prouvé qu’elle est désormais reconnue comme un réel instrument d’éducation et qu’elle est devenue une véritable forme d’art.

Focus sur la dernière table ronde du vendredi, ‘’À l’étranger ‘’, encadrée par Jean-Philippe MARTIN, où une fois de plus le rôle de la bande dessinée dans l’apprentissage était à l’honneur. Menée par Jean-Pierre MERCIER (Conseiller Scientifique de la Cité de la bande dessinée), par Edmond BAUDOIN (auteur et ancien professeur de bande dessinée), Ingeborg RABENSTEIN-MICHEL (spécialiste de la bande dessinée) et par Anouchka De OLIVEIRA (chargée de projets au département langue française, livre et savoirs de l’Institut Français), cette conférence nous a éclairé sur la portée éducative de la bande dessinée, et ce au travers d’exemples concrets.

L’intérêt éducatif de la bande dessinée n’est plus à prouver, les conférences précédentes l’ont bien démontré. Mais pour étayer ceci, la dernière table ronde des Rencontres nous invite à élargir notre horizon et prend appuie sur des exemples concrets d’utilisation de la bande dessinée dans l’éducation non plus en France mais dans le monde entier.

C’est Jean-Pierre MERCIER qui ouvre le débat et rappelle que depuis déjà plusieurs décennies, les Etats-Unis utilisent la vulgarisation des grands classiques de la littérature (surtout occidentale) pour les transposer dans l’univers de la bande dessinée, dite ‘’comics‘’ dans la culture américaine. Cette vulgarisation, permet selon lui un accès au plus grand nombre à la culture.

Plus loin que la simple vulgarisation de la littérature, la bande dessinée sait revêtir un aspect militant et éducatif, et devient alors un réel outil, vecteur d’apprentissage, appelé aux Etats-Unis les ‘’ Edu-comics ‘’. La largeur des thèmes abordés par les bandes dessinées aux Etats-Unis s’étend même jusqu’à l’Histoire. Et d’expérience, Jean-Pierre MERCIER nous affirme qu’une bande dessinée, qui par sa nature reste un support cours et qui se doit synthétique, peut tout à fait si cela est correctement orchestré, transmettre un savoir correct et fidèle à la vérité au même titre qu’un livre d’histoire.

Il souligne alors le pouvoir de la bande dessinée à convaincre, en rappelant que ce support a su se transformer aux Etats-Unis en véritable outil de communication pour enrôler de nouvelles recrues, grâce aux manuels de maintenance de matériel militaire réalisé pour l’armée américaine.

Il définit alors pour finir la bande dessinée comme un média à la croisée du militantisme, de l’éducation et de l’art.

C’est ici qu’intervient Ingeborg RAVENSTEIN-MICHEL, qui rebondit sur les limites du caractère militant et communicant de la bande dessinée. En prenant exemple d’une série de 14 bandes dessinées commandées et diffusées il y a peu par l’Union Européenne elle-même, elle nous met en garde. Utilisant le terme de ‘’Media Séducteur ‘’, elle rappelle que si la bande dessinée peut effectivement devenir un outil de communication, il est bon de respecter une certaine éthique et une justesse dans les informations transmises aux lecteurs.

Cette série de bandes dessinées proposées par L’UE, abordant des sujets sérieux, d’actualité, avaient finalement pour but d’accroitre le nombre de militants et de volontaires désireux de s’engager pour des causes humanitaires. Cependant, derrière l’apparence divertissante de la bande dessinée, les sujets abordés (de la famine en Afrique aux guerres au Moyen-Orient) manquaient de réalisme dans les graphismes et minimisaient les risques, ce qui pouvaient biaiser l’appréciation des futurs militants. Ceci amenant la bande dessinée dite communicante, à la limite de la propagande.

Lorsqu’Anouchka De OLIVEIRA prend la parole, c’est pour montrer le fort potentiel éducatif de la bande dessinée. Après une rapide présentation du Département langue Française, livre et savoir de l’Institut Français, elle en explique les missions ; rendre le français attractif pour les jeunes générations et développer, dans cette optique, des dispositifs de formation et d’apprentissage innovants. À ce titre, elle nous présente une application foncièrement novatrice pour l’enseignement des langues et développée par l’Institut Français, LingoZING. Grâce à cette application il est possible d’améliorer son niveau de langue (en français, espagnol, portugais et anglais pour l’instant) au travers de la bande dessinée, en enrichissant son vocabulaire par la lecture et en corrigeant et/ou améliorant sa prononciation.

