8ème édition des Rencontres Nationales de la Bande Dessinée – Compte rendu n°2

Cette 8ème édition des Rencontres nationales de la bande dessinée avait pour objectif de discuter de la place de la bande dessinée à l’école. Au cours de cette 8ème édition, nous avons donc eu le plaisir d’assister à une intervention de Nicolas Rouvière, maître de conférences en langue et littérature, École supérieure du Professorat et de l’Éducation de Grenoble.

Sous la houlette du thème « Quelles formations pour les enseignants ? », il s’est attaché à présenter des perspectives de formation à la didactique de la bande dessinée pour la classe de littérature.

 

Les obstacles à l’insertion de la bande dessinée à l’école

 

Tout d’abord, Nicolas Rouvière nous a amenés à nous questionner sur les raisons de cette difficulté de la bande dessinée à intégrer le milieu de l’éducation nationale. Les raisons semblent être les suivantes :

  • Un volume horaire restreint. En formation initiale les volumes horaires sont très restrictifs et peu suffisants pour aborder la question de la bande dessinée de manière approfondie. Par conséquent, lorsque cette question est abordée, c’est plus d’une façon instrumentale : étude de la bande dessinée du point de vue de l’adaptation (en tant que marchepied pour accéder à l’œuvre littéraire d’origine) par exemple.

La bande dessinée est donc souvent abordée de manière ponctuelle, marginale et instrumentale.

  • Des programmes scolaires changeants. Le domaine de l’éducation est souvent soumis à des modifications, en particulier les programmes scolaires, ce qui n’aide pas à développer le champ de la bande dessinée dans la formation des enseignants.
  • Une maîtrise toute relative de la bande dessinée. De nombreux enseignants sont réticent quant à l’usage de la bande dessinée, tout simplement parce qu’ils n’en maîtrisent pas les codes. Ajoutez à cela la méfiance des parents envers ce médium « trop amusant pour être réellement pédagogique » et vous vous retrouvez avec un obstacle de plus.

Et même lorsque les codes du langage de la bande dessinée sont maîtrisés, quelle didactique appliquer ?

 

Quelques écueils liés aux pratiques enseignantes

 

Ainsi, lorsque la bande dessinée est utilisée, par exemple dans le cadre d’un cours de littérature, ce n’est pas pour sa richesse propre. Les enseignants, souvent peu à l’aise avec le médium, l’utilisent comme support pour initier à la lecture. La double lecture texte/image caractéristique de la bande dessinée est donc ignorée au profit du seul texte.

Une deuxième pratique peu efficace consiste à faire une approche technique du langage de la bande dessinée. On va donc étudier une planche de bande dessinée, sans s’intéresser à l’œuvre dans son ensemble, comme prétexte pour apprendre du vocabulaire relatif au monde de la bande dessinée.

 

Propositions pour une didactique de la bande dessinée en classe de littérature

 

Après ce tour d’horizon des freins à l’insertion de la bande dessinée à part entière dans l’éducation nationale, Nicolas Rouvière nous a présenté quelques didactiques possibles de la bande dessinée en classe de littérature.

  • Première possibilité, l’acculturation : Approche de la bande dessinée comme objet culturel

Il ne faut pas réduire la bande dessinée à un genre. C’est un médium, une forme d’expression multimodale qui recouvre une grande pluralité de genres. Il faut donc ouvrir l’horizon des élèves par le biais de manifestations autour de la bande dessinée, de rondes de livres (qui consistent à mutualiser les lectures, les comparer, les échanger) …

  • Seconde possibilité : Étude de récits complets et d’œuvres intégrales

Pour Nicolas Rouvière, l’une des premières pistes réelles pour une didactique de la bande dessinée serait d’étudier des œuvres intégrales. Ainsi, il ne faudrait pas se contenter de l’analyse d’une planche pour apprendre les codes de la bande dessinée, mais plutôt étudier une bande dessinée dans son ensemble, comme on le ferait avec un roman. La bande dessinée se prête, en effet, particulièrement à la dissociation des composantes textuelles, iconiques et plastiques…

 

 

Les bénéfices de la bande dessinée en classe de littérature

 

Une fois les obstacles écartés et des pistes suggérées, comment convaincre des bénéfices de la bande dessinée ?

