Les offres 4G des opérateurs

L’annonce a été faite il y a déjà quelques jours, Bouygues va ouvrir son réseau 4G dans les villes suivantes :

  • Lyon (ville de test couverte depuis Juin 2012)
  • Issy-les-Moulineaux
  • Malakoff (mai 2013)
  • Strasbourg (mai 2013)
  • Toulouse (mai 2013)
  • Vanves (mai 2013)
  • Côtes Basques (Juin 2013)
  • Douai (Juin 2013)
  • Lens (Juin 2013)
  • Lille (Juin 2013)

la ville de Nantes devrait aussi être connectée au réseau commercial dans peu de temps. Pendant ce temps, Orange annonce des offres 4G en Bretagne, et prochainement à Lorient (Juin 2013).

Concernant SFR et Orange, la liste des villes a été diffusée sur le lien suivant : Un point sur la 4G en France

Par rapport à l’ARCEP, les opérateurs ont l’obligation de couvrir 25% de la population en Octobre 20122.

déploiement G

déploiement G

Les offres proposées par bouygues dans les offres sensations sont très proches en terme de prix par rapport à ses concurrents. Nous comparons les offres Sans Mobile, Un an d’engagement :

  • Bouygues : Forfait sensation de 29,99€ pour l’offre 2 Go et 44,99€ pour l’offre 5Go
  • SFR : Forfait Carré de 29,99€ pour l’offre 2 Go et 45,99€ pour l’offre 4Go
  • Orange : Forfait sensation de 30,90€ pour l’offre 2 Go et 45,90 €pour l’offre 4Go

A cela, vous pouvez rajouter des offres multi-lignes ou multi-pack permettant de réduire de 5€ à 10€ votre forfait.

Les offres évoluent très vite, nous n’avons toujours pas de nouvelle sur les offres de Free. Les périodes de vente étant Septembre (rentrée scolaire) et Décembre (Noël), l’opérateur Free souhaite faire le buzz en proposant une offre couverte nationalement.

L’arrivée de la 4G avant la fin de l’année en Europe

Alors qu’en France, les opérateurs comme Orange et SFR proposent l’ouverture de la 4G le 28 novembre (initialement planifié début Janvier 2013), on constate en Belgique comme en Angleterre l’annonce  l’ouverture très prochaine du réseau 4G.

En Angleterre, l’opérateur Everything Everywhere propose des forfaits à 44 euros par mois  pour 500 Mo en Data et 68 euros environ pour 8 Go. Sachant que cet opérateur est détenu à 50% par Orange et 50% par Deutsche Telekom, cela permet d’estimer les prix pour les forfaits en France. Un débit de 500 Mo est une moyenne de la consommation constatée actuellement sur les terminaux mobiles pour un accès en HSPDA. Mais, avec la 4G et le très haut débit, ce forfait montre la faiblesse de la 4G : Le débit maximun pour la 4G est de 100 Mb/s donc il suffirait de 40 secondes pour exploser le forfait (500 Mo = 500 * 8 bits soit 100 Mbit/s*5*8). En réalité, les 100 Mbit/s sont partagés entre tous les utilisateurs, ce qui permet d’avoir un pic de data à 100 Mb/s sur 1 ms mais non garanti pendant toute la durée du téléchargement. D’un autre coté, si vous regardez un film en streaming, la vidéo est transmise avec un débit de quelques 100aines à quelques Mbit/s. Afin de vendre de nouveaux contenus (offre DailyMotion par exemple, comme l’offre Deezer est proposé pour la 3G), l’opérateur EE propose un téléchargement d’un film par semaine sans amputé la volumétrie DATA (a priori gratuitement???) et propose aussi des services de VOD (Vidéo à la Demande) pour moins d’un euro (la aussi la volumétrie ne serait pas affecté, le prix de 1 euro comprenant le film et le téléchargement).

Dans le cas ou le forfait volumétrie arrive à épuisement, l’opérateur enverra une alerte au mobinaute pour acheter un volume supplémentaire. Voilà un argument de vente pour augmenter les revenus de l’opérateur. Il est évident que la volumétrie vendue n’est pas exclusivement 4G : Si vous basculez sur un réseau 3G, votre forfait est amputé à hauteur du téléchargement réalisé.