Il s’agit finalement ici de détourner la ‘’contrainte‘’ que représente un apprentissage traditionnel et de le transposer vers un média que les jeunes générations affectionnent plus particulièrement. C’est bien là que l’on a une preuve réelle (aux vues du succès de cette application) que la bande dessinée, si elle est certes un divertissement, peut devenir un véritable outil d’éducation. Pour conclure, Anouchka DE OLIVEIRA nous rappelle à juste titre que plaisir et éducation ne doivent être dissociés ; car en effet, lorsqu’on prend du plaisir à apprendre, on apprend par plaisir et non plus par obligation.

C’est Edmond BAUDOIN qui clôt cette table ronde et qui, pressé par le temps, nous propose rapidement son point de vue sur l’intérêt d’un système éducatif alternatif, entre deux anecdotes sur son expérience de professeur en bande dessinée au Québec. D’une certaine manière, son propos rejoint les allégations d’Anouchka De OLIVEIRA et affirme que de par son expérience, il est nécessaire de se diriger vers un système, vers des moyens d’enseigner aux jeunes générations qui soient alternatifs et innovant par rapport aux méthodes d’enseignement plus classiques.

Le mot de la fin pour Pierre LUNGHERETTI, directeur général de la Cité Internationale de la Bande Dessinée, qui clôt ces deux jours de rencontres par une synthèse des informations transmises tout au long des conférences.

La bande dessinée est aujourd’hui reconnue comme un art et un vecteur efficace de transmission des savoirs. Preuve en est la présence des Ministres de la Culture et de L’Éducation Nationale, (Françoise NYSSEN et Jean-Michel BLANQUET) lors d’une allocution du jeudi, qui annoncent le soutient de l’état pour la création de projets autour de l’enseignement dans le milieu de la bande dessinée, par la mise à disposition future de ressources financières. Pierre LUNGHERETTI réussit finalement à résumer en une phrase ce qui aura été le leitmotiv de ces deux jours :

‘’ Tout en étant un art, la bande dessinée sait se prêter à des usages pédagogiques ‘’.

 

Mais maintenant apparaissent des enjeux pour l’avenir de l’industrie de la bande dessinée, comme le besoin d’un élargissement du lectorat et de la formation d’enseignants dans ce secteur en pleine évolution, ces enjeux soulevant une interrogation plus globale ;

Quel avenir de l’éducation artistique pour la bande dessinée ?

 

Compte rendu réalisé par Clayton Thibeaud, étudiant en Master 2 MMPJ

 

Réunion des Anciens du CEPE à Paris : le 19 avril 2017 au Salon Kazachok des métiers de la licence

Comme l’année dernière, nous vous attendons au Salon Kazachok pour la réunion des « Anciens du CEPE ».

Le Kazachok Licensing Forum, c’est 2 jours pour rencontrer les représentants de droits des marques, suivre les tendances, participer à des Pitchs et aussi participer à des conférences !

Mercredi 19 avril 2017 à 17h30, tous les anciens du CEPE sont invités à networker et partager autour d’un verre l’expérience professionnelle d’anciens élèves du CEPE.

Ce moment d’échange entre diplômés qui ne se sont pas connus au CEPE est fort apprécié et permet aux anciens de parrainer les étudiants actuels qui construisent leurs projets professionnels en leur apportant des astuces,  des infos, des contacts, un soutien…

L’équipe Kazachok offre l’accès GRATUIT au Forum pour tous les étudiants (actuels et anciens)  du CEPE de l’IAE Poitiers, il suffit de renseigner le champs « Code promo » avec le code CEPE_KLF17 dans le formulaire en ligne : http://forumlicence.kazachok.com/index.php?page=BonDeCommande

infos complémentaires : daconceicao@poitiers.iae-france.fr

Le CEPE au Festival du Film Francophone d’Angoulême

Crée en 2008 à l’initiative de Marie-France Brière et Dominique Besnehard, le Festival du Film Francophone d’Angoulême est un festival international qui résonne dans le monde entier. Chaque année 10 films sont sélectionnés pour tenter de remporter les précieux Valois.

En 2015 pour la 7ème édition ce ne sont pas moins de 25 000 spectateurs qui se sont réunis pour visionner les films. En 2016, 35 000 personnes sont venues assistés à un festival d’une très grande qualité. Et de nombreuses stars étaient présentes cette année comme Lambert Wilson, Sophie Marceau, Julie Gayet, Romain Duris ou encore Michel Blanc.

