Huawei teste le LTE SON dans une galerie commerciale de HonG Kong

Avec l’évolution des différentes normes téléphonie mobiles, chaque téléphone doit être multi-standard et multi-fréquences. Ainsi, les derniers smartphones peuvent exploiter le réseau 4G en présence de ce dernier ou à défaut de couverture, les smartphones se replient sur la 3G ou la 2G.

Au niveau du réseau, l’opérateur cherche à optimiser la couverture c’est à dire permettre à l’utilisateur de capter le réseau sur la plus grande zone possible.  Cependant, en cas de forte influence, c’est la capacité du réseau qui va limiter le trafic, c’est à dire le nombre maximum de connexions simultanées et le débit de chaque sessions. Plus les sessions utilisateurs seront haut débits et moins grand sera le nombre de connexions simultanées.

Pour gérer au mieux le trafic, il peut être préférable d’utiliser le réseau 2G pour les appels téléphoniques en bord de cellule, et le réseau 3G ou 4G à 2,6 GHz pour les connexions haut débits proche de l’antenne et la 4G à 800 MHz pour la Data plus éloignées. De plus, afin de limiter les interférences entre cellules, le choix des fréquences utilisées par chaque cellule doit être contrôlées par l’eNb (ICIC).

Cette gestion automatique de l’accès radio et de manière équivalente une gestion automatique au niveau du cœur réseau permet d’améliorer les performances des équipements mobiles, il s’agit du SON Self Optimized Network.

Pour résumer, le LTE SON est une technique d’auto-adaptation des eNB qui permet d’accroitre le débit de 30% au bord des cellules et améliorer l’expérience des utilisateurs via une réduction des interférences ICIC. Ce sujet a déjà été traité dans l’article suivant « De l’ICIC à la radio cognitive ».

Le SINGLESON est une solution proposée par Huawei permettant de gérer plusieurs technologies différentes de transmission sans fils (la solution permet de choisir parmi différentes normes 2G, 3G et 4G, laquelle est la plus disponible vis à vis de la QoS demandée)

Brouillage LTE – TNT (3ème article)

En septembre 2011, une première expérimentation avait été mise en place aux environs de LAVAL pour tester le brouillage de la TNT par le LTE.

Dans un précédent article, je vous expliquais les origines e ce brouillage et les canaux concernés : Après l’attribution des fréquences par l’ARCEP, l’opérateur ayant misé la plus petite somme a hérité du lot conflictuelle, il s’agit donc de Bouygues.

Une nouvelle campagne de mesure va se dérouler à Saint Etienne, mais que peut on attendre comme résultat?

On sait déjà que les canaux de la TNT de 53 à 60 peuvent être perturbés. Le signal LTE  reçu au niveau des récepteurs TNT ramenés dans la bande des 36 MHz est un signal d’interférence, il s’agit de bruit pour la TNT. Par comparaison, c’est comme si deux conférenciers parlent en même temps dans une même salle. Plus le haut parleur du conférencier LTE est élévé et plus il perturbe le conférencier TNT. La même approche a été réalisée à Laval ou la puissance d’émission du LTE a été portée au maximum (64 dBm).

Supposons deux chaînes radios qui re-diffusent la conférence TNT. La première est proche du Haut parleur TNT, le signal reçu est très fort et est restitué ainsi.

La seconde radio est éloignée des deux haut-parleur. Le signal reçu est trop faible, ils doivent l’amplifier pour pouvoir ré-emettre la conférence. Or, le signal reçu est déjà très bruité, ils amplifient dont le bruit.

La conclusion des expérimentation de Laval étaient les suivantes :

  • le mode de brouillage le plus souvent rencontré à Laval est la saturation des chaînes de réception par des stations de base LTE de forte puissance (64 dBm);
  • des installations de réception TV comportant des éléments actifs (amplificateurs) peuvent être brouillées à plus d’un kilomètre de la station LTE. Or, il a été constaté une présence élevée d’éléments actifs dans les installations ;
  • les brouillages ne concernaient pas uniquement le canal 60 mais ont été perceptibles jusqu’au canal 57, voire, pour des installations comportant des éléments actifs, dans des canaux inférieurs ;
  • La puissance des stations de base est un facteur déterminant du risque de brouillage

Un autre élément intéressant a été constaté. Cela provient de la saturation des amplificateurs de réception (amplificateur de puissance faible bruit). La saturation provoque un écrétage du signal (un signal sinusoidal se rapprochera d’un signal carré).

