Atmosphère ! Atmosphère ! Est-ce que j’ai une gueule d’atmosphère ?

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Face de  !@!!#&, Triple $!?#, Bougre de !!µ*@…

Insulter ? Oui, mais pourquoi et comment ?

Injurier, c’est humilier et dévoiler une part de nous-mêmes. Les insultes en disent aussi beaucoup sur notre société. C’est ce que révèle la philosophe et sociologue Julienne Flory dans son essai « Injuriez-vous ! Du bon usage de l’insulte », récemment paru aux éditions de la Découverte.

Aaaaah ! Grrr !, nous ne l’avons pas dans nos rayons… purée de #µ/@!!@. Pas de quoi se mettre en pétard ! Nous avons ce qu’il faut pour satisfaire votre intérêt sur le sujet.

Insultes, gros mots et jurons font partie de notre quotidien. Ils émergent partout où l’humain se côtoie. Des cours d’école à Internet, des énervés du volant aux politiciens, ce sont bien souvent de précieux indicateurs sur les normes, tabous ou désordres de la société dans laquelle nous évoluons. C’est pourquoi historiens, sociologues, psychologues et linguistes en ont volontiers fait leur domaine de recherche.

Quelles différences entre gros mot, juron et insulte ?

L’injure implique forcément un destinataire et naît souvent d’une situation de conflit, de malentendu, à la différence du juron qui se manifeste plus comme une exclamation ne s’adressant qu’à soi. Il faut également distinguer les insultes personnelles des insultes rituelles ou de connivences. Les premières ont pour objectif d’offenser autrui pour l’affaiblir ou le stigmatiser. Mais, elles en disent aussi beaucoup plus sur celui qui injure que sur celui qui est insulté. Les secondes remplissent une fonction structurante à l’intérieur d’un groupe. Quant aux gros mots, ils peuvent être des insultes, mais le contraire n’est pas systématique.

Un paradoxe entre subversion, conformisme et intégration

Gros mots, injures et jurons seraient donc au centre des relations humaines et constitueraient même une preuve de civilisation. L’insulte, un ciment social ? C’est un signe d’humanité, comme l’a écrit Sigmund Freud : « Le premier être humain à jeter une insulte, plutôt qu’une pierre est le fondateur de la civilisation ».

Aussi, les expressions fleuries et autres grossièretés sont culturelles, liées à l’histoire et ont une longue tradition. Vous connaissez, vous, le nom d’oiseau le plus ancien ? Le plus commun ? Elle se pratiquent essentiellement à l’oral (un gros mot prend toute sa saveur lorsqu’il est prononcé, non ?) et se singularisent par leur caractère spontané.

Leur principale fonction est de transgresser les bons usages et bonnes mœurs en vigueur. Mais pas que. Il y aurait des vertus à l’usage de grossièretés… On leur prête volontiers une dimension cathartique. Il y a certes de la jubilation à l’énoncé de ces dernières, mais c’est aussi un dérivatif à la colère ou l’agressivité. Attention cependant à ne pas franchir les limites. Le langage est tout de même légiféré…

Pour poursuivre sur le sujet, voici une bibliographie sélective des ouvrages de nos collections, à emprunter ou à consulter sur place et, promis, on vous accueillera en toute élégance et pleine convivialité !

…ainsi que de nombreux autres ouvrages que vous pourrez trouver grâce à notre catalogue.

Et juste pour le plaisir, une des scènes de Monty Python : Sacré Graal ! où le roi Arthur fait face à une belle bordée d’injures…DVD disponible à la BU Lettres.

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