Révéler les capacités narratives des élèves

L’intervenant nous a présenté le dispositif de l’écriture post-it. Le principe est simple, les élèves doivent écrire une histoire en écrivant une seule action par post-it. Ensuite, avec des post-it d’une autre couleur, ils reviennent sur ces actions et y ajoutent plus de détails et ainsi de suite. L’intérêt de la méthode n’est pas de construire un récit complet, mais de stimuler l’inventivité narrative des élèves.

En effet, ce dispositif permet de révéler les capacités narratives d’élèves qui sont habituellement en difficulté lorsqu’il s’agit de productions narratives « classiques » (rédactions, écritures d’invention…). A contrario, certains élèves très bons du point de vue des dîtes productions dites « classiques », éprouvent parfois des difficultés lorsqu’il s’agit du passage à l’image.

Adapter un récit en bande-dessinée : une méthode intéressante mais à revoir

Pour Nicolas Rouvière, en ce qui concerne les adaptations d’œuvres littéraires en bande-dessinée, le fait d’utiliser la bande-dessinée comme marchepied pour aller vers l’œuvre source est assez peu intéressant. Encore une fois, selon lui, il vaudrait mieux considérer la bande-dessinée dans son intégralité, sur un pied d’égalité avec l’œuvre source.

Suite à une expérience en classe de seconde, il nous a présenté quelques observations en découlant :

  • On observe une forte motivation des élèves lorsqu’il s’agit de la phase scénaristique (le moment où il faut transformer le texte de l’œuvre originale pour l’adapter au support de la bande-dessinée), mais une perte d’intérêt lorsqu’il s’agit de la mise en images.
  • S’il y a un vrai gain pour la compréhension du récit, le bénéfice pour la lecture du texte littéraire source reste limité. Le texte est instrumentalisé, les adaptateurs (ici les élèves) se servent du texte source uniquement comme un réservoir dans lequel ils puisent les idées et les phrases qui les intéressent.

En conclusion, pour Nicolas Rouvière, la bande-dessinée devrait être étudiée comme une œuvre à part entière, au même titre qu’un roman. Se servir d’elle comme d’un tremplin pour accéder à la lecture « traditionnelle » n’a que peu d’utilité, mais elle permet de révéler et de polir les talents narratifs des élèves, tout en leur apprenant un autre type de lecture : une lecture qui jongle entre texte et images.

Compte rendu réalisé par Maïa Hervé, étudiante en Master 2 MMPJ

8ème édition des Rencontres Nationales de la Bande Dessinée – Compte rendu n°1

Retour sur ces deux jours et focus sur la table ronde du vendredi 6 octobre 2017 – 17h15 ‘’À l’étranger‘’

Du 5 au 6 octobre 2017 se tenaient à Angoulême les Rencontres Nationales de la Bande Dessinée, rassemblant professionnels du milieu de l’édition, auteurs et dessinateurs, académiciens, étudiants passionnés et autres néophytes curieux.

Au fil des jours et des conférences, un fois de plus Angoulême a su justifier son titre de capitale internationale de la bande dessinée. C’est au travers de plusieurs interventions et de différents angles d’approche que les auditeurs ont pu durant ces deux jours prendre conscience de l’impact de la bande dessinée dans de nombreux domaines tels que l’art, l’éducation ou encore les sciences humaines ainsi que de son caractère fédérateur.

Du processus d’artification de la bande dessinée appuyé par les théories sociologiques de Nathalie HEINICH jusqu’à sa valorisation au sein de l’éducation artistique et culturelle, il est aujourd’hui impossible de reléguer la bande dessinée au rang de simple activité de divertissement, puisque l’ensemble des conférenciers nous a prouvé qu’elle est désormais reconnue comme un réel instrument d’éducation et qu’elle est devenue une véritable forme d’art.

Focus sur la dernière table ronde du vendredi, ‘’À l’étranger ‘’, encadrée par Jean-Philippe MARTIN, où une fois de plus le rôle de la bande dessinée dans l’apprentissage était à l’honneur. Menée par Jean-Pierre MERCIER (Conseiller Scientifique de la Cité de la bande dessinée), par Edmond BAUDOIN (auteur et ancien professeur de bande dessinée), Ingeborg RABENSTEIN-MICHEL (spécialiste de la bande dessinée) et par Anouchka De OLIVEIRA (chargée de projets au département langue française, livre et savoirs de l’Institut Français), cette conférence nous a éclairé sur la portée éducative de la bande dessinée, et ce au travers d’exemples concrets.