Les amplificateurs sont définies par des paramètres de Puissance maximale, de gain, de point d’inteception d’ordre 3 et d’ordre 5. Cela vient du fait qu’un amplificateur n’est pas linéaire, le signal de sortie est certes proportionnel au signal d’entrée dans la zone linéaire mais au delà, le signal de sortie est aussi l’image du signal d’entrée élevée à la puissance 3, la puissance 5, …

Ainsi, à cause de cette puissance 3, on va constater qu’une baisse du signal LTE de 3 dB se traduit ainsi par une réduction du brouillage de 9 dB.

Pour éviter ou réduire le brouillage, il est nécessaire de placer un filtre avant l’amplificateur faible bruit, et en amont de la première démodulation autour de la fréquence FI. Un cout moyen de 130 euros par foyer a été estimé.

Qu’attend on des tests à venir sur St Etienne? Je ne le sais pas pour l’instant.

SFR teste son réseau sur Lyon

Nous l’avions déjà annoncé en mars dernier, SFR va tester son réseau à Lyon avec 400 testeurs qui profiterons de clé USB. L’interface radio déployée (cf. eUTRAN) est gérée par des équipements de la société Chinoise Huawei (cf. commentaire d’un internaute).

On rappelle que SFR promouvoie un réseau 3G de haut débit et largement déployé sur l’hexagone pour préparer l’arrivée de la 4G. Le discours a d’ailleurs été repris pour l’annonce du réseau de test à Lyon « La mise en place de ce réseau 4G, va se développer de pair avec la mise à niveau du réseau 3G, sur le matériel (antennes, émetteurs, liaisons par fibre optique entre les relais…), comme sur les logiciels » insiste Frédéric Mansard, directeur technique régional de SFR.

L’idée est louable, un mobinaute pouvant profiter de haut débit sentira nettement la différence lorsqu’il basculera sur un réseau GPRS ou 3G R4. La différence sera moindre sur un réseau 3G+ et surtout  H+.

Quel est le cout alors qu’on annonce des suppressions d’emploi. Il faut installer les équipements et déployer la fibre optique ce qui est réalisé par des prestataires externes; L’achat des licences à couté 1 milliards d’euros, l’opérateur investira annuellement un milliard d’euros pour l’aspect technique de mise à niveau de la 3G et la mise en place de la 4G.

Si vous êtes testeurs du réseau SFR ou Bouygues sur Lyon, si vous êtes testeur d’Orange à Marseille, n’hésitez pas à me faire part de vos commentaires, je pourrais vous transmettre un formulaire de satisfaction.

 

Réunion à Bercy entre les 4 opérateurs : Le numéro illico

Mardi matin, 8h30 les 4 opérateurs étaient attendus à Bercy pour discuter avec Arnaud Montebourg et Fleur Pellerin, des emplois (nationaux) que devraient générer la téléphonie mobile alors que SFR et Bouygues Télécom annoncent des suppression après l’arrivée de Free.

