Histoire d’une Flore française de Lamarck

Flore françoise / Jean-Baptiste de Monet de Lamarck.- Paris : Imprimerie royale, 1778 (Poitiers, Bibliothèques universitaires, Fonds ancien, MED 2420)

Flore françoise / Jean-Baptiste de Monet de Lamarck.- Paris : Imprimerie royale, 1778 (Poitiers, Bibliothèques universitaires, Fonds ancien, MED 2420)

Connu pour être le fondateur du transformisme, Jean-Baptiste de Monet de Lamarck (1744-1829), professeur de zoologie au Muséum d’histoire naturelle et membre de l’Académie des sciences, était aussi un grand botaniste. Il rédigea en 1778 la Flore française, qui donne des méthodes d’identification des plantes de France à l’aide de clés dichotomiques. Cet ouvrage comprend trois tomes de textes (tome 1, tome 2 et tome 3), dans lesquels ont été insérés huit planches gravées sur cuivre (dont vous pouvez admirer ci-contre un exemple) par Étienne Fessard (1714-1777 ?), graveur du Roi, et un tableau dépliant.

Ce document du Fonds ancien est exposé à la BU Médecine-Pharmacie du 3 au 30 avril. Une présentation (une « Petite pause méridienne avec… », qui, en 30 minutes, permet de découvrir un ouvrage sur table plutôt que sous vitrine) est proposée le 11 avril à 13h (inscription : karine.furcy@univ-poitiers.fr). Lire la suite

Des agrumes au XVIIe siècle

Hesperides / Giovanni Battista Ferrari.- Rome : Hermann Scheus, 1646 (Poitiers, Bibliothèques universitaires, Fonds ancien, Kg 9)

Pendant les mois de janvier et de février, la BU de Médecine-Pharmacie expose un ouvrage du Fonds ancien de l’Université de Poitiers, Hesperides sive De malorum aureorum cultura et usu libri quatuor, une œuvre remarquable sur les agrumes réalisée par Giovanni Battista Ferrari et publiée à Rome par Herman Scheus en 1646. Une présentation de l’ouvrage vous est proposée le 31 janvier de 13h à 13h30 (entrée libre sur inscription auprès de Karine Furcy : karine.furcy@univ-poitiers.fr).

Le livre

Membre de  l’Academia dei Lincei fondée en 1603 à Rome, Cassiano Dal Pozzo (1588-1657) rassembla dans le Museo cartaceo, un « musée de papier », deux mille dessins collectant les savoirs du XVIIsiècle. La collection était composée de deux parties, l’une sur l’archéologie et l’autre sur l’histoire naturelle. Dans la seconde, se trouvaient la botanique, la zoologie et la mycologie. Lire la suite

Matière de l’image

La BU Lettres, la Ruche et la BU Sciences proposent actuellement une exposition d’Aurélie Mourier, plasticienne en résidence d’artiste à l’Université de Poitiers.

Aurélie Mourier a rencontré des chercheurs du laboratoire d’informatique graphique Xlim. Cette rencontre a donné une nouvelle dimension à ses réalisations.

Matière de l'image, Aurélie Mourier, 2017. Photo A. Hilt

Matière de l’image, Aurélie Mourier, 2017. Photo A. Hilt

Dans une des salles de la Ruche, vous pourrez découvrir des voxels, matérialisés par des images d’objets déformés par rotation, ainsi que des applications en 2 ou 3 dimensions. Lire la suite

Carl von Linné (1707-1778)

Carl von Linné (voir la base biographique de la BIUS) était le fils d’un pasteur suédois, lui-même botaniste amateur. Il commença son parcours universitaire en Suède, où les études de médecine étaient peu développées, puis alla aux Pays-Bas ; il voyagea également en Angleterre et en France pour rencontrer d’autres botanistes.

Il était à la fois médecin et naturaliste. Il fut le Premier médecin du roi de Suède à partir de 1739 et obtint successivement le chaire de médecine et celle de botanique à l’Université d’Uppsala.

Abrégé du Système de la nature, de Linné, histoire des mammaires ou des quadrupèdes et cétacées / Jean Emmanuel Gilibert.- Lyon : Chez l’éditeur, 1805 (Poitiers, Bibliothèques universitaires, Service du Livre ancien, 71327)

Le Systema naturae

Grâce à plusieurs missions scientifiques, Linné observa plus de 7000 espèces de plantes, ce qui lui permit d’établir un nouveau système Lire la suite

Joseph Pitton de Tournefort, botaniste du XVIIe siècle

Né en 1656, Tournefort est considéré comme le plus grand botaniste du XVIIe siècle. Élève des Jésuites, il étudia de manière approfondie le grec et le latin ; il découvrit également la physique, la chimie, la botanique et la médecine. Mais, cadet de la famille, il devait devenir prêtre et entra au séminaire. A la mort de son père, il changea d’orientation et étudia la médecine, la chimie et l’anatomie. Élève à Montpellier de Pierre Magnol, il compléta sa formation par de nombreux voyages, en Provence, Dauphiné et Savoie avec le Père Plumier, dans les Pyrénées orientales et en Espagne.

Le Jardin du Roi

Gallica / bnf.fr

Institutiones rei herbariae / Joseph Pitton de Tournefort.- Paris, 1700 (Gallica bnf.fr / Bibliothèque nationale de France)

En 1683, à l’âge de 27 ans, il devint le suppléant de Fagon au Jardin du Roi (Museum d’histoire naturelle aujourd’hui), où il faisait des démonstrations de botanique ; il mena de nombreuses excursions dans les campagnes de l’Île-de-France, accompagné de ses étudiants, à qui il proposait ainsi un enseignement pratique. Il poursuivit en parallèle ses voyages, durant lesquels il herborisait (Midi de la France, Espagne, Portugal, Angleterre). Il enseigna également au Collège royal (futur Collège de France). Lire la suite

Pierre Bulliard, un vulgarisateur scientifique du 18e siècle

Flora Parisiensis / Pierre Bulliard.- Paris : Pierre François Didot le jeune, 1776-1783

Champignons

L’ouvrage le plus remarquable, d’un point de vue scientifique, de Jean Baptiste François, dit Pierre Bulliard (1752-1793) est son Histoire des plantes vénéneuses et suspectes de la France (1784), qui parut à nouveau entre 1791 et 1812 avec le titre Histoire des champignons de la France. Constitué de 400 planches de champignons, ce livre  est l’un des premiers ouvrages de référence en mycologie. Mais Bulliard s’intéressa également aux fleurs et, pour les champignons comme pour celles-ci, il travailla à produire des illustrations de grande qualité.

Flore

Pierre Bulliard publia de 1776 à 1783 une Flore de Paris Lire la suite