Drone volant (partie 1)

Qu’est-ce qu’on drone ?

Pour une fois, je vais parler d’un appareil qui n’a pas grand chose à voir avec l’image, quoi que … Un drone est défini comme un appareil volant sans pilote. Et leur utilisation est surtout connue dans le domaine militaire. La définition française ne stipule pas obligatoirement que l’appareil sans pilote soit volant.

Le fait de pouvoir utiliser de tels appareils est bien entendu très utile pour les militaires mais il existe aussi de nombreuses applications civiles comme l’inspection de toitures ou de panneaux solaires ou encore la détection de feux de forêts. Mais cet article va s’intéresser tout particulièrement à l’AR Drone vendu par Parrot. En effet, c’est le premier quadricoptère réellement grand public.

Parrot AR Drone

Le drone est comme je l’ai dit un quadricoptère grand public. Pour environ 300€ il est possible de se le procurer. Mais mon but n’est pas de faire de la publicité pour cet appareil qui n’en a certainement pas besoin puisque plus de 200 000 personnes en sont fans sur Facebook ce qui, avouons-le, est un très beau score. Non, mon but est de présenter l’appareil et d’expliquer en quoi il peut être utile pour autre chose que pour le simple divertissement.

Pourquoi quadricoptère ?

Le principe du vol d’un hélicoptère est bien connu et utilise le mouvement de l’hélice principale pour monter ou descendre et l’hélice arrière pour se stabiliser. Le fait d’avoir quatre (ou plus) hélices permet un appareil plus stable et plus « simple » de conception. L’intérêt aussi est de le piloter assez facilement et je pense que l’impact commercial de la forme n’est pas à négliger.

Comment ça marche ?

Le drone est un petit appareil d’une cinquantaine de centimètres de large et qui pèse moins de cinq cent grammes batterie comprise. Le principe de fonctionnement que je vais expliquer n’est pas le principe du vol d’un quadricoptère mais celui du contrôle de l’appareil. En effet, l’intérêt principal de l’AR Drone réside dans la possibilité de le commander par wifi avec tout appareil mobile, qu’il soit sous iOS, Android ou encore Symbian. Le principe consiste à relier les deux appareils comme on relierait l’ordinateur à la box internet. Une fois cet appariement effectué, il est possible de contrôler le drone. Si la vidéo de démonstration montre qu’on peut le faire voler n’importe où … je le déconseille car la légèreté de l’appareil fait qu’il est fortement dévié dès 15km/h de vent.

Le pilotage est très intuitif, deux zones tactiles sur l’écran de l’appareil mobile, l’une pour les déplacements horizontaux et l’autre pour les déplacements verticaux et la rotation. Et ensuite, après quelques heures d’entrainement on peut faire faire tout ce qu’on veut au drone. Mais de nombreux assistants de vol sont présent. La présence d’un altimètre à ultrasons est très pratique puisqu’il peut se positionner à une altitude précise et y rester jusqu’à six mètres de haut. Ensuite on peut continuer à faire monter l’appareil mais les risques augmentent. La stabilisation horizontale est gérée par la caméra verticale qui s’assure qu’aucun mouvement n’est détecté. Cela fonctionne parfaitement … sauf sur un sol uni. J’ai eu d’ailleurs quelques frayeurs parfois en voyant le drone avancer à pleine vitesse en direction du public lors de quelques démonstrations à la Fête de la Science.

Dans le prochain article, je présenterais plus en détail l’intérêt de l’appareil pour mes activités de recherche.

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