Martin Bouygues a profité de cette rencontre pour rappeler que le contrat d’Itinérance entre Free et Orange Mobile doit être limité dans le temps. Ce contrat est de toute manière actif jusqu’en 2018 et ni Free (représenté par Cyril Poidatz, président d’Illiad), ni Orange ne souhaite un avenant à ce contrat.
Ce contrat d’Itinérance était obligatoire pour qu’un 4ème opérateur puisse arriver sur le marché, et Bouygues aurait aussi pu faire une offre commerciale. Seul Orange avait répondu. Free déploye son réseau 3G/4G (compatible avec les standard 2G) et ne souhaitera plus à terme financer l’infrastructure d’Orange par un contrat d’Itinérance. Enfin, Free a des obligations envers le régulateur ARCEP, dont notamment couvrir au moins 75% de la population en 2017. Autant de bonnes raisons qui justifient une fin de contrat d’Itinérance 2G/3G en 2018. Quant à la mise en place d’un contrat d’Itinérance 4G, Free pourrait s’appuyer sur SFR (proposition ARCEP), mais …il semblerait que Free ait répondu à la demande de Stéphane Richard pour la mutualisation d’équipement 4G, il sera alors possible de voir une autre forme de contrat entre Orange et Free?

A la sortie de la réunion, le PDG d’Orange, M Stephane Richard, reconnaissait que le marché de la téléphonie mobile était sain avant l’arrivée de Free. Il faut comprendre par là que la téléphonie mobile générait assez de revenue pour les 3 opérateurs sans se préoccuper des besoins du public, c’est à dire des offres low-cost. Free a ainsi bouleversé les offres commerciales et le gâteau est à partager entre 4 opérateurs.

Les objectifs de cette rencontre étaient le retour de l’emploi via les activités de la téléphonie mobiles, ce qui tend donc de la part du gouvernement de satisfaire aux exigences des opérateurs (actuellement SFR et Bouygues prévoient un plan de licenciement portant sur 1000 emplois d’ici la fin de l’année) :

  • Relocalisation des Télé-opérateurs en France. Le gouvernement propose de créer un « numéro illico » qui garantirait une réponse en moins de 60 secondes et dont les téléconseillers seraient localisés en France. Ce rapport estime que ce numéro pourrait être facturé 60 centimes la minute au maximum (les hotlines payantes facturaient auparavant 34 centimes la minute avant la loi Chatel. Depuis 2008, la communication était facturée au prix d’un appel local). Les opérateurs qui mettraient en place ce numéro s’engageraient à « consacrer 60% des revenus de ces numéros à la rémunération des agents »
  • Retour sur une autre partie de la loi Chatel permettant à un client de s’acquitter d’un quart de son forfait lorsque celui-ci quitte son opérateur au bout de 12 mois alors qu’il avait souscrit à un contrat de 24 mois.

 

 

Iphone 5 – sortie le 7 aout?

Apple devrait annoncer la sortie de l’Iphone 5 au cours d’une keynote programmée le 7 aout

A ce jour, il n’y a pas de détails très précis sur les spécifications techniques, ou le design, hormis la photo suivante

La nouveauté est une puce NFC intégrée dans l’IPhone, Apple aurait donc abandonné l’idée de mettre leur propre puce de communication en champ proche. Apple ayant remporté le standard nano-sim devrait incorporer cette SIM dans le téléphone. Cela permet un gain de place mais l’opérateur devra payer des royalties à la firme pour mettre ce type de carte dans le smartphone. Les possesseurs de Iphone4 ne pourront pas non plus insérer leur cartes SIM dans le nouvel iphone.

La coque serait en alumunium, permettant de bénéficier d’une meilleure qualité d’écoute, l’écran légèrement plus grand (4 pouces). L’OS intégré serait l’iOS6 et les applications comme SIRI seront améliorées.

Il sera ainsi possible via Siri d’acoir accès à des résultats sportifs, évidemment en premier lieu les matchs de football et ses statistiques. SIRI vous permettra d’avoir aussi des informations sur les films de cinémas, la durée, les acteurs, l’histoire, …

Au niveau des applications, Facebook sera directement intégré et twitter sera maintenu, Passbook (ou itravel) permettra d’avoir une copie de vos cartes d’identités, permis, … Enfin, il sera possible d’insérer une musique directement comme sonnerie.

Le gros point négatif, il semblerait que l’Iphone 5 ne sera toujours pas compatible 4G en France.