L’intérêt éducatif de la bande dessinée n’est plus à prouver, les conférences précédentes l’ont bien démontré. Mais pour étayer ceci, la dernière table ronde des Rencontres nous invite à élargir notre horizon et prend appuie sur des exemples concrets d’utilisation de la bande dessinée dans l’éducation non plus en France mais dans le monde entier.

C’est Jean-Pierre MERCIER qui ouvre le débat et rappelle que depuis déjà plusieurs décennies, les Etats-Unis utilisent la vulgarisation des grands classiques de la littérature (surtout occidentale) pour les transposer dans l’univers de la bande dessinée, dite ‘’comics‘’ dans la culture américaine. Cette vulgarisation, permet selon lui un accès au plus grand nombre à la culture.

Plus loin que la simple vulgarisation de la littérature, la bande dessinée sait revêtir un aspect militant et éducatif, et devient alors un réel outil, vecteur d’apprentissage, appelé aux Etats-Unis les ‘’ Edu-comics ‘’. La largeur des thèmes abordés par les bandes dessinées aux Etats-Unis s’étend même jusqu’à l’Histoire. Et d’expérience, Jean-Pierre MERCIER nous affirme qu’une bande dessinée, qui par sa nature reste un support cours et qui se doit synthétique, peut tout à fait si cela est correctement orchestré, transmettre un savoir correct et fidèle à la vérité au même titre qu’un livre d’histoire.

Il souligne alors le pouvoir de la bande dessinée à convaincre, en rappelant que ce support a su se transformer aux Etats-Unis en véritable outil de communication pour enrôler de nouvelles recrues, grâce aux manuels de maintenance de matériel militaire réalisé pour l’armée américaine.

Il définit alors pour finir la bande dessinée comme un média à la croisée du militantisme, de l’éducation et de l’art.

C’est ici qu’intervient Ingeborg RAVENSTEIN-MICHEL, qui rebondit sur les limites du caractère militant et communicant de la bande dessinée. En prenant exemple d’une série de 14 bandes dessinées commandées et diffusées il y a peu par l’Union Européenne elle-même, elle nous met en garde. Utilisant le terme de ‘’Media Séducteur ‘’, elle rappelle que si la bande dessinée peut effectivement devenir un outil de communication, il est bon de respecter une certaine éthique et une justesse dans les informations transmises aux lecteurs.

Cette série de bandes dessinées proposées par L’UE, abordant des sujets sérieux, d’actualité, avaient finalement pour but d’accroitre le nombre de militants et de volontaires désireux de s’engager pour des causes humanitaires. Cependant, derrière l’apparence divertissante de la bande dessinée, les sujets abordés (de la famine en Afrique aux guerres au Moyen-Orient) manquaient de réalisme dans les graphismes et minimisaient les risques, ce qui pouvaient biaiser l’appréciation des futurs militants. Ceci amenant la bande dessinée dite communicante, à la limite de la propagande.

Lorsqu’Anouchka De OLIVEIRA prend la parole, c’est pour montrer le fort potentiel éducatif de la bande dessinée. Après une rapide présentation du Département langue Française, livre et savoir de l’Institut Français, elle en explique les missions ; rendre le français attractif pour les jeunes générations et développer, dans cette optique, des dispositifs de formation et d’apprentissage innovants. À ce titre, elle nous présente une application foncièrement novatrice pour l’enseignement des langues et développée par l’Institut Français, LingoZING. Grâce à cette application il est possible d’améliorer son niveau de langue (en français, espagnol, portugais et anglais pour l’instant) au travers de la bande dessinée, en enrichissant son vocabulaire par la lecture et en corrigeant et/ou améliorant sa prononciation.

Il s’agit finalement ici de détourner la ‘’contrainte‘’ que représente un apprentissage traditionnel et de le transposer vers un média que les jeunes générations affectionnent plus particulièrement. C’est bien là que l’on a une preuve réelle (aux vues du succès de cette application) que la bande dessinée, si elle est certes un divertissement, peut devenir un véritable outil d’éducation. Pour conclure, Anouchka DE OLIVEIRA nous rappelle à juste titre que plaisir et éducation ne doivent être dissociés ; car en effet, lorsqu’on prend du plaisir à apprendre, on apprend par plaisir et non plus par obligation.