Noël arrivant, on devrait constater un pic de vente de smartphone 4G pour la période de Noël (comme tous les ans). A priori le gagnant en France sera Samsung. Le Samsung SIII sera prochainement commercialisé en France avec un accès 4G sur la bande de 800, 1800 et 2600 MHz, tout comme le HTC One XL. En Angleterre et en Belgique, le SIII sera concurrencé par l’Iphone 5 lequel est compatible avec Everything Everywhere et Belgacom sur la bande de 1800 MHz (re-farming). SFR proposera dans son catalogue en plus du HTC et du S3, le Motorola Razr HD, une tablette Asus et une clé 4G Huawei

En France, SFR propose de multiplier les équipements connectés via la vente de 2 cartes SIM (une pour le smartphone et une pour la tablette) via l’option Multi-surf. Actuellement, le marché des smartphones est saturé (66 millions d’abonnement vendus), une bonne idée pour accroitre encore la vente de carte SIM. Orange réplique avec l’offre professionnelle Perfomance Pro Duo.

Noel arrive, les opérateurs proposent leurs offres … mais j’attends des nouvelles de Free et de Bouygues.

 

 

Lyon, capitale de la 4G

Après l’annonce de SFR du 24 septembre (cf article), Orange anonce à son tour une ouverture commerciale sur Lyon fin novembre.

C’est au cours d’un Interview de Stéphane Richard, PDG de France Télécom-Orange que l’information a été lachée.

Etant donné que Bouygues à testé son réseau sur Lyon depuis le 21 juin, les 3 opérateurs peuvent donc dès fin novembre ouvrir leur réseau à Lyon, ville connectée par les 3 opérateurs.

Free reste très discrets, je n’ai aucune information sur les perspectives  de déploiement, si vous êtes informés de quoi que ce soit, exprimez vous. Ce blog est pauvre en information sur Free.

 

Re-farming à 1800 MHz, les pour et les contre

Bouygues avait proposé au régulateur de réfléchir sur l’opportunité d’utiliser les fréquences de 1800 MHz pour la 4G. Cette technique est déjà utilisée pour la 3G puisque celle-ci utilise désormais la bande GSM de 900 MHz.
D’autres pays exploitent cette bande de 1800 MHz (Allemagne, Angleterre, …) permettant notamment dans ces pays de profiter de la 4G sur l’Iphone5.

L’organisme régulateur ARCEP a demandé aux opérateurs de réagir à la proposition de Bouygues. Free, qui n’a qu’une bande de fréquence à 2,6GHz et Bouygues qui a la bande la moins favorable à 800 MHz (pour cause d’interférence avec la TNT) et une bande à 2,6GHz réfléchit déjà à cette conversion de fréquence pour la 4G.
SFR et Orange, qui ont le plus investit pour l’acquisition des licences 4G sont résolument contre cette initiative qui avantagera leur concurrent direct.

Stéphane Roussel, PDG de SFR déclare : « On a dépensé 1 milliard d’euros pour les fréquences, on ne souhaite pas que l’Etat change les règles du jeu à court terme ».

La réponse finale sera apportée par l’ARCEP en Mars 2013.

SFR teste son réseau sur Lyon

Nous l’avions déjà annoncé en mars dernier, SFR va tester son réseau à Lyon avec 400 testeurs qui profiterons de clé USB. L’interface radio déployée (cf. eUTRAN) est gérée par des équipements de la société Chinoise Huawei (cf. commentaire d’un internaute).

On rappelle que SFR promouvoie un réseau 3G de haut débit et largement déployé sur l’hexagone pour préparer l’arrivée de la 4G. Le discours a d’ailleurs été repris pour l’annonce du réseau de test à Lyon « La mise en place de ce réseau 4G, va se développer de pair avec la mise à niveau du réseau 3G, sur le matériel (antennes, émetteurs, liaisons par fibre optique entre les relais…), comme sur les logiciels » insiste Frédéric Mansard, directeur technique régional de SFR.

L’idée est louable, un mobinaute pouvant profiter de haut débit sentira nettement la différence lorsqu’il basculera sur un réseau GPRS ou 3G R4. La différence sera moindre sur un réseau 3G+ et surtout  H+.

Quel est le cout alors qu’on annonce des suppressions d’emploi. Il faut installer les équipements et déployer la fibre optique ce qui est réalisé par des prestataires externes; L’achat des licences à couté 1 milliards d’euros, l’opérateur investira annuellement un milliard d’euros pour l’aspect technique de mise à niveau de la 3G et la mise en place de la 4G.

Si vous êtes testeurs du réseau SFR ou Bouygues sur Lyon, si vous êtes testeur d’Orange à Marseille, n’hésitez pas à me faire part de vos commentaires, je pourrais vous transmettre un formulaire de satisfaction.