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Huawei teste le LTE SON dans une galerie commerciale de Hong Kong

Avec l’évolution des différentes normes téléphonie mobiles, chaque téléphone doit être multi-standard et multi-fréquences. Ainsi, les derniers smartphones peuvent exploiter le réseau 4G en présence de ce dernier ou à défaut de couverture, les smartphones se replient sur la 3G ou la 2G.

Au niveau du réseau, l’opérateur cherche à optimiser la couverture c’est à dire permettre à l’utilisateur de capter le réseau sur la plus grande zone possible.  Cependant, en cas de forte influence, c’est la capacité du réseau qui va limiter le trafic, c’est à dire le nombre maximum de connexions simultanées et le débit de chaque sessions. Plus les sessions utilisateurs seront haut débits et moins grand sera le nombre de connexions simultanées.

Pour gérer au mieux le trafic, il peut être préférable d’utiliser le réseau 2G pour les appels téléphoniques en bord de cellule, et le réseau 3G ou 4G à 2,6 GHz pour les connexions haut débits proche de l’antenne et la 4G à 800 MHz pour la Data plus éloignées. De plus, afin de limiter les interférences entre cellules, le choix des fréquences utilisées par chaque cellule doit être contrôlées par l’eNb (ICIC).

Cette gestion automatique de l’accès radio et de manière équivalente une gestion automatique au niveau du cœur réseau permet d’améliorer les performances des équipements mobiles, il s’agit du SON Self Optimized Network.

Pour résumer, le LTE SON est une technique d’auto-adaptation des eNB qui permet d’accroitre le débit de 30% au bord des cellules et améliorer l’expérience des utilisateurs via une réduction des interférences ICIC. Ce sujet a déjà été traité dans l’article suivant « De l’ICIC à la radio cognitive ».

Le SINGLESON est une solution proposée par Huawei permettant de gérer plusieurs technologies différentes de transmission sans fils (la solution permet de choisir parmi différentes normes 2G, 3G et 4G, laquelle est la plus disponible vis à vis de la QoS demandée)

Bouygues a inauguré la 4G sur Lyon

La 4G sur Lyon avec Bouygues

La 4G est officiellement lancée dans 2 villes en France, à Marseille avec Orange et à Lyon avec Bouygues Telecom. Dans les deux cas, il s’agit d’une phase de tests grandeur nature du réseau 4G sur la ville de Marseille et de Lyon .

Concernant Bouygues, la première phase sera testée par 300 utilisateurs, lesquels sélectionnés par l’opérateur vont pouvoir profiter de débits pouvant atteindre 100 Mbits/s en download (Petite précision, notamment pour la société Araxxe à Lyon, il s’agit du LTE, pré 4G). Ces testeurs peuvent dès aujourd’hui se connecter au réseau 4G. Parmi ces utilisateurs chanceux, des clients professionnels de grandes entreprises et de TPE/PME. Bouygues Telecom a par ailleurs fourni un équipement 4G ready aux testeurs, dont des hotspots ZTE et des tablettes tactiles Samsung Galaxy Tab.

Nous avions déjà annoncé ce projet le 22 mars dernier, Bouygues Telecom et Orange présentaient chacun leur plan de déploiement de la 4G, prévoyant une ouverture du service au public pour le début de l’année 2013.

Prochainement, Lyon accueillera aussi le réseau 4G (LTE) d’Orange, puisque ce dernier a choisi de connecter d’ici la fin de l’année Lyon, Nantes et Lille, et quelques quartiers sur Paris.

Les muti-applications sont possibles avec le haut débit

Les applications avec la 3G et la 4G

Au cours des formations que je réalise auprès des cadres de France Télécom, je proposais des applications que les réseaux allait pouvoir supporter en mélangeant plusieurs types de services comme la géolocalisation, les réseaux sociaux, le broadcast vidéo, des informations de transport.