C’est Edmond BAUDOIN qui clôt cette table ronde et qui, pressé par le temps, nous propose rapidement son point de vue sur l’intérêt d’un système éducatif alternatif, entre deux anecdotes sur son expérience de professeur en bande dessinée au Québec. D’une certaine manière, son propos rejoint les allégations d’Anouchka De OLIVEIRA et affirme que de par son expérience, il est nécessaire de se diriger vers un système, vers des moyens d’enseigner aux jeunes générations qui soient alternatifs et innovant par rapport aux méthodes d’enseignement plus classiques.

Le mot de la fin pour Pierre LUNGHERETTI, directeur général de la Cité Internationale de la Bande Dessinée, qui clôt ces deux jours de rencontres par une synthèse des informations transmises tout au long des conférences.

La bande dessinée est aujourd’hui reconnue comme un art et un vecteur efficace de transmission des savoirs. Preuve en est la présence des Ministres de la Culture et de L’Éducation Nationale, (Françoise NYSSEN et Jean-Michel BLANQUET) lors d’une allocution du jeudi, qui annoncent le soutient de l’état pour la création de projets autour de l’enseignement dans le milieu de la bande dessinée, par la mise à disposition future de ressources financières. Pierre LUNGHERETTI réussit finalement à résumer en une phrase ce qui aura été le leitmotiv de ces deux jours :

‘’ Tout en étant un art, la bande dessinée sait se prêter à des usages pédagogiques ‘’.

 

Mais maintenant apparaissent des enjeux pour l’avenir de l’industrie de la bande dessinée, comme le besoin d’un élargissement du lectorat et de la formation d’enseignants dans ce secteur en pleine évolution, ces enjeux soulevant une interrogation plus globale ;

Quel avenir de l’éducation artistique pour la bande dessinée ?

 

Compte rendu réalisé par Clayton Thibeaud, étudiant en Master 2 MMPJ

 

Intervention David Popineau – The Walt Disney Company France

davidpopineau

mickey

Le Vendredi 2 décembre, nous avons eu la chance d’accueillir David Popineau actuel Directeur Digital Experience chez The Walt Disney Company France. Afin de comprendre un peu mieux qui s’est trouvé devant nous faisons un petit tour de son parcours. Après avoir obtenu un baccalauréat littéraire, David Popineau a fait des études de français/anglais à l’Université François Rabelais de Tours avant de rejoindre le CEPE pour intégrer le M2 Management des Marques et Produits Jeunesse (IAE de Poitiers).

Fraîchement diplômé du CEPE, David Popineau rejoint le géant de l’entertainement : The Walt Disney Company. Chargé de s’occuper de la gestion du marketing internet et de la gestion des sites des chaines Disney pendant ses six premières années, il est devenu en Avril 2010, Digital Marketing Senior Manager. Il était alors en charge du marketing et de la communication online : réseaux sociaux, achats média, partenariats éditoriaux, relation journalistes internet et bloggeurs.

Après presque cinq ans à ce poste, David Popineau est devenu Senior Digital Experience Manager, poste qu’il occupera pendant quasiment un an et où il sera en charge des activités de marketing digital et de l’écosystème digital pour TWDC France à savoir : Marketing digital des activités cinéma, vidéo, TV, jeux et franchises ; Réseaux sociaux ; CRM et Disney Privilèges (programme de fidélité)

Depuis le début de l’année 2016, il occupe le poste de Directeur Digital Experience. Si ces missions sont sensiblement les mêmes que celle de son poste précédent il a néanmoins plus de responsabilités.

Je vous invite également à lire ces deux articles postés sur son profil Linkedin :

https://www.linkedin.com/pulse/le-digital-au-service-de-la-relation-entre-disney-et-ses-popineau?trk=prof-post

https://www.linkedin.com/pulse/le-no%C3%ABl-digital-de-disney-entretenir-la-magie-tout-en-david-popineau?trk=prof-post

Ce que l’on peut retenir de ce portrait c’est que même dans des grands groupes il y a de belles opportunités de carrière pour évoluer et que comme l’a dit un jour Walt Disney lui-même : « If you can dream it, you can do it. »

Par Alexandre Lasserre, étudiant en Master 2 MMPJ

Intervention de Nelly Gross Bitton NPD

Portrait de Nelly Gross Bitton

Co-directeur département jouets France-Benelux chez NPD Group

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Nous avons le plaisir d’accueillir cette semaine au CEPE Mme Nelly Gross Bitton, co-directeur département jouet France-Benelux chez NPD Group.