En compagnie du jury professionnel constitué de personnalité comme Virginie Efira, se tenait un jury étudiant composé d’un élève de chaque école de l’image :

  • Cynthia Calvi – EMCA, Ecole des Métiers du cinéma d’Animation
  • Alice Sarraustre – EESI, Ecole Européenne Supérieure de l’image
  • Florent Chardevel –  CNAM/ENJMIN, Ecole Nationale du jeu et des Médias Interactifs Numériques
  • Vivienne Chim – L’Atelier, école de cinéma d’animation
  • Victor Chassel – Institut Universitaire de technologie d’Angoulême
  • Tristan Groult – LISA, Lycée de l’Image et du Son d’Angoulême
  • Hugo Philippon – CREADOC, Filière documentaire de Création
  • Salvatore Vennettilli – CEPE, Centre Européen des Produits de l’Enfant
  • Thomas Saulnier – HUMAN ACADEMY, Formation au Manga, à l’animé et au jeu vidéo

Ce jury était présidé par Anne Richard, actrice principale dans la série Boulevard du Palais depuis 15 ans. Les dix films en compétition étaient les suivants :

  • « Cigarettes et Chocolat Chaud » de Sophie Reine
  • « Voir du Pays » de Delphine et Muriel Coulin
  • « Souvenir » de Bravo Defurne
  • « Noces » de Sophie Reine
  • « Hédi » de Mohamed Ben Attia
  • « Les mauvaises herbes » de Louis Bélanger
  • « Wulu » de Daouda Coulibaly
  • « 1 : 54 » de Yan England
  • « Ma vie de Courgette » de Claude Barras
  • « Mercenaire » de Sacha Wolff

Chacun de ces films étaient d’une grande qualité mais il n’a pas été difficile d’en sélectionner un pour remettre le Valois Magelis. Celui qui nous a le plus touché et qui a marqué nos esprits est un film québécois, «1 : 54 » de Yan England. Le film aborde plusieurs sujets notamment l’intimidation à l’école et l’homosexualité. En plus de sa réalisation et d’un scénario originale, nous avons choisi ce film pour son message. C’est un film qui doit être vu par la jeunesse, mais aussi par les parents pour faire prendre conscience des conséquences que peuvent avoir les brimades et l’intimidation à l’intérieur comme à l’extérieur de l’école.

J’ai été très heureux et honoré de participer à ce festival en tant que membre du Jury. L’équipe du festival et de Magelis qui s’est occupé de nous a été formidable. J’ai pu découvrir un monde auquel nous n’avons que rarement accès et être un privilégié pendant toute une semaine. Les rencontres avec les acteurs et les réalisateurs ont été des moments très forts qui resteront longtemps gravé dans ma mémoire. J’ai aussi profiter d’une cuvée de film exceptionnel et fait de très belles rencontres au sein du jury. Même si la semaine n’a pas été de tout repos, le jeu en valait largement la chandelle et j’espère que les étudiants qui seront Jury en 2017 vivront des moments aussi inoubliables que ceux que j’ai vécu.

Par Salvatore Vennettilli, étudiant en Master 2 MMPJ

 

Intervention de Vincent Berry

Vincent Berry est maître de conférences en sciences de l’éducation à l’université Paris 13 et membre de l’équipe de recherche « Loisirs, jeu et objets culturels de l’enfance » au sein du laboratoire EXPERICE. Il est enseignant-chercheur au master « Sciences du jeu », ses travaux portent sur l’analyse du jeu (vidéo), des (nouveaux) médias et des produits culturels de masse en s’attachant plus particulièrement à comprendre la place qu’occupent aujourd’hui les loisirs dans la vie sociale et leurs effets en termes d’apprentissage(s).

Au sein de son analyse du jeu (vidéo), il s’intéresse plus particulièrement au développement le plus récent de ce secteur : les mondes virtuels et les jeux en ligne sur Internet. Sa thèse analyse ainsi la pratique des jeux de rôles en ligne massivement multi-joueurs, tels que World of Warcraft, dans une approche ethnographique et sociologique, analysant les industries, les publics, les usages et l’impact des mondes virtuels dans l’espace social, familial, culturel des joueurs.

 

Axes de recherche :

  • Jeux vidéo et loisirs : usages, pratiques et industries du jeu
  • Internet : analyse des pratiques et des communautés virtuelles
  • Théories de l’apprentissage situé et des communautés de pratiques
  • Théories du jeu

Il est l’auteur d’une enquête sociologique sur la pratique des MMORPG, publiée en 2012 aux Presses Universitaire de Rennes : L’expérience Virtuelle : jouer, vivre, apprendre dans un jeu vidéo.

