Trésors de la bibliothèque diocésaine

Historiae congregationum de Auxiliis divinae gratiae sub summis pontificibus Clementae VIII. et Paulo V. libri quatuor / Jacques-Hyacinthe Serry.- Louvain : Gilles Denique, 1700 (Poitiers, Bibliothèques universitaires, Fonds ancien, ANT IV-1 2 4)

Le mardi 12 novembre à 18h et le vendredi 15 novembre à 12h, est proposée  à la BU Michel Foucault une Heure du Livre ancien intitulée Trésors de la bibliothèque diocésaine. Quelques-uns des plus beaux ouvrages donnés par le diocèse de Poitiers à l’Université en 2019 seront présentés.

La bibliothèque diocésaine de Poitiers

La bibliothèque du Centre théologique de Poitiers (ou bibliothèque diocésaine, désormais attachée au Pôle Formation du diocèse), située dans la Maison de la Trinité (rue de la Trinité à Poitiers), conservait plus de 77 000 volumes et de nombreuses revues. Son histoire remonte à 1681, date de fondation du Grand Séminaire. Lire la suite

Autour des archives d’Argenson

Du 1er au 3 octobre, l’Université de Poitiers (Laboratoires Forellis et Criham et Service commun de la documentation) organise un colloque intitulé Autour des archives d’Argenson : des femmes françaises et étrangères à leur écritoire de 1700 à 1840.

Au départ, les archives d’Argenson

Attestée dès 1244, la famille de Voyer de Paulmy d’Argenson appartient à la noblesse d’épée, mais, à partir du XVIIe siècle, certains membres de la famille occupent des fonctions de la noblesse de robe et nouent des alliances matrimoniales avec celle-ci.

Le Service commun de la documentation de l’Université de Poitiers conserve ses archives depuis 1976, alors qu’elles étaient jusque-là classées et mises à la disposition des chercheurs par la famille dans le château des Ormes (Vienne), qu’elle avait acquis en 1729. Elles forment un ensemble de 1145 cartons (correspondance, dossiers, terriers, livres de comptes, cahiers, agendas, parchemins, cartes, plans, affiches) et de 64 manuscrits, occupant environ 200 mètres linéaires. Lire la suite

Le cosmographe Vincenzia Maria Coronelli

Memorie istoriografiche de' regni della Morea, Negroponte e littorali fin' a Salonichi / Vincenzo Maria Coronelli.- Venise : Libraria del Colosso, vers 1686 (Poitiers, Bibliothèques universitaires, Fonds ancien, 72206)

Memorie istoriografiche de’ regni della Morea, Negroponte e littorali fin’ a Salonichi / Vincenzo Maria Coronelli.- Venise : Libraria del Colosso, vers 1686 (Poitiers, Bibliothèques universitaires, Fonds ancien, 72206)

On connaît le cosmographe vénitien Vincenzo Coronelli pour ses globes, dont la Bibliothèque nationale de France s’enorgueillit de posséder deux exemplaires. Mais on sait moins que ce religieux a également beaucoup publié. L’un de ses ouvrages, intitulé Memorie istoriografiche de’ regni della Morea, Negroponte e littorali fin’ a Salonichi (Venise : Libraria del Colosso, vers 1686), est exposé à la BU Michel Foucault pendant tout le mois de de juin.

L’homme et ses globes

Né en 1650 à Venise, Vincenzo Coronelli devint franciscain. Outre la théologie, il étudia la gravure. Quand, à la fin des années 1670, le Cardinal d’Estrées lui commanda deux globes pour Louis XIV, il avait déjà publié quelques almanachs et réalisé les globes du duc de Parme, qui ne faisaient qu’1,75 mètre de diamètre (ceux de la BnF en mesurent près de 4 !). Ce fut la commande du Cardinal d’Estrées qui le fit connaître comme fabricant de globes et cosmographe. Il fonda en 1680 la première société géographique, l’Accademia cosmografica. Lire la suite

Restaurer un livre ancien

Poitiers, Bibliothèques universitaires, Fonds ancien, XVI 1037

Poitiers, Bibliothèques universitaires, Fonds ancien, XVI 1037

La prochaine Heure du Livre ancien, qui aura lieu le lundi 4 mars à 12h et à 17h30 à la BU Droit-Economie-Gestion, sera animée par Claude Benoist, restaurateur. A partir de quelques exemples tirés du Fonds ancien, Claude Benoist présentera les techniques et les matériaux de restauration des imprimés anciens.

L’entrée est libre, mais l’inscription est nécessaire (05 49 45 32 91 ou FondsAncien@univ-poitiers.fr).

Quels ouvrages restaure-t-on ?

  • les documents rares, avec des particularités d’exemplaire ou avec une valeur documentaire ou artistique importante,
  • des documents souvent consultés,
  • des documents sur le point d’être exposés,
  • des documents qui s’abîment ou sont abîmés.

Que contient un dossier de restauration ?