 Avec 18 années d’expériences en marketing stratégique dans différentes structures (détaillants, panelistes, institutions) et dans un large domaine d’activités (jouets, jeux, fournitures, puériculture, textile…), Nelly Gross Bitton est une spécialiste dans l’analyse approfondie du comportement des consommateurs.

Par son expertise, elle a su assurer le développement commercial d’entreprises spécialisées dans un environnement internationalisé et fortement concurrencé, piloter et implanter des projets stratégiques transversaux et européens, de la création à l’exécution, exploiter un panel de consommateurs et un panel de distributeurs, analyser le marché du jouet en France et en Belgique et ainsi produire des recommandations d’aide à la prise de décision à destination des dirigeants…

Ses objectifs au sein de NPD Group ont régulièrement été dépassés (+160% en croissance additionnelle en 2011) et elle a notamment été récompensée en 2012 pour avoir réalisé ses objectifs annuels en 6 mois !

Conseils avisés, mise en situation professionnelle et initiation à la réalisation d’« insights » pour faciliter la prise de décision des dirigeants à partir d’analyses quantitatives et qualitatives, c’est avec enthousiasme que nous, étudiants en Master 2 Management des Marques et Produits Jeunesse, allons accueillir Nelly Gross Bitton au sein du CEPE pour une journée d’intervention qui s’annonce passionnante et enrichissante sur les tendances actuelles et futures sur le marché du jouet.

Parcours Professionnel (profil LinkedIn)[1]:

 

  • Co-directeur département jouets France-Benelux chez NPD Group  (depuis Novembre 2015) 
    • Accroître le portefeuille clients (2,5 M €), y compris les offres européennes, en développant le pipeline de vente et en identifiant de nouveaux partenaires
    • Pilotage de projets transversaux européens et mise en place de nouvelles opportunités d’affaires (panel en ligne // modélisation de l’évaluation du marché mondial des jouets, aperçu dynamique des consommateurs et des distributeurs // Groupes de magasins / Solutions analytiques)
    • Gérer avec succès les études de consommation et d’analyse afin de mieux comprendre le comportement
    • Établir des études ad hoc, assurer la livraison et les présenter
    • Améliorer la satisfaction des clients et mettre en œuvre le plan éducatif

 

  • Responsable grands comptes (France & Benelux) au sein de NPD Group (parcours depuis Février 2007)
    • Analyste d’affaires (2007-2008)
    • Gestionnaire de compte principal (2008-2009)
    • Gestionnaire de panels de consommateurs et gestionnaire de comptes clés (2009-2012)
    • Groupe de consommateurs, Groupe de magasins & Chef de compte (2012 -…)
    • Responsable des comptes clés européens (2014 -…)
  • Responsabilités et réalisations les plus notables (récompensée 2 fois pour la meilleure analyse du marché)
    • Développer le portefeuille clients (+1M €) : Identifier, développer et mettre en œuvre de nouvelles opportunités commerciales / négocier des contrats européens avec des contrats pluriannuels
    • Dépasser les objectifs commerciaux
    • Analyser, interpréter, présenter des données et des recommandations au client (Conseil, Directeurs, Comité Stratégique)
    • Piloter les projets transversaux et européens et mettre en œuvre de nouveaux produits (perceptions dynamiques des consommateurs et des détaillants , modélisation de l’évaluation des marchés mondiaux des jouets, groupe magasins , membre de l’équipe européenne de satisfaction des clients, transfert du panel des consommateurs en ligne avec les nouveaux outils internes)

 

Principaux clients
   lego disney vtech hasbro    mattel bandai playmobil chicco leapfrog tomy

 

Ci-dessous : Résumé de son parcours, personnalité et QR Code Profil LinkedIn :

parcours-nelly-gross-bitton

 

 

 

 

 

 

 

 

[1] Source : https://www.linkedin.com/in/nelly-gross-bitton-52a53a3

Par Djamel Ouaicha, étudiant en Master 2 MMPJ

 

La Quinzaine #3

Sélection d’articles parus dans la presse

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Le CEPE au Festival du Film Francophone d’Angoulême

Crée en 2008 à l’initiative de Marie-France Brière et Dominique Besnehard, le Festival du Film Francophone d’Angoulême est un festival international qui résonne dans le monde entier. Chaque année 10 films sont sélectionnés pour tenter de remporter les précieux Valois.

