Rachel Carson : 50 ans après…

Rachel Carson’s 1928 Yearbook Portrait – JKM Library, Chatham University

On célèbre cette année le cinquantième anniversaire de la parution de Printemps silencieux, livre écrit par la biologiste américaine Rachel Carson (1907-1964) et souvent présenté comme un événement fondateur du développement du mouvement écologiste international.

Originellement paru sous forme de feuilleton dans la revue The New Yorker au cours de l’été 1962, Printemps silencieux contient une dénonciation forte et argumentée de l’usage abusif des pesticides et de leurs effets potentiellement délétères sur la santé publique et sur l’environnement. Le titre du livre fait ainsi référence à un printemps rendu silencieux par la disparition des oiseaux dans un futur écologiquement dévasté par l’action humaine.

L’impact de l’ouvrage de Rachel Carson fut immense. Le livre devint un best-seller dans le monde entier et est considéré comme étant à l’origine de la création de l’Agence de protection de l’environnement américaine (EPA) en 1970 et de l’interdiction progressive du DDT aux USA. En contrepartie, Printemps silencieux fut et demeure la cible de critiques virulentes, notamment en provenance des milieux conservateurs et des industriels de la chimie.

Vous trouverez à la BU Sciences campus la réédition récente de Printemps silencieux, publiée cette année aux éditions Wildproject.

De nombreux articles sont parus depuis le début de l’année sur Rachel Carson et sur l’héritage de Printemps silencieux. Parmi ceux-ci, on pourra consulter :

A propos des controverses suscitées par l’ouvrage de Rachel Carson et des campagnes de dénigrement dont elle fut victime, on pourra se reporter à l’article de William Souder paru dans Slate.com le 04/09/2012 : « Rachel Carson didn’t kill millions of Africans » [consulté le 03/10/2012]. Naomi Oreskes et Erik Conway consacrent un chapitre complet à ce sujet dans leur ouvrage Les marchands de doute dont il fut récemment question dans ces pages : «  »La négation frappe à nouveau : l’attaque révisionniste contre Rachel Carson » pp. 353-391.

Sur Rachel Carson elle-même, on pourra consulter entre autres :

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