Semblables aux règles employées pour les monuments historiques, les recommandations relatives à la restauration rappellent que le travail doit être documenté. On réunit dans le dossier :

  • une note d’opportunité, qui explique pourquoi l’ouvrage a été choisi et donne les buts de cette restauration,
  • une notice bibliographique (titre, auteur, lieu et date d’impression, nom de l’imprimeur-libraire, nombre de pages, références bibliographiques, mentions de provenance, etc.),
  • une description écrite de la reliure avant la restauration (description générale du volume et description détaillée de l’état de conservation), accompagnée de photographies de l’ouvrage avant restauration et de la valeur d’assurance,
  • le projet du conservateur,
  • le devis du restaurateur, avec des fiches techniques,
  • le compte-rendu d’intervention du restaurateur, avec des photographies de l’ouvrage restauré,
  • un rapport d’évaluation du conservateur.

Quels principes suit-on ?

Pour toute intervention, les techniques employées sont réversibles. Le travail doit être visible, mais discret, de manière à ce que le lecteur puisse aisément repérer ce qui a été modifié, sans que l’esthétique du document soit bouleversée. Enfin, les matériaux employés par le restaurateur sont compatibles avec ceux du livre ancien.

Aujourd’hui il est recommandé d’intervenir le moins possible, dans le respect de l’histoire du document. Il ne s’agit pas de revenir à un état initial idéal, qui n’a peut-être jamais existé, mais de permettre à l’ouvrage d’être encore consulté ou exposé.

Pour en savoir plus…

Les archives de Colette et Michel Bloch, belle-fille et fils de Jean-Richard Bloch

Deux cartons d’invitation à des manifestations en l’honneur de Jean-Richard Bloch, le 12 novembre 1980 (Poitiers, Bibliothèques universitaires, Archives Bloch)

Pendant un mois, du 24 janvier au 23 février 2019, la Ville de Poitiers met à l’honneur Jean-Richard Bloch (1884-1947), intellectuel engagé et écrivain poitevin. Le Musée Sainte-Croix, la Médiathèque et l’Hôtel de Ville proposent chacun une exposition.

Si la Médiathèque conserve la bibliothèque de cet illustre poitevin, le Service commun de la documentation a reçu en don, en octobre 2006, une partie des archives de son fils, Michel Bloch, et de son épouse, Colette, née Sellier. Après la mort de son mari en 2000, Colette Bloch a décidé de donner leurs archives à l’Université, où son mari comme elle ont pris des cours et en ont donné. Dans celles-ci, se trouvent quelques pièces sur Jean-Richard Bloch. Lire la suite

Objets anatomiques : une leçon d’histoire du 19e siècle à l’actuel

Le « petit écorché ».- Modèle humain, papier mâché, 1897 (Université de Poitiers, CVCU, UP-BIO-9)

Fruit d’une collaboration entre le Centre de valorisation des collections scientifiques (CVCU) et le SCD de l’Université de Poitiers (BU Médecine-Pharmacie et Service du Livre ancien), l’exposition Objets anatomiques : une leçon d’histoire du 19e siècle à l’actuel, qui a lieu du 14 janvier au 28 février 2019, présente à la BU Médecine-Pharmacie une vingtaine de pièces conservées par ces trois services. Elle permet de découvrir l’évolution, pendant plus de 150 ans, de l’enseignement de l’anatomie en médecine à Poitiers.

Objets fabriqués et spécimens permettaient de former des « naturalistes » du corps humain, qui devaient être capables d’élaborer un jugement critique en observant, décrivant et comparant. Les objets, faits pour certains en papier mâché, pour d’autres en cire, étaient non seulement des supports de l’apprentissage pour les étudiants en médecine, mais aussi les vecteurs de la vulgarisation auprès du plus grand nombre.

Dans le cadre de cette exposition, le Fonds ancien, qui conserve une belle collection d’ouvrages de médecine, ayant appartenu à l’École de médecine de Poitiers, présente deux documents, aux illustrations remarquables. Lire la suite

Pratiquer le communisme aux États-Unis au milieu du XIXe siècle : les communautés icariennes

Compte-rendu par le président de la communauté sur l’état de la colonie icarienne / Étienne Cabet.- Paris : chez l’auteur, 1854 (Poitiers, Bibliothèques universitaires, Fonds ancien, FD 4420)

Le jeudi 17 janvier à 18h et le le mardi 22 janvier à 12h, Nathalie Brémand propose, dans le Service du Livre ancien, une Heure du Livre ancien intitulée Pratiquer le communisme aux États-Unis au milieu du XIXe siècle : les communautés icariennes. L’entrée est libre sur inscription préalable (05 49 45 32 91 ou FondsAncien@univ-poitiers.fr).

Nombreux sont, au XIXe siècle, les socialistes qui expérimentèrent leurs projets de société nouvelle dans des contrées éloignées. Le communiste Étienne Cabet (1788-1856) en fait partie.