En 2015 pour la 7ème édition ce ne sont pas moins de 25 000 spectateurs qui se sont réunis pour visionner les films. En 2016, 35 000 personnes sont venues assistés à un festival d’une très grande qualité. Et de nombreuses stars étaient présentes cette année comme Lambert Wilson, Sophie Marceau, Julie Gayet, Romain Duris ou encore Michel Blanc.

En compagnie du jury professionnel constitué de personnalité comme Virginie Efira, se tenait un jury étudiant composé d’un élève de chaque école de l’image :

  • Cynthia Calvi – EMCA, Ecole des Métiers du cinéma d’Animation
  • Alice Sarraustre – EESI, Ecole Européenne Supérieure de l’image
  • Florent Chardevel –  CNAM/ENJMIN, Ecole Nationale du jeu et des Médias Interactifs Numériques
  • Vivienne Chim – L’Atelier, école de cinéma d’animation
  • Victor Chassel – Institut Universitaire de technologie d’Angoulême
  • Tristan Groult – LISA, Lycée de l’Image et du Son d’Angoulême
  • Hugo Philippon – CREADOC, Filière documentaire de Création
  • Salvatore Vennettilli – CEPE, Centre Européen des Produits de l’Enfant
  • Thomas Saulnier – HUMAN ACADEMY, Formation au Manga, à l’animé et au jeu vidéo

Ce jury était présidé par Anne Richard, actrice principale dans la série Boulevard du Palais depuis 15 ans. Les dix films en compétition étaient les suivants :

  • « Cigarettes et Chocolat Chaud » de Sophie Reine
  • « Voir du Pays » de Delphine et Muriel Coulin
  • « Souvenir » de Bravo Defurne
  • « Noces » de Sophie Reine
  • « Hédi » de Mohamed Ben Attia
  • « Les mauvaises herbes » de Louis Bélanger
  • « Wulu » de Daouda Coulibaly
  • « 1 : 54 » de Yan England
  • « Ma vie de Courgette » de Claude Barras
  • « Mercenaire » de Sacha Wolff

Chacun de ces films étaient d’une grande qualité mais il n’a pas été difficile d’en sélectionner un pour remettre le Valois Magelis. Celui qui nous a le plus touché et qui a marqué nos esprits est un film québécois, «1 : 54 » de Yan England. Le film aborde plusieurs sujets notamment l’intimidation à l’école et l’homosexualité. En plus de sa réalisation et d’un scénario originale, nous avons choisi ce film pour son message. C’est un film qui doit être vu par la jeunesse, mais aussi par les parents pour faire prendre conscience des conséquences que peuvent avoir les brimades et l’intimidation à l’intérieur comme à l’extérieur de l’école.

J’ai été très heureux et honoré de participer à ce festival en tant que membre du Jury. L’équipe du festival et de Magelis qui s’est occupé de nous a été formidable. J’ai pu découvrir un monde auquel nous n’avons que rarement accès et être un privilégié pendant toute une semaine. Les rencontres avec les acteurs et les réalisateurs ont été des moments très forts qui resteront longtemps gravé dans ma mémoire. J’ai aussi profiter d’une cuvée de film exceptionnel et fait de très belles rencontres au sein du jury. Même si la semaine n’a pas été de tout repos, le jeu en valait largement la chandelle et j’espère que les étudiants qui seront Jury en 2017 vivront des moments aussi inoubliables que ceux que j’ai vécu.

Par Salvatore Vennettilli, étudiant en Master 2 MMPJ

 

Intervention de Vincent Berry

Vincent Berry est maître de conférences en sciences de l’éducation à l’université Paris 13 et membre de l’équipe de recherche « Loisirs, jeu et objets culturels de l’enfance » au sein du laboratoire EXPERICE. Il est enseignant-chercheur au master « Sciences du jeu », ses travaux portent sur l’analyse du jeu (vidéo), des (nouveaux) médias et des produits culturels de masse en s’attachant plus particulièrement à comprendre la place qu’occupent aujourd’hui les loisirs dans la vie sociale et leurs effets en termes d’apprentissage(s).

