Parc national des calanques

La naissance du parc national des calanques. 18 avril 2012

Voici le premier parc national péri-urbain d’Europe et le troisième du monde après ceux du Cap et de Sydney. Le décret 2012-507 du 18 avril 2012 pris par le Premier ministre François Fillon vient de le créer il y a quelques heures.

Ci-dessous, la calanque de Sormiou.

Une création très attendue, tellement la mise en place du projet fut longue (mais c’est souvent le cas avant que ne soit créé un parc national tant les intérêts et les enjeux sont importants au plan local). Une création qui sauve les calanques. Elles ne seront plus l’objet de tentatives d’agressions immobilières ou industrielles comme il a pu en naître dans le passé, nécessitant à chaque fois une mobilisation publique pour faire annuler les projets. Mentionnons par exemple celui de 1923 qui envisageait tout simplement de concéder la calanque d’En-Vau à un carrier pour en extraire le calcaire.

C’est le GIP des Calanques et son président Guy Tessier qui, depuis 1999, ont eu la charge de porter le projet, de négocier avec les différents acteurs locaux, d’en définir le périmètre… Et il a aussi fallu faire intervenir une législation appropriée, la législation applicable aux parcs nationaux n’étant pas adaptée au cas de figure particulier qu’est un parc naturel situé en banlieue de la deuxième agglomération française entre Marseille etla Ciotat : ce fut l’objet de la loi du 14 avril 2006.

Voici encore un parc national à deux cœurs. Un cœur  terrestre de 112 km2 de superficie qui va de Marseille à La Ciotat en encadrant Cassis ; un cœur marin de 480 km2 qui se projette en mer au large des calanques jusqu’à18 km du littoral et une limite externe sur la mer, d’une longueur de 30 km.

Il a deux cœurs et deux zones : une zone de cœur de parc (l’espace compris dans son enceinte même) et une zone d’adhésion, sorte de zone tampon, urbanisée, au sein de laquelle les populations seront sensibilisées à la proximité du parc national et à sa protection à l’aide de partenariats avec les communes.

Le parc va ainsi protéger 90 sites archéologiques, 60 espèces marines, 138 espèces animales et plusieurs espèces végétales endémiques… et les sites eux-mêmes, d’une beauté exceptionnelle, tout en y préservant les activités et présences humaines ancestrales. Mais le jet-ski y sera interdit, comme le sera la pêche mais seulement dans 10% de la superficie marine, tandis que la pêche sous-marine le sera totalement.

Jean-Paul Pancracio

19 avril 2012

Calanque de Sugiton

 

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