« En s’affranchissant d’un certain nombre de paniques morales au profil d’une analyse empirique des pratiques, cet ouvrage propose une ethnographie des mondes virtuels et des habitants qui fréquentent ces jeux vidéo. Il analyse la notion d’expérience virtuelle entendue comme ce que ces mondes numériques « font et font » à leurs habitants, comment ils sont vécus, quelles significations ils produisent, quels savoirs et compétences ils mobilisent. La relation entre jeu et apprentissages informels est ainsi interrogée. »

 

Principales publications

– Berry Vincent, L’expérience virtuelle : jouer, vivre, apprendre dans un jeu vidéo, Rennes : Presses Universitaires de Rennes, 2012

– Berry Vincent, « Sociologies des MMORPG et profils de joueurs : pour une théorie sociale de l’activité (vidéo) ludique », Revue des Sciences Sociales, n°45, 2011

– Berry Vincent, « Du jouet au jeu vidéo et réciproquement », in Dorothée Charles et Bruno Girveau, Paris, éditions de la RMN-Grand Palais, 2011

– Berry Vincent, « Loisirs numériques et communautés virtuelles : des espaces d’apprentissage ? », in Brougère Gilles, Ulmann Anne-Lise (dir.), Apprendre de la vie quotidienne, Paris : Presses Universitaires de France, 2009, pp. 143-153.

– Berry Vincent (dir.), « Les communautés de pratiques », Pratiques de formation : Analyses, n°54, mai 2008

Sources :

http://www.observatoire-omic.org/fr/aut/46/vincent-berry.html

http://ichsl7.paragraphe.info/vincent-berry

https://experice.univ-paris13.fr/membres/enseignants-chercheurs/vincent-berry/

 

Par Anaël Maublanc, étudiante en Master 2 MMPJ

Assemblée générale Nova CHILD 2016

NOVA CHILD    

 

Edgar GROSPIRON à l’Assemblée  Générale 2016 de Nova CHILD EDGAR GROSPIRON

Dans le cadre de l’Assemblée générale annuelle de ses adhérents, Nova CHILD, Cluster et réseau transversal fédérant Entreprises, Recherche et Formation en faveur de l’innovation pour le Bien-être des Enfants, a accueilli le lundi 13 juin 2016 de 18H00 à 20H30 , à L’Autre Usine à Cholet, Edgar GROSPIRON, double champion du monde et champion olympique de ski de bosses.

Le champion a animé une conférence sur le thème: «Valeurs du sport, valeurs d’entrée des enfants dans la société», un discours passionnant et plein de bon sens durant lequel il est revenu sur son parcours depuis ces premières bosses enfant jusqu’à celles qui l’ont sacré champion mondiale et olympique.

Ce que l’on retient de cette intervention c’est qu’Edgar Grospiron est fainéant et il l’assume ! Selon lui la performance c’est : « de faire un minimum d’efforts pour un maximum de résultat ». Etonnant de la part d’un champion du monde !  Mais à y regarder de plus près, on comprend vite qu’il s’agit d’une stratégie bien ficelée, guidée par un leitmotiv : « chaque obstacle est une opportunité« .

La bonne stratégie pour Edgar Grospiron est  de sélectionner ses projets d’abord par la motivation : Il faut se lever pour réaliser un grand rêve et ne pas se laisser prendre dans l’ordinaire de la vie. Puis par la passion : En effet, il faut être passionné pour s’entraîner 7h55min par jour pour 5min de plaisir (la descente des bosses), 10 ans de travail pour 5min de podium ! … Et enfin la bonne stratégie passe aussi par la valorisation de ses forces : Il ne s’agit pas de réduire les contraintes mais de les transformer, de s’appuyer sur ses point forts au lieu de s’acharner à gommer ses faiblesses « Plus je skiais vite,  moins on voyait mes fautes techniques« ,  assène-t-il ainsi.

 La conférence a été suivie d’une table ronde avec le témoignage des industriels suivant :

NICOLAS SAVINAUD

Nicolas SAVINAUD Co-fondateur de l’Autre Usine et ancien footballeur professionnel

 

REGIS COUTANT

Régis COUTANT Endocrinologie Diabétologie Pédiatrique CHU Angers

 

DAVID SOULARD

David SOULARD Directeur Général GAUTIER

 

PASCAL PASQUIER

Pascal PASQUIER PDG BRIOCHE PASQUIER

 

Pour plus d’infos http://www.novachild.eu/

 

Par Sofia MESTARI Doctorante au CEPE

 

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