Au sein de son analyse du jeu (vidéo), il s’intéresse plus particulièrement au développement le plus récent de ce secteur : les mondes virtuels et les jeux en ligne sur Internet. Sa thèse analyse ainsi la pratique des jeux de rôles en ligne massivement multi-joueurs, tels que World of Warcraft, dans une approche ethnographique et sociologique, analysant les industries, les publics, les usages et l’impact des mondes virtuels dans l’espace social, familial, culturel des joueurs.

 

Axes de recherche :

  • Jeux vidéo et loisirs : usages, pratiques et industries du jeu
  • Internet : analyse des pratiques et des communautés virtuelles
  • Théories de l’apprentissage situé et des communautés de pratiques
  • Théories du jeu

Il est l’auteur d’une enquête sociologique sur la pratique des MMORPG, publiée en 2012 aux Presses Universitaire de Rennes : L’expérience Virtuelle : jouer, vivre, apprendre dans un jeu vidéo.

« En s’affranchissant d’un certain nombre de paniques morales au profil d’une analyse empirique des pratiques, cet ouvrage propose une ethnographie des mondes virtuels et des habitants qui fréquentent ces jeux vidéo. Il analyse la notion d’expérience virtuelle entendue comme ce que ces mondes numériques « font et font » à leurs habitants, comment ils sont vécus, quelles significations ils produisent, quels savoirs et compétences ils mobilisent. La relation entre jeu et apprentissages informels est ainsi interrogée. »

 

Principales publications

– Berry Vincent, L’expérience virtuelle : jouer, vivre, apprendre dans un jeu vidéo, Rennes : Presses Universitaires de Rennes, 2012

– Berry Vincent, « Sociologies des MMORPG et profils de joueurs : pour une théorie sociale de l’activité (vidéo) ludique », Revue des Sciences Sociales, n°45, 2011

– Berry Vincent, « Du jouet au jeu vidéo et réciproquement », in Dorothée Charles et Bruno Girveau, Paris, éditions de la RMN-Grand Palais, 2011

– Berry Vincent, « Loisirs numériques et communautés virtuelles : des espaces d’apprentissage ? », in Brougère Gilles, Ulmann Anne-Lise (dir.), Apprendre de la vie quotidienne, Paris : Presses Universitaires de France, 2009, pp. 143-153.

– Berry Vincent (dir.), « Les communautés de pratiques », Pratiques de formation : Analyses, n°54, mai 2008

Sources :

http://www.observatoire-omic.org/fr/aut/46/vincent-berry.html

http://ichsl7.paragraphe.info/vincent-berry

https://experice.univ-paris13.fr/membres/enseignants-chercheurs/vincent-berry/

 

Par Anaël Maublanc, étudiante en Master 2 MMPJ

Les Objets Connectés

Les étudiants du Cepe ont assisté à la conférence « Les objets connectés » le Vendredi 23 septembre 2016.

Cette conférence s’est déroulée dans le cadre du Colloque 30 ans du Magistère en Droit des T.I.C.

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Matinée : Approche sectorielle des objets connectés
sous la présidence d’Alexandre ZOLLINGER
Maître de conférences à la Faculté de Droit et des Sciences sociales de Poitiers
Directeur du Magistère en Droit des T.I.C., CECOJI-UP

 

09h30 – Les véhicules connectés                                                                            Michèle GUILBOT, Directrice de recherche, IFSTTAR

09h55 – Les usines connectées                                                                                        Nathalie NEVEJANS, Maître de conférences à la Faculté de Droit de Douai, CRDEP

10h20 – La santé connectée                                                                                    Pauline MARTIN, Doctorante à la Faculté de Droit de Douai, CRDEP

 

10h45 – Echanges avec le public et pause

 

11h10 – Objets connectés et assurances                                                                  Agnès PIMBERT, Maître de conférences à l’IUT de Poitiers, ERDP

11h35 – L’enfance face aux objets connectés                                                              Inés de LA VILLE, Professeur à l’IAE de Poitiers, CEREGE                                              Maryke HANNEMAN, Consultante en Droit Européen, Bruxelles

 

12h10 – Echanges avec le public / Déjeuner libre

 

Après-midi : Approche transversale des objets connectés
sous la présidence de Florence CHERIGNY
Maître de conférences à la Faculté de Droit et des Sciences sociales de Poitiers, CECOJI-UP

