Que se passe-t-il à la Ruche ?

Vous l’avez remarqué, la Ruche a quelque peu changé en cette rentrée universitaire…

En effet, la BU Lettres entrant dans une phase de travaux prévus pour durer au moins 2 ans, la Ruche reste le seul espace de travail / lecture accessible dans le bâtiment A2.

Pour vous permettre de travailler dans de bonnes conditions, les bibliothécaires se sont démenés cet été pour transformer la Ruche afin d’y installer des collections de Lettres et langues tout en gardant le maximum de places assises.

  • Ce qui vient de la BU Lettres :
BU Lettres - Ruche. A. Hilt, 2018

BU Lettres – Ruche. A. Hilt, 2018

Désormais, dans le fond de la salle, vous trouverez les Lire la suite

Prêts en Bulles # 10

C’est en 2013 que l’écrivain Pierre Lemaitre reçoit le prestigieux prix Goncourt pour son roman picaresque, Au revoir là-haut. L’œuvre du romancier se voit transposée sur grand écran par Albert Dupontel dont l’inspiration aboutira à un succès tout aussi retentissant dans le monde du septième art. Mais avant de toucher en plein cœur les cinéphiles, la poignante histoire de ces deux survivants de la Grande Guerre a aussi été adaptée en bande dessinée. En s’associant à Christian de Metter, expert de ce type d’exercice, Pierre Lemaitre prouve que condenser presque six-cent pages en quelques cent-cinquante planches, n’affecte en rien la qualité du récit. Les deux auteurs offrent même une vision inédite tout en conservant la belle intensité de l’intrigue originelle.

Au revoir là-haut/Christian de Metter & Pierre Lemaitre (Editions Rue de Sèvres). Source : Decitre.fr

Au revoir là-haut/Christian de Metter & Pierre Lemaitre (Editions Rue de Sèvres). Source : Decitre.fr

 

La Guerre de 14-18 touche à sa fin. La première page témoigne de l’attente des Poilus dans leurs tranchées. Ce n’est plus l’ennemi qu’ils doivent tuer mais le temps. En face, les soldats allemands s’arment de patience maintenant que les fusils sont posés et que l’Armistice approche. Mais les galons sont toujours en place. Ceux du Lieutenant Pradelle ne sont pas assez importants. Une ultime confrontation victorieuse le ferait passer au rang de Capitaine. C’est ainsi que débute Au revoir là-haut. Par la folie d’un arriviste qui provoquera un acte lourd de conséquences.

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Entretien avec Tiphaine Gantheil et Timothée Morisse

Nous avons eu la belle occasion de rencontrer Tiphaine Gantheil et Timothée Morisse. Présents en tant que résidents à l’Université, les deux auteurs de bande dessinée sont invités à exprimer leurs émotions sur le sujet sensible de la violence subie par les femmes sous quelque forme qu’elle soit. Salle 11 de La Ruche un mercredi matin. Un endroit propice pour s’asseoir, boire un café et entrer dans l’univers de deux personnes aussi captivantes qu’attachantes.

© Photo Tiphaine Gantheil

Travaux de Timothée Morisse en cours. © Photo Tiphaine Gantheil

© Photo Timothée Morisse

Travaux de Tiphaine Gantheil en cours. © Photo Timothée Morisse

 

Bonjour Tiphaine & Timothée. Voilà déjà quelques semaines que vous êtes présents en tant que résidents pour vous exprimer sur la thématique qu’est la violence faite aux femmes et au corps des femmes. À mi-parcours, quelles sont vos premières sensations face à ce sujet sensible ?

Timothée Morisse : Au départ j’avais une appréhension. Celle d’être jugé. Mais quand on se penche sur le sujet, on se rend compte en fait, que nous sommes tous légitimes à en parler. C’est intéressant que les hommes puissent s’exprimer sur ce thème et ça serait d’ailleurs bien qu’on le fasse encore plus ! Ceci étant, même si avec Tiphaine nous avions décidé de se lancer dans ce projet, je me mettais une espèce de barrière à apporter mon propre point de vue. Au fil du temps, je m’aperçois que cela me fait du bien. Lire la suite

Prêts en Bulles # 9

Couverture DIG! -2

Couverture DIG! -2

« Quelle serait pour vous la raison d’une potentielle fin de civilisation ? » Voilà sur quoi neuf auteurs ont planché pour donner naissance à ce numéro -2 de DIG! (comprenez Digression Imaginaire Généralisée). Parmi eux, Tiphaine Gantheil et Timothée Morisse, deux des membres fondateurs de ce collectif crée en 2012. Les deux auteur.rice.s se trouvent actuellement à Poitiers en tant que résidents invités par le service culturel de l’Université. Pour s’exprimer autour de la thématique qu’est « Les violences faites aux femmes et aux corps des femmes », mais aussi pour partager leur univers artistique. La BU Lettres vous propose de découvrir la dernière parution de DIG! dont le contenu, ne serait-ce que par sa diversité graphique, ne vous laissera pas indifférent !