 

Réunion à Bercy entre les 4 opérateurs : Le numéro illico

Mardi matin, 8h30 les 4 opérateurs étaient attendus à Bercy pour discuter avec Arnaud Montebourg et Fleur Pellerin, des emplois (nationaux) que devraient générer la téléphonie mobile alors que SFR et Bouygues Télécom annoncent des suppression après l’arrivée de Free.

Martin Bouygues a profité de cette rencontre pour rappeler que le contrat d’Itinérance entre Free et Orange Mobile doit être limité dans le temps. Ce contrat est de toute manière actif jusqu’en 2018 et ni Free (représenté par Cyril Poidatz, président d’Illiad), ni Orange ne souhaite un avenant à ce contrat.
Ce contrat d’Itinérance était obligatoire pour qu’un 4ème opérateur puisse arriver sur le marché, et Bouygues aurait aussi pu faire une offre commerciale. Seul Orange avait répondu. Free déploye son réseau 3G/4G (compatible avec les standard 2G) et ne souhaitera plus à terme financer l’infrastructure d’Orange par un contrat d’Itinérance. Enfin, Free a des obligations envers le régulateur ARCEP, dont notamment couvrir au moins 75% de la population en 2017. Autant de bonnes raisons qui justifient une fin de contrat d’Itinérance 2G/3G en 2018. Quant à la mise en place d’un contrat d’Itinérance 4G, Free pourrait s’appuyer sur SFR (proposition ARCEP), mais …il semblerait que Free ait répondu à la demande de Stéphane Richard pour la mutualisation d’équipement 4G, il sera alors possible de voir une autre forme de contrat entre Orange et Free?

A la sortie de la réunion, le PDG d’Orange, M Stephane Richard, reconnaissait que le marché de la téléphonie mobile était sain avant l’arrivée de Free. Il faut comprendre par là que la téléphonie mobile générait assez de revenue pour les 3 opérateurs sans se préoccuper des besoins du public, c’est à dire des offres low-cost. Free a ainsi bouleversé les offres commerciales et le gâteau est à partager entre 4 opérateurs.

Les objectifs de cette rencontre étaient le retour de l’emploi via les activités de la téléphonie mobiles, ce qui tend donc de la part du gouvernement de satisfaire aux exigences des opérateurs (actuellement SFR et Bouygues prévoient un plan de licenciement portant sur 1000 emplois d’ici la fin de l’année) :

  • Relocalisation des Télé-opérateurs en France. Le gouvernement propose de créer un « numéro illico » qui garantirait une réponse en moins de 60 secondes et dont les téléconseillers seraient localisés en France. Ce rapport estime que ce numéro pourrait être facturé 60 centimes la minute au maximum (les hotlines payantes facturaient auparavant 34 centimes la minute avant la loi Chatel. Depuis 2008, la communication était facturée au prix d’un appel local). Les opérateurs qui mettraient en place ce numéro s’engageraient à « consacrer 60% des revenus de ces numéros à la rémunération des agents »
  • Retour sur une autre partie de la loi Chatel permettant à un client de s’acquitter d’un quart de son forfait lorsque celui-ci quitte son opérateur au bout de 12 mois alors qu’il avait souscrit à un contrat de 24 mois.

 

 

Contrat d’Itinérance 4G pour Free

Le nouvel entrant Free a déployé 28% du réseau pour la 3G. Afin de couvrir le territoire national, Free « bénéficie » d’un contrat d’itinérance avec Orange pour la 2G et la 3G. Cela permet aux clients de Free d’utiliser le réseau d’Orange, de manière transparente. Evidemment, chaque appel (voix, sms ou data) génère un ticket de taxation (CDR ) qu’Orange facture à Free en fin de mois (Cleaning House).

Pour la 4G, alors que l’ARCEP a prévu un contrat d’Itinérance pour Free avec SFR (SFR a 2 lots à 800 MHz), l’un des deux lots pourraient d’être utilisés pour Free, Stephane Richard, PDG d’Orange n’est pas contre l’idée d’étendre le contrat d’Itinérance pour Free avec la 4G.

Seulement, l’épisode ne s’arrête pas là, Bouygues vient de porter l’affaire à tous les députés pour que Free déploie son propre réseau sans profiter de contrat d’Itinérance.