 

14h15 – Objets connectés et données personnelles                                            Stéphane GREGOIRE, Responsable de la gestion des données personnelles, MAIF

14h40 – Les objets connectés, nouveau domaine de la régulation ?                   Françoise BENHAMOU, Professeur à l’Université de Paris XIII, membre de l’ARCEP

15h05 – Sous les objets connectés, l’internormativité                                             Stéphanie LACOUR, Directrice de recherche CNRS, ISP, ENS Cachan, Université Paris Saclay, UPON

 

15h30 – Echanges avec le public et pause

 

15h50 – Sécurité technique et juridique des objets connectés                                  Thierry PIETTE-COUDOL, Avocat au barreau de Paris

16h05 – Objets connectés et cybercriminalité                                                                Jérôme BOSSAN, Maître de conférences à la Faculté de Droit de Poitiers, EPRED

16h30 – Objets connectés et surveillance du salarié                                                 Yannick PAGNERRE, Professeur à la Faculté de Droit de Poitiers, ERDP

16h55 – Objets connectés et environnement                                                                    Simon JOLIVET, Maître de conférences à la Faculté de Droit de Poitiers, CERETE

 

17h20 – Echanges avec le public et clôture de la journée

3 questions à Marie Bureau, ancienne étudiante au CEPE

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Pourriez-vous nous parler de votre parcours ? Vous a-t-il préparé à votre métier actuel (en précisant votre fonction) ?

Apres un Bac ES, je suis entrée en DUT Techniques de Commercialisation à Caen, puis en Licence Marketing Vente à Lille. Bien que satisfaite de la formation, je souhaitais me spécialiser. C’est alors que j’ai découvert la formation Master 2 « Marketing Plurimédia et Consommation-Parcours Management des Marques et Produits Jeunesse » au Centre Européen des Produits de l’Enfant à Angoulême. Mes deux années de Master au sein du CEPE  furent passionnantes ; une balance parfaite entre challenges et bons souvenirs. Elles m’ont permis d’acquérir les connaissances nécessaires pour affronter le marché du travail et l’industrie du jouet aussi bien en français qu’en anglais. Mon niveau étant mauvais a l’époque, j’ai trouvé les cours adaptés, ils m’ont permis de gagner en assurance et d’oser me lancer a l’étranger. Est ce que mon parcours m’a préparé à mon métier actuel ? Je crois qu’il n’y a pas de meilleure école que celle de la vie, mais mon parcours en général et plus précisément le Master au CEPE m’ont définitivement préparé à relever le challenge de l’international dans l’industrie du jouet.

Pourquoi avez-vous choisi le CEPE ?

Pour la spécificité du diplôme et des matières enseignées. Le CEPE est le seul centre de formation proposant ce type de Master. Le CEPE est un centre de formation « à taille humaine » avec une qualité d’enseignement et un contenu de formation comparables aux écoles de commerce privées, si ce n’est supérieur du fait de sa spécificité. Au cours de mes deux années de Master, j’ai eu l’occasion de rencontrer des professionnels tels que le directeur marketing France de LEGO® ; rencontre très enrichissante. Aussi, le Master est très bien perçu par les employeurs notamment à l’étranger. Le programme enseigné au CEPE – MMPJ est complet, riche et varié. Il m’a enseigné les principes fondamentaux de sujets tels que le « comportement de l’enfant consommateur » aussi bien en français qu’en anglais.  Je le conseillerais à toutes les personnes intéressées par l’industrie de la jeunesse.

 

Pouvez-vous nous parler de la réussite de votre insertion professionnelle ? (comment s’est passé votre intégration en Angleterre, importance de l’anglais au sein de votre formation au Cepe…)

Grâce à l’option “Alternance” de la formation, j’ai pu exécuter ma seconde année en alternance avec Le Toy Van, société de jouets en bois traditionnels basée en Angleterre. Suite au stage de 6 mois exécuté au siège de l’entreprise, je me suis vue offrir un poste au sein de la société en tant que “Sales & Marketing Executive”. Commencer au bas de l’échelle, m’a offert une vision globale de l’entreprise qui m’est chaque jour utile dans le cadre de mon poste actuel. Après un an, je suis passée “Marketing Manager” puis en mai 2016 “Marketing and Product Development Manager”. Comme on dit ici “a dream comes true”.