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Lutter contre les violences faites aux femmes

En 1999, les Nations Unies ont proclamé la date du 25 novembre Journée Internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes.

L’Université de Poitiers nous propose de réfléchir à ce sujet sur un plus long terme en organisant dès fin novembre une série de rencontres artistiques et littéraires. Jusqu’au 6 avril 2018, vous pourrez assister à des conférences, des expositions, et des ateliers autour des violences subies par les femmes.

Violences faites aux femmes

Les violences faites aux femmes – Université de Poitiers

Une résidence d’artistes viendra rythmer ce programme, puisque nous accueillerons jusqu’en février 2018 deux jeunes artistes de bande dessinée : Tiphaine Gantheil et Timothée Morisse. Leurs créations seront ensuite exposées du 8 mars au 6 avril à la Maison des Étudiant·e·s.

Vos bibliothèques universitaires sont elles aussi investies dans ce projet puisqu’une « lecture dessinée » sera organisée à La Ruche (Bâtiment A2) le mardi 30 janvier 2018 à 13h : des créations de Tiphaine et Timothée seront projetées au fil des lectures d’œuvres littéraires sur la thématique des violences à l’égard des femmes.

 

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Prêts en Bulles # 8

Dans notre précédent article de Prêts en Bulles, nous avions mis en exergue le succès qu’a connu la série appelée Psycho Investigateur, parmi nos lecteurs. Parues en mai dernier, les nouvelles aventures de Simon Radius débarquent enfin dans votre Bibliothèque Universitaire de Lettres. S’il y a des bandes dessinées que l’on peut emprunter les yeux fermés, la nouvelle création d’Erwan Courbier et Benoit Dahan en fait assurément partie. Focus sur L’Héritage de l’Homme-Siècle, titre de ce quatrième tome.

Psycho Investigateur : l’héritage de l’homme-siècle/E. Courbier & B. Dahan (Editions Petit à Petit). Source : Decitre.fr

L’histoire débute par un joli chantage. Celui d‘Henri Du Perthuis. Ce dernier vient à la rencontre de Simon Radius, encore convalescent suite aux traumatismes subis lors de ses dernières investigations. Du Perthuis dresse le tableau : Eugène, son centenaire de père, lui aurait confié l’existence d’un trésor mais un accident récent lui a fait perdre la mémoire. Suivi par John-Lou Bonseigneur, vieille connaissance de Simon, le docteur n’a pas eu le temps de découvrir les secrets enfouis du vieil homme. Son impossibilité d’exercer étant la conséquence d’une violente altercation avec son meilleur ennemi, Radius.

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Prêts en Bulles # 7

Cette fin d’année universitaire coïncide avec l’ultime billet de la saison pour Prêts en Bulles. L’occasion de dresser un bilan de l’activité de notre fonds bandes dessinées qui ne cesse de s’enrichir depuis près de deux ans. En avoisinant les mille titres disponibles à l’emprunt, quelques données démontrent que cet objet culturel trouve sa place dans la communauté estudiantine. Sans éluder les nombreuses lectures sur place, voici quelques œuvres graphiques qui ont obtenu la faveur du public et d’autres qui mériteraient tout autant de voyager hors de nos locaux.

Carnets de Thèse/T. Rivière (Editions du Seuil). Source : Decitre.fr

Carnets de Thèse/T. Rivière (Editions du Seuil). Source : Decitre.fr

  • Notre avisQuoi de plus logique que la bande dessinée la plus empruntée depuis son acquisition en 2015 soit Carnets de Thèse. Ce témoignage de T. Rivière qui utilise son propre vécu de parcours de thésarde. Encore faut-il que tous ceux qui préparent ce diplôme de haute distinction s’y retrouvent. Force est de constater que T. Rivière a réussi à mettre en images le ressenti de chacune et chacun d’entre eux. L’incompréhension de l’entourage familial, la longueur sans fin de ce diplôme tant convoité, la dureté de ces remises en question perpétuelles, font de tous ces imprévus un témoignage authentique. À l’origine issues de son blog, les deux-cents pages de l’auteure offrent un sujet unique et représentatif de l’univers des thésards.