Martin Bouygues estime que Free Mobile « est le premier et le seul opérateur en France à bénéficier, grâce au contrat d’itinérance 3G qui le lie à Orange, de la possibilité de n’investir dans son réseau mobile que là où il est sûr que c’est rentable ». Pour lui, le nouvel entrant « n’a donc pas les mêmes contraintes d’investissement que ses trois concurrents ». Concernant la 4G,  « les autres opérateurs, dont Bouygues Telecom, ont déjà investi des sommes considérables pour pouvoir utiliser les fréquences 4G (…) et vont engager plusieurs centaines de millions d’euros d’investissements dans le déploiement des réseaux 4G. Une telle itinérance aurait pour conséquence de distordre encore plus la concurrence et d’aggraver très fortement le déséquilibre actuel ». Stéphane Richard, le patron de France Télécom, s’est déjà déclaré prêt accueillir Free Mobile sur son réseau 4G. Si tel était le cas, selon Martin Bouygues, on devrait « par souci de justice, comme dans le secteur du transport ferroviaire, aboutir rapidement à une séparation fonctionnelle entre Orange, entité commerciale, et France Télécom, structure gérant des réseaux d’infrastructures disponibles pour tous les opérateurs ».

 

10 millions d’abonnés 4G en 2017

Cet article est un résumé et une traduction de l’articlede Gigaom.

Les opérateurs français déploieront les premières antennes avec un dimensionnement au niveau du coeur radio et du coeur réseau qui permettront d’accueillir 10 millions d’abonnés en 2017. En terme d’abonnement, la France s’alignerait avec les prévisions Américaines, mais en pourcentage, les opérateurs français tablent sur 15% de la population contre 7,5% aux Etats Unis. La stratégie en France est de mettre en place un réseau 3G performant avant de construire à la hâte un réseau 4G, c’est aussi une vision très différentes des Américains.

Orange, le premier opérateur met en place un réseau de plus de 150 antennes en Juin pour Orange, et prévoit un réseau national en 2015. SFR expérimente le réseau à Marseille mais couvrira dans un premier temps Lyon et Montpellier.

Bouygues Télécom prévoit l’installation de 5000 ENb d’ici la fin de l’année avec un déploiement massif à Lyon.

Les trois opérateurs lanceront leur offres commerciales début 2013.

Quant à Iliad Free Moile, après avoir lancée son offre aggressive pour le réseau 3G, nous n’avons toujours pas de nouvelle sur sa stratégie 4G.  Il semblerait que le réseau 4G permettra de couvrir principalement les grandes agglomérations, ou la densité de population est importante (ce qui est logique pour le réseau à cette bande) et qu’ensuite Free s’appuyerai sur la 3G d’Orange pour couvrir les autres zones. N’oublions pas que Free n’a pas eu ou n’a pas souhaité avoir de bande dans la gamme des 800 MHz (pour des longues portées).

Rien de bien nouveau, si ce n’est qu’une interprétation de la logique de Free et les ambitions affichées des opérateurs pour atteindre 10 Millions d’abonnés dès 2017.

La 4G en France avec SFR

Sans grande surprise, après l’annonce d’Orange et de Bouygues, SFR annonce aussi l’ouverture de son réseau pour 2013. SFR joue la carte de la continuité de service et annonce avant tout une très bonne couverture de son réseau 3G permettant, en cas de non accès au réseau 4G, d’avoir un réseau 3G à haut débit par rapport à la 2G.

SFR rappelle aussi la solution Auto-Connect, un soft développé avec Apple et équipant l’Iphone et l’IPad permettant de basculer d’un réseau 3G à un réseau WiFi hot-spot (donc à 100 Mbit/s si l’abonné est en FO) et cela sans discontinuité de service. Il s’agit d’une solution similaire au standard UMA/GAN à la différence près que le terminal se connecte sur un hot-spot SFR (qui est celle proposée par la SFR-Box). C’est dans les  Bouches du Rhone que ces box ont été installées. Or, on appelle que SFR avait fait une démonstration à Marseille, le 22 septembre 2011, des potentiels de la 4G. Et, c’est en retournant à Marseille, que le directeur général de SFR (Pierre-Alain Allemand) annonce l’ouverture de son réseau

SFR rappelle qu’ils avaient fait une démonstration à Marseille, le 22 septembre 2011, des potentiels de la 4G.C’est en retournant à Marseille, que le directeur général de SFR (Pierre-Alain Allemand) annonce l’ouverture de son réseau.

SFR va maintenant déployer la 4G (le LTE pour être exact) à Montpellier et à Lyon a priori avec les équipements de Nokia Siemens Network et Alcatel Lucent (a priori car je n’ai pas de confirmation officielle). SFR profite par la même occasion pour migrer de nombreux équipements en HSPA+. Le HSPA+ et le LTE sont fondamentalement différents, mais via une solution similaire à celle présentée par ZTE (ce qui semblerait logique), la migration d’un premier module en bande de base pour passer en 3G HSPA+ (et ensuite en LTE de manière logicielle) permettrait facilement de migrer en LTE en ne modifiant que la partie Radio (et donc à moindre coût).