Lancement de l’éolien maritime en France

Eoliennes dans l'océan

Le démarrage de l’éolien maritime en France

Alors que plusieurs pays européens (Royaume-Uni, Danemark, Pays-Bas…) se sont déjà lancés dans ce nouveau chantier d’avenir pour la production d’énergie électrique, la France entre dans la phase décisionnelle du  processus qui conduira à l’installation de cinq parcs d’éoliennes marines au large de ses côtes. Ils produiront 3000 mégawatts (MW) représentant 1,7% de la production nationale d’électricité équivalent à celle de trois réacteurs nucléaires.

Il s’agit pour l’heure d’attribuer les marchés du premier appel d’offres lancé en juillet 2011. Ils concernent les sites suivants : Le Tréport (Seine-Maritime), Fécamp (Seine-Maritime), Courseulles-sur-Mer (Calvados), Saint-Brieuc (Côtes-d’Armor) et Saint-Nazaire (Loire Atlantique). Trois consortiums concurrents ont soumissionné et déposé leurs plis le 11 janvier 2012. Ils ont pour centres EDF, GDF-Suez et Iberdrola. Leurs propositions seront examinées par la Commission de Régulation de l’Energie qui fournira un avis au
gouvernement. Celui-ci désignera les lauréats en avril 2012.

Un second appel d’offres poursuivra ces installations vers le sud, en Vendée, pour le même volume de production de 3000 MW. Si ces premières réalisations sont complètes – la géologie sous-marine réserve souvent des surprises et peut conduire à restreindre l’ampleur des projets, l’objectif du Grenelle de l’environnement de produire 6000 MW d’énergie renouvelable en 2020 pourrait être atteint. Mais rappelons que la cible est de produire 23% d’énergie renouvelable à l’échéance de 2030.

Le développement de l’éolien en mer est un chantier considérable sur plusieurs plans :

1) les différentes phases à respecter dont la première et non desmoindres fut celle des négociations préalables qu’il a fallu mener auprès des acteurs politiques et économiques régionaux pour décider de l’implantation précise des parcs, mais aussi celles également cruciales des études de levée des risques et des études d’impact ;

2) le montant élevé des sommes à engager (11milliards d’euros pour ce seul appel d’offres) ;

3) la technicité des opérations de pose en mer ;

4) les usines à créer dans différents ports pour produire et monter les éoliennes : Le Havre, Cherbourg et Saint-Nazaire ;

4) le volet social avec les emplois susceptibles d’être créés ; l’enjeu politico-économique qui est de créer en France un nouveau et grand domaine de compétence industrielle exportable.

L’affaire est désormais bien lancée. Sa réalisation rencontrera probablement des aléas naturels, suscitera des oppositions mais les puissantes sources d’énergie que sont la mer et son vent ne peuvent pas ne pas être exploitées dans un pays qui a un linéaire côtier métropolitain de 3500 km. et de beaux vents dominantsd’ouest.

Le 16 janvier 2012

Related posts:

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *


*

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>