L’exemple cité était le suivant : « En vous promenant dans la rue, vous vous arrêtez sur une affiche d’un spectacle (sportif ou culturel) qui vous plait. Via le code QR, vous récupérez des extraits de chansons ou de l’évènement sportifs, des informations générales et la possibilité d’acheter des places, ce que vous faites. Au cours de l’achat on vous propose de diffuser cette annonce sur un réseau social et via la réalité virtuelle vous pouvez mettre une photo de vous avec le chanteur (le cas échéant) sur scène. Evidemment vous pouvez aussi être mis en relation avec d’autres internautes qui iront au spectacle mais surtout être informé si une ami de votre cercle a déjà pris son billet. Sinon, vos amis pourront toujours acheter une place en suivant le lien sur votre réseau. Le jour arrivant, une annonce vous propose différents moyens de locomotion pour aller au spectacle, avec des réductions (train, bus, rer, …). Une application vous permet de vous proposer les prochains horaires de bus, le numéro de bus et vous guide jusqu’à l’arrêt de bus (localisation/navigation). Lors de votre transport, des vidéos sont diffusés. Vous arrivez au spectacle, et entrez via la puce NFC. Après le spectacle, les meilleurs moments sont déjà en ligne et vous pouvez en profiter…., vos commentaires sont diffusés sur votre réseau et sur un blog spécialement mis en place pour l’évènement. »

Le fait de proposer de multiples applications, notamment la vidéo, rendra le mobinaute plus actif sur l’acès au web et donc plus gourmand en terme de débit.

Cela existe maintenant avec Orange :

A l’occasion de l’UEFA EURO 2012, qui réunit les fans de football de toute l’Europe, Orange a mis en place de nouveaux services et applications qui permettent aux supporters de profiter au maximum du tournoi, aussi bien chez eux qu’à l’étranger.

En effet, Orange et l’UEFA ont enrichi l’application mobile officielle UEFA EURO 2012 en y intégrant, entre autres, des fonctions de géolocalisation et de réalité augmentée pour aider les fans à localiser leurs amis ou certains lieux grâce à Friend Finder.

Venue Finder disponible via l’appareil photo du mobile, indique aux utilisateurs, soit sur une carte, soit grâce à la fonction de réalité augmentée, les sites sur lesquels ils pourront visionner les matches. La vidéo propose les temps forts de la compétition (contenus payants disponibles après les matches, à partir de minuit). Quant au service Photo Fun, permet aux fans de personnaliser leurs photos pour témoigner de leur soutien à leurs équipes.

Outre l’application mobile officielle, Orange a lancé l’application Supporter’s Cup Shake & Shout qui offre à chaque utilisateur la possibilité de remporter des billets et d’autres prix prestigieux en montrant qu’il est le meilleur supporter pendant le tournoi. Une fois l’application activée, celle-ci enregistrera les acclamations du fan, qu’il soit chez lui devant son téléviseur ou un ordinateur, ou à l’extérieur dans un stade ou un bar. L’application mémorise également la fréquence à laquelle le fan agite et bouge les bras en acclamant son équipe, tout au long de chaque match, montrant ainsi la vigueur de son soutien.

Chaque fan est en compétition avec les autres pour prouver qu’il est le meilleur supporter de son équipe et pour remporter des billets pour la finale de l’UEFA EURO 2012, des téléphones Sony Xperia et d’autres lots. L’application crée également un album souvenir numérique : les fans pourront ainsi revivre étape par étape, avec leurs amis, l’enthousiasme connu à chaque but et autres temps forts des matches.

Enfin, pour les fans qui assistent sur place au tournoi, Orange proposent des offres d’itinérance qui permettent aux clients de tirer le meilleur parti de leurs téléphones portables durant leur voyage en Pologne et en Ukraine.

L’application mobile officielle peut être téléchargée à cette adresse : http://bit.ly/JYk5Sv

IMS – Ip Multimedia System en quelques mots

IMS ou IP Multimedia System est une architecture réseau destinée à délivrer les services basés sur le protocole IP aux utilisateurs mobiles. Le concept d’IMS est de permettre la mutualisation de plusieurs média, plusieurs points d’accès et plusieurs mode de communication dans un seul réseau, permettant ainsi à l’utilisateur final de profiter simultanément de la voix, de la data et des sessions multimédias.