Avocat et député républicain sous la Monarchie de Juillet, il mène une opposition active au régime au sein de la Charbonnerie, puis se détourne des sociétés secrètes. Il publie de très nombreux écrits qui le rendent populaire, en particulier auprès des milieux ouvriers. Lire la suite

Compter à l’époque moderne

Elementa philosophiae ad rationis et experientiae ductum conscripta atque usibus scholasticis accomodata / Berthold Hauser. – Augsbourg ; Innsbruck : Joseph Wolff, 1755-1764 (Poitiers, Bibliothèques universitaires, Fonds ancien, JP 506-6)

Elementa philosophiae ad rationis et experientiae ductum conscripta atque usibus scholasticis accomodata / Berthold Hauser. – Augsbourg ; Innsbruck : Joseph Wolff, 1755-1764 (Poitiers, Bibliothèques universitaires, Fonds ancien, JP 506-6)

Les lundi 22 octobre à 18h et vendredi 26 octobre à 12h, au Service du Livre ancien, une Heure du Livre ancien intitulée Compter à l’époque moderne sera animée par Patrice Remaud (enseignant à l’ENSIP). Il est nécessaire de s’inscrire au préalable (FondsAncien@univ-poitiers.fr ou 05 49 45 32 91).

Tout au long de l’époque moderne, des ouvrages d’arithmétique traditionnelle furent publiés en nombre ; d’une grande variété, ils pouvaient être de simples exposés pratiques pour débutants comme des manuels didactiques pour tous les niveaux. Les importantes découvertes faites dans le domaine de l’algèbre furent également diffusées par l’écrit. L’Heure du Livre ancien donne à voir tous ces types d’ouvrages, mais nous nous arrêtons ici plus particulièrement sur des livres publiés par des membres de la famille Barrême. Lire la suite

Terres lointaines

Jusqu’au 31 octobre, à la BU Droit-Economie-Gestion, des livres du Fonds Dubois, conservés au Fonds ancien de l’Université de Poitiers, sont exposés pour accompagner le Colloque Terres Lointaines: compagnies, commerces, colonies. Une Heure du Livre ancien sur ce même thème sera animée le 15 novembre à 12h et le 29 novembre à 12h par Élodie Peyrol-Kleiber, maître de conférences à l’UFR de Lettres et langues.

La complexité des acquisitions territoriales par l’Angleterre, puis la Grande-Bretagne, conduit l’historien des XVIIe et XVIIIe siècles à prendre en compte un vaste ensemble géographique. D’apparence morcelé, cet espace territorial et maritime était néanmoins relié à la métropole par de multiples réseaux commerciaux, et par conséquent humains. Ces terres lointaines restèrent ainsi proches et dépendantes de l’Angleterre, puis de la Grande-Bretagne, et en retour certains aspects du modèle anglais furent exportés dans les colonies. Lire la suite

La Perse vue de France au Siècle des Lumières

Voyages en Perse, et autres lieux de l'Orient / Jean Chardin.- Paris : André Cailleau, 1723 (Poitiers, Bibliothèques universitaires, Fonds ancien, Up 40)

Voyages en Perse, et autres lieux de l’Orient / Jean Chardin.- Paris : André Cailleau, 1723 (Poitiers, Bibliothèques universitaires, Fonds ancien, Up 40)

Jusqu’au 30 septembre, à la BU Michel Foucault, dans le cadre d’une manifestation organisée par Les Clés de Notre-Dame et intitulée « La Perse à Poitiers », sont exposés quelques ouvrages montrant l’intérêt, voire la fascination, de la France pour la Perse à la fin du XVIIe siècle et au XVIIIe siècle.

Les premiers contacts entre la France et la Perse, devenue « Iran » en 1934, sont établis au Moyen Âge. Mais c’est sous Louis XIV, grâce à Colbert, que de vrais liens politiques et commerciaux sont établis. La création de la Compagnie des Indes orientales (pour les régions à l’est du Cap de Bonne-Espérance) permet d’envoyer en 1665 une mission auprès du shah de Perse, qui veut bien signer un traité de commerce. Mais aucune suite n’est d’abord donnée à son offre, malgré les efforts de Colbert, puis de Pontchartrain. Une nouvelle ambassade est envoyée par la France en 1705. En 1708, un traité de commerce, portant sur les douanes, est négocié. En 1714, à la fin de la Guerre de succession d’Espagne, la Perse envoie un ambassadeur pour essayer de réveiller les relations avec la France. Ce personnage inspire Montesquieu pour ses Lettres persanes et Voltaire pour Zadig. Après d’habiles négociations de part et d’autre, un nouveau traité est signé en 1715. Mais la France ne souhaite pas s’investir militairement et, au retour de l’ambassadeur après une longue absence, des changements ont eu lieu en Perse. En 1794, Agha Mohammad Khan Kadjar, fondateur d’une nouvelle dynastie qui règne jusqu’en 1925, monte sur le trône. La Perse subit une agression russe, mais la France, après avoir hésité, ne vient pas en aide à la Perse. Lire la suite