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Le sacre de la bande dessinée : le Débat n° 195

La bande dessinée dans le Débat, « revue d’analyse et de discussion ouverte à toutes les réflexions qui permettent de mieux comprendre les évolutions du monde contemporain » ?

Le Débat n° 195 - Le sacre de la bande dessinée

« Pour qui avait, au début des années 80, le sentiment aigu d’un monde à tous égards nouveau, la tâche était claire : lutter sur deux fronts, contre la réduction médiatique d’un côté, la spécialisation universitaire de l’autre ».

Après des sujets tels que « l’histoire saisie par la fiction », « le difficile enseignement de l’histoire » ou « la culture du passé », le Débat s’intéresse à la bande dessinée, la BD, « enthousiasme d’enfance » (Le Clézio), « écriture spécifique » (Benoît Peeters), consacrée aujourd’hui comme le 9ème art et légitimée par le festival d’Angoulême. C’est précisément ce phénomène de consécration que la revue a voulu tenter de cerner, à travers l’analyse des moments forts de l’évolution de la bande dessinée. Lire la suite

Prêts en Bulles # 6

Il y a quelques semaines disparaissait Jirō Taniguchi, l’un des plus grands auteurs japonais de mangas. Ce genre apparu en France en 1978 a réellement conquis l’hexagone avec la saga futuriste Akira imaginée par Katsuhiro Otomo, douze ans plus tard. Puis sont arrivées les créations graphiques de J. Taniguchi. Celui qui a permis une vision inédite du manga a toujours été surpris par la ferveur qu’il dégageait auprès du public français. Une belle histoire qui a débuté en 1995 avec L’Homme qui marche, et qui ne s’est jamais essoufflée. C’est une œuvre remplie de délicatesse, de poésie et de rêverie que laisse en héritage un mangaka passionné par la bande dessinée européenne. Parmi ces quelques titres, la BU Lettres vous propose un voyage des plus apaisants.

Elle s’appelait Tomoji / J. Taniguchi : couverture. Ed. Rue de Sevres (source : Decitre.fr).

 

  • Notre avisTaniguchi s’inspire ici de la vie de Tomoji Uchida, célèbre pour avoir créé un temple bouddhiste (Tokyo). L’auteur, en narrant la jeunesse de Tomoji, en profite pour dépeindre un Japon moins connu, car pauvre et met l’accent sur les conditions de vie précaires. C’est là tout l’intérêt de l’histoire : découvrir cette période appelée l’ère Taishō (1913-1926), où la population se cantonnait à une vie rudimentaire. L’auteur distille quelques indices qui expliqueraient la raison pour laquelle Tomoji se serait dirigée vers le bouddhisme (notamment par de dures épreuves à traverser). Le trait épuré de Taniguchi accompagne harmonieusement ce portrait. Tout en délicatesse, il donne à ses personnages cette humilité qu’il affectionne tant. Avec cette particularité qu’il utilise pour la première fois, un personnage féminin au centre de l’histoire. Comme souvent, une fois l’oeuvre terminée, on a cette agréable sensation d’avoir été transportés.

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Ça, c’est du bon boulot !

Filmer le travail

Affiche du festival 2017, dessin de Thomas Dupuis – Source : filmerletravail.org

Regarder et penser le travail autrement

La 8e édition du festival international Filmer le travail s’est achevée le 19 février dernier. Espace de réflexion et de débats citoyens sur l’évolution, les mutations et l’avenir du travail au travers de la production cinématographique actuelle, l’édition 2017 a mis l’accent sur cette question sociale déterminante, le travail est-il protecteur ?                                                    Car, construites à force de combats, les avancées sociales tels que les congés payés, la Sécurité sociale, la retraite, laissent à penser qu’il existe un droit du travail protecteur. Mais, si le travail peut être source d’émancipation, d’épanouissement personnel, de lien social, il peut aussi aliéner, déposséder, détruire.

 

Pleins feux !

Créé en 2009 par lUniversité de Poitiers, l’Espace Mendès-France et l’Association Régionale pour l’Amélioration des Conditions de Travail (ARACT Poitou-Charentes), le festival s’est tout de suite inscrit dans une approche à la fois scientifique et artistique. Il se distingue désormais comme un rendez-vous incontournable où acteurs du monde du travail, chercheurs, professionnels de l’image et grand public se côtoient avec la même curiosité et l’envie de dynamiser et prendre part au débat public citoyen sur l’évolution du travail contemporain. Lire la suite