La technologie IP est une technologie dite de Best Effort, c’est à dire faisant du mieux pour transporter la data vers les utilisateurs finaux. Il n’y a donc aucune garantie de réservation de bande passante,  de délai de connexion ce qui contraint fortement les applications de contenues multimédias comme la conversation, la visio, la vidéo, .. (au niveau de la couche IP, mais il est possible de mettre en place des protocoles de réservations de ressources comme le protocole RSVP, IntServ, DiffServ, …)

IMS est une architecture indépendante de l’accès physique, et par conséquent le service est délivré quelque soit le terminal (téléphone mobile, PC via ADSL ou FO, …) ce qui permet une convergence des accès. De plus, les services sont accessibles à l’utilisateur même en cas de mobilté, de roaming, .

L’IMS est développé autour du SIP, Session Initial Protocol. Le SIP est le protocole de signalisation, c’est lui qui gère les connexions et les types de communications (services) : C’est le mécanisme de signalisation qui contrôle tout le trafic, permettant aux différentes entités du réseau de communiquer entre-elles, d’établir et de négocier des sessions multimédias (contextes).

L’IMS est donc le réseau incontournable qui permettra à la 4G (LTE) de bénéficier de toutes ses fonctionnalités, notamment de la voix. L’IMS s’appuyant sur le protocole SIP est une des raisons qui explique l’arrêt du H.323 pour la gestion de la connexion des appels en mode paquet, protocole encore fortement utilisé par l’opérateur historique : France Télécom.

Nous présenterons dans un autre article l’architecture de l’IMS, ce qui nous permettra d’aller un peu plus loin dans la technique.

Une petite vidéo en anglais présentant l’avantage de l’IMS (permettant un gain de productivité et d’économie…)

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Réduction de la consommation de puissance des équipements 4G

Si l’utilisateur est préoccupé par l’autonomie de sa batterie, les opérateurs (et les équipementiers) cherchent quant à eux à réduire le cout de fonctionnement (OPEX) des équipements actifs du réseau.

En janvier, j’avais proposé un projet européen (FP7 – ICT) une thématique consistant à minimiser la puissance totale des stations de bases en préservant la qualité de service de chaque connexion (QoS) via des techniques d’agrégations de porteuses et en améliorant la gestion du réseau (SON – Self Optimization Network). Ce projet n’a pas été retenu, à l’inverse du projet EARTH ( Energy Aware Radio and neTwork tecHnologies) proposé par Alcatel Lucent sur les fonds du programme de recherche européenne (financement FP7).

L’idée s’appuie également sur une gestion centralisée des communications (SON) puisque l’objectif est d’« adopter une approche nouvelle pour analyser l’efficacité énergétique des réseaux mobiles en considérant le système dans son intégralité au lieu de se concentrer sur des éléments distincts du réseau.

L’organisme de normalisation 3GPP qui définit les protocoles de la 3G et de la 4G avait également mis en place des propositions pour réduire le bilan carbone, connu sous le nom 3GPP Green Activities – ESM Energy Saving Management. Les objectifs définies dans les releases 8 – 9 sont

  • Réduction de la consommation des équipements en optimisant leur conception (hardware sobre, software intelligent), réduction de climatisation
  • Utilisation de SON pour optimiser la couverture en fonction des besoins des utilisateurs. Réduction de puissance, mise en veille de cellule coordonnées par le réseau
  • 30 à 70% de réduction de consommation globale des e-nodeB

La réduction des coût peut aussi passer par un accord entre les opérateurs pour partager leur infrastructure, soit uniquement l’alimentation des antennes, soit la station de base (eNb). Cette approche a récemment été proposée par Orange/FT mais pour l’instant n’a pas eu d’échos chez les autres opérateurs. Interrogé par l’Express Stéphane Richard, p-dg de FT Orange explique : « Nous partageons déjà notre réseau avec d’autres opérateurs en Pologne et en Grande-Bretagne et, bientôt, en Roumanie et en Espagne. Nous sommes prêts à le faire en France avec SFR et/ou Bouygues dans la 4G ».